Passion selon saint Marc

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La Passion selon saint Marc est une œuvre de Johann Sebastian Bach. Elle porte le n° BWV 247.

Les exécutions[modifier | modifier le code]

La Passion selon saint Marc fut créée à Leipzig en 1731, le Vendredi Saint (23 mars 1731).

Analyse[modifier | modifier le code]

Le problème de la partition[modifier | modifier le code]

La partition autographe est perdue ; toutefois, le livret de Picander (le pseudonyme de Christian Friedrich Henrici) nous est parvenu dans un recueil de poésie daté de 1732, ce qui permet de reconstituer l'œuvre, au moins sommairement.

L'analyse tend à prouver que cette Passion fut composée par le procédé de parodie (à l'inverse des deux autres passions), principalement par la citation in extenso de la Trauer Ode (BWV 198) et la réutilisation de deux arias de la cantate Widerstehe doch der Sünde (BWV 54). De plus, deux chorus sont réutilisés dans l'Oratorio de Noël ce qui ne laisse à choisir que quelques arias et les récitatifs. Ainsi, des tentatives de reconstruction ont été faites. La plupart s'inspire de la Passion selon Saint Marc de Reinhard Keiser (1674-1739) pour les récitatifs - que Bach lui-même avait adaptée pour la donner à Weimar en 1713.

Les reconstructions[modifier | modifier le code]

Diethard Hellman (1964, 1976, 1999)[modifier | modifier le code]

La reconstruction de Diethard Hellman, achevée en 1964, est uniquement basée sur des parodies de la Trauer-ode. Une édition de 1976 ajoute des chorus destinés à être utilisés avec une livraison parlée de l'évangile. En 1999, Carus Verlag a publié la reconstruction de Hellman avec de nouveaux airs et récitatifs composés par Johannes Koch, théologien hollandais du XVIIè.

Andor Gomme (1997)[modifier | modifier le code]

En 1997, Andor Gomme a édité chez Bärenreiter une reconstruction basée sur la trauer-ode, ainsi que les chorus des cantates 204, 216, 120 bis, et 54. Les récitatifs et turba sont tirés de la Passion selon Saint Marc de Reinhard Keiser.

Ton Koopman (1999)[modifier | modifier le code]

En 1999, Ton Koopman a présenté une reconstruction qui n'utilise pas la Trauer-ode BWV 198, mais s'appuie sur la cantate BWV 25 (pour le chœur d'ouverture) et BWV 179 (autres chœurs).