Passage de la mer Rouge

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Passage de la mer Rouge, selon une ancienne enluminure arménienne (Toros Roslin).

Le passage de la mer Rouge est un récit biblique et coranique[1][2] selon lequel la mer qui bloque le passage des Israélites fuyant l’armée égyptienne, s’ouvre miraculeusement pour laisser les Israélites passer et se referme sur leurs poursuivants.

Ce récit est considéré comme l’un des événements fondateurs du judaïsme, fondant sa foi en la rédemption miraculeuse par un Dieu personnel. Il est traditionnellement lu lors du septième jour de Pessa'h.

Localisations[modifier | modifier le code]

À la fin du XXe siècle, un aventurier américain du nom de Ron Wyatt prétend avoir fait des découvertes archélogiques permettant d'affirmer la réalité du récit biblique : restes humains, roues de char, colonnes édifiées spécifiquement pour célébrer l'évènement, autant d'objets qui auraient prouvés selon lui la véracité du mythe. Malgré quelques mouvements chrétiens protestants très minoritaires, la communauté scientifique et la majorité des mouvements religieux (dont l'Église adventiste du septième jour à laquelle il se rattachait) estiment que ces "découvertes" ne sont que des élucubrations[3].

Différentes localisations ont été proposées en lien avec des marées qui peuvent découvrir une langue de terre (embouchure de la mer des Roseaux), ou en lien avec un phénomène naturel appelé « wind setdown » (vent d'Est de 28 m/s qui en soufflant pendant 12 heures, pourrait avoir écarté les eaux et ouvert une bande de vase de trois kilomètres de long et presque cinq de large pendant quatre heures) au niveau du lac Menzaleh ou du lac de Tanis[4].

Il n'est pas exclu que ce récit biblique soit un épisode symbolique ou qu'il combine plusieurs traditions, l'une faisant référence au lac Timsah où les Égyptiens ont subi une défaite lorsque les roues de leurs chars se sont engluées dans la boue et une autre à une partie plus profonde de la mer Rouge[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Coran- Sourate As-SHUARAA (LES POETES) »
  2. « Le naufrage de Pharaon et la subsistance de son corps »
  3. (en) Glen A. Fritz, The Lost Sea of the Exodus: A Modern Geographical Analysis, Glen Fritz,‎ 2007, p. 66
  4. (en) Carl Drews, Weiqing Han, « Dynamics of Wind Setdown at Suez and the Eastern Nile Delta », PLOS ONE, vol. 5, no 8,‎ 30 août 2010 (DOI 10.1371/journal.pone.0012481)
  5. (en) Russell Gmirkin, Berossus and Genesis, Manetho and Exodus: Hellenistic Histories and the Date of the Pentateuch, Bloomsbury Academic,‎ 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]