Paspalum

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Le paspalum est une graminée de bord de mer ou de bords de lagune qui pousse dans des régions tropicales ou océaniques, selon les variétés. Le paspalum a l'apparence d'une grande herbe exondée très fréquente au bord des routes ou des canaux.

Une des espèces, le Paspalum dilatatum, supporte bien la sécheresse.

Description[modifier | modifier le code]

Habitat, répartition[modifier | modifier le code]

Exemple de gazon naturel dominé par Paspalum vaginatum à Hawaï
Gazon de Paspalum vaginatum brouté par un cheval, à Hawaï

En Amérique[modifier | modifier le code]

Le paspalum pousse depuis la Basse-Californie au Mexique jusqu'au Pérou au sud.
Certaines variétés se sont installées dans les rizières sub-littorales de Guyane.

En France[modifier | modifier le code]

Dans ce pays, le paspalum pousse sur les berges cours d'eau au bord des prairies humides.
On en trouve par exemple le long de la Loire, notamment en Anjou, dans les boires, ancien bras mort de la Loire, (Boire de Champtocé).

Utilisations[modifier | modifier le code]

Le paspalum est utilisé comme fourrage pour les animaux. Comme pour presque toutes les graminées, la teneur en protéines est relativement faible (6-10 %/MS) et la teneur en fibres naturellement élevée (30-35 % de cellulose brute)[réf. nécessaire].

Certaines variétés sont utilisés pour les gazons d'espaces verts, terrains de sports ou certains terrains de golf.
L'une de ces variétés est présentée par l'industrie du golf comme atout pour des golfs moins polluants parce que nécessitant moins d'eau, résistante au sel marin et résistant à l'enfouissement par le sable apporté par les tempêtes[1]. Mais elle peut aussi être utilisée pour installer des golfs en bordure de mer en zone tropicale, là où les gazons classiques ne résistent, ce qui fait que certains[1] considère que c'est faire du verdissage que de promouvoir cette plante sans citer ce risque, car de nouveaux golfs risquent ainsi de se substituer plus facilement à des milieux naturels souvent déjà menacés, notamment sur les atolls coralliens et les milieux arrières-littoraux aménagés pour un tourisme de luxe.

Écologie, agroécologie[modifier | modifier le code]

La résistance aux incendies répétés de prairies de pampa dominées par Paspalum quadrifarium et l'influence du feu sur l'appétence du couvert pour les bovins ont été étudiés en Amérique du sud[2].

Variétés de paspaletum/paspalum[modifier | modifier le code]

Selon Kew Garden World Checklist (22 janv. 2012)[3] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hernandez, L & Fiala, K, Root biomass dynamics in the savanna community of Paspaletum notati in Cuba. ; EKOLOGIA (CSFR)/ECOLOGY (CSFR). Vol. 11, no. 2, pp. 153-166. 1992. (Résumé, en anglais)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1]Green matters, Greenwashing, Landscaping, 2008/05/01
  2. P. Laterra, O.R. Vignolio, M.P. Linares, A. Giaquinta, N. Maceira, Cumulative effects of fire on a tussock pampa grassland; online: 24 fév. 2009 DOI: 10.1111/j.1654-1103.2003.tb02126.x 2003 IAVS - the International Association of Vegetation Science Issue Journal of Vegetation Science Journal of Vegetation Science Volume 14, Issue 1, pages 43–54, février 2003 (Résumé, en anglais)
  3. Kew Garden « World Checklist », consulté le 22 janv. 2012