Paspébiac

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Paspébiac
Site historique du Banc de Pêche de Paspébiac
Site historique du Banc de Pêche de Paspébiac
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Comté ou équivalent Bonaventure
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Paul-Arthur Blais
2013 - 2017
Constitution 20 août 1997
Démographie
Gentilé Paspéya
Population 3 301 hab. (2006)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 00″ N 65° 15′ 00″ O / 48.033338, -65.25000548° 02′ 00″ Nord 65° 15′ 00″ Ouest / 48.033338, -65.250005  
Altitude Min. 0 m
Superficie 9 459 ha = 94,59 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire GMT-5
Localisation

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Paspébiac

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Paspébiac
Liens
Site web http://www.paspebiac.com/

Paspébiac est une ville du Québec, située dans la municipalité régionale de comté de Bonaventure, dans la région administrative de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. La municipalité est membre de la Fédération des Villages-relais du Québec.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le nom Paspébiac provient du mot micmac « ipsigiag », qui signifie barachois, faisant ainsi allusion au port naturel existant à cet endroit[1]. D'autres théories tentent par contre d'expliquer l'origine micmaque du nom, comme l'expression « papgeg ipsigiag », qui signifie batture fendue, ou que la signification du toponyme serait plutôt « qui brille à distance »[1]. Nicolas Denys est le premier à mentionner Paspébiac en 1672 dans sa Description géographique et historique des côtes de l'Amérique septentrionale, avec l'histoire naturelle de ce pays: «un cap que l'on nomme le petit Paspec-biac : il y a une rivière où les chaloupes se mettent à l'abry lorsqu'ils viennent faire leur degrat du grand Paspec-biac qui est à quatre lieues de là.»[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Selon ce que rapporte Donat Robichaud, la baie des Chaleurs est visitée par des pêcheurs Normands et Bretons dès la fin du XIIIe siècle[2]. Les Bretons sont en fait bien établis avant 1536[3]. Les Basques chassent la baleine en Europe à partir du XIIe siècle ou plus tôt mais, suite à l'effondrement de la population de ces cétacés, commencent à les chasser au sud du Labrador au XVIe siècle, en plus de pêcher la morue[3]. Ces pêcheurs viennent surtout du Pays basque espagnol mais sont ceux du Pays basque français deviennent de plus en plus nombreux[3]. Ils sont déjà bien installés vers 1540 et, contrairement à une idée répandue, les Basques n'ont pas chassés la baleine de plus en plus loin jusqu'à atteindre l'Amérique[3]. Vers 1632, les pêcheurs de morue basques se déplacent dans des endroits plus reculés, dont Caraquet, Paspébiac et Shippagan, notamment pour éviter les attaques des Inuits et des pirates anglais ou danois, mais aussi à cause de la baisse de la population de baleine et de l'ouverture de la pêche au Svalbard[3]. La pêche basque à Paspébiac dure sans encombres jusque vers la fin du XVIIe siècle[3].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une émeute éclata le 15 février 1886. La famine qui y sévit depuis quelques mois en serait la cause. La milice intervint pour mettre fin à l'émeute[4].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Entrepôt Lebouthillier
Banc de pêche de Paspébiac

Paspébiac est situé à 177 kilomètres de route à l'ouest de Gaspé, en Gaspésie. La ville a une superficie de 94,59 km2. Elle est bordée par la baie des Chaleurs au sud. Au delà de la baie se trouve la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Paspébiac possède une territoire presque rectangulaire, orienté du nord au sud, limitrophe de New Carlisle à l'ouest, de Saint-Elzéar au nord-ouest ainsi qu'au nord et de Hope à l'est. Paspébiac touche également à Rivière-Bonaventure sur un point au nord-est.

Transport[modifier | modifier le code]

Paspébiac est traversé par le chemin de fer mais le train ne s'y arrête pas. Les voyageurs du train Le Chaleur de Via Rail Canada, qui relie Gaspé à Montréal trois fois par semaines, peuvent débarquer à la gare de New Carlisle, située à quelques kilomètres à l'ouest.

Durant les dernières années, il y a eu un projet de relier la Péninsule acadienne et la Gaspésie par traversier. En Gaspésie, il pourrait être soit à Paspébiac, soit à Chandler. Dans la Péninsule, le terminal pourrait être soit à Grande-Anse, soit à Caraquet[5].

Le barachois, Paspébiac, Gaspésie, QC, vers 1910

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La population est concentrée dans la partie sud du territoire, au bord de la baie des Chaleurs. Paspébiac à proprement parler est situé au bord du barachois et à l'ouest se trouve le quartier de Paspébiac-Ouest. Paspébiac-Est n'est pas compris dans le territoire mais dans celui de Hope. Duret puis Rivière-Paspébiac sont situés au nord.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville comptait 1377 logements privés en 2006, dont 1300 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 84,2 % sont individuels, 1,2 % sont jumelés, 1,5 % sont en rangée, 3,8 % sont des appartements ou duplex, 7,3 % sont des immeubles de moins de cinq étages et 0,8 % sont des immeubles de plus de cinq étages. Enfin, 1,5 % des logements entrent dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles. 83,8 % des logements occupés le sont par le propriétaire et 16,2 % sont loués. 79,6 % ont été construits avant 1986 et 7,3 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 6,2 pièces et ont une valeur moyenne de 75 455 $, comparativement à 182 399 $ pour la province[6].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Mandat Fonctions Nom(s)
2013 - 2017 Maire Paul-Arthur Blais
Conseillers
#1 Rémi Whittom
#2 Christian Grenier
#3 Alain Delarosbil
#4 Frédéric Delarosbil
#5 Hébert Huard
#6 Gina Samson
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2013 en cours Paul-Arthur Blais    
2005   Gino LeBrasseur    
2001 2005 Réjean Bastien    
         
         
         
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Le plus important employeur de Paspébiac est l'usine de transformation du crabe des neiges Uni-pêche M.D.M. LTÉE, qui compte 285 employés saisonniers[7]. Le second plus important employeur est le CLSC, avec 115 postes[7].

Loisirs et culture[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1992, le festival de théâtre le TRAC (Théâtre Recherche Action Création) se tient dans la salle de spectacle Wilfrid Joseph de l'école secondaire polyvalente de Paspébiac[8]. Lors du vingtième anniversaire du festival, sa présidente madame Nancy Gagnon souligne que l'évènement a permis de « développer une véritable culture du théâtre à Paspébiac »[8].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Elzéar Rivière-Bonaventure Rose des vents
New Carlisle N Hope
O    Paspébiac    E
S
Baie des Chaleurs,
Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Fiche toponymique - Paspébiac », sur Commission de toponymie du Québec (consulté le 2 septembre 2009).
  2. (fr) Donat Robichaud, Le Grand Shippagan, 1976. p. 33-37
  3. a, b, c, d, e et f (en) Selma Huxley Barkham, « The Basque Whaling Establishments in Labrador 1536-1632 — A Summary », Arctic, vol. 37, no 4,‎ décembre 1984, p. 515-519 (lire en ligne)
  4. « Nouvelles de Paspébiac », Le Canadien,‎ 19 février 1886, p. 3.
  5. (fr) Radio-Canada - 10 janvier 2005 - Pas de traversier entre Caraquet et Pasbébiac avant 2006
  6. Recensement Statistique Canada 2006: Familles et ménages
  7. a et b « Profil de la ville », sur Ville de Paspébiac (consulté le 2 septembre 2009).
  8. a et b Antoine Rivard-Déziel, « Le Festival du TRAC à Paspébiac fête son 20 e anniversaire », Graffici.ca,‎ 15 mai 2012 (ISSN 1927-923X, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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