Pascalina Lehnert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lehnert.
Une des dernières photos de Pascalina Lehnert (1983).

Sœur Pascalina, née Joséphine Lehnert le 25 août 1894 à Ebersberg en Bavière, décédée à Vienne (Autriche) le 13 novembre 1983, fut secrétaire et aide-soignante du pape Pie XII pendant quarante ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle grandit à la campagne dans une famille de douze enfants, dans une ferme située à environ quarante kilomètres au sud de Munich. Elle quitta le domicile familial à 15 ans pour rejoindre l'ordre des sœurs enseignantes de la Sainte-Croix dans la région de Munich. Lorsqu'elle prononça ses vœux, elle reçut le nom de Pascalina.

Elle fut ensuite envoyée dans les Alpes Suisses, pour servir dans une maison de repos du nom de Stella Maris.

C'est dans cette maison de repos qu'elle fut choisie en 1917 — à 23 ans — pour s'occuper du nonce apostolique à Munich Eugenio Pacelli, futur Pie XII, qui était là en tant que patient. Une fois remis, Pacelli fit venir Sœur Pascalina à la nonciature de Munich. Elle y fut en quelque sorte la maîtresse de la maison et l'aide-soignante de Pacelli.

Pascalina était très liée à Pacelli et était appréciée de lui ; il la fit venir en 1930 au Vatican, où elle habita jusqu'à sa mort en 1958. Elle serait entrée dans la Chapelle Sixtine durant le conclave de 1939 pour lui apporter des médicaments et aurait assisté au premier tour de scrutin, avec l'accord du Sacré-Collège[1]! Au Vatican, elle reçut ironiquement les sobriquets de « la popessa » (en italien « la papesse ») et « virgo potens » (en latin « la puissante vierge ») parce qu'on la disait très influente auprès du Saint-Père. Son inflexibilité envers le Sacré Collège fut décriée à plusieurs reprises par bien des cardinaux.

Après la mort de Pie XII en 1958, immédiatement mise à l'écart du Vatican, elle fonda une maison qui avait pour vocation d'héberger les femmes âgées seules. Sœur Pascalina s'est éteinte en 1983.

Elle a rédigé ses mémoires, qui permettent de mieux cerner la personnalité de Pie XII.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Bruno Bartoloni et Baudouin Bollaert, Le Roman du Vatican secret, Le Rocher, 2009
  • La Popessa, Paul I. Murphy et René Arlington, Sous Lacombe/Lieu Commun
  • Livre de Mère Pascalina : Pie XII, Mon privilège fut de le servir paru aux éditions Téqui en 1985
  • Bernard Lecomte : Les Derniers Secrets du Vatican (Perrin, 2012) - chapitre 5 : La "papesse" Pascalina (p. 84 à 107).