Pascale Arbillot

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Pascale Arbillot

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Pascale Arbillot à la Fête du cinéma 2014,
dont elle était ambassadrice.

Naissance 17 avril 1970 (44 ans)
Nationalité Française

Pascale Arbillot est une actrice française née le 17 avril 1970[1]. Après des études à Sciences Po, elle s'oriente vers la comédie d'abord par le biais du théâtre, puis du cinéma et de la télévision[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Pascale Arbillot a passé son enfance à Paris, Porte de Champerret[3]. « Ma mère était analyste financière, mon père bossait dans l’industrie. Mais, au fond, c’était un rêveur. Il me lisait de la poésie. Tout vient de là, je crois. Mon côté artiste[4]. » Elle passe toutes ses grandes vacances scolaires chez sa grand-mère en Corse, où elle a encore de la famille[5].

Elle a étudié à Sciences Po, dont elle sort diplômée en 1991[6]. Peu après, elle quitte son poste de journaliste dans un magazine de finances, pour suivre des cours à l’École d'art dramatique de Jean Périmony[6], et prend un travail de « documentaliste à mi-temps dans un cabinet d’audit pour rassurer [s]es parents[4]. »

Elle débute à 23 ans, en 1993, au théâtre et à la télévision, et l'année suivante au cinéma, dans L'Affaire de Sergio Gobbi. La même année, elle joue une pièce coécrite et mise en scène par Robert Hossein. S'ensuit une période difficile, où elle peine à trouver des rôles, et elle doit retourner habiter chez ses parents en Haute-Marne[7]. Plusieurs rôles à la télévision lui sont alors proposés, ce qui lui permet d'être à nouveau indépendante[7].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle joue dans de nombreux courts métrages, entre autres réalisés par son compagnon d'alors, Artus de Penguern, et dans son premier long métrage en 2001 Grégoire Moulin contre l'humanité. Entre 2005 et 2009, elle tient un des rôles principaux de la série télévisée de 12 épisodes Merci, les enfants vont bien.

Grâce à son rôle dans la pièce de Woody Allen Adultères en 2006, elle rencontre Agnès Jaoui[6] qui la fera tourner un de ses premiers grands rôles, dans son film Parlez-moi de la pluie en 2008. Selon la critique Télérama du film, « Pascale Arbillot affiche une fragilité enjouée qui est très séduisante[8]. » Pour cette interprétation, elle est distinguée du Prix Raimu de la Comédie dans un second rôle.

Toujours en 2008, pour Notre univers impitoyable de Léa Fazer, elle est récompensée par le Prix d'interprétation au Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez[9]. Elle le recevra une seconde fois en 2011.

François Damiens, son partenaire dans Une pure affaire (2011).

Pour Télérama en 2009, elle est une « délicieuse actrice de comédie[10] ». En 2010, elle joue dans Les Petits mouchoirs de Guillaume Canet ; pour elle « ce tournage a été une expérience humaine très forte et a représenté un vrai tournant[6] ». La même année, elle est membre du jury au Festival du film d'aventures de Valenciennes[11], et est couronnée de la Meilleure interprétation féminine au Festival de la fiction TV de La Rochelle pour le téléfilm Un soupçon d’innocence[12].

En 2011, elle interprète au cinéma le rôle principal, avec François Damiens, de la comédie Une pure affaire, réalisée par Alexandre Coffre, adaptation d'une nouvelle de Matthew Kneale. Pour le journal Le Figaro, les deux acteurs « excellent dans cette poudreuse comédie[13] ». Elle est couronnée, pour la seconde fois, du Prix d'Interprétation féminine au Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez. Son partenaire François Damiens reçoit le Prix d'interprétation masculine, et le film obtient le Prix Spécial du Jury[14].

Pour le journal Le Parisien en 2011, Pascale Arbillot est « la nouvelle étincelle du cinéma français[7] ».

Elle joue en 2011 et 2012 dans la pièce de théâtre Quadrille de Sacha Guitry, avec François Berléand, pièce dans laquelle, selon le journal Les Échos, elle « est bluffante[15] ».

En 2012, au Festival du film de télévision de Luchon, elle est distinguée de la Meilleure interprétation féminine pour le téléfilm Bankable de Mona Achache. Le journal Télérama le commente ainsi : « C'est l'épatante et drôlissime Pascale Arbillot qui décroche le prix, pour sa prestation dans Bankable, succulente comédie de temps de crise[16] ».

Pour elle : « dans une comédie, il faut être sincère, garder le tempo, jouer à fond la vérité ou le décalage : l'équilibre est très précaire[17]. »

Elle est de nouveau membre du jury en 2013 d'un festival, le Festival international du film policier de Beaune[18].

En 2014, elle joue aux côtés de Valérie Lemercier dans la pièce de théâtre Un temps de chien de Brigitte Buc[19], et retrouve sur les planches en décembre la comédienne Valérie Karsenti, avec qui elle avait déjà joué deux pièces[20] (Le Prince travesti de Marivaux et Adultères de Woody Allen), pour la pièce Chambre froide de Michele Lowe. Selon Télérama, « l'énergie, la coordination gestuelle, la virtuosité verbale des protagonistes forcent le respect[20]. »

La même année, elle est ambassadrice de la Fête du cinéma 2014[21].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Pascale Arbillot lors de l’avant-première de Notre univers impitoyable diffusée à l'UGC Ciné Cité Les Halles, à Paris, le 5 février 2008.

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilm[modifier | modifier le code]

Série télévisée[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Participations événementielles[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a vécu en couple avec Artus de Penguern, ainsi qu'avec Bruno Chiche.

Elle est mère d'un petit garçon né en 2005[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur [1]
  2. Pascale Arbillot sur Allociné
  3. «  Pascale Arbillot, le IXe devant elle », article journal Le Figaro, du 13/04/2011.
  4. a, b et c « Une journée avec Pascale Arbillot », article magazine Elle, du 21/10/2010.
  5. Interview radiophonique, émission A la bonne heure, radio RTL, 04/05/2012.
  6. a, b, c et d « Pascale Arbillot fait monter le mercure »,article journal M le magazine du Monde, du 10/10/2014.
  7. a, b et c « L'Art d'aimer : Pascale Arbillot, l'étincelle du cinéma français », article journal Le Parisien, du 23/11/2011.
  8. Critique du film Parlez-moi de la pluie, magazine Télérama, du 17/09/2008.
  9. a et b Palmarès du Festival de l'Alpe d'Huez 2008, article journal Le Figaro, du 19/01/2008
  10. Article journal Télérama, du 14/10/2009.
  11. a et b Article journal La Voix du Nord, du 25/03/2010.
  12. a et b « L'autre consécration de Pascale Arbillot » ,article journal Le Parisien, du 03/06/2011.
  13. Critique Une pure affaire, journal Le Figaro, du 28/02/2011.
  14. a et b Palmarès 2011, site officiel du Festival de l'Alpe d'Huez.
  15. a et b « Guitry au carré », critique de la pièce Quadrille, journal Les Échos, du 26/12/2011.
  16. a et b Festival de Luchon 2012, article et palmarès, journal Télérama du 13/03/2012.
  17. a et b « Dans “Bankable”, une femme au bord de la crise », article journal Télérama, du 28/04/2012.
  18. a et b Le Festival international du film policier de Beaune 2013, sur le site officiel.
  19. a et b « Femmes en pétard », critique de la pièce Un temps de chien, journal Les Échos, du 01/10/2014.
  20. a, b et c « La revanche des “desperate housewives” », critique de la pièce Chambre froide, journal Télérama du 20/11/2014.
  21. a et b Ambassadeurs 2014, site officiel de la Fête du Cinéma.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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