Pascal Couchepin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Couchepin.
Pascal Couchepin
Photo officielle de Pascal Couchepin.
Photo officielle de Pascal Couchepin.
Fonctions
102e conseiller fédéral suisse
1er avril 199831 octobre 2009
Élection 11 mars 1998
Prédécesseur Jean-Pascal Delamuraz
Successeur Didier Burkhalter
Chef du Département fédéral de l'Intérieur
1er janvier 200331 octobre 2009
Prédécesseur Ruth Dreifuss
Successeur Didier Burkhalter
Chef du Département fédéral de l'économie
1er avril 199831 décembre 2002
Prédécesseur Jean-Pascal Delamuraz
Successeur Joseph Deiss
Conseiller national
26 novembre 197931 mars 1998
Biographie
Date de naissance 5 avril 1942 (72 ans)
Lieu de naissance Martigny
Origine Canton du Valais
Parti politique Parti libéral-radical (PLR)
Diplômé de Université de Lausanne
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Pascal Roger Couchepin[1], né le 5 avril 1942 à Martigny, est un homme politique suisse membre du Parti libéral-radical.

Élu conseiller fédéral en 1998, il occupe par deux fois le poste de président de la Confédération suisse, en 2003 et 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tout comme son père, Pascal Couchepin a étudié le droit à l'université de Lausanne, où il obtient une licence en 1966 et passe le brevet d'avocat en 1968 avant de prendre la tête d'une étude à Martigny[2]. La même année, il est élu pour la première fois au Conseil communal (exécutif) de Martigny ; il est réélu régulièrement et devient vice-président de la ville en 1976 puis président entre 1984 et 1998[2].

En 1979, il est élu au Conseil national ; il préside de 1989 à 1996 le groupe parlementaire radical-démocratique de l'Assemblée fédérale ainsi que la commission de la science et de la recherche[2]. Couchepin est alors membre de plusieurs conseils d'administration (TSA Telecom SA et Elektrowatt Holding). En outre, il préside l'Association suisse de la sclérose en plaques, tout en étant actif au sein de plusieurs organisations en faveur des handicapés.

Le 11 mars 1998, il est élu par l'Assemblée fédérale au Conseil fédéral. Au cours de son mandat au gouvernement qui débute le 1er avril 1998[2], il dirige successivement le Département fédéral de l'économie de 1998 à 2002, puis, de 2003 à 2009, le Département fédéral de l'intérieur. Il occupe également le poste de président de la Confédération suisse durant les années 2003 et 2008, après avoir été vice-président durant les années 2002 et 2007.

En tant que chef du Département fédéral de l'économie, il a représenté la Suisse à l'Organisation mondiale du commerce et a occupé les fonctions de gouverneur à la Banque mondiale et à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Il est par ailleurs l'une des rares personnalités suisses à participer en 2005 au groupe Bilderberg[3]. À la tête du Département fédéral de l'Intérieur, il plaide pour une élévation progressive de l'âge de la retraite dès 2015 afin de compenser l'évolution démographique[4].

Le 12 juin 2009, Pascal Couchepin présente sa démission du Conseil fédéral pour le 31 octobre de la même année[5].

Il est fait Officier de la Légion d'honneur le 19 novembre 2011[6].

Impairs[modifier | modifier le code]

Son franc-parler lui a valu de nombreuses oppositions. Ses déclarations sur le relèvement de l'âge de la retraite par exemple ont brusqué une partie de l'opinion. Ses escarmouches avec les médias, en particulier avec les journalistes de la TSR sont de notoriété publique[7].

Pascal Couchepin s'est positionné comme un critique virulent de Christoph Blocher, son collègue au Conseil fédéral et s'est par conséquent trouvé plusieurs fois en butte aux attaques du parti de ce dernier, l'Union démocratique du centre (UDC) et, en partie, des médias suisses.

Le 7 septembre 2007, pendant une interview qu'il donne à la RSI, il critique sévèrement l'UDC. Couchepin y compare indirectement son collègue au dictateur italien Benito Mussolini : « Personne, pas même le Duce, n'est indispensable pour le bien-être de notre pays. C'est malsain »[8].

Un autre incident a fait des vagues dans la presse et le monde politique suisse. Le 7 février 2008, en pleine réunion d'une commission parlementaire, Couchepin confond le conseiller national UDC Christoph Mörgeli avec le médecin et criminel de guerre nazi Josef Mengele — utilisant les termes « Docteur Mörgele » au lieu de « Docteur Mengele ». Il a ensuite insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un lapsus, explication qui ne convainc pas ses détracteurs, qui lui reprochent d'avoir délibérément utilisé cette comparaison[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Pascal Couchepin est marié à Brigitte Rendu, la fille d'un médecin parisien. Ils ont trois enfants : Anne-Laure, Gaspard et Catherine[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Confédération en bref 2008, éd. Chancellerie fédérale, Berne, 2008, p. 55
  2. a, b, c, d et e Pascal Couchepin, Jean Romain et Peter Bodenmann, Je crois à l'action politique : entretiens avec Jean Romain, éd. L'Âge d'Homme, Paris, 2003, p. 175-176 (ISBN 2825117242)
  3. « Diplomatie secrète. Présence du conseiller fédéral Couchepin à la conférence de Bilderberg 2005 », sur parlement.ch (consulté le 13 juin 2009)
  4. Ron Hochuli, « Relever l'âge de la retraite dès 2010 », Le Temps, 19 décembre 2005
  5. « Communiqué de presse : Pascal Couchepin quitte le Conseil fédéral le 31 octobre 2009 », sur admin.ch (consulté le 12 juin 2009)
  6. Pascal Couchepin est officier de la Légion d'honneur
  7. Titus Plattner, « Bernard Rappaz : « Les propos de Couchepin à l'égard de la TSR sont inacceptables » », sur lematin.ch,‎ 7 novembre 2008 (consulté le 8 novembre 2009)
  8. (de) « Couchepin kritisiert die SVP hart », sur nzz.ch,‎ 8 septembre 2007 (consulté le 13 juin 2009)
  9. Le «Dr Mörgele» de Pascal Couchepin interpelle, Le Temps, 7 février 2008.

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Pascal Couchepin » (voir la liste des auteurs)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :