Pas de larmes pour Joy

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Pas de larmes pour Joy (Poor Cow) est un film britannique de Ken Loach, sorti en 1967.

Synopsis[modifier | modifier le code]

C'est la vie difficile, solitaire, d'une « blonde plutôt jolie », mais paumée, dans la banlieue de Londres des années soixante, entre les hommes qui comptent dans sa vie :
Tom, son mari brutal et indifférent, truand raté coffré après un braquage raté,
Johnny, son fils qu'elle élève seule,
Dave, son amant, qui atterrit lui aussi en prison.
D'autres hommes vont passer, au gré de « son humeur et ses besoins ». C'est la dégringolade.
Lucide sur ses mauvais choix, Joy fait le bilan et se dit « si je n'avais pas mon fils, je finirais comme prostituée ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : Pas de larmes pour Joy
  • Titre original : Poor Cow
  • Réalisateur : Ken Loach
  • Scénario : Ken Loach et Nell Dunn (d'après son roman)
  • Musique : Donovan
  • Photographie : Brian Probyn, Chris Menges
  • Décors : Bernard Sarron
  • Costumes : Caroline Mott
  • Montage : Roy Watts
  • Pays d'origine : Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
  • Langue de tournage : anglais
  • Producteur : Joseph Janni
  • Sociétés de production : Fenchurch, The National Film Finance Corp., Vic Films Productions Ltd.
  • Distributeur d'origine : Anglo-Amalgamated Film Distributors
  • Format : couleur par Eastmancolormonophonique35 mm
  • Genre : drame
  • Durée : 101 min
  • Date de sortie : 5 décembre 1967 au Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Terence Stamp s’est passionné pour la façon de travailler de Ken Loach. Il déclarait notamment à Télérama[1] : « Il n’y avait pas vraiment de scénario ni de dialogues. On improvisait constamment. Ken tournait avec deux caméras : c’était la première fois de ma vie — et la dernière, pour l’instant — que je travaillais de cette façon. Et c’est absolument formidable ! Ça va à toute vitesse, et vous êtes dans le champ à chaque minute, alors il faut se donner à fond ! Ça m’enchantait et me perturbait tout à la fois. Parce que Ken Loach me donnait une indication et, sans prévenir, il en donnait une autre contradictoire, à la comédienne Carol White ! ». Mais, parallèlement, Terence Stamp ajoute qu'il garde le souvenir d'une rencontre inaboutie : « Ken Loach n'a pas compris que je faisais partie de ce milieu dont il aimait parler dans ses films. Ce qu'il voulait créer à travers ses acteurs, je l'avais en moi. Mes parents étaient très pauvres. Nous vivions dans une maison de l'East End, sans salle de bain ni WC. Et, si j'ai toujours eu la chance d'avoir des chaussures aux pieds, mon père, dans son enfance, ne pouvait pas en dire autant. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Propos recueillis par Isabelle Danel, Télérama n° 2476 du 25 juin 1997.