Partisans Bielski

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Les Partisans Bielski sont un groupe de partisans juifs (Бельский Отряд, Bielski Otriad, détachement Bielski) qui a sauvé d'autres Juifs de l'extermination et a lutté contre les occupants nazis dans les environs de Nowogródek et près du Ghetto de Lida en Biélorussie [Note 1], lors de son occupation par le Troisième Reich.

Sous leur protection, environ 1 200 Juifs ont survécu à la Seconde Guerre mondiale, ce qui en fait l'une des plus efficaces missions de sauvetage de l'Holocauste[1]. Ils représentent un exemple de ce que fut la Résistance juive pendant la Shoah. Le groupe a passé plus de deux ans dans les forêts et a été organisé à l'initiative des membres de la famille Bielski : Tuvia, Alexandrov (dit Zus), Asael et Aron.

Cette histoire a été adaptée dans le film « Les Insurgés » de Edward Zwick, en 2008, basée sur le roman « Defiance » de Nechama Tec.

Nalibotskaya Pushcha. La forêt de Naliboki
Carte de la forêt de Naliboki en Biélorussie à 50 km à l'ouest de Minsk : refuge des partisans. Auteur : Wobuzowatsj

Avant 1941[modifier | modifier le code]

À l'origine des Partisans Bielski étaient quatre frères (Tuvia, Asael, Alexandrov appelé aussi Zus, et Aron, qui ont créé un détachement de partisans à l'époque de la Seconde Guerre mondiale en Biélorussie. Aron n'était toutefois âgé que de douze ans, en 1941, et a eu un rôle plus restreint consistant surtout à observer et transmettre des informations. Les grands-parents de la famille Bielski, au XIXe siècle, habitaient le village de Stankevich, situé entre les villes de Lida et Novogroudok, non loin de la forêt de Naliboki (en russe : Nalibotskaya Pushcha). C'était la seule famille juive dans ce village[2].

Au début du XXe siècle la famille de David et Bella Bielski endura l'occupation allemande jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Ils vécurent ensuite sous le gouvernement de la Pologne, puis après le 17 septembre 1939, devinrent citoyens soviétiques après le partage de la Biélorussie entre les Soviétiques et les Allemands. Il y avait 11 enfants dans la famille. Les rapports avec les voisins n'étaient pas toujours paisibles : parfois, les frères Bielski devaient employer la force, pour conserver la propriété de leurs terres[3].

Tuvia, le fils aîné de David et Bella, naquit en 1906 et étudia au Heder, l'école juive pour les enfants, puis en Pologne. Il connaissait 6 langues : le yiddish, le russe, le biélorusse, le polonais, l'hébreu et l'allemand. Il servit dans l'armée polonaise et y devint sous-officier[4]. Il reçut, en dot, un petit magasin[2].

Asael et Alexandrov (dit Zus), les deux frères cadets de Tuvia, furent appelés dans l'Armée rouge après le transfert de la partie ouest de la Biélorussie dans l'URSS.

Peu après l'invasion de l'URSS par les Allemands, le commissariat aux affaires intérieures de l'URSS, le NKVD commença des actions de repérage des éléments bourgeois et leur expulsion vers la Sibérie. Tuvia, futur propriétaire du magasin compris dans sa dot, fut classé dans cette catégorie. Après que son magasin fut nationalisé, il comprit que, bientôt, ça serait à son tour d'être inquiété personnellement et il quitta le village où il avait vécu pour servir ailleurs, en qualité d'aide-comptable[2].

Création du détachement[modifier | modifier le code]

Après l'invasion des forces armées allemandes en Biélorussie durant l'été 1941, et le début des massacres à l'encontre de la population juive, Tuvia, et avec lui des arrivants de l'entourage, Asael et Zus, créèrent un détachement de partisans juifs à proximité du village familial. Les nazis fusillèrent à l'été 1941 encore deux autres frères Bielski : Jacob et Abraham. Le 7 décembre, les parents et la sœur cadette des Bielski, et encore Silla (l'épouse d'Alexandrov) ainsi que leur nouveau-né, une petite-fille, furent fusillés avec 4 000 Juifs des environs. Le frère cadet, Aron, âgé de 12 ans, échappa par miracle au massacre et rejoignit ses frères aînés.

Les frères Bielski réussirent à convoyer jusqu'au bois une partie de la famille et constituèrent ainsi l'ossature du futur détachement. Au début, avec 17 personnes seulement[5] et, comme arme, un seul pistolet au chargeur à demi vide. Ils choisirent Tuvia comme commandant.

En août 1942, à la suite de l'arrivée d'un grand nombre de nouveaux du Ghetto de Novogroudok, le détachement grandit et le nombre des participants s'éleva à 250. À l'automne 1942, le détachement Bielski commença la lutte active et conquit son autorité auprès des partisans. Tuvia Bielski se fit remarquer par son aptitude à décider et à diriger. Tout cela joua un grand rôle dans la reconnaissance officielle du détachement Bielski par les autres Partisans soviétiques. En février 1943, le détachement Bielski fut inclus dans le détachement « Octobre » de la brigade Lénine[6].

Actions des détachements[modifier | modifier le code]

La structure du détachement se présentait comme suit[7],[8] :

  • Tuvia Bielski — commandant du détachement ;
  • Asael Bielski — commandant du groupe de combat, responsable des reconnaissances de terrain ;
  • Alexandrov (Zus) Bielski — suppléant pour la reconnaissance de terrain, responsable de la défense armée ;
  • Aron Bielski — agent de liaison avec les autres détachements de partisans, du ghetto et de ceux qui aidaient les Juifs à s'échapper du ghetto et à s'associer à l'action des partisans ;
  • Lazare Malbine — chef d'état-major (à partir du 25 mars 1944 - I.V.Chemiatoviets) ;
  • Salomon Volkobycky — chef de détachement spécial ;
  • Tankhel Gordone — suppléant le commandant pour la partie politique (depuis janvier 1944) ;
  • Éliakhou Bliakhier — suppléant du commandant.

Tuvia, qui pratiquait plusieurs langues sans accent et pouvait passer aisément du côté des non-juifs, se rendait souvent dans le ghetto, exhortant les Juifs à s'enfuir dans la forêt. Il acceptait tous les Juifs, y compris les femmes, les vieillards et les enfants. Il n'en reste pas moins que le détachement se présentait comme une force de combat sérieuse, avec laquelle tous devaient compter : les Allemands, les partisans soviétiques, la population environnante.

Tuvia considérait le problème du sauvetage du plus grand nombre de juifs comme l'essentiel de sa mission. Malgré leur haine des nazis, les frères Bielski partaient du principe que « mieux vaut sauver une vieille juive que de tuer dix soldats allemands »[9].

Aux prisonniers du ghetto de Lida qu'on lui amenait, Tuvia Bielski dit[2] :

«  Amis, c'est un des plus beaux jours de ma vie. Voici les joies de pareils moments que je vis : regardez combien de gens on a pu sortir du ghetto ! Je ne peux rien vous promettre. Nous essayons de survivre, mais nous pouvons mourir. Et nous tenterons de conserver la vie le plus longtemps possible. Nous acceptons tout le monde et ne rejetons personne, ni les vieillards, ni les enfants, ni les femmes. Nous sommes à l'affut de tous les dangers, mais si notre sort est de mourir, nous voulons au moins mourir comme des hommes. »

.

Le détachement considérait comme sien tout le village que l'on appelait « Jérusalem des bois ». Dans le détachement se trouvaient des forgerons, des boulangers, une tannerie, des bains, un dispensaire et une école. Il y avait des vachers, des musiciens, des potiers, des cuisiniers, des tailleurs. Les cérémonies du culte étaient observées grâce au rabbin David Brouk[7].

Les participants à la résistance vivaient dans des caches. Celles qui n'étaient pas occupées pour des opérations de combats servaient à remonter des armes, coudre des vêtements et réaliser des services divers pour les partisans soviétiques en échange de munitions, de nourriture et de médicaments. Les saboteurs du détachement Bielski étaient considérés comme les meilleurs et imposaient le respect au sein des partisans[5].

Par la suite, comme le groupe des partisans s'accrut jusqu'à 750 personnes, au printemps 1943, Grigory Ordjonikidze les rejoint et devient chef d'une nouvelle brigade nommée Sergueï Kirov. Les relations entre les partisans (juifs, soviétiques, polonais, biélorusses) n'étaient pas toujours des meilleures. Cependant, personne n'osait courir le risque de provoquer les membres du détachement Bielski. Les frères pouvaient rapidement mettre sur pied de guerre plus de cent combattants armés, prêts à se défendre dans n'importe quel cas d'agression[10]. Le détachement trouva aussi des appuis du côté de Basile Tchiernychiov, secrétaire du comité clandestin du parti communiste de Biélorussie à Baranavitchy et également du côté de Victor Panchenkov, un officier russe coupé du gros des armées soviétiaques au moment de l'invasion des Allemands, qui devint maquisard avec quelques soldats dans la même situation que lui[11].

Un des problèmes importants était de trouver de la nourriture pour un aussi grand nombre de gens. Les paysans commencèrent à collaborer avec les partisans quand ils comprirent que les Bielski n'étaient pas un gibier pour la chasse. Lorsqu'un paysan local livrait aux nazis un groupe de Juifs, les résistants Bielski, pour se venger tuaient toute la famille et incendiaient la maison du délateur. Par la suite les partisans Bielski furent connus pour ne pas rester sans réaction devant la Collaboration biélorusse pendant la Seconde Guerre mondiale[12].

D'autres détachements de partisans capturèrent parfois des Juifs qui fuyaient le ghetto et il y eut des cas où ils les reconduisirent au ghetto, vers une mort certaine ou, parfois, en fusillèrent[10]. C'était Touvia Bielski qui s'occupait du sauvetage des Juifs des ghettos.

Les Allemands attaquèrent le camp à plusieurs reprises, les partisans s'enfuyaient, mais il y avait parfois des luttes cruelles pour leur résister. À l'époque, une grande opération anti-partisans débuta le 15 juillet 1943, le détachement s'enfuit vers une petite île au milieu des marais, où les Allemands ne purent les atteindre[2],[13].

Suite à cela, le détachement se divisa en une section "familiale" et une section "combattante". Le camp "familial" comptait alors approximativement à cette époque 700 personnes et s'appelait « détachement Kalinine », installé dans la forêt de Nalibotska et placée sous la direction de Tuvia. Les combattants, sous la direction d'Alexandrov, s'appelaient « détachement Ordjonikidze » et s'installèrent dans la région de Stankevich. Asael dirigeait la section des éclaireurs, au sein de la brigade « Kirov »[13].

L'attaque la plus sévère à laquelle le détachement dut faire face eut lieu la veille de la libération de la Biélorussie par l'Armée rouge, le 9 juillet 1944. Des Allemands, qui se retiraient, furent pris à partie par les partisans. Des dizaines de personnes furent blessées, dix furent tuées. Le jour suivant, l'Armée rouge entrait dans la forêt de Naliboki[13].

Résultats[modifier | modifier le code]

Les Bielski réussirent à sauver 1 237 Juifs de l'extermination. Tous les frères attendirent la libération de la Biélorussie par l'Armée rouge. Bientôt Tuvia fut appelé à Minsk où il rendit compte des actions du détachement.

Comme l'écrit le Docteur en histoire David Meltser, le détachement « fit dérailler 6 trains militaires en partance pour le front, firent exploser 20 voies ferrées et ponts routiers, menèrent 12 à combats ouverts et en embuscades, détruisirent 16 véhicules à chenille et les soldats qu'elles contenaient, et en tout plus de 250 soldats et officiers ». Zus Bielski tua personnellement 47 soldats nazis et collaborateurs. Pour la capture de Tuvia, les Allemands offraient une récompense de 100 000 Reichsmarks[14],[15].

Après la guerre[modifier | modifier le code]

En 1944, après la libération de la Biélorussie, Asael entra dans l'Armée rouge avec une partie des membres du détachement et mourut en Allemagne quelques jours avant la fin de la guerre. À ce moment son épouse Chaja, avec laquelle il s'était marié pendant la guerre, était arrivée au dernier mois d'une grossesse.

Selon certaines sources, après la fin de la guerre Tuvia et Zus firent l'objet de poursuites de la part du NKVD (Commissariat du Ministère de l'Intérieur en URSS) et furent contraints, pour y échapper, de s'enfuir en Pologne[13]. Mais les Polonais considéraient les Juifs avec animosité après la guerre et les deux frères partirent alors vers la Palestine, vécurent à Ramat-Gan et dans la ville d' Holon. Après la création de l'État d'Israël Tuvia et Zus prirent part à la Guerre israélo-arabe de 1948-1949.

Après la guerre en Israël, ils parvenaient à peine à joindre les deux bouts et en 1955 Zus, Tuvia, Aron et leur famille partirent aux États-Unis. Ils s'installèrent à Brooklyn, (New York). Tuvia devint conducteur de camion et Zus créa une petite entreprise de taxi.

L'été 1986, les personnes sauvées par les frères Bielski organisèrent un banquet en leur honneur à « l'Hôtel Hilton » de New-York. 600 personnes applaudirent, debout, Tuvia Bielski pour son 80eanniversaire. Tuvia mourut en décembre de la même année. Il fut enterré dans le cimetière juif de Long Island, mais son corps fut transféré un an plus tard au cimetière Har HaMenuchot sur le Mont des Répits à Jérusalem. La traduction en anglais de ses mémoires, écrites en Yiddish par Tuvia, fut éditée en 2011. Zus Bielski est mort en 1995. Aron, né en 1930, vécut à Miami.

Les Bielski ne reçurent jamais aucune décoration officielle.

Parmi les gens sauvés qu'ils ont sauvés, il subsistait, fin 2008, 29 personnes vivantes [16]. Les descendants de ceux qui furent sauvés s'élèvent à des dizaines de milliers[17].

Le fils de Tuvia, Robert Bielski, disait de son père[16] :

«  Quand il était à une noce ou à Bar Mitzvah, il essayait toujours de voir les enfants ou petits-enfants des familles qui avaient été sauvées et qui n'auraient eu aucune chance de survie, sans cela. »

Que sont devenus les Bielski ?[modifier | modifier le code]

Tuvia Bielski a deux fils aux États-Unis, Robert et Miki, et des petits enfants. Alexandrov (Zus) Bielski a deux fils partis en Israël, en octobre 1973, au départ des États-Unis, pour prendre part à la Guerre du Kippour. Asael Bielski a eu une fille née après la mort de celui-ci.

Le petit-fils de Zus, Ilan Bielski, a terminé ses études universitaires aux États-Unis, en 2008, puis partit en Israël faire son service militaire dans les parachutistes. Deux autres petit-fils de Zus sont aussi dans l'armée israélienne et un autre, encore, est réserviste[14].

Accusations de crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Les groupes de partisans opposés aux nazis peuvent être répartis en trois groupes : les polonais, les juifs, les soviétiques. Il existait au sein de ces différents groupes des opinions divergentes, parfois carrément hostiles les unes aux autres, malgré leur unanimité à lutter contre les nazis. Ces différents groupes étaient actifs à proximité des frontières polonaise, biélorusse, soviétique. Moscou avait des contacts avec les partisans soviétiques en Biélorussie, mais aussi avec les groupes juifs de partisans. Le massacre de masse à Naliboki est un exemple de ces conflits entre les résistants de tendances différentes avec des conséquences désastreuses pour la population biélorusse.

C'est un acte de justice sommaire exécutée par les partisans soviétiques à l'encontre des populations du village biélorusse de Naliboki (dans la forêt de Naliboki, aujourd'hui territoire biélorusse), le 8 mai 1943. Le nombre de morts s'éleva à 128 personnes, dont trois femmes, quelques adolescents et des garçons de 10 ans. Les raisons de cette attaque étaient la création par la population locale d'un détachement d'auto-défense en liaison avec Armia Krajowa, principale organisation de résistance polonaise à l'occupation allemande. Selon l'Institut national de la mémoire de Pologne, la cellule locale devait accepter de se soumettre aux directives du centre des partisans de Moscou, mais elle refusa, ce qui servit de prétexte au raid punitif. Immédiatement, la tuerie provoqua des échanges de coups de feu des partisans avec les habitants biélorusses. Après ce massacre, les partisans s'emparèrent de 100 vaches et de 70 chevaux.

Dans le rapport des partisans soviétiques, l'attention est attirée sur le fait qu'il s'agissait de réduire en pièce une garnison allemande d'auto-défense. Il était aussi indiqué dans ce rapport que les forces d'auto-défense de Naliboki, en vue de l'armement d'une cellule de l'Armia Krajowa agissaient sous contrôle des forces d'occupation et collaboraient avec elles. Ces évènements tragiques de Naliboki attirèrent l'attention de l'opinion publique au début du XXIe siècle, lors de la sortie du film de Vysov en 2008, sur les partisans juifs Bielski, soupçonnés de massacre sur les partisans polonais.

La commission d'enquête sur les crimes contre le peuple polonais diligentée par l'Institut polonais de la mémoire accusa quelques membres du détachement Bielski du massacre au village de Naliboki qui provoqua la mort de 128 personnes dont des femmes, des enfants et des adolescents le 8 mai 1943[18],[19].

Il fut établi que, parmi les attaquants, il y avait quelques combattants du détachement Bielski. Cependant, Robert, le fils de Tuvia, et quelques survivants des partisans affirmèrent que le détachement Bielski ne pouvait avoir aucun lien avec ce massacre étant donné qu'il se trouvait, le jour du massacre, à 100 kilomètres du village de Naliboki[15]. Ils sont convaincus que ce n'est qu'en août 1943 que le détachement Bielski réapparut dans la région de Naliboki[20],[15]. Suivant les souvenirs d'un prisonnier et partisan du Ghetto de Minsk, Léonid Okoune, en 1943 « beaucoup de partisans périrent des suites de cette action des partisans polonais et avec eux commença la guerre »[21].

Les frères Bielski dans la littérature et au cinéma[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

La vie des Bielski a fait l'objet de plusieurs livres :

  • en 2002 (pour la version française) :* (fr) Jack Kagan et Dov Cohen «Endlösung- La solution finale et la résistance Bielski en Biélorussie » (traduit de l'anglais par Monique Chajmowiez) L'Harmattan, Paris 2002. ISBN 2-7475-1307-6.
  • En 2003, livre de Peter Duffy : « Les frères Bielski » [Note 4].
  • En 2004 traduit en français,(fr)  : Peter Duffy : les frères Bielski (Préface de Simone Veil) traduit de l'américain par Oristelle Bonis Belfon .Paris .2004. (ISBN 978-2-7144-3849-2)
  • Le livre de Nechama Tec se base sur les souvenirs des membres partisans du détachement Bielski et sur ceux de la famille Bielski, tandis que le livre de Duffy est basé sur des sources documentaires trouvées en Biélorussie, en Israël et aux États-Unis. Nechama Tec écrit qu'elle a plus d'une fois demandé au pouvoir biélorusse de l'aide pour trouver des archives ou se faire envoyer des copies de documents indispensables pour son étude, mais sans jamais recevoir de réponses[23].Celui de Jack Kagan et Dov Cohen (éditeur L'Harmattan) est écrit par des partisans eux-mêmes partis s'installer aux États-Unis après la guerre.

films[modifier | modifier le code]

Trois films ont été réalisés sur l'histoire des frères Bielski :

Perpétuation de la mémoire[modifier | modifier le code]

Les silences de l'historiographie officielle[modifier | modifier le code]

Durant les années d'après-guerre, en Biélorussie, l'action des Juifs partisans fut passée sous silence. En particulier dans l'ouvrage officiel « Les formations de partisans en Biélorussie durant les années de la Grande guerre patriotique (juin 1941 — juillet 1944) », publiée par l'Institut d'histoire du parti communiste en 1983,il n'est nullement fait mention ni des frères Bielski[27], ni de leur détachement. La participation des Juifs aux mouvements de résistance était cachée sous la formule « autres nationalités »[10]. Ceci malgré le fait qu'il existât pas moins de 14 détachements de partisans juifs dans lesquels luttèrent pas moins de 1 650 combattants et que, en tout, dans les détachements des partisans de Biélorussie il y avait entre 10 000[28] et 15 000[29] Juifs. Dans l'encyclopédie en un seul volume « La Biélorussie dans la Grande Guerre patriotique (1941—1945) », parue en 1995, il n'est pas question non plus des Juifs et des partisans Bielski[30],[31].

Expositions dans des musées[modifier | modifier le code]

Une exposition permanente, avec des matériaux d'archives éclairant l'action des partisans du détachement Bielski, existe dans la section du musée de « United States Holocaust Memorial Museum » aux États-Unis à Washington. Il faut citer aussi le « Mémorial de Yad Vashem » (Jérusalem), Le musée de Novogroudok (Musée de la résistance juive de Novogroudok)[32],[8], et encore le « Musée d'histoire et de la culture des Juifs de Biélorussie » ) à Minsk) et d'autres encore[33].

Une exposition consacrée aux frères Bielski s'est ouverte en novembre 2008, au « Musée de l'Holocauste de Floride » (anglais : Florida Holocaust Museum)[16],[34].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

.2012-05-19

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Auparavant partie de la Deuxième république de Pologne, cette zone de la Biélorussie faisait partie de l'URSS depuis le 17 septembre 1939. Suivant les accords germano-soviétiques les Allemands avaient abandonné le territoire ouest de la Biélorussie à l'URSS dès qu'ils eurent conquis la Pologne en septembre 1939
  2. livre de Nechama Tec. "Defiance : The Bielski Partisans". http://search.barnesandnoble.com/Defiance/Nechama-Tec/e/9780195093902/ USA. Oxford University Press .1994. 304 pages .isbn 9780195093902
  3. livre : Alan Levin publia Fugitives of the Forest : The Heroic Story of Jewish Resistance and Survival during the Second World War<ref|http://search.barnesandnoble.com/Fugitives-of-the-Forest/Allan-Levine/e/9781599214962/?itm=1 .USA .Stoddart .1998 réédité en 2008 aux éditions Lyons Press, ISBN 978-1-59921-496-2 и в 2010, (ISBN 978-1-59921-968-4).
  4. The Bielski Brothers : The True Story of Three Men, Who Defied the Nazis, Saved 1,200 Jews and Built a Village in the Forest/ http://www.amazon.com/gp/reader/0066210747/ref=sib_fs_top?ie=UTF8&p=S00P&checkSum=JHFsyNrZs4HbLs2A4%2BpkqDzu1jjxrzpim5GjZmIrj4Y%3D#reader-link éditions HarperCollins Publishers. 2003 .(ISBN 0-06-621074-7).

Remarques[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Bielski partisans », United States Holocaust Memorial Museum
  2. a, b, c, d et e Илья Куксин Я стану известен только после смерти…
  3. Daniel Rubin : The heroes among us
  4. On le voit en photo en uniforme de l'armée polonaise dans le générique de fin du film
  5. a et b Окунь Леонид Исаакович
  6. Лесные евреи
  7. a et b Четвёртый брат
  8. a et b Музей еврейского сопротивления на Новогрудчине
  9. О рецензии на книгу Питера Даффи в « Чикаго Трибьюн » 25.08.2003
  10. a, b et c Лесные евреи
  11. Peter Duffy : les frères Bielski traduit par Oristelle Bonis de l'américain Belfon .Paris .2004.p. 172
  12. « Лесные евреи » выходят из леса
  13. a, b, c et d Эпопея братьев Бельских
  14. a et b A family of warrior Jews, from partisan to paratrooper Modèle:Ref-en
  15. a, b et c Еврейские партизаны злят Польшу
  16. a, b et c Little-known tale of heroic brothers opens at Holocaust Museum, Modèle:Ref-en
  17. Из послесловия к фильму Вызов
  18. Śledztwo w sprawie zbrodni popełnionych przez partyzantów radzieckich na żołnierzach Armii Krajowej i ludności cywilnej na terenie powiatów Stołpce i Wołożyn Modèle:Ref-pl
  19. (en) « Jewish Brothers' Resistance Inspired 'Defiance' », National Public Radio,‎ 28 декабря 2008 (consulté le 22 января 2009)
  20. О фильме Эдварда Цвика
  21. Я помню
  22. Marjorie Backman « Guerilla Writer ». The Jerusalem Post, 18 июня 2010.
  23. Братья Бельские
  24. Imdb title|0829109|The Bielski Brothers
  25. en:History (TV channel)|надо=History (телеканал)|текст=« History » Imdb title|0966562|The Bielski Brothers: Jerusalem in the Woods
  26. Imdb title|1034303|Defiance
  27. Командный состав партизанских формирований, действовавших на территории Белоруссии в период Великой Отечественной войны
  28. И. Альтман об евреях-партизанах
  29. « Белорусские евреи в Великой отечественной войне », Посольство Республики Беларусь в Государстве Израиль (consulté le 12 mars 2010)
  30. Беларусь у Вялікай Айчыннай вайне (1941—1945) (ISBN 985-6557-48-8)
  31. Еврейское антинацистское сопротивление в Белоруссии
  32. Туннель
  33. « Сайт музея в Новогрудке », Музей еврейского сопротивления на Новогрудчине (consulté le 16 février 2012)
  34. Courage and Compassion : The Legacy of the Bielski Brothers