Particules en suspension

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Les particules en suspension, ou matières particulaires (PM)[1], sont d'une manière générale les fines particules solides portées par l'eau ou solides et/ou liquides portées par l'air. On peut les recueillir et quantifier par filtration ou par d'autres procédés physiques.

L'augmentation des taux de particules fines dans l'air est facteur de risques sanitaires (maladies cardiovasculaires, altération des fonctions pulmonaires, cancer du poumon et diminution de l'espérance de vie).

Les nanoparticules ne sont pas suivies ou très mal mesurées, mais elles pourraient avoir des impacts similaires ou plus graves. On en trouve par exemple des taux élevés dans les tunnels routiers.

Sources[modifier | modifier le code]

Les particules sont d'origines anthropiques et/ou naturelles.

  • Des particules d'origine naturelle trouvées en haute et moyenne altitude proviennent principalement d'éruptions volcaniques et de l'érosion éolienne naturelle ou issues de l'avancée des déserts parfois d'origine anthropique ; dans ces deux derniers cas, ce sont les tempêtes de sable et poussière qui en sont la principale origine. Les feux de forêts, de brousses, savanes ou prairies en sont une autre source, très importante dans certains pays (Brésil notamment). Une petite quantité provient de la végétation (pollens...) et des embruns.
  • Les activités humaines, telles que le chauffage (notamment au bois), la combustion de biomasse à l'air libre[2],[3], la combustion de combustibles fossiles dans les véhicules, les centrales thermiques et de nombreux procédés industriels génèrent également d'importantes quantités d'aérosols, qui sont en augmentation nette depuis deux siècles. Dans le secteur industriel, les normes de rejets dans l’atmosphère à présent se durcissent et les contrôles périodiques de toutes les installations s’intensifient[4]. En moyenne sur le globe, les aérosols directement produits par l'homme constitueraient 10 % environ de la quantité totale d'aérosols présents dans l'atmosphère. La pollution automobile particulaire tend à diminuer dans les pays riches (par véhicule, et pour les grosses particules), mais augmente fortement dans plusieurs pays en développement. Dans le monde le total des particules émises par les cheminées de navires marchands, ferrys ou navires de guerre est également en forte augmentation ; une réglementation à l'échelle mondiale est en cours pour un contrôle renforcé dans ce domaine et des exigences plus strictes sur la fabrication des moteurs de bateaux[4].

Dans l'air[modifier | modifier le code]

Le diamètre (diamètre aérodynamique[5]) des particules peut varier de 0,005 micromètre à 100 micromètres. La portion en suspension (particules totales en suspension ou TSP[6], qui flottent dans l'air) a en général moins de 40 micromètres de diamètre[7],[8].

Les travaux publics sont une des nombreuses sources de particules en suspension (ici aggravée par l'utilisation d'air comprimé pour nettoyer le substrat)
Ici c'est une souffleuse portative qui, en nettoyant le sol disperse dans l'atmosphère d'un centre ville peuplé la poussière, y compris des particules de fientes d'oiseaux et d'excréments de chiens
Envol tourbillonnaire de poussières de plomb toxique (source de saturnisme), Usine Métaleurop-Nord, peu avant sa fermeture
Particules polluant l'air intérieur (type suies et fumées de diesel), laissées sur un plafond autour d'une bouche de climatisation

Dans le cas de la pollution atmosphérique, la faible masse moyenne des particules en suspension dans l'air leur donne une vitesse de chute par gravité négligeable. Schématiquement selon la forme des particules et leur densité, on peut retenir que pour des particules classiques, leur diamètre serait sensiblement inférieur à 50 micromètres, voire dans le cas de particules très légères à 100 micromètres ; on les qualifie de microparticules.

Au-dessus de ces valeurs, les particules ne sont plus maintenues en suspension par la résistance de l'air et chutent en fonction de leur densité ; on les qualifie alors de poussières sédimentables.

Classification[modifier | modifier le code]

La métrologie des « PM » (anglais : Particulate Matter ) fait appel dans le cas de la surveillance de la qualité de l'air à des méthodes physiques très sophistiquées ; la référence métrologique étant la gravimétrie par filtration, mais qui a l'inconvénient d'être une méthode discontinue ; pour déterminer les « PM » en continu, on utilise soit des micro-balances à quartz, soit des sondes à rayons bêta. Une autre méthode d'évaluation par comptage optique peut être fait avec des capteurs à diffraction laser moyennant une erreur réalisé par la densité fixée lors de l'étalonnage.

Selon la taille des particules (diamètre aérodynamique ou diamètre aéraulique), on distingue en métrologie les « PM10 », les « PM2,5 » ou les « PM1 » selon la taille des particules en micromètre ou microns (10-6 m ou 1 μm).

  • PM10 particules en suspension dans l'air, d'un diamètre aérodynamique (ou diamètre aéraulique) inférieur à 10 micromètres[9]. Les particules plus fines peuvent être référencées :
  • PM2.5 dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, appelées « particules fines »
  • PM1,0 dont le diamètre est inférieur à 1,0 micromètre, appelées « particules très fines »
  • PM0,1 dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre, appelées « particules ultrafines » ou « nanoparticules »[10]

Il est important de noter que[11] :

  • les particules d'un diamètre aérodynamique supérieur à 10 micromètres sont retenues par les voies aériennes supérieures (nez, bouche) ;
  • les PM10, particules dites « respirables »[12], incluent les particules fines, très fines et ultrafines et peuvent pénétrer dans les bronches ;
  • les PM2,5 incluent les particules très fines et ultrafines et pénètrent dans les alvéoles pulmonaires ;
  • les PM1,0 incluent les particules ultrafines et peuvent passer la barrière alvéolo-capillaire.

Catégories de particules - Compositions chimiques[modifier | modifier le code]

Le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique distingue trois catégories de particules et quatre catégories de substances chimiques entrant généralement dans leurs compositions[13].

Les différentes particules peuvent être classées selon trois catégories : particules primaires, particules secondaires et particules remises en suspension.

Particules primaires[modifier | modifier le code]

Elles sont émises directement dans l'atmosphère par un nombre élevé de sources anthropiques et naturelles (voir Émissions (environnement) et Polluant primaire).

Particules secondaires[modifier | modifier le code]

Issues de réactions physico-chimiques à partir d'autres polluants appelés précurseurs (avant tout SO2, NOx, NH3, COVNM)[14] (voir Immission et Polluant secondaire).

Particules remises en suspension[modifier | modifier le code]

Une fois déposées, les particules peuvent ensuite être remises en suspension sous l'action du vent ou en zone urbaine, sous l'action du trafic routier.

Compositions chimiques des particules[modifier | modifier le code]

Les particules ont des compositions chimiques différentes selon leur origine. Elles sont généralement composées de :

Prévalence[modifier | modifier le code]

Malgré l'apparition de filtres et d'améliorations de la motorisation, l'augmentation du nombre des sources (véhicules à moteur Diesel en particulier) s'est traduite par une augmentation du taux de petites particules[réf. nécessaire]

  • dans son bilan 2007 de la qualité de l’air (publié en 2008), AIRPARIF alertait quant à l’augmentation des niveaux de particules dans l’air ambiant, qui avait conduit à dépasser des valeurs limites fixées au niveau de l’Union européenne.
    Les transports n’étaient pas seuls en cause, mais correspondaient pour Paris à moins de 40 % des sources de particules. Trois ministres avaient annoncé, conformément aux décisions du Grenelle Environnement, un premier projet de plan de lutte contre les particules, présenté le 2008/02/12 au Conseil national de l'air avant d’être soumis à concertation dans le cadre du comité opérationnel « air et atmosphère » présidé par Philippe Richert[15], et prévoyant de diminuer les émissions de particules industrielles (qui représentent 30 % des émissions en moyenne pour la France), du secteur résidentiel-tertiaire (25 % des émissions), d’origine agricole (30 % des émissions) et transport (15 % des émissions)[16]).
  • Les données ci-dessus concernent les particules PM10. L'attention se porte à présent plus spécialement sur les particules fines (PM2,5)[17].
a) Inventaire année 2006 (Citepa/format SECTEN - février 2008)
Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2006 en % massique : sous-secteurs prépondérants[18]
Sous-secteur PM2,5 Sous-secteur PM1,0
Résidentiel 39 Résidentiel 64
Minér. non-métall. et mat. de constr. 15 Véhicules diesel 16
Véhicules diesel 11,3 Autres sources de l'agriculture* 4,3
Autres sources de l'agriculture* 8,5
Culture 7,3
Total 81,1 Total 84,3
*Combustion liée aux engins agricoles et feux ouverts de déchets agricoles
Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2006 en % massique : combustibles prépondérants[19]
Sous-secteur PM2,5 PM1,0
Bois 38,56 63,63
Gazole 11,06 16,83
Fioul domestique 5,69 8,41
Charbon 1,26 1,58
Total 56,57 90,44
b) Inventaire le plus récent (Citepa/format SECTEN - avril 2014)
Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2012 en % massique : sous-secteurs prépondérants[20],[21]
Sous-secteur PM2,5 Sous-secteur PM1,0
Résidentiel 46 Résidentiel 60
Autres industries manufacturières* 8,9 Véhicules particuliers diesel catalysés 8,1
Véhicules particuliers diesel catalysés 8,1 Autres sources de l'agriculture** 5,5
Construction 5,8 Véhicules utilitaires légers diesel catalysés 4,0
Autres sources de l'agriculture** 4,5 Construction 3,7
Total 73,3 Total 81,3
*Industries manufacturières, hors construction
**Tracteurs, etc.
Émissions de PM2,5 et PM1,0 en France en 2012 en % massique : combustibles prépondérants[22]
Sous-secteur PM2,5 PM1,0
Bois 45,20 60,83
Gazole et GNR 15,98 20,53
Fioul domestique 1,65 2,28
Charbon 2,26 2,20
Total 65,09 85,84
  • Comme indiqué dans les tableaux ci-dessus, le résidentiel, principalement par le chauffage au bois, est responsable de la majorité des émissions de particules fines en France[18],[19],[20] ainsi que dans l'Europe entière[2],[23], et la contribution des chauffages au bois à la pollution locale aux particules peut être encore nettement plus importante en hiver par rapport aux moyennes annuelles[24],[25].
En 2006, les véhicules diesel, les matériaux minéraux non métalliques et les matériaux de construction venaient ensuite[18].
En 2012, les industries manufacturières (hors la construction) et les véhicules particuliers diesel catalysés suivent le résidentiel[20].

Persistance des particules en suspension dans l'atmosphère[modifier | modifier le code]

Durée de suspension[modifier | modifier le code]

Les particules peuvent demeurer dans l'atmosphère plus ou moins longtemps, selon leur taille et leur stabilité. D'autres facteurs peuvent influer sur leur durée de séjour dans l'air, par exemple les précipitations qui accélèrent leur élimination de l'atmosphère.

  • Les particules grossières (fraction des PM10 de taille comprise entre 10 et 2,5 micromètres) retombent lentement. A titre d'exemple, la vitesse de chute d'une particule de diamètre aérodynamique de 10 µm est de 3 mm/s en air calme[26], ce qui est faible par rapport à des courants d'air pouvant à tout moment les remettre en suspension. En l'absence de tout mouvement d'air, la durée de séjour dans l'air de ces particules grossières est de l'ordre de 1 jour.
  • Ce sont les particules très fines (fraction des PM1 de taille comprise entre 1,0 et 0,1 micromètre) qui restent le plus longtemps en suspension dans l'atmosphère, jusqu'à 1 semaine environ. Elles peuvent ainsi être transportées sur de longues distances. Elles ne sont pratiquement éliminées que par les précipitations et ont le temps de s'accumuler dans l'air.
  • Dans le cas des particules ultrafines (ou nanoparticules PM0,1), d'autres facteurs, qui accélèrent leur élimination de l'atmosphère, interviennent. Leur durée de séjour est très courte, de l'ordre de quelques minutes à quelques heures[8].

1. Deux phénomènes sont observés :

  • Certaines pollutions atmosphériques engendrée par diverses sources peuvent subsister longtemps après la fin des émissions, et éventuellement s'associer ou combiner leurs effets (ex : pollution acido-particulaire).
  • Même des émissions locales peuvent polluer l’air très loin de leur lieu d'origine. Quelques exemples sont décrits dans la section Transfert des particules sur de longues distances.

2. Les PM2,5 et les PM1 sont des indicateurs du secteur résidentiel (émetteur principal en France métropolitaine).

  • La réduction des émissions de PM2,5 (qui incluent les particules PM1, les plus dangereuses pour la santé) fait partie des priorités du « Plan Particules », intégré dans le deuxième Plan National Santé Environnement[27], notamment pour les secteurs suivants[28] :
  • Le secteur résidentiel, émetteur principal de PM2,5 et majoritaire de PM1, du fait essentiellement de la combustion du bois.
  • Le transport routier, à la quatrième place seulement pour les émissions de PM2,5 mais en seconde position pour les émissions de PM1, du fait essentiellement de la combustion du gazole qui compte pour une part importante de la pollution routière.

3. Une particule en suspension peut elle-même devenir un vecteur d'autres polluants qui s'y adsorbent plus ou moins provisoirement, ou qui y ont été intégrées lors de sa formation en zone polluée. Une étude a récemment montré que ces polluants sont transportés d'autant plus longtemps et plus loin par la particule si cette dernière s'est formée en zone polluée[29].

Transfert des particules sur de longues distances[modifier | modifier le code]

  • Un exemple de transfert de particules sur de longues distances est celui des tempêtes de sable au Sahara qui transportent des sables retrouvés jusqu'en zone circumpolaire.
  • Autre exemple, impliquant la combustion de biomasse : au printemps 2006, des feux agricoles de l’Europe de l’Est ont considérablement pollué l’air d'une île de l'Arctique, à 3 000 km de distance. « L’importance de la combustion de la biomasse en Eurasie par rapport à celle des combustibles fossiles semble donc avoir été sous-estimée jusqu’alors dans l’inventaire de la pollution de l’air en Arctique. »[30].
Concentration des particules PM 10 en Europe le 14 mars 2014, carte établie par PREV'AIR.
  • Une étude menée par Airparif de 2009 à 2011 a permis de quantifier la part de particules produites en Île-de-France de celles provenant des régions avoisinantes. Selon cette étude, à proximité d’un axe routier tel que le boulevard périphérique, les particules fines sont produites localement à près de 60 %, avec une contribution importante et stable du trafic routier (44 %). En revanche, en situation moyenne dans l’agglomération parisienne, les particules proviennent à près de 70 % d’autres régions françaises ou européennes. Parmi les 30 % de particules locales, la contribution du trafic et du chauffage au bois résidentiel est importante et similaire. Les niveaux de pollution sont plus importants durant les périodes les plus froides[31].
  • La carte d'Europe établie par PREV'AIR montre clairement une énorme zone polluée au centre de l'Europe. Lors du pic de pollution en France du mois de mars 2014, cette zone s'est déportée vers l'ouest sous l'effet de vents d'est, et a atteint la France, où elle s'est ajoutée aux sources locales de pollution pour provoquer le pic de pollution de mi-mars 2014. Les sources de cette pollution sont probablement la Ruhr allemande, avec son bassin houiller et ses mines de lignite à ciel ouvert et la Pologne avec ses anciennes centrales à charbon. Il y a également une contribution du trafic routier et des épandages agricoles de ces régions"[32].
  • Dans la section En Europe sont présentées deux études portant sur la pollution particulaire atmosphérique transfrontière à longue distance, l'une de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'autre de l'European Monitoring and Evaluation Programme (EMEP).

Enjeux climatiques[modifier | modifier le code]

  • La pollution acidoparticulaire interagit avec la pluviométrie (nucléation de gouttes d'eau aboutissant à la production d'une couverture nuageuse) et avec les écosystèmes (et donc indirectement avec les puits de carbone et l'évapotranspiration qui sont eux-mêmes des composants de la régulation du climat); Ceci est également valable loin des continents où en pleine mer les fumées émises par les navires produisent des aérosols fortement réfléchissant pour l'infrarouge[33]. De même pour les traînées d'avion.
  • certaines aérosols constitués de particules naturelles ou artificiellement introduites dans l'air massivement présentes dans l'air, bien que presque invisibles à l'œil, contribuent à renvoyer une partie de la lumière solaire vers l'espace[34].

Cas particulier : les tunnels et réseaux souterrains[modifier | modifier le code]

Des expériences faites avec des volontaires sains montrent une réponse biologique (augmentation du taux de fibrinogène et de cellules T régulatrices CD4/CD25/FOXP3 dans le sang) après seulement 2 h d'exposition à l'air d'un métro. Cette réponse est a priori lié à l'inhalation de particules[35] les taux de PM(10) et PM(2.5) sont comparables dans un tunnel routier et dans l'environnement du métro. Mais les taux de particules ultrafines de monoxyde et dioxyde d'azote sont significativement plus bas dans le métro[35]. Dans la même situation, la réponse inflammatoire pulmonaire a été plus marquée chez des asthmatiques légers[36].

Les gares souterraines[37], tunnels et réseaux souterrains sont des lieux sont souvent très fréquentés. Ils sont aussi fréquemment plutôt secs et difficiles à nettoyer, ce qui favorise une remise en suspension des particules fines lors du passage de personnes ou de véhicules ou par la ventilation forcée ou les courants d'air[38].

À la pollution de l’air extérieur[39] s'ajoute donc celle générée par l'animation de la masse d'air, et par les émissions des moteurs de véhicules, trains ou rames, ou par le freinage (quand il n'est pas magnétique), surtout dans les tunnels mal ou rarement nettoyés. Les travaux faits dans les tunnels peuvent aussi générer des poussières et particules plus gênantes qu'à l'extérieur, car plus "confinées"[38].

Des études métrologiques et toxicologiques de l’air de ces milieux ont été faites dans de grandes villes, dont New-York[40], Londres[41], Paris[42], Helsinki[43], Stockholm [36],[44], Lyon[45], Lille[46], Marseille[47] ou Rennes[48] : il n'y a pas, dans ces villes, d'évidence d'effets à court terme[44], mais ces analyses semblent globalement « indiquer que ces particules entraînent des effets au niveau cellulaire (modification de marqueurs de stress oxydant et d’inflammation[49], génotoxicité[50],[49] (plus que pour les particules inhalées dans la rue[51]), cytotoxicité), majorés par rapport à ceux induits par des particules issues d’autres sources (fond urbain, diesel) »[52],[53],[38].

En France, le Ministère des Affaires sociales et de la Santé a périodiquement saisi le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) afin d’obtenir des « valeurs de référence » et des avis : le Conseil a notamment recommandé aux exploitants d’améliorer la surveillance de la qualité de l’air, et en particulier la surveillance des particules fines[54],[55],[56],[57],[58].
Dans les tunnels de métros, trains ou tramway, des microparticules ou nanoparticules de fer pourraient être associées à une toxicité spécifique de l'air souterrain[38], mais les experts jugent que des études complémentaires, épidémiologiques et toxicologiques[59] sont nécessaires, notamment pour les personnels plus exposés que le public à ces particules; ceux-ci toutefois ne semblent pas épidémiologiquement plus affectés, au vu des données actuellement disponibles, qui restent cependant à se voir complétées (en France avec la RATP, qui a notamment en cours une étude interne sur le sujet, qui prévoyait d'être achevée en mars 2013) [38].

Par exemple, à Marseille, dans le métro, la teneur en PM10 dépasse localement de 5 fois le seuil d'alerte des autorités sanitaires[60].

En région parisienne, 16 lignes de métro sont essentiellement souterraines (215 km de voies en tunnel), et le RER compte 76 km de tunnels et 8 lignes de trains essentiellement aériennes. En 2010, plus de 2,6 milliards de voyages ont été enregistrés sur le réseau ferré, avec près de 4 % d’augmentation entre 2006 et 2010[61]. La RATP mesure en certains points la température, l’humidité relative, le renouvellement d’air (mesure par la teneur en dioxyde de carbone) et la qualité de l’air (oxydes d'azote, particules...), avec en 2012, 200 000 données brutes acquises dans l'année. En quelques points, et ponctuellement, les particules ultrafines, aldéhydes ou hydrocarbures aromatiques monocycliques ou polycycliques sont dosées (au niveau des quais, de couloirs de correspondance et dans quelques salles d'échange)[38].
Dans le métro parisien[62] (Châtelet, Franklin-Roosevelt et Auber[63]), le taux de particules fines dépasse les normes de qualité de l’air (jusqu’à 7,5 fois plus qu’en surface à la station RER Auber, par exemple[38]. À la suite d'une procédure syndicale lancée début 2013 par une procédure de droit d'alerte sur les conditions de travail, le Comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) demande actuellement des actions correctrices. Des badigeons de chaux ont été testés dans certains tunnels[38].

Selon Thibaut Vonthron, de l’« Association Respire »[64], les tunnels du métro de Marseille « n’ont pas été nettoyés une seule fois depuis l’ouverture du métro. Les poussières s’y accumulent donc depuis plus de 30 ans »[65]. En 2013, les syndicats concernés demandent l'ajout de filtres à « particules fines » performants sur les « trains aspirateurs », qui, la nuit, nettoient actuellement les voies. Ils demandent aussi la systématisation du freinage électrique (moins émissif et moins bruyant).

En France, le législateur a autorisé une exposition plus importante et différemment mesurée pour le personnel et pour le public.
Le grand public est considéré via son «  exposition finale » (calculée sur la base du temps moyen passé dans le métro, conformément à une circulaire de 2003 du Ministère de la santé), alors que le personnel est régi par le Code du travail et les articles spécifiques aux émissions de particules fines (articles R. 4222-10 à R. 4222-17).

Enjeux de santé publique[modifier | modifier le code]

Une étude de l'OMS du 25 mars 2014 indique que 7 millions de personnes sont décédées prématurément en 2012 dans le monde, décès attribuables aux effets de pollutions de l'air extérieur et domestique dont 5,9 millions en Asie-Pacifique (source LE MONDE du 25.03.2014).

Selon leurs tailles, ces particules fines pénètrent plus ou moins profondément dans le système respiratoire.

  • Des particules de type PM2,5, par exemple, arrivent jusqu'au niveau des alvéoles pulmonaires.
  • Les particules issues des processus de combustion sont identifiées comme étant particulièrement dangereuses.

Le Citepa, organisme qui assure la réalisation technique des inventaires de la pollution atmosphérique en France métropolitaine, signale qu'une attention particulière doit être portée aux émissions de particules : « Les particules solides servent de vecteurs à différentes substances toxiques voire cancérigènes ou mutagènes (métaux lourds, HAP,...) et restent de ce fait un sujet important de préoccupation »[66].

Selon l'INRS, «la concentration en poussières alvéolaires (susceptibles de pénétrer dans les voies pulmonaires jusqu'aux alvéoles, de s’y déposer et d’y rester durablement, en créant une surcharge pulmonaire néfaste pour l’organisme) ne doit pas dépasser 5 milligrammes par mètre cube (mg/m3) d'air». (5 milligrammes = 5 000 μg/m3). Mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’il vaut mieux ne pas dépasser le seuil 25 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les particules 2,5, et de 50 μg/m3 en moyenne sur 24 heures pour les PM10. Selon l’OMS, au moins 1,4 % des décès dans le monde seraient induites par les particules polluantes de l’air - qui figurent aussi, pour un grand nombre de gens, comme facteur de diminution de l’espérance de vie :

  • diminution de 8,2 mois dans l’Europe des quinze ;
  • diminution de 10,3 mois dans les dix nouveaux États de l’Union européenne (plus pollués).
  • les effets sont 3 fois plus élevés là où sont concentrés les transports et émissions de chauffage ou centrales thermiques mal filtrées (par rapport aux zones moins polluées)[67]
  • les PM de taille inférieure à 2,5 micromètres (PM2,5) sont les plus dangereuses[67].

En Europe[modifier | modifier le code]

  • Dans l’Europe des vingt-cinq, ce sont environ 348 000 morts prématurées par an qui sont attribuées à cette pollution, selon un rapport du programme Clean Air for Europe (CAFE), mené par la Commission européenne et publié en 2005[68].
  • Les particules en suspension ne sont pas seulement un problème local à proximité des sources d'émission, elles peuvent être transportées très loin par le vent[69]. Dans l’Europe des quinze, selon une étude de l'OMS traitant des risques sanitaires liés à la pollution particulaire atmosphérique transfrontière à longue distance[67], on note une diminution de la contribution du transport routier aux émissions de PM2,5, malgré une augmentation du trafic ; cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années, avec les nouvelles réglementations européennes. En revanche, toujours pour les émissions de PM2,5, on prévoit une augmentation de la contribution des procédés industriels et de la combustion domestique du bois (chauffage/cuisson)[70] ; cette dernière deviendrait, à l'horizon 2020, la principale source de PM2,5 (38 % des émissions), contre 28 % pour les procédés industriels, 23 %[71] pour les sources mobiles (dont 7 % pour les échappements des véhicules Diesel), 6 % pour l’agriculture, 3 % pour la production d'énergie, et 2 % pour la combustion industrielle (p. 29, 30).
Illustrations - Secteurs générant des PM2,5 - Du plus émetteur (1) au moins émetteur (6) à l'horizon 2020
1. Combustion domestique du bois 2. Procédés industriels
3. Sources mobiles 4. Agriculture
5. Production d'énergie 6. Combustion industrielle
  • Un rapport EMEP (European Monitoring and Evaluation Programme[72])[73] a montré qu'en 2005-2006, de nombreuses grandes villes européennes étaient très polluées par les particules, avec des teneurs moyennes en PM2,5 dépassant quotidiennement et annuellement - et de beaucoup - les seuils, valeur limites ou directives de l'OMS (qui sont plus strictes que les limites européennes).

Les valeurs limites OMS sont aussi dépassées dans des secteurs de taille très significative en aval de zones urbaines denses, à la suite du transport des petites particules par le vent.
Selon une étude récente[74], depuis la fin des années 1970 jusqu'au début des années 2000, les variations d'espérance de vie, mesurées dans 51 régions urbanisées des États-Unis, ont confirmé une corrélation entre la mortalité et l’évolution du taux de pollution de l’air par les particules fines ; une diminution de 10 μg/m3 de particules fines PM2,5 (< à 2,5 μm) dans l’air s’est traduit sur cette période par une augmentation l’espérance de vie de 5 à 9 mois (en tenant compte des évolutions socio-économiques, démographiques, ainsi que de l’exposition au tabac durant la même période).

Le pic de pollution de mars 2014 a donné lieu en France à des publications faisant état du caractère transfrontalier de la pollution aux particules fines, qui a été ressenti aussi bien dans des régions rurales qu'urbanisées[75].

En France métropolitaine[modifier | modifier le code]

Une expertise de l’Afsset (mars 2009)[76] sur la pollution de l’air ambiant par les particules et son impact sur la santé concluait, sur la base de méthodes de mesure plus fines, que :
- on a jusqu’ici sous-estimé les taux de particules inhalées avec l’air
- on ne peut trouver de seuil de pollution au-dessous duquel il n’y aurait pas d’impact sanitaire
- en France, l’exposition chronique à des taux faibles a plus d’impact sur la santé que l’exposition aux pics.

Selon le rapport Clean Air for Europe évoqué plus haut[68], l’exposition aux particules en suspension, toutes sources d’émissions confondues, serait chaque année en France à l’origine d’environ 42 000 morts prématurées. Ce nombre est repris dans différents documents, comme le Plan Particules[77] dans sa préface p. 4, ou une information préfectorale sur l'interdiction du brûlage à l'air libre des déchets verts[78], ou encore la réponse à une question posée en 2013 au Sénat relative à l'interdiction programmée des feux de cheminée à foyer ouvert en Île-de-France, voire l'interdiction totale de la combustion du bois à Paris[79]. Certains médias ont attribué de façon erronée le même nombre à l’exposition aux émissions des seuls véhicules Diesel.

Il existe deux sources principales de particules de combustion, les émissions issues du chauffage (combustion du bois, et dans une moindre mesure du charbon et du fioul[80]) et les émissions issues des moteurs Diesel des voitures.

La combustion de biomasse et les moteurs Diesel sont des émetteurs importants de particules très fines PM1,0 et fines PM2,5. La combustion de biomasse, et le transport routier notamment, génèrent des HAP et du benzène[81],[82] ; ces hydrocarbures aromatiques, véhiculés par les particules solides jusqu'au plus profond du système respiratoire, présentent des risques sanitaires importants[83].

Le chauffage au bois, principal émetteur de particules fines PM2,5 et de benzène, émetteur majoritaire de particules très fines PM1,0 et de HAP[82], et ce, malgré le rôle secondaire qu'il joue sur le marché de l'énergie, fait l'objet d'une attention toute particulière de la part du « Plan Particules (pages 9 à 11, ou vignettes 10 à 12)[77] ». Différentes études montrent que les suies et les hydrocarbures émis par les chauffages au bois sont au moins aussi toxiques que ceux provenant de la combustion des carburants ou combustibles fossiles[84]. Dans l'ensemble, les polluants émis par la combustion du bois, surtout dans le chauffage individuel, présentent des risques sanitaires avérés, plus importants qu'avec les autres combustibles[85]. Le développement de ce mode de chauffage, dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables, fait craindre une aggravation de la pollution par les particules[86].

Émissions en France métropolitaine de quelques polluants atmosphériques
en 2012 (source CITEPA / format SECTEN – avril 2014)[87]
(% en masse)
Participation à la
consommation d'énergie finale[88]
PM2,5 PM1,0 HAP[89]
Bois énergie 5,9 % 45,2 60,8 73,1
Transport routier 26 % 17,1 16,8 17,0
Gazole et GNR non disponible 16,0 20,5 17,4
Fioul domestique non disponible 1,65 2,28 0,56
Charbon 3,4 % 2,26 2,20 0,00
Gaz naturel et GNV 21 % 0,72 0,99 0,02

Le CITEPA précise que « Le principal secteur émetteur de benzène est le résidentiel/tertiaire avec plus de la moitié des émissions totales en France en 2012 (53,2 %) en particulier du fait de la combustion du bois, suivi du transport routier avec 14,9 % ».

Le transport routier peut être localement une source importante de particules primaires et il est à l’origine de la majorité des émissions d’oxydes d’azote qui sont des précurseurs de particules secondaires[90]. Les FAP existants ajoutés sur les voitures ne retiennent pas les particules les plus fines, qui sont également les plus nocives pour la santé.

En ville, où une population importante se trouve exposée, le transport routier et la combustion du bois ont un impact important sur la qualité de l’air.

  • Le transport routier peut représenter de 40 % à 70 % des émissions de particules à proximité trafic dans certaines agglomérations[27],[31].
  • La combustion du bois joue un rôle important sur la composition de la matière organique de l'aérosol atmosphérique et sur la pollution particulaire en milieu urbain[91].

Un rapport de AIRPARIF[86] présente les résultats d'une campagne de mesure réalisée entre septembre 2009 et septembre 2010. La source principale de PM2.5 en milieu urbain est issue du trafic routier (pour 44 %) suivi de l'industrie et de l'agriculture, puis du chauffage au bois (tableau page 9) ; le contributeur principal pour le trafic routier est à 90 % issu des véhicules diesel. Notons aussi que l'abrasion des pneus sur la route peut contribuer à la génération de particules fines. Pour les sites plus éloignés des centres urbains, la part de la contribution du trafic routier diminue au détriment de l'industrie, de l'agriculture et du chauffage au bois. Il apparaît que sur l'année, en zone urbaine, le chauffage au bois contribue à 7 % des PM2.5 ; sa contribution monte à 25 % sur l'ensemble de l'agglomération.

En moyenne, les particules fines proviennent à part égale du trafic routier ET du chauffage bois[92].

La dernière page du rapport fournit quelques données sur les émissions de particules fines générées par le chauffage résidentiel. Elles sont résumées dans le tableau suivant

Émissions de particules fines PM2,5 (% en masse) de combustibles utilisés dans le secteur chauffage résidentiel
Contribution à la consommation énergétique
dans ce secteur
PM2,5
Bois 5 % 84 %
Fioul 13 % 13 %
Gaz naturel 80 % < 3 %

Dans la même page, le rapport observe qu'il est nécessaire de prendre très sérieusement en compte la pollution particulaire générée par le chauffage au bois : « Le chauffage au bois étant préconisé dans la lutte contre le changement climatique, une prise en compte de cette source de particules semble primordiale pour que son développement ne vienne pas, à terme, compromettre les efforts de diminution de la pollution atmosphérique entrepris par ailleurs. ».
De par ses effets sanitaires et environnementaux, l’impact du chauffage au bois sur la qualité de l’air des franciliens est un des axes de surveillance renforcée pour Airparif[31].

Pour les médecins de l'Association Santé Environnement France, les particules fines que nous respirons au quotidien sont dangereuses, car elles progressent jusqu'au bout des voies respiratoires, atteignant les alvéoles et entraînant des maladies pulmonaires. Elles pénètrent ensuite dans la circulation sanguine, provoquant aussi des problèmes cardiovasculaires en bouchant les petits vaisseaux[93]. Au cours de leur voyage au centre de nos corps, elles peuvent déclencher bronchites chroniques, asthme, cancers du poumon, accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou encore infarctus du myocarde[94]. En moyenne, sur une année, on observe que les jours où les concentrations de particules fines sont élevées, les hospitalisations augmentent, de même que les taux d'infarctus ou d'AVC. Ainsi, une hausse de 10 microgrammes par m3 de la dose journalière entraîne en moyenne deux fois plus d'hospitalisations d'enfants et de personnes âgées[95]. L'an dernier, une étude menée dans 12 pays européens a démontré que la diminution des particules fines dans l'air de nos villes permettrait d'augmenter notre espérance de vie. À Marseille, si on respectait l'objectif de qualité de l'OMS (10 microgrammes/m3), l'espérance de vie pourrait augmenter de 8 mois[96].

Les particules en suspension classées cancérogènes pour l'homme[modifier | modifier le code]

La pollution de l'air extérieur est classée cancérogène certain (groupe 1) pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ; elle « provoque le cancer du poumon » et accroît le risque de cancer de la vessie. Les « matières particulaires » (particules en suspension, « particulate matter » - PM - en anglais), « une composante majeure de la pollution de l'air extérieur », ont été évaluées séparément et ont également été classées comme cancérogènes pour l’homme (groupe 1). Les principales sources de pollution sont les transports, la production stationnaire d'électricité, les émissions industrielles et agricoles, le chauffage résidentiel et la cuisine[97]. Le CIRC avait déjà établi le caractère cancérogène à l’intérieur des habitations de la combustion domestique (chauffage et cuisson des aliments) du charbon, notamment pour le cancer du poumon. Le caractère cancérogène à l'intérieur des habitations de la combustion domestique de biomasse (principalement le bois) a été établi pour le cancer du poumon seulement[98].

Contrôle et surveillance[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

En Europe :
Depuis janvier 2005, deux valeurs-limites sont applicables en Europe pour les PM10[99] :

  • une norme de 50 microgrammes par mètre cube (μg/m3), à ne pas dépasser sur 24 heures, et ne devant pas être dépassée plus de 35 jours par an ;
  • une concentration moyenne annuelle de 40 μg/m3 qu'on ne doit en aucun cas dépasser.
    Les échéances de la directive s’étalent de 2014 à 2020.
    Pour les particules, faute de consensus sur les seuils, elle n’avait pas retenu de seuils d’information ni d’alerte, alors qu’ils existent pour le dioxyde d’azote, du dioxyde de soufre ou l’ozone.
    Or, un ou plusieurs dépassement de cette norme ont concerné 83 millions de personnes dans 132 zones ; en Allemagne, Espagne, Estonie, Italie, Pologne, Slovénie, Suède, à Chypre, au Portugal et au Royaume-Uni.

Début 2009[100], six mois après une lettre d’avertissement envoyée en juin 2008, la Commission a donc entamé une poursuite contre dix États membres, dont la France pour non-respect de la norme européenne de qualité de l’air sur les particules PM10. L'Europe a accordé un délai supplémentaire pour respecter la norme sur les PM10, aux États capables de prouver qu'ils avaient fait un effort pour respecter les valeurs-limites dès 2005, mais que cet effort avait été contraint par des faits ne dépendant pas d'eux, et qu’un plan relatif à la qualité de l'air a été mis en œuvre dans toutes les zones concernées. En 2008, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la Pologne n'avaient fait aucune demande pour leurs dépassements locaux des valeurs-limites de PM10. En 2011, l'UE a assigné la France devant la CJUE (avec pénalités financières) pour les dépassements des normes européennes en matière de PM10 (notamment dans 16 zones ; Marseille, Toulon, Avignon, Paris, Valenciennes, Dunkerque, Lille, mais aussi tout le territoire du Nord Pas-de-Calais, Grenoble, Montbéliard/Belfort, Lyon, le reste de la région Rhône-Alpes, la zone côtière urbanisée des Alpes-Maritimes, Bordeaux, la Réunion et Strasbourg (qui est en 2011 le seul secteur pour lequel les conditions de prolongation du délai d'application de la législation européenne sont réunies).

En France :

  • Les dosages sont assurées en France par les associations agréées de la surveillance de la qualité de l'air (AASQA).
  • Des plans régionaux de la qualité de l'air (PRQA) se mettent en place ou sont renouvelés.
  • En réponse aux alertes de l'AFSSET et à la directive européenne, le gouvernement a annoncé un dispositif amélioré d’information du public, un objectif de réduction de 30 % de la pollution avant 2015 (notamment pour les émissions issues des véhicules et de la combustion du bois).
    Ce « plan particules » (qui en fait date de 2008), proposé par Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’écologie devra être « décliné par région, ou inclus dans le deuxième plan national santé-environnement (dès sa sortie prévue en avril 2009); Une nouvelle version a été publiée en 2010[77]. Les ministres ont posé deux priorités : résoudre les inégalités environnementales et cibler les mesures sur les populations sensibles.
  • Un plan spécifique sera mis en place pour surveiller la qualité de l’air dans les crèches et les écoles au dernier trimestre 2009.
  • En 2011, le pays est poursuivi en Justice par l'UE pour efforts insuffisants.
    Selon FNE, "les Zones d'actions prioritaires pour l'air (Zapa) ne pourront régler cette question, et cette pollution s'ajoute à d'autres dérives (ex : 24 dépassements des valeurs limites de dioxyde d'azote (NOx) dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants en 2010).
    L'Association santé environnement France (Asef, réunissant 2 500 médecins), rappelle que cette pollution - outre les "pénalités à verser à l'Union Européenne - aggrave les coûts d'assurance maladie à cause des allergies, asthmes, accidents-cardiovasculaires et cancers auxquels elle contribue (200 à 800 millions d'euros pour la Sécurité sociale en 2006 selon l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset)).

Pics de pollution aux particules[modifier | modifier le code]

Des conditions météorologiques anticycloniques, avec des températures très froides, favorisent une pollution due aux particules. En période hivernale, des masses d’air froid sont fréquemment bloquées près du sol (inversion de température). Les inversions de température à basse altitude constituent des « couvercles » qui souvent aggravent les effets de la pollution atmosphérique, particulièrement en cas de vent faible ou d'absence de vent. La dispersion atmosphérique est alors médiocre et l’accumulation des polluants est favorisée[101]. Les particules et les polluants à l’origine de la formation des particules sont émis principalement par les systèmes de chauffage et le trafic routier, les pratiques agricoles et l’industrie[102].

Suisse[modifier | modifier le code]

En cas de smog hivernal, la DTAP a adopté un Concept d’intervention contre les poussières fines en trois niveaux : niveau d'information, niveau d'intervention 1 et niveau d'intervention 2. À partir du niveau d'intervention 1, les autorités décrètent des mesures comme la vitesse de 80 km/h sur des autoroutes, l’interdiction de faire des feux à l'extérieur et l’interdiction d'utilisation de chauffages secondaires utilisant des combustibles solides excepté les installations équipées de filtres à particules pour la réduction des poussières fines ou avec le sceau de qualité de Énergie-bois Suisse[103].

« C’est surtout en hiver que l’on mesure régulièrement dans les agglomérations des concentrations nocives de poussières fines. Les sources sont multiples, et – surprise ! – la combustion du bois y contribue considérablement […] Les coupables principaux sont le trafic, les chauffages à bois et les feux ouverts ainsi que l’industrie […] Des effets à distance sous-estimés - Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les poussières fines ne sont pas un problème local juste à côté des sources. Le vent peut transporter une partie des substances précurseurs et les particules émises sur plusieurs centaines de kilomètres. ».
[Extraits du document « Attention: Poussières fines! », de l’Institut Paul Scherrer.][104].
« Selon une étude de l’Institut Paul Scherrer, la pollution atmosphérique causée par les petits poêles n’est pas à négliger non plus. À Roveredo (GR), les chauffages au bois locaux émettent en hiver jusqu’à six fois plus de poussières fines que les camions en transit sur la route du San Bernardino, très fréquentée. »
[Extrait du document « Chauffages - Du bois d'accord, mais jamais sans filtre », de l'Office fédéral de l'environnement.][105].

France[modifier | modifier le code]

Sources - Air Pays de la Loire[106] et le Ministère du développement durable[102],[107].

Lorsque les concentrations de particules sont importantes, on distingue deux niveaux de procédure : le niveau d'information et de recommandation lorsque les concentrations de particules PM10, en moyenne sur 24 heures, excèdent 50 microgrammes par mètre cube (50 μg/m3) et le seuil d'alerte là où les concentrations, toujours en moyenne sur 24 heures, dépassent 80 μg/m3, avec diffusion de consignes de protection sanitaire et de réduction des émissions de polluants.

Dans les régions concernées, il est demandé :

Au mois de mars 2012, des conditions météorologiques combinant un bon ensoleillement et des vents faibles ont favorisé la formation d'un épisode de pollution dans plusieurs régions françaises. À cette période de l'année, les particules et les polluants à l’origine de la formation de particules sont émis principalement par les systèmes de chauffage et le trafic routier, les épandages agricoles et parfois l’industrie. En plus des recommandations précédentes, il a été demandé de reporter certains épandages agricoles[108]. Les conditions météorologiques de mars 2012, avec des températures douces l'après-midi[109], sont comparables à celles qui ont favorisé l'épisode de pollution de mars 2014[110].

Selon l'observatoire atmosphérique SIRTA[111], durant l'épisode de pollution aux particules fines du 7 au 15 mars 2014 en Île-de-France, la majorité des particules fines mesurées sur la région parisienne étaient constituées de particules dites « secondaires », c'est-à-dire non émises directement, mais formées dans l'atmosphère, sous l'action de transformations photochimiques (ensoleillement), à partir de gaz précurseurs comme les oxydes d'azote (transport), l'ammoniac (activités agricoles) et les composés organiques volatils. Relativement éloigné du centre urbain, le SIRTA est peu affecté par des sources de pollutions très locales comme les axes routiers et constitue ainsi un point de référence pour la pollution à l'échelle de la région francilienne. Les différentes fractions de particules fines observées sont les suivantes :

Les particules fines observées en Île-de-France comprennent trois composantes : une composante directement due aux émissions liées à la proximité du trafic, une composante due aux émissions dans l'agglomération, et les « imports » de particules externes à l'agglomération (phénomènes de pollution à grande échelle).
[D’après le communiqué de presse disponible sur un site du CNRS[112]]

Enfin, en cas extrême, le gouvernement français peut prendre des arrêtés stipulant la circulation alternée. Ce dispositif prévu par la loi sur l'air de 1996 - à l'époque en cas de pics de pollution à l'ozone – a été appliqué le 1er octobre 1997 et le 17 mars 2014, entraînant à chaque fois de fortes controverses[113].


Illustrations - Pics de pollution aux particules dans les Alpes[114] - Alerte à la pollution par des particules en suspension en Haute-Normandie[115]. - Poêle à bois et pollution aux particules fines en Rhône-Alpes[116].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qualité de l’air ambiant (extérieur) et santé, sur le site de l'Organisation mondiale de la santé, consulté le 3 septembre 2014.
  2. a et b Les feux d'hiver sont responsables de la pollution carbonée (CNRS).
  3. En Suisse, « les chauffages au bois représentent 18 % des particules émises par la combustion, et la combustion en plein air 16 %. Les chauffages au bois et la combustion à l’air libre contribuent au total presque autant à l’émission de poussières fines que les moteurs diesel, qui sont responsables de 39 % des particules de combustion ». Phrases extraites du document [PDF] : Prise de position relative aux poussières fines des chauffages au bois (renommer l'archive display.php en display.pdf) des Offices Fédéraux suisses de l'Environnement (OFEV) et de l'Énergie (2006), page 2.
  4. a et b D’où viennent les particules ?, sur le site du Ministère de l'Écologie, consulté le 4 mars 2014.
  5. Les particules présentent des formes variées. Le diamètre aérodynamique (dp) est défini comme le diamètre qu’une particule sphérique d’une masse volumique ρ0 = 1 g/cm3 devrait avoir pour présenter une même vitesse de chute que la particule considérée.
  6. TSP : (en) « Total Suspended Particulate matter ».
  7. [PDF] Caractérisation de la pollution en particules... page 10 (ATMO Poitou-Charentes).
  8. a et b [PDF] Les poussières fines en Suisse - Rapport de la Commission fédérale de l’hygiène de l’air (CFHA), 2007, pages 22, 23, 27 et 28.
  9. La définition exacte prend en compte la notion de moyenne en statistique : particules dont la moitié ont un diamètre inférieur à 10 micromètres
  10. [PDF] Nanotechnologies - Nanomatériaux - Nanoparticules Particules ultrafines et nanoparticules, pp. 5 et 10, brochure de l'INERIS.
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  13. Poussières en suspension
  14. [PDF] Poussières fines, p. 2, document OFEV.
  15. Philippe Richert, vice-président du Sénat, président du Conseil général du Bas-Rhin
  16. communiqué de presse interministériel du mardi 12 février 2008
  17. Sources : la page D’où viennent les particules ? (Ministère de l'écologie) et le Plan Particules complet (notamment la page 9).
  18. a, b et c [PDF] CITEPA / CORALIE / format SECTEN – mise à jour février 2008, p. 81 (page 83 du fichier)
  19. a et b [PDF] CITEPA / CORALIE / format SECTEN – mise à jour février 2008, p. 198 (page 200 du fichier)
  20. a, b et c Poussières en suspension, sur le site du Citepa.
  21. CITEPA / Rapport SECTEN – mise à jour avril 2014, document au format [PDF], p. 81 (page 85 du fichier) - Niveaux sectoriels du format SECTEN, p. 14 (p. 10 du fichier).
  22. CITEPA / Rapport SECTEN – mise à jour avril 2014, document au format [PDF], p. 232, 233 (pages 228-229 du fichier)
  23. Voir également ici, la section En Europe
  24. [PDF] Bilan de la qualité de l’air - Hiver 2012/2013, p. 2, sur le site air-rhonealpes.fr.
  25. Sources de polluants atmosphériques: chauffages au bois, paragraphe 4, sur le site de l'Office fédéral de l'environnement.
  26. http://www.inrs.fr/accueil/produits/mediatheque/doc/publications.html?refINRS=ED%20695 Principes généraux de ventilation. Guide INRS n°0
  27. a et b Plan particules complet (2010) document PDF, pages 9-12 et 16 (vignettes 10-13 et 17)
  28. Rapport SECTEN ([PDF] en bas de page) sur le site du Citepa, sections PM2,5 et PM1,0.
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  70. (en) combustion of wood in domestic stoves, p. 29.
  71. Valeur corrigée sur le camembert de la page 30
  72. CLRTAP: European Monitoring and Evaluation Programme, sur le site de l'Office fédéral de l'environnement (Suisse).
  73. EMEP, 2006 ; « Transboundary particulate matter in Europe ». Status Report 4-2006. Co-operative Programme for Monitoring and Evaluation of the Long-Range Transmission of Air Pollutants in Europe, Genève (Geneva)
  74. (en) Fine-Particulate Air Pollution and Life Expectancy in the United States, Arden Pope & al. (Université de Brigham Young, Utah, USA), New England Journal of Medicine, volume 360, n°4, p. 376-386 (22 janvier 2009)
  75. Cécile Mimaut, Pollution aux particules : à qui la faute ?, France-Info, 14 mars 2014[1]
  76. Rapport sur la pollution de l’air par les particules fines et son impact sur la santé, Afsset 23 mars 2009, et communiqué du 23 mars 2009
  77. a, b et c [PDF] Plan Particules complet (dernière version 2010).
  78. Réglementation du brûlage à l'air libre des déchets végétaux, sur le site isere.gouv.fr, consulté le 22 février 2014.
  79. Interdiction des feux de cheminée, sur le site senat.fr, consulté le 3 février 2014.
  80. Informations sur la page Poussières en suspension et/ou le rapport SECTEN ([PDF] en bas de page) sur le site du Citepa, voir les sections PM10, PM2,5 et PM1,0.
  81. Concernant le transport routier, les véhicules Diesel sont les principaux émetteurs de HAP ; l'essence, quant à elle, est plus émettrice de benzène que le gazole ; voir la référence suivante.
  82. a et b Rapport SECTEN ([PDF] en bas de page) sur le site du Citepa ; outre les sections sur les PM, voir également les sections « Analyse selon les différentes énergies », « Spéciation des COVNM (dont benzène) » et « Spéciation des HAP ».
  83. [PDF] Épuration des polluants issus de la combustion domestique du bois document du CSTB - page 216.
  84. [PDF] Conclusions du colloque sur les poussières fines, 2012, p. 2, sur le site bafu.admin.ch.
  85. [PDF] Combustion du bois et qualité de l'air, p. 22, sur le site air-rhonealpes.org.
  86. a et b [PDF] Origine des particules respirées en Ile de France 14 septembre 2011.
  87. [PDF] Rapport SECTEN ; voir la section « Analyse selon les différentes énergies » pour les calculs sur les combustibles ; dans cette section, le charbon est représenté par les « CMS sauf lignite » ; voir également la sous-section « Spéciation des COVNM (dont benzène) » ; données disponibles sur le site du CITEPA - Avril 2014.
  88. Voir également le premier tableau dans la section France métropolitaine de l'article Bois énergie.
  89. Somme des HAP tels que définis par la CEE-NU : benzo(a)pyrène, benzo(b)fluoranthène, benzo(k)fluoranthène et indéno(1,2,3-cd)pyrène.
  90. Les particules dans l'air, nature (p. 1), origine (p. 2), sur le site du Ministère de l'Écologie, consulté le 4 avril 2014.
  91. Impact de la combustion du bois sur la qualité de l'air ambiant de quatre villes de France (INIST - CNRS).
  92. Origine des particules, sur le site de Airparif, consulté le 22 mars 2014.
  93. http://www.asef-asso.fr/vu-ce-mois-ci/1191-le-dr-halimi-sur-tf1-sur-limpact-des-microparticules-sur-la-sante
  94. http://www.asef-asso.fr/vu-ce-mois-ci/1186-lasef-dans-le-parisien-au-sujet-de-la-pollution-de-lair-exterieur
  95. http://www.asef-asso.fr/ma-ville/nos-syntheses/1257-a-la-recherche-de-l-air-pur-la-synthese-de-l-asef
  96. Communiqué de presse : "Aphekom apporte un nouvel éclairage sur les effets sanitaires et économiques de la pollution urbaine en Europe"
  97. [PDF] La pollution atmosphérique une des premières causes environnementales de décès par cancer, selon le CIRC - Communiqué de presse no 221 du 17 octobre 2013, sur iarc.fr, consulté le 2 septembre 2014.
  98. [PDF] (en) Household Use of Solid Fuels and High-temperature Frying, « heating and cooking », p. 39, Household combustion of coal causes cancer of the lung, Household combustion of biomass fuel (primarily wood) causes cancer of the lung, p. 307 ; contextes p. 301, 302, sur le site monographs.iarc.fr du Centre international de recherche sur le cancer, consulté le 16 octobre 2013.
  99. Nouvelle directive sur la qualité de l’air, entrée en vigueur le 11 juin 2008
  100. Communiqué de la Commission européenne du jeudi 29 janvier 2009
  101. Inversion de température, sur le site de Météo-France.
  102. a et b [PDF] Communiqué de presse du 10 février 2012 et le Communiqué de presse du 28 février 2013, sur le site du Ministère du développement durable, France.
  103. Concept intercantonal d’intervention PM10
  104. [PDF] Le point sur l’énergie (N°19 / Juillet 2008).
  105. [PDF] Chauffages - Du bois d'accord, mais jamais sans filtre, doc. OFEV.
  106. Pics de pollution par les particules fines : les dispositifs d’information changent, sur le site airpl.org.
  107. Communiqué du 16 décembre 2013, sur le site du Ministère du développement durable, France.
  108. Qualité de l’air : les conditions météo favorisent une pollution due aux particules, sur le site du ministère de l'écologie.
  109. Bilan climatique de Mars 2012, sur le site actualite.lachainemeteo.com, consulté le 21 mars 2014.
  110. Pollution aux particules : plusieurs régions françaises touchées, sur le site du Ministère de l'écologie, consulté le 21 mars 2014.
  111. Site Instrumental sur la Télédétection Atmosphérique.
  112. La pollution aux particules fines en Île-de-France caractérisée en temps réel, sur le site www2.cnrs.fr, consulté le 28 mars 2014.
  113. Bastien Bonnefous et Laetitia Van Eeckhout, Circulation alternée : les dessous d'un arbitrage politique, article du Monde daté du 17 mars 2014 [2]
  114. La bonne qualité de l'air en montagne ne va pas forcément de soi, sur le site actu-environnement.com. Émissions du chauffage au bois et du trafic routier (texte) + émissions industrielles (vidéo).
    10ème journée consécutive d'alerte à la pollution de l'air dans les Alpes, sur le site alpes.france3.fr. Émissions du chauffage au bois, des transports et de l'industrie.
    Une opération pilote pour réduire les émissions de particules fines dans la Vallée de l'Arve, sur le site actu-environnement.com. Principaux concernés : le chauffage au bois bûches et le brûlage à l'air libre des déchets verts.
  115. L'alerte à la pollution persiste en Haute-Normandie ce mercredi 27 mars, sur le site haute-normandie.france3.fr. Contributions de l'automobile, du chauffage, de l'industrie et de l'agriculture ; influence de la pollution des régions voisines apportée par les vents (vidéo).
  116. [vidéo] Reportage au journal de 20 h du 02/01/2008 (chaîne TF1).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]