Parti social-démocrate d'Autriche

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Sozialdemokratische Partei Österreichs
Image illustrative de l'article Parti social-démocrate d'Autriche
Logo officiel
Présentation
Président Werner Faymann
Fondation 1er janvier 1889 (Parti ouvrier social-démocrate)
1945 (Parti socialiste d'Autriche)
1991 (Parti social-démocrate d'Autriche)
Siège Löwelstraße 18
A-1014 Vienne
Responsable fédéral Doris Bures
Conseil national Josef Cap
Conseil fédéral Albrecht Konečny
Parlement Européen Maria Berger (Délégation SPÖ au Parlement européen)
Idéologie Social-démocratie, Socialisme démocratique, Gauche, Social-libéralisme
Affiliation internationale Internationale socialiste
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Adhérents 300 000
Couleurs Rouge
Site web www.spoe.at/
Représentation
Membre du conseil national
56 / 183
Membre du conseil fédéral
24 / 62
Députés européens
5 / 19
Le siège du parti à Vienne

Le Sozialdemokratische Partei Österreichs (SPÖ) (Parti social-démocrate d'Autriche) est le grand parti de centre-gauche de l'Autriche. Il a été fondé en 1889 sous le nom de Sozialdemokratische Arbeiterpartei (SDAP), soit Parti ouvrier social-démocrate.

En 1934, dans le cadre de la guerre civile autrichienne, il change de nom et devient le Sozialistische Partei Österreichs (SPÖ), ou Parti socialiste d'Autriche. C'est en 1991, sous la présidence du Chancelier Franz Vranitzky, que le parti adopte son nom actuel.

Sous la Deuxième République[modifier | modifier le code]

Le SPÖ a participé au gouvernement fédéral de 1945 à 1966, sous la direction des chanceliers conservateurs (ÖVP) Leopold Figl, Julius Raab, Alfons Gorbach et Josef Klaus. Lors des législatives de 1966, l'ÖVP remporte la majorité absolue au Nationalrat (Conseil national), rejetant les socialistes dans l'opposition. Mais aux scrutin suivant, en 1970, le SPÖ obtient 48,4 % des voix et gouverne seul, sous la direction de Bruno Kreisky, jusqu'en 1983.

Cette même année, le parti arrive en tête des législatives mais perd sa majorité absolue. Fred Sinowatz remplace alors Kreisky et forme une alliance avec le Parti libéral d'Autriche (FPÖ). En 1986, malgré son passé controversé dans la Wehrmacht et les attaques répétées de Sinowatz, le conservateur Kurt Waldheim est élu Président fédéral. Le chancelier démissionne et se voit remplacé par Franz Vranitzky, qui doit mettre fin à l'alliance avec les libéraux et convoquer des législatives anticipées à la suite de l'élection de l'ultra-nationaliste Jörg Haider à la tête du FPÖ. À l'issue de ce scrutin, Vranitzky reforme la grande coalition avec l'ÖVP. Celle-ci est maintenue après la démission de Vranitzky en 1997 et son remplacement de Viktor Klima.

En 1999, le SPÖ arrive, une nouvelle fois, en tête des élections législatives, mais l'ÖVP, dirigé par le vice-chancelier Wolfgang Schüssel et arrivé troisième, s'allie avec le FPÖ ultra-nationaliste d'Haider, qui a décroché la deuxième place. Le chancelier Klima est remplacé, l'année suivante, par Alfred Gusenbauer à la présidence du parti. Lors des législatives anticipées de 2002, le SPÖ, progressant de trois points et quatre sièges, se classe deuxième derrière l'ÖVP, qui reconduit cependant sa coalition avec les nationalistes, désormais très affaibli.

En 2004 et pour la première fois depuis 1965, le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle, Heinz Fischer, remporte l'élection présidentielle en battant Benita Ferrero-Waldner, candidate de l'ÖVP, par 52,4 % des voix.

Aux élections législatives de 2006, le SPÖ recueille 35,3 % des voix et redevient le premier parti d'Autriche. La reconduction de l'alliance entre l'ÖVP et le BZÖ (scission du FPÖ menée par Haider en 2005) étant mathématiquement impossible, les sociaux-démocrates et les conservateurs forment, après 99 jours de négociation, une nouvelle grande coalition, sous la direction d'Alfred Gusenbauer.

L'alliance SPÖ-ÖVP (qui dispose de 134 sièges sur 183 au Conseil national) éclate finalement le , à la suite des dissensions sur la politique européenne (« C'est fini » déclare ainsi le vice-chancelier et Ministre des Finances, Wilhelm Molterer, président de l'ÖVP). Des élections anticipées sont alors convoquées le .

Le 8 août précédent, le populaire ministre des Transports, de l'Innovation et de la Technologie, Werner Faymann, est élu Président du SPÖ et tête de liste des sociaux-démocrates pour le scrutin à venir. Le 28 septembre, le parti arrive en tête mais subit de lourdes pertes (29,26 % et 57 députés). Le 9 octobre suivant, Faymann est désigné comme candidat à la chancellerie par le Président Heinz Fischer et chargé de former un nouveau gouvernement.

Actuellement, il est au pouvoir dans quatre des neuf Länder autrichiens (en coalition avec le Parti populaire autrichien dans trois d'entre eux) et participe au pouvoir dans trois autres. Il gouverne la capitale fédérale, Vienne, depuis 1945.

Données historiques[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, tous ses présidents sont devenus chanceliers, à l'exception de Adolf Schärf (1945-1957) et Bruno Pittermann (1957-1966), qui occupèrent le poste de vice-chancelier de 1945 à 1966. Le mandat le plus long (17 ans), fut celui de Bruno Kreisky (1966-1983) et le plus court (3 ans) celui de Viktor Klima (1997-2000).

Le SPÖ a participé à vingt-trois gouvernements fédéraux sur vingt-six, et en a dirigé douze. Il a occupé la chancellerie pendant trente ans consécutifs (1970-2000), un record inégalé en Autriche. Par ailleurs et hormis Alfred Gusenbauer, tous les chanceliers sociaux-démocrates ont participé aux gouvernements de leurs prédécesseurs :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]