Parti radical de gauche

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Parti radical de gauche
Image illustrative de l'article Parti radical de gauche
Logo officiel
Présentation
Président Jean-Michel Baylet
Fondation 1972 (MGRS)
1973 (MRG)
1994 (Radical)
1996 (PRS)
1998 (PRG)
Siège 13, rue Duroc
75007 Paris
Adhérents 10 000 (2013)[1]
Positionnement Centre gauche
Idéologie Radicalisme
Social-libéralisme
Solidarisme
Républicanisme
Fédéralisme européen
Couleurs bleu, jaune
Site web www.planeteradicale.org/
Présidents de groupe
Sénat Jacques Mézard
(RDSE)
Assemblée Roger-Gérard Schwartzenberg (RRDP)
Parlement européen -
Représentation
Députés
11 / 577
Sénateurs
6 / 348
Députés européens
1 / 74
Présidence de Conseils généraux
4 / 101
Présidence de Conseils régionaux
0 / 27

Le Parti radical de gauche (PRG) est un parti politique français de centre-gauche, social-libéral, républicain et laïc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mouvement de la gauche radicale-socialiste (MGRS)[modifier | modifier le code]

Le PRG est né en 1972 d'une scission du Parti radical, car ses animateurs (Maurice Faure, René Billières, Robert Fabre et Jacques Maroselli) souhaitaient adhérer au Programme commun de la gauche et soutenir la candidature unique de François Mitterrand pour l'élection présidentielle de 1974.

Le mouvement se nomme alors Mouvement de la gauche radicale-socialiste (MGRS).

Mouvement des radicaux de gauche (MRG)[modifier | modifier le code]

Dès 1973, son nom change et devient Mouvement des radicaux de gauche (MRG).

Les tentatives de Robert Fabre qui voulait accueillir au sein du MRG un certain nombre de gaullistes de gauche, comme Léo Hamon ou Jean Charbonnel, lui valent de solides inimitiés de la part des radicaux de gauche les plus proches du PS. Il est nommé, en 1978, Médiateur de la République par Valéry Giscard d'Estaing. Son départ est suivi de l'exclusion de plusieurs de ses proches.

La candidature de Michel Crépeau à l'élection présidentielle de 1981 est décevante. Il obtient 2,09 % des voix[2]. Le MRG participe au gouvernement et obtient 14 élus aux élections législatives.

Une scission survient en 1982 et voit la création du PDF[3].

Aux élections européennes de 1984, Le MRG présente une liste commune avec des écologistes (dont Brice Lalonde) et l'UCR d'Olivier Stirn. La liste ERE obtient 3,32 % des voix mais aucun élu.

Aux élections législatives de 1986, une tentative de présenter des listes autonomes en alliance avec le MGP (Mouvement gaulliste populaire) achève de convaincre le MRG que l'alliance avec le PS demeure la seule solution raisonnable pour sa survie. Seuls 7 députés sont élus. Dès lors François Doubin puis Émile Zuccarelli s'emploieront, à la tête du MRG, à reconstruire tout à la fois une identité politique aux radicaux de gauche et une alliance équilibrée avec le Parti socialiste.

Lors de l'élection présidentielle de 1988, le MRG soutient dès le premier tour la candidature de François Mitterrand. Il obtient 9 élus aux élections législatives et participe, à nouveau, au gouvernement.

Au élections européennes de 1989, il participe à la liste conduite par le PS.

En 1993, le MRG ne compte plus que six députés dont une nouvelle recrue : Bernard Tapie[4] qui adhère le 2 février 1993[5]. Le MRG des Bouches-du-Rhône et "Énergie Sud", créé aux élections régionales de mars 1992 par Bernard Tapie, fusionnent.

Radical[modifier | modifier le code]

La liste « Énergie Radicale » conduite par Bernard Tapie aux élections européennes de juin 1994 obtient 12,03 % des voix soit 13 élus dont Noël Mamère.

Le 5 novembre 1994, le parti abrège son nom pour s'appeler tout simplement Radical.

Parti radical-socialiste (PRS)[modifier | modifier le code]

Mais, ce score reste sans lendemain puisqu'en en 1995, face aux sondages, Jean-François Hory renonce à sa candidature à l’élection présidentielle[6] puis à la présidence du parti. Le parti soutient, dès le premier tour, la candidature de Lionel Jospin et est renommé Parti radical-socialiste (PRS).

En 1997, le PRS obtient 14 élus ou apparentés et participe au gouvernement. Jusqu'en 2002[7], ces députés siègent à l'Assemblée nationale aux côtés des Verts et des chevènementistes au sein du groupe RCV (Radical, citoyen et vert).

Parti radical de gauche (PRG)[modifier | modifier le code]

Le parti est renommé Parti Radical de Gauche en 1998[8].

Durant l'élection présidentielle de 2002, le PRG choisit d'être représenté par une personnalité non membre, Christiane Taubira, députée de Guyane. Cette décision crée au sein du PRG de fortes tensions, plusieurs de ses élus et dirigeants et au premier plan d'entre eux Émile Zuccarelli choisissant de soutenir la candidature du républicain Jean-Pierre Chevènement. À la suite de cette désignation, Christiane Taubira, peu connue jusque là en France métropolitaine, n'obtient que 2,32 %. Elle intègre provisoirement le PRG en qualité de vice-présidente avant de renoncer à cette fonction en 2005 et d'appeler avec Émile Zuccarelli et une majorité de députés PRG à voter « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le projet de Traité constitutionnel européen. Aujourd'hui le PRG apparaît divisé entre un courant « social-libéral » autour de Jean-Michel Baylet et un courant républicain de gauche conduit par Émile Zuccarelli auréolé par ses victoires consécutives au référendum insulaire puis au référendum sur le TCE.

Pour l'élection présidentielle de 2007, les militants réunis en congrès extraordinaire ont validé à une forte majorité la stratégie d'union avec le Parti socialiste dès le premier tour de l'élection présidentielle. Il en résulte un accord global entre le PS et le PRG pour les législatives : 36 circonscriptions électorales lui sont réservées. La majorité élue étant de droite, le PRG obtient 9 députés dont cinq femmes. Plusieurs sortants sont battus : Émile Zuccarelli, Roger-Gérard Schwartzenberg, François Huwart… Faute d'avoir obtenu la réduction à 15 députés du seuil de constitution d'un groupe parlementaire, les députés radicaux de gauche décident de constituer le groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) avec les députés du Parti socialiste et du Mouvement républicain et citoyen. Le groupe SRC est présidé par Jean-Marc Ayrault.

En 2008, six députés radicaux de gauche[9] et des sénateurs du RDSE se prononcent en faveur de la révision de la constitution et permettent à celle-ci d'être adoptée.

En 2011, Jean-Michel Baylet se présente à la primaire citoyenne organisée par le Parti socialiste afin de faire candidature commune aux présidentielles.

En décembre 2011, les statuts d'un « Pôle radical et écologiste » sont signés entre le PRG et Génération écologie[10],[11].

À la suite des élections présidentielles et législatives de 2012, à l'entrée de plusieurs ministres PRG au gouvernement (Anne-Marie Escoffier, Sylvia Pinel, Christiane Taubira), le PRG forme, à l'Assemblée nationale, avec un député MUP (Jean-Noël Carpentier), un dissident PS (Olivier Falorni), un élu MoDem (Thierry Robert) et un élu GUSR (Ary Chalus), le groupe parlementaire Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP).

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Le PRG participe depuis le 2 avril 2014 aux gouvernements Manuel Valls (1) et (2) avec :

et depuis le 9 avril 2014 avec :

Anciennes fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Roger-Gérard Schwartzenberg
Sylvia Pinel

Le PRG a connu treize personnalités qui furent Ministre, Ministre délégué ou Secrétaire d'État:

  • François Doubin
    • Ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce extérieur et de l’Aménagement du territoire, chargé du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme dans le Gouvernement Michel Rocard (1)
    • Ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, chargé du Commerce et de l'Artisanat dans le Gouvernement Michel Rocard (2)
    • Ministre délégué auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie et des Finances, chargé de l'Artisanat, du Commerce et de la Consommation dans le Gouvernement Édith Cresson

Présidence[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Baylet.

Le président du PRG est Jean-Michel Baylet. Réélu lors du congrès des 17 et 18 mai 2008, puis du congrès des 28 et 29 septembre 2012 son mandat court jusqu'en 2015[12].

Force électorale[modifier | modifier le code]

Comme le montre le tableau ci-dessous, au 18 juin 2012, le PRG est souvent la troisième force de gauche, même si classable au centre-gauche ou au centre. Il est resté particulièrement influent en Midi-Pyrénées ou en Corse.

Allié du Parti socialiste, il possède, avec lui, une association de financement publique commune. En 2011, il présente même un candidat à la primaire citoyenne organisée afin de faire candidature commune aux présidentielles. Aussi, les deux partis évitent généralement d'être concurrents lors des législatives et présentent des liste communes lors des différentes élections territoriales.

Cela est, cependant, parfois différent notamment lors des sénatoriales. Au Sénat, le PRG est majoritaire au sein du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), dont faisaient également partis les élus du Parti radical « valoisien », ancienne composante de l'UMP restée alliée à ce parti. Aussi, les 15 et 16 mai 2007, une rencontre est envisagée, en vain, entre le Parti radical valoisien et le PRG dans l'éventualité de la création d'une « grande force centrale » pour l'élection présidentielle. Depuis les sénatoriales de 2008, les radicaux valoisiens ne siègent plus dans ce groupe.

Fonction Élus Remarques
Conseillers municipaux et Maires environ 9500
Conseillers généraux 117/4065 3e force de gauche
Conseillers régionaux 56/1764
Députés 11/577 3e force de gauche
Sénateurs 6/343 4e force de gauche
Ministres et Secrétaires d'État 4/30
Députés européens 1/751

Députée européenne[modifier | modifier le code]

Avec les listes d'union de la gauche conclues entre le PRG et le PS, Virginie Rozière, tête de liste dans la Circonscription Sud-Ouest est élue députée européenne lors des Élections européennes de 2014 en France.

Députés[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives de juin 2012, le PRG forme, à l'Assemblée nationale, avec un député MUP (Jean-Noël Carpentier), un dissident PS (Olivier Falorni), un élu MoDem (Thierry Robert) et un élu GUSR (Ary Chalus) le groupe parlementaire Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP).

Députés PRG ou apparentés (*) élus aux législatives de 2012
Identité Circonscription Groupe Parlementaire
Chantal Berthelot* 2e circonscription de Guyane Groupe SRC
Gérard Charasse 3e circonscription de l'Allier Groupe RRDP
Stéphane Claireaux (suppléant de la secrétaire d'État Annick Girardin) 1re circonscription de Saint-Pierre-et-Miquelon Groupe RRDP
Jeanine Dubié 2e circonscription des Hautes-Pyrénées Groupe RRDP
Paul Giacobbi 2e circonscription de la Haute-Corse Groupe RRDP
Joël Giraud 2e circonscription des Hautes-Alpes Groupe RRDP
Gilda Hobert (suppléante du secrétaire d'État Thierry Braillard) 1re circonscription du Rhône Groupe RRDP
Jacques Krabal 5e circonscription de l'Aisne Groupe RRDP
Dominique Orliac 1re circonscription du Lot Groupe RRDP
Jacques Moignard (suppléant PS de la ministre Sylvia Pinel) 2e circonscription du Tarn-et-Garonne Groupe RRDP
Stéphane Saint-André 9e circonscription du Pas-de-Calais Groupe RRDP
Roger-Gérard Schwartzenberg 3e circonscription du Val-de-Marne Groupe RRDP
Alain Tourret 6e circonscription du Calvados Groupe RRDP

Sénateurs[modifier | modifier le code]

Anciens sénateurs[modifier | modifier le code]

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Région Élus Groupe Sièges
Aquitaine Régine Marchand, Jean-Louis Matéos Socialiste/PRG et apparentés
2 / 85
Auvergne Marie-Claude Léguillon Socialiste et Républicain
1 / 47
Basse-Normandie Annie Anne, Muriel Jozeau-Marigné, Josiane Tomasetto Radical de Gauche
3 / 47
Bourgogne Dominique Lapôtre, Jacques Rebillard PS - PRG - DVG
2 / 57
Centre Mélanie Fortier, Bernard Fournier, Patrick Riehl Socialistes et radicaux de gauche
3 / 77
Corse Marie-France Bartoli, Laetitia Casalta, Pascaline Castellani, Yannick Castelli, Marie-Paule Houdemer,
Annonciade Niellini, Josette Risterucci
Démocrates, Socialistes et Radicaux
7 / 51
Guadeloupe Thérèse Marianne-Pépin Tous pour la Guadeloupe
1 / 41
Haute-Normandie Valérie Gibert-Thieulent, Daniel Lesueur, Franck Martin Parti Radical de Gauche
3 / 55
Île-de-France Eddie Aït, Muriel Guenoux, Josette Mollet-Lidy PRG-MUP
3 / 209
Languedoc-Roussillon Florence Brutus, Didier Codorniou, Frédéric Lopez, Jocelyne Pezet-Romieux Radicaux de Gauche
4 / 67
Midi-Pyrénées Christophe Delahaye, Claude Gaits, Michèle Garrigues, Andréa Goumont, Philippe Guérin,
Malika Kourdoughli, Bernard Lapeyrade, Geneviève Lasfargues, Sylvia Pinel, Bernard Raynaud,
Dominique Salomon
Radicaux de Gauche
11 / 91
Nord-Pas-de-Calais Pierre Georget, Éric Rommel Socialiste, Citoyen et Radical
2 / 113
Pays-de-la-Loire Marylène Mazzorana, Dominique Prouteau Socialiste, Radical et Républicain
2 / 93
Picardie Josiane Baeckelandt, Fabrice Dalongeville, Sylvie Hubert Parti Radical de Gauche
3 / 57
Poitou-Charentes Benoît Biteau, Nathalie Garnier, Christophe Rambliere Une énergie d'avance
3 / 55
Provence-Alpes-Côte d'Azur Jean-Louis Clément, Joël Giraud Socialiste, Radical et Républicain
2 / 123
Rhône-Alpes Sarah Boukaala, André Friedenberg, Catherine Pidoux, Gérard Perrissin-Fabert Parti Radical de Gauche et Apparentés
4 / 156
Total
56 / 1 879

Conseillers généraux[modifier | modifier le code]

Le Parti radical de gauche dispose de 117 conseillers généraux au sein de 44 conseils généraux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]