Parti libéral du Canada

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Parti liberal du Canada)
Aller à : navigation, rechercher
Parti libéral du Canada
Liberal Party of Canada
Image illustrative de l'article Parti libéral du Canada
Logo officiel
Présentation
Chef Justin Trudeau
Fondation 1867
Siège Suite 600
81, rue Metcalfe
Ottawa (Ontario)
Présidente Anna Gainey
Idéologie Libéralisme canadien
Centrisme
Affiliation internationale Internationale libérale
Couleurs Rouge
Site web liberal.ca
Représentation
Chambre des communes
36 / 308
Sénat
30 / 105

Le Parti libéral du Canada (anglais : Liberal Party of Canada) est un parti politique canadien.

Héritier du Parti rouge et des Clear Grits, le Parti libéral se revendique comme centriste : il est plus à gauche que le Parti conservateur et plus à droite que le NPD.

Le Parti libéral a longtemps été le parti dominant de la scène fédérale canadienne, gouvernant le pays pendant près de 69 années au cours du XXe siècle. Tous les chefs du parti depuis sa création sont devenus premier ministre, à l'exception d'Edward Blake, Stéphane Dion et Michael Ignatieff. Mais les libéraux sont en recul depuis une dizaine d'années et sont depuis 2011 seulement le troisième parti à la Chambre des communes.

Justin Trudeau, fils du premier ministre Pierre Trudeau, est le chef du Parti libéral depuis 2013.

Idéologies et politiques[modifier | modifier le code]

Dans sa constitution, le Parti libéral déclare adhérer à « la liberté individuelle, la responsabilité et la dignité de la personne humaine dans le cadre d’une société juste, et la liberté politique »[1].

Le Parti libéral doit une partie de son succès au cours du XXe siècle à une certaine souplesse idéologique[2].

Ainsi, le Parti libéral est à l'origine — notamment sous William Lyon Mackenzie King et Lester B. Pearson — de l'essentiel des politiques de Sécurité sociale mais a aussi pratiqué de larges coupes dans le budgets sociaux sous Jean Chrétien afin de réduire le déficit[2].

À l'origine, le Parti libéral est favorable au libre-échange et le Parti conservateur opposé. Les choses s'inversent dans les années 1980, quand le Parti progressiste-conservateur soutient l'Accord de libre-échange nord-américain alors que les libéraux s'y opposent.

À partir des années 1960 et 1970, les libéraux, notamment sous la conduite de Pierre Trudeau, se font les champions du bilinguisme, du multiculturalisme et de la cause du fédéralisme au Québec.

Organisation[modifier | modifier le code]

Membres et partisans[modifier | modifier le code]

Depuis le congrès biennal de 2012, le Parti libéral compte deux types d'adhésion :

  • les membres qui payent une cotisation, qui peuvent voter aux scrutins internes et être élus ;
  • les partisans dont l'inscription est gratuite mais qui peuvent seulement voter lors d'une course à la chefferie[1],[3].

Les membres et partisans sont regroupés en association de circonscription.

Organes nationaux[modifier | modifier le code]

Le chef du Parti libéral est élu par les membres et partisans du parti en cas de vacance, selon un scrutin préférentiel. Les votes sont pondérés de sorte que chaque circonscription ait le même poids[1].

Le parti est administré par un conseil national d'administration. Les membres peuvent se regrouper en plusieurs commissions : jeunes, Autochtones, femmes, aînés[1].

Partis provinciaux[modifier | modifier le code]

La plupart des provinces compte un parti libéral local, affilié au Parti libéral du Canada. Toutefois, les partis libéraux du Québec et de la Colombie-Britannique sont totalement indépendants du Parti libéral fédéral et leurs dirigeants sont souvent associés à d'autres partis fédéraux (comme Jean Charest ou Thomas Mulcair). Les partis libéraux de l'Ontario et de l'Alberta sont également autonomes du Parti libéral du Canada mais en sont idéologiquement très proches.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et Confédération[modifier | modifier le code]

Les libéraux sont issus des réformistes du XIXe siècle qui exigeaient du Royaume-Uni la mise en place d'un gouvernement responsable en Amérique du Nord britannique. On trouve parmi eux les Clear Grits que forment, dans le Haut-Canada, George Brown, Robert Baldwin et William Lyon Mackenzie, ainsi que Joseph Howe en Nouvelle-Écosse et le Parti rouge dans le Bas-Canada.

À l'époque de la Confédération des anciennes colonies britanniques pour former le Canada, les libéraux radicaux étaient marginalisés par la coalition conservatrice de John A. Macdonald. Dans les trente années qui ont suivi la Confédération, le Parti libéral est le plus souvent relégué dans l'opposition. En 1873, Alexander Mackenzie est toutefois capable de défaire le gouvernement MacDonald grâce au scandale du Pacifique et il remporte ensuite l'élection de 1874. Le gouvernement qu'il dirige introduit de nombreuses réformes, notamment le vote à bulletin secret et la mise en place de la Cour suprême du Canada. Il est toutefois défait par Macdonald lors de l'élection suivante en 1878.

1887-1919 : Wilfrid Laurier[modifier | modifier le code]

À ses débuts, le parti libéral est favorable au libre-échange avec les États-Unis et était favorable à l'isolationnisme nord-américain. Il s'est également identifié aux aspirations du Québec, alors que grandissait l'impopularité des francophones envers le Parti conservateur au pouvoir. Ce dernier s'aliène l'appui francophone principalement à la suite de trois évènements : la pendaison de Louis Riel en 1885, la suppression de certains droits des francophones hors-Québec, notamment avec l'adoption par l'Ontario du Règlement 17 en 1912, et la crise de la conscription de 1917.

Avec Wilfrid Laurier, le Parti libéral devient un véritable parti politique. Laurier réussit à faire de son parti une alternative crédible au pouvoir conservateur et à surmonter une réputation d'anticléricalisme qui lui aliénait l'Église catholique, très puissante au Québec à cette époque. Au Canada anglais, sa position en faveur du libre-échange le rend populaire auprès des fermiers et lui vaut un appui important dans les Prairies alors en pleine expansion. Ayant remporté l'élection fédérale de 1896, il se donne comme priorité de coloniser l'Ouest canadien. Pour cela, il crée les provinces de la Saskatchewan et l'Alberta à partir des Territoires du Nord-Ouest. Il favorise aussi le développement de l'industrie canadienne. Le gouvernement de Laurier est toutefois défait lors de l'élection de 1911 à cause de l'opposition envers ses politiques de libre-échange et de sa décision de créer une marine canadienne.

La crise de la conscription divise le parti, car plusieurs libéraux du Canada anglais appuyent le gouvernement unioniste de Robert Laird Borden. De nombreux candidats libéraux se présentent ainsi aux élections en tant qu'unionistes ou libéraux-unionistes avec l'appui de plusieurs partis libéraux provinciaux. Les Libéraux de Laurier sont alors réduits à une faction presque entièrement québécoise. À long terme, toutefois, cette situation est positive pour le Parti libéral, qui peut compter sur le vote francophone pendant plusieurs décennies alors que le Parti conservateur est pratiquement rayé de la carte électorale au Québec pendant presque un siècle.

1919-1948 : William Lyon Mackenzie King[modifier | modifier le code]

Sous Laurier puis son successeur, William Lyon Mackenzie King, les gouvernements libéraux font la promotion de la souveraineté canadienne et prennent une plus grande distance avec le Royaume-Uni. Lors des conférences impériales tenues pendant les années 1920, ils revendiquent auprès du Royaume-Uni un statut d'égalité. Après l'affaire King-Byng en 1926, le gouvernement fait valoir que le gouverneur général du Canada ne devrait plus être nommé sur recommandation du gouvernement britannique. Dans cette lignée, le Statut de Westminster est accordé en 1931.

Durant la période qui suit la Grande Dépression jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement libéral se fait le champion des politiques progressistes et introduit un régime d'allocations familiales. Lorsqu'il se trouve dans une coalition avec J. S. Woodsworth et le parti Co-operative Commonwealth Federation[réf. nécessaire], King introduit également le Régime de pensions du Canada.

1848-1958 : Louis St-Laurent[modifier | modifier le code]

1958-1968 : Lester B Pearson[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, Lester B. Pearson introduit l'accès universel aux soins de santé, le plan d'assurance retraite canadien, les prêts aux étudiants et un plan d'assistance canadienne contribuant aux programmes sociaux des provinces.

1968-1984 : Pierre Trudeau[modifier | modifier le code]

Sous Pierre Trudeau, le gouvernement libéral travaille à créer « une société juste ». Une des premières mesures est la Loi sur les langues officielles, donnant à l'anglais et au français un statut officiel au niveau fédéral. Trudeau espérait que la promotion du bilinguisme satisferait le Québec quant à sa place dans la Confédération et aiderait la cause du fédéralisme canadien. Cette politique visait surtout à transformer le gouvernement du Canada pour qu'il puisse communiquer efficacement autant avec les anglophones que les francophones, permettant à tout Canadien d'obtenir des services fédéraux dans sa langue n'importe où au pays. Bien que cette politique n'ait pas parfaitement réussi, le bilinguisme officiel a aidé à ralentir le déclin de la langue française hors Québec, et a aussi fait en sorte que tous les services du gouvernement fédéral soient disponibles dans les deux langues officielles. Par exemple, la Société Radio-Canada et CBC (qui appartiennent au gouvernement) offrent des services de radio et de télévision en anglais et en français partout au pays.

Une autre mesure importante est la loi sur le multiculturalisme canadien, de 1988, conçue comme un moyen d'intégrer les immigrants à la société canadienne sans qu'ils aient à renoncer à leur culture d'origine. Cette politique permet au Parti libéral de se concilier de nombreux appuis en provenance des communautés immigrantes à travers le pays.

Le gouvernement Trudeau vise aussi à renforcer les libertés individuelles, d'abord par l'adoption dès 1969 du « bill omnibus », loi amendant de nombreux articles du Code pénal et qui est résumée par la phrase « l'État n'a rien à faire dans les chambres à coucher de la nation ». Cela sera suivi par la Charte canadienne des droits et libertés en 1982, adoptée dans la foulée du rapatriement de la Constitution canadienne.

Trudeau est en même temps partisan d'un gouvernement central fort, et il a longuement lutté contre le souverainisme québécois, en s'opposant notamment à la reconnaissance du Québec comme société distincte.

1984-1990 : John Turner[modifier | modifier le code]

Après le départ de Trudeau en 1984, plusieurs membres de son parti, tels Jean Chrétien et Clyde Wells, continuent d'adhérer à sa vision du fédéralisme. D'autres, comme John Turner, appuient l'accord du lac Meech (1987) et l'accord de Charlottetown (1992), deux mesures qui n'ont pas abouti, mais qui auraient reconnu le Québec comme une société distincte et qui auraient accru le pouvoir des provinces au détriment du pouvoir fédéral.

Avec leur nouveau chef, John Turner, les libéraux perdent le pouvoir lors de l'élection de 1984, et voient leur participation réduite à 40 sièges à la Chambre des communes. Ils procèdent alors à un long travail de reconstruction.

L'élection de 1988 est particulière car John Turner était farouchement opposé à l'accord de libre-échange canado-américain, négocié par le Premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney. Même si les Canadiens ont voté majoritairement pour des partis opposés à un projet de libre-échange, les conservateurs ont gagné les élections et leur gouvernement majoritaire va de l'avant avec l'accord de libre-échange.

1990-2003 : Jean Chrétien[modifier | modifier le code]

Turner démissionne en 1990 sous la pression des dissidents de son parti mécontents de son leadership. Il est remplacé par son rival Jean Chrétien, qui avait été ministre sous tous les gouvernements libéraux de 1963 à 1984. Chrétien fait campagne lors de l'élection de 1993 sur la promesse de renégocier l'ALENA (Accord de libre-échange Nord-Américain), et de remplacer la Taxe sur les produits et services (TPS). Lorsqu'il arrive au pouvoir, toutefois, les changements à l'ALENA sont minimes, et la TPS reste inchangée. Chrétien a profité de l'impopularité de Brian Mulroney et des gaffes de sa successeure, Kim Campbell. Lors de cette élection, les progressistes-conservateurs sont réduits, de leur majorité parlementaire, à seulement deux sièges. Ce fut l'élection la plus déséquilibrée dans l'histoire du Canada, ainsi que l'une des plus déséquilibrées jamais enregistrée dans une élection libre, ouverte et démocratique.

Une fois au pouvoir, le gouvernement libéral se préoccupe surtout de redresser le déficit de 40 milliards $ laissé par le gouvernement conservateur. Cette politique est un succès, le gouvernement fédéral accumulant des surplus budgétaires à partir de 1997.

La vision du fédéralisme de Chrétien reste fidèle à l'approche de Trudeau, et s'oppose à des concessions majeures au Québec et aux autres provinces. Après que l'option fédéraliste eut gagné faiblement au référendum de 1995 au Québec, le gouvernement libéral passe en 2000 la loi sur la clarté référendaire, qui définit la position fédérale en cas d'une éventuelle victoire indépendantiste québécoise.

Pendant ses dernières années au pouvoir, Chrétien appuie la législation sur le mariage entre personnes de même sexe et sur la décriminalisation de la détention de petites quantités de marijuana. Il choque les États-Unis quand il déclare que le gouvernement canadien ne va pas les appuyer dans leur invasion de l'Irak en 2003. Jusqu'à ses derniers jours, Chrétien est resté très populaire auprès des Canadiens.

2003-2006 : Paul Martin[modifier | modifier le code]

Paul Martin succède à Jean Chrétien en 2003. Malgré leur ancienne rivalité, Martin a été l'architecte principal des politiques économiques libérales en tant que ministre des Finances de 1993 à 2002. Lorsqu'il devient Premier ministre, Paul Martin poursuit la même politique économique, tout en se montrant plus flexible envers les provinces que son prédécesseur. Son gouvernement concentre aussi ses politiques envers les villes et municipalités, alors que celui de Chrétien était plutôt porté vers le développement régional.

Lors de l'élection du 28 juin 2004, les libéraux de Paul Martin sont reconduis au pouvoir, malgré une compétition beaucoup plus forte de la part du nouveau Parti conservateur du Canada et de son chef Stephen Harper. Ils sont réduits d'un gouvernement majoritaire à un gouvernement minoritaire, en partie à cause du scandale des commandites.

Depuis 2006 : dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Le parti libéral est défait aux élections de 2006, et de nouveau en 2008. Lors de l'élection fédérale de 2011, qui voit une nouvelle victoire conservatrice, le Parti libéral obtient le pire score de toute son histoire, avec seulement 18,9 % du vote populaire et 34 élus. Il est alors nettement devancé par le NPD qui est devenu l'opposition officielle.

Lors de la Course à la chefferie de 2012-2013, neuf candidats ont été officiellement autorisés. Cependant, à la suite de trois abandons, ce ne sont que Deborah Coyne, Martha Hall Findlay, Karen McCrimmon, Joyce Murray, Martin Cauchon et Justin Trudeau qui ont été jusqu'au bout de leur campagne. Le 14 avril 2013, Justin Trudeau est élu chef du Parti libéral du Canada, avec 80% des voix au 1er tour du scrutin. Le torontois George Takach était aussi dans la course, mais il s'est désisté le 25 février pour supporter le candidat considéré comme favori dans la course à la chefferie, Justin Trudeau[4]. L'ex-astronaute Marc Garneau était également dans la course, mais s'est retiré le 13 mars 2013, pour supporter Justin Trudeau[5]. Le dernier abandon est celui du candidat David Bertschi, le 21 mars 2013, évoquant le fait que sa campagne n'a pas pu rallier autant d'appuis qu'espéré[6].

Liste des chefs[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections fédérales[modifier | modifier le code]

Élections provinciales[modifier | modifier le code]

Les partis libéraux provinciaux :
  •      Au gouvernement
  •      Opposition officielle
  •      Représenté dans la législature
  •      Pas de députés
  •      Gouvernement de consensus
  • * Indépendant du Parti libéral du Canada
Parti Sièges Chef
Île-du-Prince-Édouard
18 / 27
Wade MacLauchlan (Premier ministre)
Manitoba
2 / 57
Rana Bokhari
Nouveau-Brunswick
27 / 55
Brian Gallant (Premier ministre)
Nouvelle-Écosse
33 / 51
Stephen McNeil (Premier ministre)
Saskatchewan
0 / 58
Darrin Lamoureux
Terre-Neuve-et-Labrador
6 / 48
Dwight Ball (Opposition officielle)
Yukon
2 / 19
Sandy Silver

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Constitution », sur liberal.ca
  2. a et b (en) « Liberal Party », sur The Canadian Encyclopedia
  3. « Congrès biennal du Parti libéral du Canada : un parti qui cherche à se réinventer », sur Radio-Canada
  4. George Takach se retire de la course à la direction du PLC, Radio-Canada, Publié le 25 février 2013
  5. Marc Garneau se retire de la course à la direction du PLC, Radio-Canada, Publié le 13 mars 2013
  6. David Bertschi se retire de la course à la direction du PLC, Radio-Canada, Publié le 21 mars 2013
  7. Brown était vu comme le chef du Parti libéral dans les élections de 1867 malgré le fait qu'il ne détenait pas le titre officiellement. S'il avait gagné un siège, il aurait sûrement été perçu comme le chef d'opposition et si les libéraux avaient obtenu suffisamment de sièges pour former un gouvernement, Brown serait probablement devenu Premier ministre. Cependant, il a perdu dans sa tentative de gagner un siège et les libéraux ont été sans chef jusqu'en 1873.
  8. Herb Gray a servi comme chef de l'opposition de février 1990 jusqu'à la réélection de Jean Chrétien au Parlement en décembre 1990, mais il n'a jamais détenu le titre de chef par intérim.
  9. Après la défaite des libéraux aux mains des Conservateurs de Stephen Harper, Paul Martin a annoncé qu'il ne serait plus le chef du Parti aux prochaines élections. Bill Graham a été nommé pour devenir chef de l'opposition, mais Martin est resté chef du parti pendant un certain temps. Il donna sa démission finalement le 18 mars 2006.
  10. Stéphane Dion rend son tablier http://www.cyberpresse.ca/dossiers/elections-2008/200810/20/01-31050-stephane-dion-rend-son-tablier.php
  11. CBCNews: Ignatieff quits as Liberal leader.
  12. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Grandpr.C3.A9.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]