Parti libéral suisse

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Parti libéral suisse
(de) Liberale Partei der Schweiz
(it) Partita liberale svizzero
(rm) Partida liberal-conservativa svizra
Image illustrative de l'article Parti libéral suisse
Logo officiel
Présentation
Président Pierre Weiss
Fondation 1913
Siège Spitalgasse 32
Case postale 7107
3001 Berne
Idéologie Libéralisme, Fédéralisme
Couleurs bleu
Site web liberal.ch www.liberal.ch liberal.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux -
Représentation
Conseillers nationaux
0 / 200
Conseillers aux États
0 / 46
Législatifs cantonaux[1]
10 / 2 608
Exécutifs cantonaux[2]
1 / 156

Le Parti libéral suisse (PLS) (en allemand Liberale Partei der Schweiz (LPS), en italien Partito liberale svizzero (PLS), en romanche Partida liberal-conservativa svizra (PLC)) est un parti politique suisse fondé le 8 octobre 1913. Il fusionne au 1er janvier 2009 avec le Parti radical-démocratique (PRD) donnant ainsi naissance à l'actuel Parti libéral-radical (PLR).

Historique[modifier | modifier le code]

Le PLS se situait dans la lignée du parti radical-démocratique créé en 1892. Après 1848 et la création de l'État fédéral, les libéraux font scission des radicaux qui sont plus étatistes et moins conservateurs. Dès 1850, les libéraux perdent le poids électoral leur permettant de participer au gouvernement. Ce qui reste du Centre à l'Assemblée fédérale forme en 1893 un « groupe libéral-démocratique », qui occupe 13 sièges au Conseil national en 1911, y compris deux conservateurs protestants à BE et 3 libéraux-conservateurs. En 1913 il voit officiellement le jour sous le nom de « Parti libéral démocratique ». Par la suite, une partie de ses fédérations ne survivent pas à la seconde guerre mondiale. En 1961, le parti change de nom et se rebaptise « Union libérale démocratique » puis prend son nom actuel en 1977.

Il est dès lors majoritairement implanté dans les cantons romands protestants de Neuchâtel, Vaud et Genève ainsi qu'à Bâle-Ville. Dans les années 1960 le parti essaya d'élargir sa base au-delà de ces 4 cantons : de 1961 à 1977, il prit le nom d'Union libérale-démocratique, afin d'attirer des membres individuels venant d'autres régions. Le développement dans le Valais fut le seul réellement fructueux.

Des sections existèrent aussi en Valais, où il possédait quelques députés au Grand Conseil, à Fribourg, et à Zurich.

Le 25 octobre 2008, le Parti Libéral Suisse a approuvé sa fusion au niveau fédéral avec le Parti radical-démocratique pour former dès janvier 2009, le Parti libéral-radical.

À la suite de la fusion nationale, trois sections indépendantes continuèrent d'exister dans trois cantons où le PLS était électoralement puissant, à savoir à Bâle-Ville, à Genève et à Vaud, là où la fusion des sections cantonales du PLS et PRD avait soulevé les plus vives critiques.

À Genève, le 24 mai 2011, le Parti Libéral Genevois (PLG) vote sa fusion avec le Parti Radical Genevois (PRG)[3].

Le 26 septembre 2012, les deux partis cantonaux vaudois, le « PLR.Les Radicaux » et le « PLR.Les Libéraux » votent leur fusion[4].

Dès lors, le PLS continue d'exister uniquement et ceci de façon statutaire dans le Canton de Bâle-Ville où le Liberal-demokratischen Partei est encore indépendant au niveau cantonal tout en étant une section membre du PLR fédéral.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Le Parti Libéral Suisse ainsi que les diverses sections cantonales qui le composaient, défendaient des positions fondamentalement libérales et humanistes, voulant mettre l'homme au centre des considérations. Privilégiant la libre entreprise, l'économie privée, le contrôle des dépenses de l'état et la surveillance de sa gestion. Il mettait aussi l'accent sur l'importance de la formation et de l'éducation. Comme de nombreux partis de droite, il prônait une politique sécuritaire. Ses membres ont été pendant longtemps proches de l'Église protestante libre.

Il soutint activement l'entrée de la Suisse à l'ONU en 2002.

Force électorale[modifier | modifier le code]

Au niveau des instances fédérales, le parti libéral obtint sa première représentation au Conseil des États avec Monsieur Auguste Turrettini en 1866, pour le canton de Genève. Depuis et jusqu'en 1999, le parti a toujours été représenté au Conseil des États quasiment sans interruptions avec une large majorité de représentation pour le Genève, suivi du Vaud et enfin moindre Neuchâtel. Quant au Conseil National, le parti est présent depuis 1866, avec l'élection d'Albert Wessel comme premier député libéral à siéger à Berne. Depuis cette élection, le parti n'a cessé d'être présent dans l'hémicycle sous son nom jusqu'à la fusion avec le Parti radical-démocratique.

En 2008, avant sa fusion, au niveau cantonal, le parti libéral comptait 1 Conseiller d'État dans les cantons suivants Genève, Vaud, Neuchâtel et Bâle-Ville. Au même titre, le parti était représenté au parlement de ces cantons, ainsi qu'au parlement du canton du Valais. Par tradition, la section genevoise du parti est celle qui est la plus représentée et qui compte le plus grand nombre de députés en Suisse. Cette section avec les sections vaudoises et bâloises gardent jusqu'en 2013 un statut particulier ou les deux partis (PRD et PLS doivent coopérer. Au niveau vaudois, la fusion a créé le Mouvement Libéral-Radical.

En 1995, le PLS comptait 7 conseillers nationaux (2,7 %) et 2 conseillers aux États. Aux élections de 1999, il perd tous ses sièges au Conseil des États et n'en n'obtint plus aucun depuis, et dénombre 6 conseillers nationaux représentant 2,3 % des voix au Parlement. En 2003, avec 2,2 % des voix, il obtint 4 conseillers nationaux.

Plus à droite que le Parti radical-démocratique (PRD), le PLS comptait 4 conseillers nationaux depuis les élections d'octobre 2007 et formait un groupe parlementaire commun avec le PRD. Un rapprochement idéologique au niveau fédéral a conduisit à la création d'une structure commune le 25 juin 2005 : l'Union libérale radicale[5].

En octobre 2008, le PLS et le Parti radical-démocratique (PRD) se sont prononcés sur une fusion de leurs partis respectifs pour former le Parti libéral-radical suisse.

Le PLS a compté un seul conseiller fédéral à ce jour, Gustave Ador, qui y a siégé entre 1917 et 1919. Il était présidé par Pierre Weiss et comptait 10 000 membres[6].

Présidents[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]