Parti démocratique du Kurdistan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) est un parti politique kurde dirigé par l'actuel président du Kurdistan, Massoud Barzani. Au niveau international, le parti est affilié à l'Alliance mondiale des démocrates.

La fondation du PDK[modifier | modifier le code]

Fondé en 1946, par le général Mustafa Barzani, leader des révoltes kurdes des années 1960, il a représenté pendant deux décennies l'unique parti combattant pour la cause kurde.

Le PDK et sa lutte[modifier | modifier le code]

Le PDK et la République de Mahabad[modifier | modifier le code]

La première action du PDK a été celle d'aller soutenir ses compatriotes Kurdes ayant proclamé, en janvier 1946, sous influence soviétique, la République de Mahabad. Barzanî et ses hommes, en majorité issus du clan de Barzan, se rendent alors à l'Est du Kurdistan en 1946, où ils assisteront en fin d'année à la chute de la République de Mahabad et à l'exécution des leaders, dont Qazi Mihemed. Barzani et ses hommes, surnommés les Peshmerga (littéralement: ceux qui font face à la mort) se réfugient alors en URSS, où ils resteront jusqu'à leur retour en 1958.

Le PDK et sa lutte contre l'Irak[modifier | modifier le code]

À son retour, le général Barzanî rassemble des hommes sous son commandement pour un seul objectif: l'autonomie. Il mène une lutte contre le gouvernement irakien (à commencer par Kassem) à partir de 1961. En mars 1970, des accords sont signés, ainsi qu'un cessez-le-feu. Ces accords prévoient l'autonomie du Kurdistan. Cependant, ils ont été bafoués et les Peshmerga reprennent leur lutte en 1974. Après la mort de son père en 1979, Massoud Barzani prend la tête du parti. En pleine guerre Iran-Irak, le parti et son frère-ennemi l'UPK tentent de continuer leur lutte en s'alliant avec l'Iran, en considérant le célèbre dicton "L'ennemi de mon ennemi est mon ami". Le peuple kurde en paya les conséquences : le 16 mars 1988, à la fin de la guerre, Halabja, un village kurde, fut gazé par l'aviation irakienne. Bilan: plus de 5000 morts sur le coup.
Toutefois, en 1991, les 2 partis ennemis kurdes profitent de la guerre du Golfe pour obtenir le statut autonome du Kurdistan. La guerre contre l'Irak s'étant atténuée, une guerre civile éclata, opposant les partisans du PDK et ceux de l'UPK.

Le PDK aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le parti est dirigé par Massoud Barzani, actuel président du Kurdistan.

Le PDK contrôle les 2/3 nord du Kurdistan irakien, le tiers sud étant contrôlé par l'Union patriotique du Kurdistan de Jalal Talabani. Dans les faits les 2 partis sont aujourd'hui alliés et contrôlent ensemble la région.

Dans les années 1970 et ce jusqu'à sa prise de contrôle par le PKK, le Nord du Kurdistan soutenait fortement le PDK et Barzani. Ainsi, un grand nombre de peshmerga sous le commandement de Barzani étaient originaires du Nord. De même, le PDK disposait de bases arrières dans le Nord, notamment dans la province de Colemerg (en turc: Hakkari).

Aujourd'hui encore, le PDK dispose d'un très grand soutien de la population kurde. Il est vu comme le parti défendant le mieux les causes du peuple. De plus, malgré les attaques menées à la fois par le PKK et l'UPK pour déstabiliser le PDK, le parti a su rester uni et cela affirme sa force. En effet, c'est au sein de l'UPK, qui a pourtant mené conjointement avec le PKK une guerre fratricide contre le PDK, qu'a eu lieu le plus de séparation : un grand nombre de leaders l'ont délaissé au profit du PDK, ou au profit du dissident patriotique Naschirwan Mustapha et son parti Goran.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]