Parti communiste du Québec

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Parti communiste du Québec

Parti provincial actif
Logo du Parti communiste du Québec
Présentation
Chef André Parizeau
Caractéristiques
Idéologie Marxisme, indépendantisme
Couleurs Rouge, Jaune, Bleu
Représentation actuelle
Assemblée nationale
0 / 125
(41e législature)
Historique
Fondation 1921 (Section québécoise du PCC)
1941 (Parti ouvrier-progressiste)
1965 Parti communiste du Québec
Dissolution 29 juillet 2012
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
Oui Non Non Non

Site Web http://www.pcq.qc.ca

Le Parti communiste du Québec (PCQ) était un tiers parti politique québécois. Il fut fondé en 1921. À la suite de son interdiction par les autorités provinciales, il fut connu sous le nom de Parti ouvrier progressiste de 1941 à 1959. Le parti était au départ la branche québécoise du Parti communiste canadien. Le Parti communiste du Québec n'a jamais réussi à faire élire un député à l'Assemblée législative (de 1921 à 1968) ni à l'Assemblée nationale du Québec (après 1968). Il était affilié à la Conférences internationales des partis communistes et ouvriers.

Le parti n'est plus reconnu par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) depuis juillet 2012. Jusqu'en octobre 2014, le parti continue à exister en tant que collectif au sein de Québec solidaire. Le 18 octobre 2014, le comité exécutif central du parti se réunis à Québec pour voter son retrait de Québec Solidaire à titre de collectif.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines (1921-1965)[modifier | modifier le code]

Années 1920[modifier | modifier le code]

En 1923, Albert Saint-Martin tente de mettre sur pied une section Canadienne-française de l'Internationale communiste : cette dernière refuse sa demande, n'acceptant qu'un seul parti par pays.

1927 : Le Parti communiste du Canada fonde le Club éducationnel canadien-français dans le but de former des cadres francophones pour le Parti. Évariste Dubé. président de l'université ouvrière, demande la dissolution de celle-ci et l'adhésion de ses membres au pc. Saint-Martin refuse et Dubé fonde la première section communiste canadienne-française au sein du P.C. avec le "vieux" Paquette. Léo Lebrun, Charles Ouimet, E.Simard et M. M. Galarneau et Bélanger.

1928: Georges Dubois adhère au Parti et devient l'organisateur du groupe canadien-français ; Sidney Sarkin et Michael Buhay dirigent alors le Parti.

Années 1930[modifier | modifier le code]

Juillet 1930: E. Simard, forgeron, se présente comme candidat communiste à l'élection fédérale dans Montréal-Maisonneuve. Son organisateur, Georges Dubois, est arrêté par la police. Le parti organise une manifestation contre cette arrestation : au Carré Viger, la police disperse brutalement la centaine d'ouvriers qui manifestent.

1934 : Mort de Paul Delisle, leader de la section canadienne-française du parti. Funérailles "rouges" à Montréal. Assemblée de la Ligue contre guerre et le fascisme à Montréal; 600 personnes y entendent Lilian Mendelssohn, J. S. Wallace, Fred Rose, Maurice Armstrong et Stanley Bréhaut Ryerson. (Novembre) Assemblée contre la section 98 du Code criminel 3 000 à 4 000 personnes se rassemblent au marché Saint-Jacques pour y entendre J. S. Wallace, John Boychuck, Becky Buhay, Paul et Tom McEwen.

1935: Le Journal Clarté devient un hebdomadaire il sera publié jusqu'en 1939. Évariste Dubé ce rendu à Moscou. Norman Bethune adhère au parti communiste à Montréal. Participation des communistes à la création des Clubs de sans-travail à Montréal. S. Larkin, J. Bédard, C. A. Perry, L. Dufour et Mme Lebrun militent divers clubs tels que : l'assemblée des ouvriers Unis de Lorimier, Ligue des Chômeurs de Saint-Henri, etc.

Oct. 1935: (le 14) Élection fédérale: Fred Rose obtient 3378 voix dans Montréal-Cartier ; C.A. Perry en obtient 1 012 dans Saint-Denis.

1936: Stanley Bréhaut Ryerson est nommé secrétaire du PC au Québec. Lucien Dufour président du "Front Populaire", signale que 56 organisations en font partie au Québec. Le thème central organisation et luttes des sans-travail. Mise sur pied du premier comité exécutif de la section québécoise du P.C.: Évariste Dubé (président), S. B. Ryerson (secrétaire), Fred Rose, Emile Godin Alec Rosenberg, Emery Samuel. Alex Gauld, Mme Léo Lebrun, Willie Fortin. Jean Bourget et Sydney Sarkin en font partie.

À l'Élection provinciale de 1936 Fred Rose obtient 578 voix dans Montréal—Saint-Louis, Évariste Dubé 185 voix dans Montréal—Saint-Jacques et Emile Godin 288 voix dans Montréal—Sainte-Marie.

1937: La loi du cadenas fut promulguée par le premier ministre du Québec Maurice Duplessis.

Juin 1937: Manifestation de 300 à 400 femmes au Champ-de-mars organisée par Solidarité féminine : 5 femmes sont arrêtées après la charge policière, (le 18) Norman Bethune revient à Montréal après un voyage de plusieurs mois en Espagne. Des milliers de personnes l'attendent à la vienne gare Bonaventure et organisent une parade dans les rues de Montréal en son honneur, (le 20) Plus de 15 000 personnes se ramassent à l'aréna Mont-Royal pour entendre Bethune raconter ce qu'il vue en Espagne et déclarer: "L'Espagne peut être le tombeau du fascisme" - Bethune effectuera ensuite une tournée de sept mois au pays pour recueillir des fonds pour la République espagnole.

Novembre 1937: Le journal Clarté est interdit par le gouvernement Duplessis.

Mai 1938: (le 1er) Environ 4 000 personnes participent à une assem­blée unitaire du PC. et de la Coopérative Commonwealth Fédération (C.C.F) à l'aréna Mont-Royal à Montréal: les princi­paux orateurs sont Eugène Forsey, de la C.C.F. et Stanley B. Ryerson pour le P.C.

Années 1940[modifier | modifier le code]

1941: Assemblée à Montréal: Gui Caron, du P.C. et Jean-Charles Harvey du journal Le Jour, prennent la parole devant 6 000 personnes pour soutenir l'effort de guerre contre les fascistes.

Août 1943 : (Le 9) Fred Rose est élu député de Montréal-Cartier au cours d'une élection fédérale partielle. Il recueille 5767 voix.

Novembre 1943 : Premier congrès du Parti ouvrier progressiste du Québec à Montréal ; 172 déléguées représentant 40 clubs du parti.

Janvier 1944: (le 26) Fred Rose fait sont entrée à la Chambre des communes comme député de Montréal-Cartier.

Août 1944: Election provinciale: le candidat du P.O.P. dans Montréal—Saint-Louis, Michael Buhay obtient 6 512 votes.

À l'élection fédérale canadienne de 1945 Fred Rose est réélu député de Montréal—Cartier.

Le 14 mars 1946, Fred Rose est arrêté et accusé d'espionnage pour le compte de l'Union soviétique à la suite des révélations d’Igor Gouzenko. Il sera libéré après six ans de prison et exilé en Pologne où il finira ses jours. Le gouvernement canadien ne lui donnera jamais le droit de revenir au pays.

1946: Gui Caron est nommé chef provincial du P.O.P.

Avril 1946: Henri Gagnon et d'autres communistes tondent la Ligue des Vétérans sans logis: Gagnon en est le président. La Ligue regroupe des squatters qui occupent des logements que les vétérans ne peu­vent payer, ou des logements inoccupés, pour les leur remettre.

1948: La police effectue une saisie au local du journal du Combat (fondé en 1946), en vertu de la loi du cadenas.

Années 1950[modifier | modifier le code]

1951: Libération de Fred Rose après six années de prison. Suite au harcèlement de la police il décide de quitter le Canada pour se réfugier finalement en Pologne où il finira par mourir au début des années 1980.

Oct. 1956: (le 14) Assemblée publique à Montréal suite au XXe Congrès du PCUS: Tim Buck et J.B. Salsberg, de retour d'U.R.S.S., rendent compte des résultats de leurs entretiens avec des dirigeants soviétiques, (le 15) Insatisfaits des expli­cations fournies par Buck, Gui Caron démissionne du P.O.P. en com­pagnie de cinq autres membres du comité provincial: Ken Perry, Harry Gulkin, Norman Nerenberg, Frank Arnold et Pierre Gélinas.

Février 1957: Dans un article publié dans Clarté, Henri Gagnon estime que 200 membres ont quitté le Parti depuis les révélations de Khrouchtchev.

Mars 1957: La loi du cadenas est déclarée anticonstitutionnelle.

Constitution officielle en parti[modifier | modifier le code]

En 1965, le Parti communiste du Québec fut constitué définitivement en parti politique sous les lois québécoises, sous la présidence de Samuel Walsh.

1973 : Le PCQ publie une brochure appelant à la création d’un Parti fédéré de masse au Québec et appellent les syndicats à prendre le devant dans cette démarche. Le Québec vit alors une montée sans précédent de luttes. Nous sommes au lendemain de la grande grève de 1972 dans le secteur public, qui fut ensuite suivi de l’emprisonnement des dirigeants syndicaux et le déclenchement d’une grève générale sans précédent au Québec.

L’idée reçoit un accueil plutôt favorable dans plusieurs organisations syndicales, en particulier à Montréal. Le projet de créer un parti de masse des travailleurs, à partir des syndicats, fait même l’objet d’un débat serré sur le plancher du congrès de la Fédération des travailleurs du Québec en 1975. Mais la proposition sera finalement battu. Ailleurs, en particulier à la Confédération des syndicats nationaux et à la Centrale de l'enseignement du Québec, c’est le même constat; l’enthousiasme cède tranquillement le terrain à un certain désintéressement. Le problème réside dans le fait que les appuis du Parti québécois montent en flèche, y compris au sein des syndicats, à mesure que les gens réalisent que le PQ pourrait prendre le pouvoir. Il faut dire que le PQ courtise les syndicats comme jamais il ne le fera par la suite. Nous sommes à la veille de sa victoire de novembre 1976 où il prendra effectivement le pouvoir pour la première fois.

Face au manque d’entrain de la part des syndicats pour faire la promotion d’un tel projet, lequel est de plus en plus vue comme pouvant nuire aux chances du Parti québécois de pouvoir enfin battre les libéraux, et devant les difficultés au sein des groupes de gauche de pouvoir s’entendre à cause du sectarisme extrême qui existe alors, l’idée va mourir de sa belle mort.

Le PCQ donna son appui à la campagne du OUI, lors du référendum sur la souveraineté du Québec, en 1980.

Depuis la dissolution de l'Union soviétique[modifier | modifier le code]

1991 : Le Parti communiste traverse à son tour une très grave crise qui sera en fait sa plus grave jusqu’ici. Elle entraînera quasiment sa liquidation complète. Au même moment, l’Union soviétique implose.

1998 : Dès septembre 1998, un petit groupe de militants, surtout d’origine grecque, s’unisse en effet avec les membres du Groupe communiste ouvrier (GCO), issus pour la plupart de l’ancien Parti communiste ouvrier du Canada (PCO, d'obédience maoïste), pour remettre sur pied une section du PCC au Québec. Deux mois plus tard, les derniers membres du PCQ rencontrent à leur tour ces militants nouvellement unis pour leur suggérer qu’ils puissent également joindre les rangs. Le mois de novembre 1998 marque ainsi le retour officiel du PCQ au sein du PCC, un mois avant les élections de 1998. Cette unité ne durera pas cependant très longtemps; comme cela était déjà mentionné plus haut, depuis 2005, le PCQ n'est plus du tout associé au PC canadien.

Fusions et ralliements[modifier | modifier le code]

Même si à la fin des années 1990, le PCQ vient tout juste de repartir sur de nouvelles bases, il est d’ores et déjà actif pour promouvoir la recherche d’une plus grande unité au sein des forces de gauche. Dès le mois de septembre 1998, des membres du Parti communiste avaient en effet déjà entrepris de rencontrer certains membres du Parti de la démocratie socialiste (PDS), notamment dans la région de Québec, pour discuter d’une possible coopération.

Lors des élections de 1998, le Parti communiste du Québec poursuit l’approche et suggère au PDS de faire une alliance pour éviter de trop se piler sur les pieds durant les élections. L’offre reste alors sans réponse du côté du PDS mais les démarches restent néanmoins utiles. Quelques mois plus tard, dans un geste plutôt inattendu, le PDS invite le parti participer en tant qu’invité spécial à leur prochain congrès, de manière à faire valoir sa vision de l’unité des forces de gauche.

Puis, en 2000, à l'initiative du Rassemblement pour l'alternative progressiste (RAP), a lieu à Drummondville une rencontre regroupant pour la toute première fois au Québec une bonne douzaine d'organisations de toutes tendances. Un but : relancer l'idée d'une plus grande unité des forces de gauche. Cela débouchera dans les semaines suivantes sur la tenue d'un colloque portant sur le même sujet, ainsi que sur la constitution d'un comité de liaison entre partis de gauche, qui regroupait au départ le PCQ, le PDS, le RAP, ainsi que le Bloc Pot. Le Parti Vert devait également se joindre à ce comité un peu plus tard.

L'expérience de Mercier en 2001[modifier | modifier le code]

Tout cela débouche également sur l'organisation d'une campagne unitaire de ces mêmes partis (y inclus le Parti vert du Québec) derrière la candidature de Paul Cliche, un ancien syndicaliste s'étant fait connaître pour avoir défendu le dossier d'une réforme du mode de scrutin au Québec. Lors de l'élection partielle d'avril 2001 dans la circonscription de Mercier, Cliche obtient 24 % des voix, arrivant en troisième position derrière la libérale Nathalie Rochefort (35 %) et le péquiste Claude Toussaint (29 %).

En 2002, le Parti de la démocratie socialiste, le Rassemblement pour l'alternative progressiste et le PCQ concluent également une entente de principe qui servira ensuite de base à la création de l'Union des forces progressistes (UFP). L'UFP fusionna à son tour, quelques années plus tard, en 2006, avec le mouvement politique Option citoyenne afin de former le parti Québec solidaire (QS).

Aussi bien le PDS que le RAP ont depuis décidé de se dissoudre, et donc ne plus maintenir leur propre organisation au sein de ces nouveaux regroupements. Tel ne fut cependant pas le cas pour le PCQ qui a toujours tenu à maintenir son autonomie tout en travaillant à l'unité de la gauche.

Problèmes internes[modifier | modifier le code]

En surplus du schisme avec le Parti communiste du Canada, en 2005, un conflit au sein de la direction du PCQ fit également son apparition au début de 2009 et fut suivi, plus tard, durant la même année, par une dizaine de démissions au total[1]. Il s'agissait de militants trotskystes. Ils avaient proposé de s'organiser en tendance au sein même du PCQ, mais des réactions hostiles de la part de certains membres de la direction les ont fait abandonner le projet. Leurs divergences politiques avec la direction de l'époque les amèneront à démissionner du PCQ pour créer un nouveau groupe nommé Alternative socialiste[2].

Au sein du PCQ, il n'existe plus de restrictions interdisant les fractions; ces clauses, qui dataient de l'époque des années 1930, furent enlevées des statuts du parti, lors du congrès de 2008.

En janvier 2011, celui qui avait agi, de 2008 à 2011, comme chef du PCQ, Francis Gagnon Bergmann, démissionnait à son tour pour ensuite former, avec d'autres membres du PCQ une autre organisation, et qui s'appelait Unité communiste[3].

Idéologie[modifier | modifier le code]


Le PCQ et la question de l'unité des forces de gauche[modifier | modifier le code]

La question de l'unité des forces de gauche continue encore d'être au centre du travail du PCQ, dans toutes les sphères d'activités où il est impliqué[4]

Structure[modifier | modifier le code]

Autonomie et intégration[modifier | modifier le code]

Bien que le Parti communiste ait activement participé à l'unité des forces de gauche, il a toujours souhaité conserver son autonomie. Ainsi, bien qu'il soit un collectif au sein de Québec solidaire, il conserve son enregistrement auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) comme un parti politique dûment constitué.

Le Parti communiste justifie cette relation pour deux raisons. D'une part, l'enregistrement au DGEQ lui permet de préserver son nom, ainsi que son long héritage. D'autre part, cela garantit également le fait que l'association entre le PCQ et Québec solidaire se poursuive avec un maximum de transparence politique, aussi bien pour les membres de Québec solidaire, que pour la population en général.

Cette situation découle notamment d'ententes conclues dès la création de l'UFP, et qui furent également éconduit lors de la création de Québec solidaire, lesquelles permettent justement à des militants, ou même des groupes comme le PCQ, de fonctionner à l'intérieur de cette formation, de manière tout à fait ouverte. Il y a en même temps plusieurs règles qui doivent être respectées par ces collectifs.

Il est d'ailleurs obligatoire d'être membre de Québec solidaire pour être membre du Parti communiste du Québec[5].

Ruptures avec le Parti communiste du Canada[modifier | modifier le code]

Le Parti communiste du Québec constitua, jusqu'en mai 2005, la branche québécoise du Parti communiste du Canada. À ce moment, un schisme est toutefois survenu sur la question de l'avenir politique du Québec. C'est entre autres choses ce schisme qui incita les autorités du PCQ à entreprendre, dès 2006, des procédures auprès du DGEQ pour récupérer son statut de parti politique officiel, question de mieux préserver leurs droits sur le nom du parti.

LeS dirigeants du PCQ continuent d'autre part d'affirmer leur intention de ne pas présenter de candidats lors d'élections, préférant plutôt appuyer les candidats de Québec solidaire.

Participations aux élections[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 2000, le Parti communiste du Québec ne présente plus de candidats ou de candidates lors d'élections au Québec. La dernière élection à laquelle le PCQ participa directement, avec ses propres candidats, remonte à 1998. Cela fait partie d'un engagement très clair pris par celui-ci, vis-à-vis d'abord de l'Union des forces progressistes (UFP), puis de Québec solidaire, de travailler, à chaque fois qu'il y a des élections, de concert avec le reste des forces de gauche, et de ne pas faire bande à part.


Dès 2003, cela avait d'ailleurs valu au PCQ de perdre son accréditation légale puisqu'il n'avait alors pas présenté de candidats lors des élections tenues cette année, alors que la loi électorale de l'époque stipulait très clairement qu'un parti politique, qui ne présente pas au moins 20 candidats, perdait automatiquement son enregistrement. De telles restrictions à la loi électorale québécoise n'existent plus aujourd'hui, des suites d'un jugement rendu par la Cour suprême du Canada, lequel affirme qu'un parti politique peut très bien décider de ne pas présenter de candidats à une élection ou encore de décider d'appuyer un autre parti sans que cela ne devrait affecter sa propre légitimité en tant que parti.

En 2007, trois (3) membres de la direction d'alors du PCQ se présentèrent comme candidats sous la bannière de Québec solidaire. Il s'agissait d'André Parizeau (actuel chef du parti), de Francis Gagnon Bergmann (chef du parti de 2007 à 2010), et Jocelyn Parent.

À l'élection suivante, soit en 2008, quatre membres du PCQ étaient encore candidats aux élections, sous la bannière de Québec solidaire, soit ; Francis Gagnon-Bergmann dans Blainville, André Parizeau dans l' Acadie, Sabrina Perreault Terrebonne et Jean-Nicolas Denis dans Bellechasse.

Le PCQ ne possède donc aucun représentant à l'Assemblée nationale.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du Parti communiste du Québec depuis 1965
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Juin 1966 4 / 95 0 502 0,02 %
Avril 1970 1 / 108 0 213 0,01 %
Octobre 1973 3 / 108 0 164 0,01 %
Novembre 1976 14 / 108 0 1 776 0,05 %
Avril 1981 10 / 122 0 768 0,02 %
Décembre 1985 10 / 122 0 834 0,02 %
Septembre 1989 10 / 122 0 808 0,02 %
Septembre 1994 10 / 125 0 1 062 0,03 %
Novembre 1998 20 / 125 0 2 113 0,05 %

Liste des chefs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À propos des démissions - Site du PCQ
  2. À propos du groupe Alternative socialiste.
  3. À propos de la formation du groupe Unité communiste.
  4. Pour de plus amples détails, consulter André Parizeau, Les communistes et les alliances.
  5. Statuts du PCQ.
  6. Fernand Dumont, Jean Hamelin, Jean-Paul Montminy, Idéologies au Canada français 1940-1976, Volume 2, Presses Université Laval,‎ 1981, 364 p. (ISBN 9782763769240, lire en ligne), p. 60

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Comeau et Bernard Dionne, dir. Le droit de se taire, Histoire des communistes au Québec de la Première Guerre mondiale à la Révolution tranquille

Outremont (Montréal), VLB éditeur, 1989, 542 p.

  • Henri Gagnon Les militants socialistes 1985
  • Andrée Levesque Virage à gauche interdit Boréal Express 1984
  • André Parizeau Les communistes et les alliances Publications du PCQ 2008
  • Le parti du socialisme au Canada L'histoire du Parti communiste du Canada 1921-1976 Éditions nouvelles frontières 1985

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Série les grand procès - Fred Rose
  • Bethune - l'étoffe d'un héros (film)
  • Je me souviens (film, 2009)