Parti communiste de la Fédération de Russie

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Parti communiste de la Fédération de Russie
(ru) Коммунистическая партия Российской Федерации
Image illustrative de l'article Parti communiste de la Fédération de Russie
Logo officiel
Présentation
Président Guennadi Ziouganov
Fondation 13 février 1993
Siège Moscou Drapeau de la Russie Russie
Organisation de jeunesse Union de la Jeunesse Communiste Russe (RKSM)
Journal officiel Pravda
Idéologie Nationalisme de gauche
Communisme[1]
Marxisme-léninisme[1]
Positionnement Extrême gauche
Affiliation internationale Conférences internationales des partis communistes et ouvriers
Affiliation européenne Aucune
Adhérents 156 528 (2012)
Couleurs Rouge
Site web kprf.ru
Représentation
Douma
92 / 450

Le Parti communiste de la Fédération de Russie (en russe : Коммунистическая партия Российской Федерации, КПРФ ; translit. : Kommounistitcheskaïa partiïa Rossiskoï Federatsii - Républiques socialistes soviétiques (seule RSFS de Russie ne possédait pas de parti propre, ses membres étant directement affiliés au PCUS)) est actuellement (depuis les élections législatives de 2007) le premier parti d'opposition de Russie avec ses 57 députés lors des élections législatives de 2007 et sa percée lors des dernières élections de 2011, avec 92 députés. Il est parfois considéré comme un successeur du PCUS et du Parti bolchevique. Le parti a insisté sur son caractère uniquement russe, et il a toujours invoqué le patriotisme et le nationalisme [réf. nécessaire] russes en plus du marxisme-léninisme, idéologie officielle du PCUS[2]. Le parti revendique 184 000 adhérents en 2006. Il a obtenu 17,72 % des votes lors de l'élection présidentielle russe de 2008.

Élections[modifier | modifier le code]

Au parlement, après un lent démarrage avec seulement 12,4 % des voix au premier tour des élections législatives de 1993, il est passé à 22 % des voix au scrutin de 1995, ce qui en faisait alors de loin le premier parti politique russe, atteignant 24 % lors des élections de 1999, puis chutant de façon spectaculaire à 13 % des voix lors des élections législatives de 2003, n’obtenant que 51 des 450 sièges de la Douma. Lors des législatives de 2007, le KPRF a rassemblé 11,6 % des voix, soit une légère baisse en pourcentage, mais une augmentation du nombre de voix obtenues par le parti (plus de 8 millions) et du nombre de sièges détenus à la Douma (57, ce qui fait de lui la seconde force parlementaire du pays et le premier parti d’opposition). Le KPRF jouit de soutiens solides dans les oblasts de Tambov (19,17 %), d'Orel (17,58 %) et de Briansk (17,09 %).

Dans toutes les élections présidentielles organisées depuis la fin de l'Union soviétique, le candidat communiste arrive systématiquement en deuxième position au premier tour. En 1991, Ryjkov arrive derrière Eltsine avec 17 % des voix. En 1996, Gennadi Ziuganov obtient 32 % des voix, talonnant Eltsine (35 %), qui le battra cependant au second tour. Lors de l’élection de 2000, Ziuganov reste relativement stable avec 29 % des voix, mais Poutine remportera une victoire écrasante avec 53 % dès le premier tour. Lors de l’ élection présidentielle de 2004, Poutine obtient 71 % de voix, alors que le candidat soutenu par le KPRF, Kharitonov, n’obtient que 14 %. Si l’on prend en considération le fait que Kharitonov (dirigeant du Parti agraire de Russie) a été considéré comme un homme de paille, il s'agit d'un résultat meilleur que prévu, montrant que le KPRF a encore une importante base d'appui.

La dernière élection présidentielle, organisée le 2 mars 2008, si elle consacre la victoire du candidat soutenu par Poutine, Medvedev (70 % des voix), montre un net redressement du score du KPRF, Guennadi Ziouganov obtenant 17,7 % des suffrages exprimés. Il obtiendra enfin 17,18 % des voix à l'élection de 2012.

Défilé de membres du parti le 1er mai 2009.

Le KPRF a récemment obtenu de bons résultats à l’occasion de plusieurs élections locales. En février 2005, il réussit à battre le parti pro-Kremlin, Russie unie, lors d’élections à l'assemblée législative régionale autonome de Nenets Okrug, obtenant 27 % des suffrages. Cette victoire inattendue sera suivie par une percée lors de l’élection de la Douma, le 4 décembre 2005, le parti remportant 16,75 % des suffrages et 4 sièges. Il s'agit du meilleur résultat jamais obtenu pour le KPRF à Moscou. D’après certains observateurs, l'absence du parti Rodina lors de ce scrutin pourrait avoir indirectement contribué au succès des communistes.

Le 11 mars 2007, des élections ont eu lieu pour désigner les membres de 14 assemblées législatives régionales et locales. Le KPRF y a enregistré de très bons résultats et est sur la pente ascendante dans la plupart des territoires. Il termine ainsi deuxième dans l’oblast d’Orel (23,78 %), l'oblast d'Omsk (22,58 %), l'oblast de Pskov (19,21 %), l'oblast de Samara (18,87 %), l'oblast de Moscou (18,80 %), l'oblast de Mourmansk (17,51 %) et l'oblast de Tomsk (13,37 %)[3].

Le 21 mai 2007, le KPRF a obtenu un important succès lors de l'élection des maires de Volgograd. Grebennikov, candidat communiste, a été élu maire avec 32,47 % des voix, devenant ainsi le plus jeune maire d'une capitale régionale.

Les dirigeants du parti[modifier | modifier le code]

Guennadi Ziouganov, actuel dirigeant du KPRF.

Le KPRF est dirigé par Guennadi Ziouganov. Des collaborateurs externes, comme le philosophe Alexandre Douguine, qui a contribué à pousser le parti dans la direction du nationalisme, ont aidé à structurer le parti lors de ses premières années d’existence. Lors de l’élection présidentielle de 1996, le KPRF a été soutenu par d'éminents intellectuels comme Alexandre Zinoviev (un ancien dissident soviétique, devenu partisan du communisme à l'époque de la perestroïka), ou le physicien Jores Alferov, qui a reçu le prix Nobel de physique en 2000.

Un nouveau mouvement de gauche a été fondé à l'initiative du KPRF le 7 août 1996. Nommée Union populaire patriotique de Russie (NPSR), elle comprenant plus de 30 organisations de gauche et « patriotes ». Guennadi Ziouganov aura été son président. Il a été appuyé par le parti en tant que candidat à la présidence de la Russie lors de nombreuses élections présidentielles.

Ziouganov a taxé l’élection de 2003 de « spectacle révoltant », et a accusé le Kremlin d’avoir créé de toutes pièces le parti Rodina (aujourd’hui dissout dans Russie Juste) pour lui voler ses voix.

De nombreux anciens membres du parti sont des politiciens, qui ont finalement plié face à Ziuganov, qui bénéficiait des plus forts soutiens. Guennadi Selezniov en 2001, Sergueï Glaziev (en) en 2003 et Guennadi Semiguine en 2004 ont été les plus notables « dissidents ».

Une faction minoritaire [Laquelle ?] a critiqué la décision d’inclure des candidats « millionnaires » (tels que Sergueï Sobko, directeur général et propriétaire de la compagnie TEKHOS) dans des listes constituées par le KPRF, ce qui était considéré comme entrant en contradiction avec les tendances marxistes-léninistes et anti-oligarchiques du Parti. [réf. nécessaire]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Date Type de scrutin Voix  % Élus
1993 Élections législatives 6 666 402 12,40 42
1995 Élections législatives 15 432 963 22,30 157
1996 Élection présidentielle 24 211 686 32,00 -
1996 Élection présidentielle (2e tour) 30 113 306 40,30 -
1999 Élections législatives 16 196 024 29,29 113
2000 Élection présidentielle 21 928 468 29,21 -
2003 Élections législatives 7 647 820 12,61 52
2004 Élection présidentielle 9 513 313 13,69 -
2007 Élections législatives 8 046 886 11,57 57
2008 Élection présidentielle 13 243 550 17,96 -
2011 Élections législatives 12 599 507 19,19 92
2012 Élection présidentielle 12 318 353 17,18 -

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]