Parti communautaire national-européen

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Le Parti communautaire national-européen (PCN) est une micro-organisation politique d'extrême-droite dont le siège est à Bruxelles (Belgique), elle a été fondée en 1984 par Luc Michel.

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Description[modifier | modifier le code]

La création du Parti communautaire national-européen est le résultat d'un rassemblement de fractions de groupuscules de l'extrême-droite belge : en 1981, d'anciens membres du Parti des forces nouvelles et du Mouvement socialiste populaire, fondent sous la direction de Luc Michel, le Front nationaliste qui fusionne, en 1982, avec l'équipe de la revue Conscience européenne. En 1984, le Front nationaliste donne naissance au PCN-NCP[1].

Il s'agit d'un parti transnational d'idéologie « nationale-bolchévique ». Le Parti communautaire national-européen (PCN) s'inspire des idées de Jean Thiriart. Sa doctrine est le « communautarisme européen »[2] qu'il définit comme le « socialisme du XXIe siècle ».

Le PCN se déclare en faveur de la création d'une République européenne fédérale rassemblant tous les pays d'Europe et de l'ex-URSS (y compris donc les pays du Caucase et d'Asie centrale ex-soviétiques), ainsi que la Turquie et les pays du Maghreb.

Le PCN a pris le parti de soutenir divers gouvernements nationalistes ou communistes tiers-mondistes : celui de Slobodan Milošević en Yougoslavie, de la Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste de Mouammar Kadhafi, du Parti Baas en Syrie et en Irak ou de la Corée du Nord.

Il participa à la défense de Slobodan Milošević avec la création du Comité francophone pour la défense de Slobodan Milošević. Son président fut d'ailleurs, avec maître Jacques Vergès, le seul défenseur confronté au porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie lors d'un débat télévisé sur la chaîne française Public Sénat.

Il anime le mouvement pro-Kadhafi et diffuse Le Livre vert en Europe. Ses principaux dirigeants sont également ceux du Mouvement européen pour la démocratie directe (MEDD) qui est la structure européenne officielle des « Comités révolutionnaires » libyens pour toute l'Europe.

Il participe également au soutien à la « résistance irakienne » avec la création des « Comités Irak de base » qui soutiennent le parti Baas entré dans la clandestinité.

Le dernier secrétaire général du PCN, Frédéric Kister, a rompu avec ce parti. Il est devenu depuis secrétaire général du Mouvement Nation, un petit mouvement belge d'extrême droite violemment hostile à l'immigration et aux musulmans.

L'un de ses anciens responsables, Nicolas Pomies[3], l'a quitté et est devenu plus tard l'un des dirigeants de l'Union des familles laïques (UFAL) et de la Coordination nationale de la gauche républicaine. Un autre, Alain Avello, a rejoint le Front national et y est devenu le secrétaire-général du Collectif Racine[4].

Lors des élections législatives de juin 2007 en Belgique, le PCN a appelé à voter en Flandre pour le parti d'extrême droite Vlaams Belang, et en Wallonie et à Bruxelles pour le parti rattachiste Rassemblement Wallonie-France, suivant en cela une ligne « Tout sauf le Régime belgicain[5] ! »

Le PCN a présenté des candidats à diverses élections en Belgique et en France avec des résultats habituellement très faibles. Un candidat du PCN, Yann Wannepain, qui par ailleurs adhéra par la suite au Mouvement Des Citoyens, obtint 1,50 % des voix en 1998 lors d'une élection cantonale partielle à Valenciennes sud, ce qui constitue son meilleur score jamais obtenu en France.

Aujourd'hui, l'action du PCN semble se concentrer sur l'Est européen, comme le démontrent les récents et nombreux voyages de ses dirigeants en Transnistrie (république sécessionniste de Moldavie), en Abkhazie (république scissionniste de Géorgie), en Moldavie sans oublier Moscou (Russie). Il s'agit d'un micro-parti qui n'est plus actif que sur internet (particulièrement sur Facebook, car le site du parti n'a pas été mis à jour depuis 2012)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]