Parti National Social Chrétien

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Drapeau du Parti National Social Chrétien.

Le Parti National Social Chrétien (PNSC[1]) était un parti politique canadien fondé par Joseph Ménard[2] et Adrien Arcand en février 1934[3]. Le parti était identifié à l'antisémitisme, et au leader allemand du nazisme, Adolf Hitler. Plus tard, le parti fut connu, en anglais, en tant que Canadian National Socialist Unity Party ou National Unity Party.

Organisation[modifier | modifier le code]

Au sommet du parti était Le Chef secondé par un Secrétaire-Général. Venait ensuite les members du Grand Conseil et et ceux du Conseil Corporatif composé de personnes censé représenter les divers industries, profession, métiers et commerces. Finalement venait les divers comités dont celui de la propagande. Géographiquement, le parti était divisé en municipalitées, zones, quartiers et sections (celles-ci étant les divisions les plus petite).

Le parti avait aussi des groupes spécialisés dont les Légionaires (sorte de groupe de choc) la Garde de Fer (gardes du corps de Chef) et la Phalange Féminines (ouvert aux femmes).

Années 1930[modifier | modifier le code]

Insignes de grades du Parti National Social Chrétien basé sur leur descriptions donné dans la brochure "Programe et règlements: Le Parti National Social Chrétien du Canada" (1935).

Le parti tient ses racines du Parti National Socialiste allemand et a été fondé par Adrien Arcand en février 1934. En anglais, il fut dénommé Christian National Socialist Party. Arcand était un québécois fasciste et antisémite. Admirateur d'Adolf Hitler, Arcand se proclamait le "Führer canadien".

En octobre 1934, le parti rejoint le Canadian Nationalist Party[1], un parti implanté dans la région des Prairies canadiennes. En 1937, Le Canadian Union of Fascist (Ontario) s'affilie au PNSC. Au milieu des années 1930, le parti obtient quelques succès, avec quelques centaines de membres, la plupart se trouvant au Québec, en Colombie-Britannique et en Alberta. En juin 1938, le parti s'associe avec des clubs nazis et autres clubs racistes en Ontario et au Québec, certains d'entre eux étant connus sous le nom de clubs svastika, formant ainsi lors de la convention nationale de Kingston, le National Unity Party. Le nouveau parti abandonne le swastika comme symbole au profit d'un flambeau. Arcand entreprend alors d'aller à Toronto où son nouveau parti tient un rassemblement de 800 partisans au Massey Hall, bien que la ligue canadienne pour la paix et la démocratie tienne une contre manifestation rassemblant 10000 personnes en même temps au Maple Leaf Gardens[4].

Lors d'une période de tension au Canada entre anglophone et francophone, Arcand essaye de créer un mouvement politique nationaliste à la fois francophones et anglophones ce pourquoi il se fait le promoteur d'une citoyennetée canadienne pour remplacer le statut de sujet britannique de l'époque.

Le groupe était connu familièrement sous le nom de "Chemises bleues", et se battait généralement contre les immigrés, les minorités canadiennes et les groupes de gauche. Le groupe était convaincu qu'il prendrait le pouvoir au Canada, mais le parti exagérait sa propre influence.

Interdiction[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 1940, le parti fut interdit tombant sur le coup des Réglementations de la Défense du Canada appartenant à la Lois des mesures de guerre. Arcand et beaucoup de ses partisans furent arrêtés et incarcérés pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Arcand se présente à l'élection fédérale canadienne de 1949 dans la circonscription de Richelieu—Verchères en tant que candidat du National Unity Party. Il arrive second, recueillant 5 590 votes soit (29,1 % des voix)[5]. Lors de l'élection fédérale canadienne de 1953, alors candidat «Nationaliste », il arrive de nouveau second, avec 39 % des voix dans la circonscription électorale de Berthier—Maskinongé—delanaudière.

Le dernier acte public du parti fut un rassemblement le 14 novembre 1965 à l'Aréna Paul-Sauvé de Montréal en présence de 850 partisans d'Arcand.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Fondation du parti » (consulté le 10 janvier 2011)
  2. (fr) « Bibliographie », sur Uottawa (consulté le 10 janvier 2011)
  3. Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, François Ricard, Histoire du Québec contemporain: le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1986, p.119-120. L'Encyclopédie du Canada: édition 2000, Montréal, Stanké, 2000, p.114.
  4. Fascist Meet, Time Magazine, July 18, 1938
  5. (en) Richelieu—Verchères

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]