Partenija Zografski

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Partenija Zografski

Partenija Zografski (bulgare : Партений Зографски, macédonien : Партенија Зографски), né en 1818 et mort en 1876, était une personnalité religieuse, un philologue et un folkloriste macédonien, figure de la Renaissance nationale bulgare[1],[2]. Son travail réfère à une langue bulgare qu'il développe, et démontre un esprit bulgare[3],[4],[5]. Mais en République de Macédoine, il est aussi considéré comme l'un des fondateurs de la langue macédonienne[6].

Partenija Zografski est né sous le nom de Pavel Vasilkov Trizlovski (Павел Василков Тризловски) à Galitchnik, village alors situé dans l'Empire ottoman et aujourd'hui en République de Macédoine. Il a d'abord étudié au monastère Saint-Jean Bigorski avant de s'installer à Ohrid en 1836, où il reçoit l'enseignement de Dimitar Miladinov. Il a également étudié à Thessalonique et Istanbul. Pavel Trizlovski devient ensuite moine au monastère de Zographou du Mont Athos, duquel il tient son nouveau nom de Zograf, puis il poursuit son éducation à Odessa et rejoint le monastère de Căpriana, en Moldavie. Il reçoit également des diplômes des séminaires de Kiev en 1846 et de Moscou en 1850. Il est brièvement prêtre à l'église russe d'Istanbul puis enseigne au monastère de Zographou, à l'école bulgare d'Instanbul et à l'Institut de théologie orthodoxe de Halki.

Le 29 octobre 1859, sur demande de la municipalité macédonienne de Koukouch (aujourd'hui en Grèce), le Patriarcat nomme Partenija Zografski métropolite de Doïran, afin de contrer l'expansion de l'Église catholique orientale chez les Bulgares. Partenija Zografski, avec l'aide des autorités locales, établit des écoles bulgares et favorise l'usage du slavon dans la liturgie. En 1861, il est toutefois poursuivit par l'Église grecque orthodoxe, mais il est acquitté en 1863. En 1867, il devient métropolite de Nichava, près de Pirot (aujourd'hui en Serbie), où il s'oppose à la propagande serbe en favorisant l'éducation dans des écoles bulgares. Il démissionne en 1874, deux ans avant sa mort.

À côté de ses activités religieuses, Partenija Zografski était aussi un homme de lettres. Il a notamment écrit pour le périodique Livres Bulgareset les journaux Makedonia, Savetnik et Tsarigradski Vestnik. Il a également soutenu l'introduction d'éléments des dialectes bulgares occidentaux dans la langue littéraire bulgare. En 1857, il a publié une Histoire Sainte concise de l'Ancien et du Nouveau Testaments. L'année suivante, il a aussi publié un ouvrage sur l'éducation élémentaire des enfants.

Partenija Zografski est mort à Istanbul le 7 février 1876 et il y est enterré dans l'église bulgare Saint-Étienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Енциклопедия България, том 5, Издателство на БАН, София, 1986.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Freedom or Death, The Life of Gotsé Delchev by Mercia MacDermott, Journeyman Press, London & West Nyack, 1978, p. 22.
  2. A letter from Egor P. Kovalevski, Moscow, to Alexei N. Bekhmetev, Moscow, about the aid to be sent to the Bulgarian school in Koukush,1859
  3. Зографски, Партений. Мисли за българския език, Български книжици, 1/1858, с. 35-42 (Zografski, Pertenie. Thoughts about Bulgarian language, magazine "Bulgarian letters", 1/1858, p. 35-42)
  4. Grammars and dictionaries of the Slavic languages from the Middle Ages up to 1850: an annotated bibliography, Edward Stankiewicz, Walter de Gruyter, 1984, ISBN 3110097788, p. 71.
  5. ...It is obvious that in the Bulgarian milieu, under the direct influence of Vasil Aprilov, he developed a pro-Bulgarian spirit... voir : Institute for National history, Towards the Macedonian Renaissance, (Macedonian Textbooks of the Nineteenth Century) The activities of Parteni Zografski by Blaze Koneski, Skopje - 1961.
  6. (en) Balázs Trencsényi, Discourses of collective identity in Central and Southeast Europe (1770-1945): texts and commentaries,, Central European University Press,‎ 2006 (ISBN 978-963-7326-52-3, lire en ligne), p. 255–257