Paroisse de Southesk

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Paroisse de Southesk
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Comté ou équivalent Northumberland
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
Aucun
Aucun
Constitution 9 novembre 1966
Démographie
Population 1 833 hab. (2011 en diminution)
Densité 0,74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 42″ N 66° 28′ 52″ O / 46.978378, -66.481018 ()46° 58′ 42″ Nord 66° 28′ 52″ Ouest / 46.978378, -66.481018 ()  
Superficie 246 639 ha = 2 466,39 km2
Divers
Langue(s) Anglais
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1309026
Localisation

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Paroisse de Southesk

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Paroisse de Southesk

La paroisse de Southesk est à la fois une paroisse civile[note 1] et un district de services locaux (DSL) canadien du comté de Northumberland, au Nouveau-Brunswick.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

La paroisse est probablement nommée ainsi en complément de la paroisse de Northesk[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

La paroisse de Southest comprend les hameaux de South Esk, Cassilis, Williamstown, Warwick Settlement, Garden Road, Sillikers, Matthews, Lyttleton, Halcomb, Harris Brook Settlement, Red Rock et Dennis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire (-1500 à 1604)[modifier | modifier le code]

La paroisse de Southesk est située dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Sigenigteoag, qui comprend l'actuel côte Est du Nouveau-Brunswick, jusqu'à la baie de Fundy[2]. Les Micmacs se servaient de Quoomeneegook, l'« île des Pins » ou l'île Boishébert de nos jours, comme lieu de campement et de cérémonies[3].

Régime français (1604 à 1763)[modifier | modifier le code]

En 1636, Nicolas Denys obtient une seigneurie au confluent des rivières Miramichi Sud-Ouest et Miramichi Nord-Ouest[3].

Au milieu du XVIIIe siècle, les Acadiens fondent plusieurs villages dans les environs de Miramichi mais leur population varie constamment[3]. Ces villages étaient vraisemblablement situés à l'île Boishébert, à la pointe Wilson et à la pointe Canadian, en plus des villages construits à Burnt Church et à Baie-du-Vin[4]. À partir de 1756, durant la Déportation des Acadiens, Charles Deschamps de Boishébert rassemble de nombreux réfugiés Acadiens à Miramichi[3]. Boishébert fait construire une batterie à l'anse French Fort[5]. Entre 1756 et 1758, plus de mille Acadiens meurent de faim et de froid[3]. De 1757 à 1758, l'île Boishébert sert certainement de base pour les campagnes contre les Anglais et pour les renforts destinés à la forteresse de Louisbourg ainsi que de port de transbordement des marchandises destinées à cette dernière[3]. En septembre 1758, le colonel James Murray détruit plusieurs hameaux de l'embouchure du fleuve[3]. Il se peut que les hameaux de l'île Boishébert soient détruits en 1760 par John Byron, capitaine du Fame[3]. Quoi qu'il en soit, ces hameaux sont déjà en ruine en 1785 et il y a dans les années précédentes un exode important des familles acadiennes vers le Québec[3].

La municipalité du comté de Northumberland est dissoute en 1966[6]. La paroisse de Southesk devient un district de services locaux en 1967[6].

Du traité de Paris à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1825, le territoire est touché par les Grands feux de la Miramichi, qui dévastent entre 10 000 km² et 20 000 km² dans le centre et le nord-est de la province et tuent en tout plus de 280 personnes[7],[8]. Williamstown, appelé Ellenstown à une certaine époque et improprement appelé Welsh dans certains textes, est fondé peu avant 1832 par des Irlandais méthodistes[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après le recensement de Statistique Canada, il y avait 1964 habitants en 2006[10] alors qu'il y avait 2083 habitants en 2001, et 2178 en 1996, soit une baisse de 9,8 % en 10 ans. La paroisse compte 818 logements privés, a une superficie de 2 459,43 km² et une densité de population de 0,8 habitants au km².

Évolution démographique de la paroisse de Southesk depuis 2001
2001 2006 2011
2 083 1 964 1 833


Économie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du Nouveau-Brunswick.

Entreprise Miramichi, membre du Réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, Southesk est en théorie administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président. Il n'y a actuellement aucun comité consultatif.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

La paroisse de Southesk fait partie de la Région 5[12], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[13]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[6]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[6]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[14].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Southesk fait partie de la circonscription provinciale de Miramichi-Sud-Ouest, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Jake Stewart, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2010.

Drapeau du Canada Canada: Southesk fait partie de la circonscription électorale fédérale de Miramichi, qui est représentée à la Chambre des communes du Canada par Tilly O'Neill-Gordon, du Parti conservateur. Elle fut élue lors de la 40e élection fédérale, en 2008.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

Situation sur une carte des paroisses civiles du comté de Northumberland (certains DSL et municipalités ne sont donc pas montrés).

Vivre dans la paroisse de Southesk[modifier | modifier le code]

Red Bank dispose d'un bureau de poste et d'un hôpital vétérinaire. Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est situé à Sunny Corner.

Les anglophones bénéficient du quotidien Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean et de l'hebdomadaire Miramichi Leader, publié à Miramichi. Les francophones bénéficient quant à eux du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi que de l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe.

Culture[modifier | modifier le code]

Le Miramichi Country Music Opry de Red Bank est une salle de spectacle consacrée à la musique country. Le festival de musique country y est organisé au mois de septembre.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Paroisse de Lorne Northesk Northesk Rose des vents
Paroisse de Lorne
Gordon
N Red Bank 7
rivière Miramichi, Sunny Corner
O    Southesk    E
S
Paroisse de Stanley Ludlow, Blissfield, Paroisse de Blackville Renous-Quarryville, Derby
Enclave : Red Bank 4

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au Nouveau-Brunswick, une paroisse civile est une subdivision territoriale ayant perdu toute signification administrative en 1966 mais étant toujours utilisée à des fins de recensement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rayburn 1975, p. 260
  2. (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office,‎ 1978, 777 p., p. 109-110
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Lieu historique national du Canada de Boishébert », sur Parcs Canada (consulté en 22 août 2010)
  4. (en) William Gagnong, A Monograph of historic sites in the province of New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1899 (lire en ligne), p. 294-295
  5. « European and Acadian Settlement », sur Miramichi Landings (consulté en 15 août 2012)
  6. a, b, c et d Jean-Guy Finn, Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables : plan d'action pour l'avenir de la gouvernance locale au Nouveau-Brunswick, Fredericton,‎ 2008, 83 p. (ISBN 978-1-55471-181-9, lire en ligne [PDF]), p. 30
  7. (en) J. Clarence Webster, Historical Guide to New Brunswick, Fredericton, New Brunswick Government Bureau of Information and Tourist Travel,‎ 1942, 119 p., p. 61-62.
  8. (en)« Great Miramichi Fire », sur http://www.gnb.ca/ (consulté en 29 août 2012).
  9. (en) William Gagnong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p., p. 130
  10. Statistique Canada : Recensement 2006 : Southesk
  11. « Carte de la Miramichi », sur Entreprise Miramichi (consulté le 8 novembre 2012).
  12. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  13. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1 novembre 2012).
  14. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,‎ 1975