Paroisse d'Hampstead

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Paroisse d'Hampstead
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Comté ou équivalent Queens
Statut municipal District de services locaux
Constitution 9 novembre 1966
Démographie
Population 294 hab. (2011 en augmentation)
Densité 1,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 29″ N 66° 05′ 07″ O / 45.62472222, -66.08527778 ()45° 37′ 29″ Nord 66° 05′ 07″ Ouest / 45.62472222, -66.08527778 ()  
Superficie 21 263 ha = 212,63 km2
Divers
Langue(s) Anglais
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 130177
Localisation

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Paroisse d'Hampstead

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Paroisse d'Hampstead

La paroisse d'Hampstead est à la fois une paroisse civile[note 1] et un district de services locaux (DSL) canadien du comté de Queens, située au sud du Nouveau-Brunswick.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

Hampstead fut nommée ainsi par Richard Hewlett d'après la localité de Hempstead, sur Long Island dans l'État de New York. Richard Hewlett s'était établi sur l'île Longue, dans le fleuve, après avoir commandé des troupes à Saint-Jean[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La paroisse comprend les hameaux de Elm Hill, Hampstead, McAlpines, Pleasant Villa et Queenstown.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Nouveau-Brunswick.

Selon la carte Morris de 1758, les Acadiens possédaient un village de quelques maisons du nom de Chofour, vraisemblablement nommé en l'honneur de Louis d'Amours de Chauffours; il était situé juste au sud de Grimrose, désormais Gagetown[2]. Un autre village, Villeray, est brûlé par Robert Monckton en 1758; il était situé vis-à-vis le centre de l'île Musquash du Milieu[2].

Des pré-loyalistes fondent Kemble Manor, aujourd'hui le lieu-dit The Manor dans la base militaire, avant 1783[3]. Des Loyalistes s'établissent sur le territoire entre 1784 et 1785 au bord du fleuve, en aval de l'île Longue, à la suite de l'achat du manoir Kemble[4]. La paroisse civile est érigée en 1786[4]. D'autres immigrants colonisent le reste du territoire, notamment des esclaves affranchis à Otnabog[4]. Hibernia est ainsi fondé vers 1810 par des immigrants irlandais et des néo-brunswickois[5]. Emigrant Settlement est fondé vers 1860 par des Irlandais[6]. William Francis Ganong note la présence d'un campement malécite à Hampstead au tournant du XXe siècle[7].

Hibernia est exproprié dans les années 1950 pour l'ouverture de la base de Gagetown.

La municipalité du comté de Queens est dissoute en 1966[8]. La paroisse d'Hampstead devient un district de services locaux en 1967[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du Nouveau-Brunswick.

Entreprise Central NB, membre du Réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique[9].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, Westfield est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

La paroisse de Hampstead fait partie de la Région 11[10], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[11]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[8]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[8]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[12].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Hampstead fait partie de la circonscription provinciale de Grand Lake-Gagetown, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Ross Wetmore, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2010. La base militaire est plutôt comprise dans la circonscription provinciale d'Oromocto, qui est représentée par Jody Carr, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 1999 puis réélu en 2003, en 2006 et en 2010.

Drapeau du Canada Canada: Hampstead fait partie de la circonscription électorale fédérale de Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest, qui est représentée à la Chambre des communes du Canada par Gregory Francis Thompson, ministre des Anciens Combattants et membre du Parti conservateur. Il fut élu lors de la 40e élection fédérale, en 1988, défait en 1993 puis réélu à chaque fois depuis 1997.

Vivre dans la paroisse d'Hampstead[modifier | modifier le code]

Le DSL est inclus dans le territoire du sous-district 10 du district scolaire Francophone Sud[13]. Les écoles francophones les plus proches sont à Fredericton et Oromocto alors que les établissements d'enseignement supérieurs les plus proches sont dans le Grand Moncton.

L'église St. Stephen's de Queenstown est une église anglicane. Le bureau de poste et le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est à Gagetown.

Les anglophones bénéficient du quotidien Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean. Les francophones bénéficient quant à eux du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet et de l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au Nouveau-Brunswick, une paroisse civile est une subdivision territoriale ayant perdu toute signification administrative en 1966 mais étant toujours utilisée à des fins de recensement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rayburn 1975, p. 128
  2. a et b (en) William Ganong, A Monograph of historic sites in the province of New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1899 (lire en ligne), p. 271
  3. (en) Ganong (1899), op. cit., p. 326.
  4. a, b et c Ganong 1904, p. 136
  5. Ganong 1904, p. 139
  6. Ganong 1904, p. 130
  7. (en) Ganong (1899), op. cit., p. 229.
  8. a, b, c et d Jean-Guy Finn, Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables : plan d'action pour l'avenir de la gouvernance locale au Nouveau-Brunswick, Fredericton,‎ 2008, 83 p. (ISBN 978-1-55471-181-9, lire en ligne [PDF]), p. 30
  9. (en)« About Enterprise Central », sur Entreprise Central NB (consulté le 8 novembre 2012).
  10. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  11. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1 novembre 2012).
  12. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  13. [PDF] « Francophone Sud », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 2 novembre 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,‎ 1975