Paroisse d'Addington

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Paroisse d'Addington
L'église Saint-Anthony de Glen Levit.
L'église Saint-Anthony de Glen Levit.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Comté ou équivalent Restigouche
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
aucun
aucun
Constitution 1966
Démographie
Population 341 hab. (2011 en diminution)
Densité 0,38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 28″ N 66° 45′ 40″ O / 47.707913, -66.761169 ()47° 42′ 28″ Nord 66° 45′ 40″ Ouest / 47.707913, -66.761169 ()  
Superficie 90 215 ha = 902,15 km2
Divers
Langue(s) Français, minorité anglaise
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1314012
Localisation

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Paroisse d'Addington

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Paroisse d'Addington

La paroisse d'Addington est à la fois une paroisse civile[note 1] et un district de services locaux (DSL) canadien du comté de Restigouche, au nord-ouest Nouveau-Brunswick.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.
Henry Addington.

Addington est nommé en l'honneur de Henry Addington, vicomte Sidmouth (1757-1884), qui négocia en 1826 la frontière avec le Maine[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Addington comprend onze communautés non incorporées en plus des trois municipalités, Atholville, Campbellton et Tide Head, qui sont sur son territoire :

La paroisse d'Addington est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Addington est située dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Gespegeoag, qui comprend le littoral de la baie des Chaleurs[3]. Ce territoire était revendiqué d'abord par les Iroquois et ensuite seulement par les Mohawks[3]. Le site voisin d'Atholville compte dès le VIe siècle av. J.-C. un village du nom de Tjikog[4]. La rivière Restigouche est riche en saumon et toute la région est un territoire de chasse, tandis que des portages la relient au fleuve Saint-Jean[4].


L'embouchure de la rivière est colonisé dès le XVIIIe siècle par les Blancs mais Flatlands n'est fondé qu'au début du XIXe siècle[4]. Les Grands feux de la Miramichi détruisent une bonne partie de la forêt du Nouveau-Brunswick en 1825[4]. L'industrie forestière se déplace alors vers le nord et des scieries ainsi que des chantiers navals sont ouverts à Atholville et Campbellton[4]. Les grands pins et épinettes sont déjà presque tous passés sous la scie en 1850 mais de petites scieries continuent de traiter le bois descendant les rivière Restigouche et Upsalquitch[4].

La paroisse d'Addington est érigée en 1826 dans le comté de Gloucester, à partir d'une portion de la paroisse de Beresford[5]. La paroisse de Colborne et la paroisse de Dalhousie sont séparées de la paroisse d'Addington en 1839[5].

Le chemin de fer Intercolonial passe dans le territoire en 1876 et représente une opportunité économique importante.

La construction du chemin de fer Restigouche and Western, entre Tide Head et Saint-Léonard, commence en 1898[6]. Les travaux sont ralentis en raison du terrain difficile et du manque de fonds et le chemin de fer International prend le contrôle de la ligne en 1906[6]. Les travaux sont terminés en 1910[6]. La construction du chemin de fer permet de coloniser les hauts plateaux[4].

La municipalité du comté de Restigouche est dissoute en 1966[7]. La paroisse d'Addington devient un district de services locaux en 1967[7].

Le chemin de fer International est abandonné en 1989[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du Nouveau-Brunswick.

Entreprise Restigouche a la responsabilité du développement économique[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, Addington est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Addington fait partie de la Région 2[9], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[10]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[7]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[7]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[11].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: La paroisse d'Addington fait partie de la circonscription provinciale de Campbellton—Restigouche-Centre, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Greg Davis, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2010.

Drapeau du Canada Canada: Addington fait partie de la circonscription fédérale de Madawaska—Restigouche, qui est représentée à la Chambre des communes du Canada par Jean-Claude D'Amours, du Parti libéral. Il fut élu lors de la 38e élection générale, en 2004, puis réélu en 2006 et en 2008.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

Situation sur une carte des paroisses civiles du comté de Restigouche (certains DSL et municipalités ne sont donc pas montrés).

Vivre dans la paroisse d'Addington[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Addington fait partie du sous-district 1 du district scolaire Francophone Nord-Est[12]. Les écoles les plus proches sont à Atholville et Campbellton.

Glen Levit possède une caserne de pompiers. L'église St. Antony de Glen Levit est une église catholique romaine faisant partie du diocèse de Bathurst. Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est à Campbellton. Campbellton compte le Centre hospitalier Restigouche, francophone, et l'hôpital régional de Campbellton, anglophone. Les hôpitaux néo-brunswickois sont en effet bilingues dans leur services mais unilingues dans leur administration. Campbellton compte de plus un poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick.

Le bureau de poste le plus proche est quant à lui à Tide Head.

La collecte des déchets et matières recyclables est effectuée par la Commission de gestion des déchets solides de Restigouche[8]. L'aménagement du territoire est de la responsabilité de la Commission d'urbanisme du district de Restigouche[8].

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi qu'à l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Ils ont aussi accès à l'hebdomadaire L'Aviron, publié à Campbellton. Les anglophones bénéficient des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean ainsi que de l'hebdomadaire Campbellton Tribune, de Campbellton.

Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Culture de l'Acadie.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mann Mountain Flatlands Glencoe, Saint-Arthur Rose des vents
Eldon N Paroisse de Balmoral
O    Addington    E
S
Northesk

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au Nouveau-Brunswick, une paroisse civile est une subdivision territoriale ayant perdu toute signification administrative en 1966 mais étant toujours utilisée à des fins de recensement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rayburn 1975, p. 34
  2. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton,‎ 1993 (ISBN 2921166062), p. 141.
  3. a et b (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office,‎ 1978, 777 p., p. 109-110
  4. a, b, c, d, e, f et g Vincent F. Zelazny, Notre patrimoine du paysage : L’histoire de la classification écologique des terres au Nouveau-Brunswick, Fredericton, Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick,‎ 2007, 2e éd., 404 p. (ISBN 978-1-55396-204-5, lire en ligne), p. 132–133
  5. a et b « Guide généalogique du comté de Restigouche », sur Archives provinciales du Nouveau-Brunswick,‎ 2006 (consulté le 24 novembre 2012)
  6. a, b, c et d (en)« International Railway », sur Riding the Rails, New Brunswick Railway Museum (consulté le 2 septembre 2012)
  7. a, b, c et d Jean-Guy Finn, Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables : plan d'action pour l'avenir de la gouvernance locale au Nouveau-Brunswick, Fredericton,‎ 2008, 83 p. (ISBN 978-1-55471-181-9, lire en ligne [PDF]), p. 30
  8. a, b et c « District de services régionaux 2 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 25 juillet 2011).
  9. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  10. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1 novembre 2012).
  11. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  12. [PDF] « Francophone Nord-Est », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 3 novembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,‎ 1975