Parker Lewis ne perd jamais

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Parker Lewis ne perd jamais

Titre original Parker Lewis Can't Lose
Genre Sitcom
Création Clyde Philips
Lon Diamond
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine FOX
Nb. de saisons 3
Nb. d'épisodes 73
Durée 22 minutes
Diff. originale 2 septembre 199013 juin 1993

Parker Lewis ne perd jamais (Parker Lewis Can't Lose) est une série télévisée américaine en 73 épisodes de 22 minutes, créée par Clyde Philips et Lon Diamond, et diffusée entre le 2 septembre 1990 et le 13 juin 1993 sur le réseau FOX. En France, la série a été présentée par Dorothée à partir du 11 mai 1992 sur TF1, puis rediffusée ensuite sur France 3, RTL9, Canal J, AB1 et récemment sur IDF1 et MCM.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les déboires de jeunes lycéens avec à leur tête Parker Lewis. Il est toujours de la partie pour faire les quatre cents coups avec Mikey son pote musicien et Jerry son ami intello. Malheureusement la directrice ne l'entend pas de cette oreille : Mademoiselle Musso veut toujours s'en prendre à Parker et elle est aidée par la jeune soeur de Parker.

D'autres personnages comme les parents Lewis ou Kubiak, un petit poupon de 2 m et 120 kg, se joignent à la bande pour nous parler de tous les problèmes de société ou d'ados : les filles, l'alcool, les études, les fêtes et plus encore.

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Parker Lewis 
L'ami que tout le monde aimerait avoir au lycée. Réputé pour ses chemises excentriques et sa coupe ultra gonflée (du moins pendant les deux premières saisons). Un subtil cocktail de M. Phelps de Mission impossible, d'un ado comme les autres pas toujours sûr de lui, et très régulièrement amoureux... Aime mener la vie dure à tous ceux qui l'empêchent de profiter du lycée comme sa résidence secondaire. Clin d'œil : son nom complet est Parker Lloyd Lewis, référence au producteur qui a ses deux derniers noms en commun avec le héros.
Mikey Randall 
Meilleur ami de Parker. Rebelle solitaire à la Rock'n Roll attitude. C'est le plus instinctif du trio. Grand séducteur. C'est un ami indéfectible et loyal, même si c'est le plus souvent lui qui a besoin de l'aide des autres que l'inverse. Il veut se vouer corps et âme au rock, joue souvent de sa guitare (toujours branchée, même au sommet d'un arbre de 20 m), et se déplace le plus souvent à moto. Souvent à l'Ouest, parfois même Parker a du mal à le suivre. Son père est parti, il ne reste plus que sa mère avec qui il ne vit plus : il travaille à l'Atlas Dinner pour payer son loyer, et sauvera même le restaurant et son job en aiguillant Hank.
Jerry Steiner 
Archétype du nerd. Dans les deux premières saisons, il porte un inséparable manteau gris duquel il sort toutes sortes d'objets dont le scratch suggère qu'ils sont attachés à des velcros. Appartient à la catégorie des bizuths. Il a la fâcheuse habitude d'appeler ses camarades de classe « Monsieur », ce qui à la longue les énerve... mais rien n'y fait. Il développe au fil des épisodes une secrète et enflammée passion pour Shelly (qui n'est pas sans rappeler Quand Harry rencontre Sally). Tantôt timide et renfermé, parfois héroïque et décidé, il se distingue par une intelligence hors du commun, notamment dans les domaines scientifiques (multiples évocations de la Nasa). Contrairement à l'archétype du bizuth dans les séries américaines de la même époque, Jerry n'est pas un faire-valoir des deux héros, mais bel et bien un ami et un vecteur scénaristique à lui seul.
Shelly Lewis 
Petite sœur de Parker. Elle se conduit comme une petite peste en manipulant ses parents, madame Musso, ses camarades, bref le maximum de monde possible à son profit et au détriment de son frère. Elle en reçoit souvent des tartes à la crème, du slime, et des remarques décapantes. Malgré la haine qu'elle porte à son frère, elle sera plusieurs fois protégée par lui au fil des épisodes. Elle passe progressivement de l'enfance insouciante à l'âge adolescent avec ses amours contrariées, ses bandes d'amis plus ou moins sincères…
Grace Musso 
Principale / surveillante générale du lycée de Santo Domingo. Elle y a également étudié - ce qui explique sûrement son profond attachement à cet établissement — et y a apparemment côtoyé Judy et Marty Lewis, les parents de Parker. Elle termine presque systématiquement tous ses entretiens en cassant la vitre de la porte de son bureau (une par épisode). Obsédée par l'autorité, elle sait néanmoins être indulgente… ou négocier habilement le salut de ses étudiants. Désespérément célibataire, elle a un faible pour les hommes aux grandes mains. Possède un double maléfique en la personne du proviseur Pankow, avec qui elle partage des fonctions administratives au niveau du rectorat. Au fil des épisodes, les producteurs de la série lui rajoutent le pouvoir du « pouce maléfique », pouce ayant la possibilité d'envoyer un de ses élèves en salle de détention.
Frank Lemmer 
Fidèle bras droit et infatigable lèche-bottes de Musso aux allures de vampire. Tout de noir vêtu, cheveux longs et noirs attachés en queue de cheval, il semble avoir une liaison télépathique avec la principale. Il semble de plus être doté de pouvoir de téléportation. Adore Richard Nixon et les revues de guerre. Rêve d'être recruté par la CIA. Il développera au fil des épisodes une personnalité plus nuancée, notamment au niveau sentimental. Disparaît à la fin de la saison 2.
Francis Lawrence « Larry » Kubiac 
Se résume la plupart du temps à « Manger maintenant » (Eat Now). Plutôt gentil, devient motivé, voire agressif, quand il s'agit de nourriture (surtout si on s'assoit sur le sac contenant son repas de midi). Aime bien enfermer des bizuths dans les casiers. Si aux premiers épisodes Kubiac est décrit comme un géant brutal qui ne cherche qu'à martyriser ses camarades, son caractère évoluera rapidement le rendant sensible et de plus en plus humain au fil des épisodes.

Personnages récurrents[modifier | modifier le code]

Norman Pankow 
Pendant négatif de Grace Musso. Il est au départ le principal de collège El Corrado, concurrent de Santo Domingo. Aussi épris d'autorité, il est néanmoins dénué de toute compassion, et aussi calme que Musso est nerveuse, mais tous deux partagent une passion pour les plans machiavéliques, se jouant à tour de rôle des tours pendables. Fan d'escrime, des bonsaïs et d'hypnose. Il sera affublé à partir de la saison 2 par le double négatif de Lemmer: Remmel, un élève noir, aux cheveux courts et peroxydés en blond, habillé en blanc.
Marty Lewis 
Père de Parker et Shelly. Propriétaire d'un vidéo-club, soulignant par là-même la filiation de la série avec le cinéma. Très cool, peu porté sur l'autorité, Marty Lewis laisse clairement présager l'avenir de son fils, centré plus sur l'amitié que sur la réussite. Il a un sens de l'amitié développé comme en témoignent les apparitions successives de ses anciens compagnons de Santo Domingo.
Judy Lewis 
Plutôt calme et effacée, la mère de Parker et Shelly a néanmoins un caractère propre (elle décide dans un épisode de reprendre ses études). Ce qui la caractérise le mieux est son rôle de conciliateur familial, et l'amour réciproque et sans nuages qu'elle file avec Marty, son mari, depuis trente ans.
Nick Comstock 
Archétype du beau mâle arrivé de nulle part pour assurer la gérance de l'Atlas Dinner au début de la seconde saison. Il ne survivra pas aux changements de la troisième saison. Néanmoins ce personnage, représentant le grand frère ni adulte ni lycéen auquel on peut demander conseil (même Lemmer le sollicitera) apporte un peu de diversité dans la galerie des personnages : capable de réflexions d'une grande profondeur qu'il couronne d'une remarque parfaitement superficielle, ce joli coeur intervient souvent pour arranger les ennuis des personnages... sans réussir à gérer les siens. Son aspect rebelle responsabilisé préfigure le futur de Mikey, qui d'ailleurs reprendra sa place par la suite. L'arrivée de cette bombe sexuelle pour filles jeunes et moins jeunes (de Shelly à Musso, toutes craquent) coïncide avec une réorientation vers des sujets plus en phases avec les sentiments, comme une maturation.
Brad Penny 
Dans l'esprit des créateurs, il s'agit d'une sorte de mélange entre le beau gosse (Brad Pitt) et le musclé et dangereux Joe Penny qui mettait ses muscles en avant à la même époque. Il fait donc fantasmer Shelly et peur à Parker, qui le voit comme un rival potentiel et un lyncheur possible.
Annie Sloan 
Apparaît lors de la seconde saison. C'est la petite amie « sérieuse » de Parker, qui marque un tournant dans la série vers plus de maturité - adieu le ton léger des conquêtes épiques et sans lendemain de notre héros... Spécialiste du pop-corn sucré salé qui arrache des grimaces aux parents Lewis, Annie est responsable, mature et découvre en même temps que Parker les joies et aléas d'une relation au long cours.
Hank Kohler 
Apparaît à la saison 3, comme gérant d'espaces verts. Appelé « coach ». À la mort de sa mère, il hérite de suffisamment d'argent pour devenir propriétaire de l'Atlas Dinner, son lieu de prédilection. Obsédé par Grace Musso, il n'est dans un premier temps qu'un contrepoint comique un peu caricatural, mais la série s'arrêtera avant que le personnage n'ait eu le temps de s'étoffer davantage.

Guest star[modifier | modifier le code]

Saison 1[modifier | modifier le code]

  • Milla Jovovich : épisode 1 : Robin Fecknowitz, une étudiante qui fait chavirer le cœur de Mikey ... et de Parker.
  • Julie Condra : épisode 3 & 11 : Donna Sue Horton, une étudiante dont Parker est amoureux.
  • Ziggy Marley : épisode 5 : dans son propre rôle, il conseille à Mikey d'abandonner son rêve de devenir une rock star.
  • Robyn Lively : épisode 6 : Tracy Lee Summers, l'étudiante dont Parker souhaite qu'elle l'invite au bal.
  • David Faustino : épisode 9 : l'étudiant de Polk High en classe de retenue[1].
  • Andrea Elson : épisode 9 : Denise (en V.O.) / Agnès (en V.F.), la nièce de Musso.
  • Luke Edwards : épisode 12 : Steiner lorsqu'il était plus jeune.
  • Ozzy Osbourne : épisode 14 : dans son propre rôle, agacé par l'admiration que lui porte Steiner : « Je commence à en avoir marre de ce type. Il m'appelle Monsieur. »
  • Barbara Billingsley : épisode 16 : la mère de Musso.
  • Jerry Mathers : épisode 16 : le frère de Musso.
  • Weird Al Yankovic : épisode 18 : le pianiste qui joue As Time Goes By.
  • Taime Downe : épisode 19 : l'homme qui a besoin de téléphoner / la rockstar qui rend sa pièce à Kubiac.
  • Josh Lucas : épisode 21 : Evan, l'ex de Melissa.
  • Josie Bissett : épisode 24
  • Ray Walston : épisode 26

Saison 2[modifier | modifier le code]

Saison 3[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Cette série est inspirée du film La Folle Journée de Ferris Bueller dont le héros était interprété par Matthew Broderick.

Malgré son thème plutôt banal, cette série surprend par l'originalité de sa réalisation très « bande dessinée » (les personnages se métamorphosent au gré de leurs humeurs, de même que les objets se transforment selon les situations), et connut un certain succès dans les années 90.

De nombreuses références au cinéma (Terminator, Quand Harry rencontre Sally, Casablanca...), aux modes contemporaines (la déferlante Madonna) et au dessin animé (notamment à l'humour corrosif et très imagé de Tex Avery - surtout dans la saison 1, pour s'amenuiser par la suite : mouvements des personnages et des caméras, chutes, loufoqueries et non-sens) sont présentes dans cette série. Des thèmes de films sont saupoudrés, donnant à la série un aspect second degré et hommage décalé à tous les arts, à l'image des cartoons de l'époque (Warner Bros... Notons l'étrange similitude de certains personnages avec des héros, comme Parker Lewis et Bugs Bunny, Larry et Spike le bouledogue de Tom et Jerry...)

De nombreux clins d'œil sont ainsi disséminés : répliques cultes, tableaux reconstitués ou apparents, tels le Cri d'Edvard Munch dans le bureau de Musso ou la reconstitution d'Oiseaux de nuit, fameux tableau d'Edward Hopper...

L'humour second degré et la récurrence du comique de situation rend la série accrocheuse, où les réparties cinglantes (entre Parker et sa sœur) se succèdent aux scènes loufoques (comme Lemmer sur le point de mettre un chat enragé dans une cage à souris), voire, complètement décalées (comme les parents Lewis dansant devant leur fils en apprenant qu'ils allaient être sur la paille par l'ouverture d'un nouveau magasin de vidéo).

Représentative d'une mentalité légère des adolescents, moquant les canons esthétiques des années 90, Parker Lewis a su se révéler influent dans l'évolution comportementale des adolescents et des jeunes adultes durant cette période.

D'ailleurs, contrairement aux séries de la même époque, et auxquelles sont faites plusieurs allusions, notamment Beverly Hills 90210 et Sauvés par le gong, Parker Lewis fait preuve d'un second degré à toute épreuve, les personnages étant souvent amenés à se remettre en question, voire à se moquer d'eux-mêmes.

C'est ce recul et l'humour intemporel qui assurent à la série un succès encore non démenti à ce jour, après 15 ans de rediffusions multiples.

Son aspect toonesque a très probablement inspiré des séries aux ressorts visuels marqués, comme Ally McBeal et Scrubs.

La série a été annulée parce que le côté cartoon de la saison 3 a considérablement disparu. La série s'appelait Parker Lewis et non Parker Lewis ne perd jamais comme dans les deux précédentes saisons, Lemmer et Pankow ont disparu ainsi que Nick Comstock. Kohler et Penny n'ont pas su séduire le public. Parker ne portait plus ses chemises colorées et bariolées, ni sa coupe de cheveux extra large, Jerry ne portait plus son imperméable...

Expressions cultes[modifier | modifier le code]

  • « Aucun problème » (Not a problem) : véritable mode de vie de Parker Lewis. Emblème de sa décontraction, souvent utilisé a contrario dans les situations les plus délicates.
  • « Note pour plus tard » : au fil de ses tribulations, Parker prend des notes, notamment pour se souvenir de ne plus faire telle ou telle chose.
  • « Synchronisation des montres » : avant toute opération lancée avec ses deux acolytes, vérification commune de l'heure pour obtenir les meilleurs résultats (ces actions sont souvent chronométrées, toute erreur peut être fatale). Les trois héros alignent leur poignets.
  • « Manger maintenant » (Eat now) : phrase fétiche (et longtemps la seule) que prononce Larry Kubiac.
  • « Mon frère est un homme mort » : souvent embusquée afin d'espionner les faits et gestes de son frère, Shelly Lewis est souvent amenée à découvrir les plans qu'ils élaborent, et annonce par cette phrase qu'ils vont avoir du fil à retordre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Caméo de Bud Bundy dans l'épisode 1.9