Parcours aventure en forêt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parcours.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Grimpe d'arbres.
Parcours aventure en forêt
Parcours aventure sur poteaux de nuit

Un parcours aventure en forêt, familièrement usité sous le nom de parcours accrobranche, terme normalisé en 2008[Où ?] en parcours acrobatique en hauteur ou PAH, est un espace de loisirs sportif, souvent situé en zone boisée, équipé à demeure ou non d'installations permettant au pratiquant de cheminer en hauteur, de façon plus ou moins acrobatique, sur des ateliers supportés par des arbres ou autres supports naturels ou non. La sécurité du pratiquant est assurée par un équipement de protection individuel contre les chutes de hauteur (harnais, longe, connecteurs...) relié à une ligne de vie installée sur son parcours.

Le but étant d'associer l'aspect sportif à celui d'adrénaline procuré par les sensations de hauteur, d'équilibre et de vertige au-dessus du vide, comme c'est également le cas des via-ferratas qui elles, sont en montagne. Il peut être pratiqué dès le départ grâce aux différents niveaux de difficulté, par tout enfant ou adulte de bonne condition physique, même novice, sans nécessiter de technique particulière d'apprentissage, ni d'entrainement.

Les parcours aventure sont très développés en France, et on constate un boom des activités de loisir en plein air dans le monde : parcours aventure, via ferrata, canopy tours (visite de la canopée sur des tyroliennes) comme au Costa Rica, tyroliennes rapides et/ou longue distance, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

PAH en forêt

On peut dater l'ancêtre des parcs acrobatiques dans les années 1930, dans les Dolomites italiennes où, afin de traverser, de façon aérienne et plutôt sportive, d'une aiguille rocheuse à une autre, il arrivait que l'on tende entre ces deux pics une double corde, sur laquelle les téméraires pouvaient se coucher et « ramper » dans les airs.

Cet aménagement et l'exercice qui suivait portaient le nom de « tyroliennes ».

La première structure permanente, entre arbres et via ferrata dans les murs d'un fort, a vu le jour en 1989[réf. nécessaire] au Fort des Rousses, dans le Jura[réf. nécessaire].

Un autre parc s'est développé en 1994 aux Estables, dans le Massif central, mais il est admis que le vrai précurseur de cette activité a été l'« Aventure Parc » de Serre Chevalier, dans les Hautes Alpes, en 1995, année que l'on considère généralement comme celle de la création de l'activité.

Jusqu'en 1998, les parcours aventure en forêt se comptaient sur les doigts des deux mains. Ces parcours aventure se sont dans un premier temps développés en montagne et dans les stations de ski comme activité complémentaire l'été. Ils ont ensuite colonisé les zones fortement touristiques comme les bords de mer. Aujourd'hui, on les retrouve un peu partout, notamment en plein cœur des villes comme à Lyon.

À partir de l'an 2000, les équipements se sont multipliés pour atteindre et dépasser bientôt les cinq cents structures sur le seul territoire français.

La plus longue tyrolienne de France se trouve au Cirque de Consolation : elle mesure 500 mètres de long pour 120 mètres de haut.


Description de l'activité[modifier | modifier le code]

« Pont de singe »

Un parcours aventure est constitué de plusieurs successions de passages périlleux et acrobatiques et/ou physiques d'équilibre, pour accéder d'une plate-forme fixée sur un arbre ou pylône à la suivante, en position majoritairement debout.

Excepté pour les parties d'escalade, chaque passage est constitué d'un ou plusieurs câbles où peuvent être fixés différents agrès, et reliés à chaque extrémité par enroulement aux arbres respectifs. Les plate-formes fixes permettent aux pratiquants le contournement et passage des mousquetons vers le portique suivant, voire d'effectuer une pause et d'attendre éventuellement que le passager devant lui ait fini le parcours suivant, notamment en cas d'affluence, organisant ainsi des parcours plus ou moins longs et hauts, dans le but d'une expérience impressionnante voire ludique.


Equipement et briefing préalable[modifier | modifier le code]

L'accueil d'un parcours est souvent situé depuis une cabane en bois spécifique où se tiennent les moniteurs-monitrices, et où sont disposés les baudriers enfants-adultes ainsi que les emplacements de dépose des affaires (sacs, blousons, boissons,...), indépendante de l'accueil général de l'éventuelle base de loisirs dans laquelle il est situé.

Chaque participant s'équipe au départ d'un harnais au niveau de chaque jambe jusqu'à la ceinture, sur lequel sont accrochés :

  • Un ou deux mousquetons reliés par une lanière d'environ 1 m, le premier étant désormais un anneau que l'on enfile au départ du parcours sur le câble principal effectuant la totalité du parcours, baptisé "ligne de vie" continue, servant à la fois de sécurité et de maintien du passager, le deuxième optionnel que l'on accroche et décroche sur l'un des câbles à chaque portique.
    Ainsi, étant attachée, si la personne "décroche" en perdant l'équilibre sur les parcours "acrobatiques" (funambule, rondins basculants, etc.), elle effectue une simple "mini-chute" de 50 cm à 1 m amortie par l'élasticité du câble sur lequel elle reste suspendue, et où soit le moniteur pourra venir l'aider pour la secourir, soit elle pourra réussir à se rétablir d'elle-même par la force des bras et des pieds.
  • Une poulie reliée par une lanière que l'on décroche du baudrier pour l'installer sur le câble au départ de chaque tyrolienne.

Un mini-briefing d'instruction préalable de 15 minutes environ est donné systématiquement par les instructeurs à tous les participants, pour les conseils de parcours et afin de respecter les consignes de sécurité. Les participants effectuent alors les uns après les autres un premier test d'"essai" en guise d'échauffement et de compréhension / familiarisation sur un parcours très facile situé proche du sol, avant de passer aux parcours principaux.

Principaux genres de portiques[modifier | modifier le code]

L'ingéniosité des concepteurs n'a toujours pas trouvé de limite, et chaque parc possède des styles de parcours avec des variantes et dominantes différentes, sur les portiques entre chaque plate-forme d'arbre (appelés aussi "ponts de singe"), parmi lesquels les principaux portiques communs sont notamment :

  • Les montées d'accès aux plate-formes par des échelles de corde, prises ou trous d'escalade, filets, etc.
  • Les câbles ou slacklines de "funambules" (où l'on se tient à un ou 2 autres câbles parallèles, ou à une corde verticale elle-même suspendue)
  • Les câbles doubles latéraux (moins épais, où l'on alterne chaque pied, basculant beaucoup par élasticité)
  • Les échelles horizontales ou inclinées à barreaux espacés,
  • Les traversées sur filet ou "ponts de singe",
  • Les passerelles de toutes sortes : Poutres en rondins longitudinales, latérales,...
  • Les rondins "trapèze-balançoire",
  • Les planches longitudinales en "quinconce"
  • Les traversées sur "mini-cylindres" pivotants,
  • Les plate-formes suspendues (rondes ou planches rectangulaires), à enjamber de l'une à l'autre,
  • Les cordes à lanières successives,
  • Les tonneaux (dans lesquels l'on doit ramper cette fois de l'un à l'autre à plat-ventre)
  • Les étriers ou anneaux (très physiques), les troncs en "T",
  • Les échelles horizontales surélevées, , en s'agrippant aux barreaux par la force des bras
  • Les filets à larges mailles, de traversée ou d'escalade, voire descente,
  • Les tyroliennes sur poulies, très fréquentes et plus ou moins grandes ou pentues,
  • Les sauts de "Tarzan" (souvent parmi les plus impressionnants),
  • Les "skate-boards" sur double câble, les tyroliennes à treuil, ,en se tenant à une poignée par les bras ,
  • Les sauts verticaux freinés par un treuil (Quick-Jump), etc.


- Le nombre de personnes maximal pour une question de sécurité et de poids, est de une par traversée et de trois au maximum par plate-forme.

Montées/descentes verticales ou très inclinées[modifier | modifier le code]

Ces portiques sont soit au départ de nombreux parcours pour accéder à la première plate-forme, soit en fin de parcours pour redescendre au sol, soit pour relier 2 plate-formes de hauteurs très différentes, et peuvent être constitués soit d'une échelle souple, soit d'un ensemble de prises ou trous d'escalade, soit d'un filet vertical à larges mailles.

La sécurité de ligne de vie, autrefois assurée par des anneaux disposés de manière à peu près régulière où l'on accrochait alternativement les mousquetons, est de plus en plus remplacée par un câble beaucoup plus pratique relié à un boitier dispositif "stop chute" à enrouleur sur lequel l'utilisateur s'attache via son harnais, et peut même s'aider pour monter, en tirant sur le côté inverse du câble, semblable à celui utilisé pour les ceintures de sécurité des voitures (ou même les crémaillères pour les ascenseurs), et qui se bloque automatiquement en cas de "décrochage" produisant une vitesse trop brusque.

Traversées sur agrès et câbles[modifier | modifier le code]

Toutes les traversées en équilibre sur ces installations sont de plus, très "oscillantes", augmentant les sensations, du fait que l'on doit avancer dessus debout, et qu'elles sont fixées sur des câbles en acier eux-même instables, donnant d'autant plus d'élasticité et de ballant si ils sont reliés d'un arbre à l'autre de manière distendue avec du "mou". Ils peuvent être en outre soit à l'horizontale, soit inclinés en montées ou descente.

Il arrive même d'être surpris depuis une plate-forme, de sentir l'arbre "bouger" si il est plus "élastique", soit par le vent, soit par les secousses procurées par les mouvements des autres passagers sur les portiques.

Câbles de funambule[modifier | modifier le code]

Les passages sur les câbles de funambule sont par exemple plus ou moins difficiles selon la tension et la longueur du câble, ainsi que la tension et le positionnement du ou des câbles de maintien (un câble très long et détendu par exemple, de même que celui de maintien, rendra la traversée en son milieu particulièrement périlleuse, le passager étant très facilement déstabilisé même en s'agrippant, en basculant de gauche à droite ou inversement, de même la difficulté est accrue si le câble de maintien n'est pas décalé latéralement par rapport au câble de traversée, ou également si le passager ne peut se tenir que par une corde reliée à un câble supérieur, enfin la traversée peut-être rendue plus facile avec deux câbles de maintien gauche et droite de part et d'autre.

Tyroliennes[modifier | modifier le code]

Il existe 2 types principaux de tyroliennes : Montantes, où il est nécessaire d'"arpenter" par les bras pour atteindre l'autre plate-forme, ou descendantes (les plus fréquentes), la réception s'effectuant soit par une poignée accrochée au tronc d'arbre, celui-ci étant rembourré pour éviter un choc trop brutal, soit si la pente est très forte, par un tapis, motte de sable ou filet de réception, ou par un élastique-sandow ramenant temporairement la personne vers l'arrière, que celle-ci devra enjamber ensuite.

L'option de tenir le haut du socle de la poulie par les mains est différent pour chaque parc, selon la longueur des longes, l'avantage étant d'éviter de tourner sur soi-même durant la traversée, en risquant de se faire mal au dos si l'on arrive trop brutalement à l'envers face à l'arbre de plate-forme d'arrivée, même rembourré, et de ne pas réussir à attraper la poignée de réception, obligeant à une remontée par arpentage parfois difficile voire impossible (parcours rouges), l'inconvénient étant de risquer de se pincer voire se blesser totalement les doigts si on lâche et qu'ils se retrouvent coincés entre la poulie et le câble en pleine vitesse.

Certains endroits proposent une seule grande tyrolienne "géante" particulièrement longue et/ou vertigineuse de par sa hauteur, comme c'est le cas dans les massifs montagneux tels que les Vosges, Massif-Central ou Pyrénées, ou les étangs de Cergy qui sans rivaliser, possèdent déjà une double tyrolienne rapide située au-dessus des étangs.

Des tyroliennes encore plus rapides ou pentues sont spécifiquement créées dans ce but, telles que celle du Viaduc de la Souleuvre (taggle-rope très pentue), celle d'Orcières dans le Vercors ou Fantasticable dans les Vosges ou Super-Besse atteignant 140 km/h (dénommées "Speed"), ou celle passant au-dessus des Gorges du Diable en Savoie.

A partir d'une pente supérieure à 30°, on parle plutôt de Taggle rope ou de Death-ride, utilisés soit avec un système de roulettes, soit par simple glissement des mousquetons sur le câble.

Saut de Tarzan[modifier | modifier le code]

Le Saut de Tarzan consiste comme son nom l'indique, en un saut pendulaire par l'intermédiaire d'une grande corde, en se balançant du haut de la plate-forme, pour s'accrocher durant le début de phase de remontée dans un filet situé en face, que l'on doit souvent terminer d'escalader pour accéder à la plate-forme suivante.

Le passager se désolidarise alors temporairement de la ligne de vie tout en restant assuré (comme c'est aussi le cas pour quelques autres portiques), en accrochant cette fois ses 2 mousquetons à un anneau relié à la corde (ou autre portique).

Les sauts pendulaires, comme la balançoire géante du Viaduc de la Souleuvre, sont du même principe, mais sur une hauteur beaucoup plus importante.

Dérivateurs[modifier | modifier le code]

Plusieurs "dérivateurs tournants" permettant d'orienter l'anneau-mousqueton de ligne de vie d'un côté ou de l'autre, donnent le choix au passager depuis quelques-unes des plate-formes d'opter au cours d'un parcours pour deux solutions pour le portique suivant (par exemple, de choisir entre le "grand" saut de Tarzan ou une tyrolienne presque horizontale pour les moins téméraires), ou pour conduire à une échelle de descente mettant un terme au parcours avant la fin, si par exemple celui-ci est long et que la personne se sent fatiguée.

Aspect ludique instructif[modifier | modifier le code]

Depuis chaque plate forme, le n° du portique suivant par rapport au nombre total du parcours indique "l'avancement", avec souvent sa caractéristique sous un nom parfois évocateur.

Un quizz ou fiche instructif, qui peut être même muni d'un boitier parlant, est parfois rajouté, soit explicatif sur les différents arbres côtoyés et genres de feuilles correspondantes, soit historique, soit géographique.

Types de parcours des parcs[modifier | modifier le code]

Parcours sur poteaux

Les caractéristiques des parcours d'aventure peuvent fortement varier, par exemple selon les critères suivants :

  • Types de parcours : fixe / mobile
  • Structure : sur arbres / mâts / édifices / structures métalliques
  • Visiteurs cibles : tous / enfants à partir de 4 ans / handicapés
  • Hauteur de la ligne de vie : « à mi-hauteur », « hors de portée »
  • Systèmes de sécurité : auto assurance (mousquetons) / permanent / continu / filets
  • Lieux : touristique / urbain
Parc d'intérieur (indoor)

Les parcours d'aventure en forêt sont très populaires. Ils profitent de la présence des arbres (pas d'investissement dans les poteaux) et d'offrir une activité extérieure entourée par la nature. Non seulement ils offrent une aventure « en hauteur », mais ont aussi l'avantage pour les clients de goûter à la beauté naturelle et souvent spectaculaire de la forêt, de falaises, de collines, et/ou de rivières. Dans les parcs forestiers, un accent particulier est nécessaire pour la protection des arbres.

Les parcours sur poteaux sont une excellente alternative. Ils offrent une totale liberté en termes d’emplacement et de conception du parcours, mais par contre, exigent des investissements plus élevés (les mâts). La chaleur de l'été peut être un défi. Un mélange de mâts et d’arbres en lisière d'une forêt peut être un excellent compromis (coûts, offre, beauté).

Les parcs d’intérieur ont le grand avantage d'être ouverts toute l'année (mais, évidemment, le beau temps encourage plus les activités de plein air). Les parcours sont souvent construits sur une structure métallique modulaire et parfois même sur des poteaux en bois, avec d’excellents résultats esthétiques.

Les parcours accrospeed, variante, devant être effectués debout en équilibre sans harnais, ni même parfois se tenir, mais au dessous desquels se tient un filet géant commun situé environ un mètre au dessous, dans lequel la personne tombe sans se faire mal en cas d'échec de la traversée et déséquilibre. Les parcours sont toutefois plus simples et limités que les parcours traditionnels.


PAH avec ligne de vie « hors de portée »

La ligne de vie est l'une des pièces maîtresses d’un parc et peut exister sous 2 variantes différentes :

  • La ligne de vie « à mi-hauteur » (1,20 m à 1,60 m), la plus courante, étant bien adaptée aux mousquetons.
  • La ligne de vie « hors de portée » surélevée (2 m à 2,30 m), avec système d'assurance continu. Celle-ci présente plusieurs avantages :

- Un débit plus rapide par forte affluence, les manipulations des mousquetons n'étant plus nécessaires sur les plates-formes, apportant donc gain de temps, notamment pour les tyroliennes ne nécessitant plus d'installer une poulie supplémentaire,
- Parcours plus impressionnants et difficiles pour l'équilibre en étant dépourvus des câbles d'aide à mi-hauteur, par contre meilleur soutien en étant tenu directement par la longe, et donc diminution du nombre de sauvetages nécessaires par un instructeur,
- Plus grande liberté de mouvements sans être gênés par un câble de mi-hauteur et relaxation plus facile sur les plates-formes,
- Réduction des risques de blessure en l'absence de contact avec le dispositif de sécurité, et tension de la longe réduisant la distance de chute éventuelle.

- Par contre, l'inconvénient est la nécessité d'avoir une longueur de longe qui s'adapte à la hauteur de la personne, et que le câble supérieur de maintien reste parfaitement parallèle au parcours, sauf si l'on utilise une longe à "enrouleur".

Niveaux de difficulté[modifier | modifier le code]

Chaque parcours possède comme pour les pistes de ski par exemple, un code de couleurs indiquant le niveau de difficulté et de vertige, assez variables selon les choix de chaque parc, et peut avoir une caractéristique spécifique :

  • Parcours arc en ciel, blanc ou jaune pour les très jeunes enfants (très faciles, 1 m de haut maxi)
  • Parcours vert clair à vert foncé (faciles, 3 à 6 m de haut, pour les "familles")
  • Parcours bleus (moyens, 8 m de haut environ, pour les plus initiés adolescents ou adultes de taille > 1 m 20)
  • Parcours rouges (assez difficiles et périlleux (appelés pour certains "sensations" ou "adrénaline"), 10 m de haut environ, taille > 1 m 30)
  • Parcours noirs ou super-noirs (souvent très difficiles et physiques, adultes > 1 m 40)
  • Parcours "tyroliennes", souvent "spécialisé" dans ce domaine durant tout le parcours, etc.


Bien sûr, (comme c'est le cas pour les stations de ski), les codes sont assez "subjectifs", et un parcours bleu d'un parc peut être l'équivalent d'un rouge d'un autre, certains parcs étendant leurs gammes de parcours au maximum en utilisant des couleurs intermédiaires (comme au judo !) pour également mieux les distinguer, tel que orange, violet, marron ou or...


Les différents systèmes d'attache et de sécurité[modifier | modifier le code]

L'équipement de sécurité se compose essentiellement d'un harnais, une(des) longe(s) et un système d'assurance (une autre option serait tout simplement un filet sous les ateliers - relativement coûteux et avec une application limitée). Parfois, les casques et/ou des gants sont également fournis.

Les quatre systèmes principaux sont les suivants :

  • Auto assurance avec mousquetons
  • Permanent avec mousquetons
  • Ligne de vie continue sur le rail
  • Ligne de vie continue sur câble (avec un crochet ou une poulie)
Seilpark Gantrisch - 03.jpg

Le système traditionnel d'auto-assurance se compose essentiellement de deux mousquetons que les participants vont successivement déverrouiller / verrouiller sur chaque plate-forme (zone à risque). Une mauvaise manipulation et le déverrouillage simultané des deux mousquetons provoque la déconnexion complète du participant à la ligne de vie. Cette situation signifie un risque extrême qui peut avoir pour conséquence un accident grave et même parfois la mort en cas de chute.

Le système d'assurance permanent permet de réduire considérablement le risque d'accident. Les deux mousquetons ont un « système de communication » qui évite leur ouverture simultanée et le déverrouillage complet à la ligne de vie. Un système permanent avec des réas intégrés peut même être trouvé.

Le système d'assurance continu sur rail offre un niveau élevé de sécurité, mais a une application limitée - il est essentiellement sur mâts avec une structure lourde, pour les éléments relativement courts et il est cher (et plus commun aux États-Unis qu'en Europe).

PAH dès 4 ans

Le système d'assurance continu sur câble, à présent utilisé dans la majorité des parcs, remplaçant progressivement depuis 2011 le système traditionnel, où les personnes sont connectées en permanence à la ligne de vie continue du début à la fin du parcours et qui fournit donc le plus haut niveau de sécurité. Au départ du parcours, les personnes enfilent la ligne de vie dans le dispositif d'assurance (crochet ou poulie).

Dans le cas des tyroliennes, le seul et unique câble de traversée est la ligne de vie servant en même temps de câble porteur de la roulette, sur laquelle l'utilisateur pose souvent les 2 mousquetons par dessus le socle.

Dans certains cas particuliers d'un parcours non rectiligne comme le saut de Tarzan, une "dérivation" désolidarisant temporairement l'anneau de la ligne de vie pour se relier aux points d'attache de la corde-liane est nécessaire, compte-tenu de la trajectoire incurvée de ce "saut".

Le grand avantage est le renforcement de la sécurité des passagers, ceux-ci ne risquant plus durant les manœuvres sur les plate-formes, de détacher les 2 mousquetons à la fois en oubliant d'en rattacher au moins un (inadvertance qui arrivait assez souvent aux novices avec le système traditionnel, se mettant en danger de chute, car n'étant plus attachés en hauteur), et qui nécessitait une surveillance accrue et rappel à l'ordre des instructeurs depuis le sol.

Le petit inconvénient est une moins grande facilité, voire liberté d'action pour accrocher aux point de fixation, obligeant parfois à des manœuvres compliquées, donc plus de temps aux non habitués, enfants notamment, et donc plus d'attente en cas d'affluence, ainsi que la torsion éventuelle de la longe après plusieurs portiques.

Le premier des deux mousquetons possède la même forme d'un anneau ovale assez grand, possédant une encoche suffisante pour la faire coulisser sur des plaques ou coudes en L métalliques placés régulièrement sur le parcours en tant que "relais" de jonction du câble d'assurance, mais beaucoup plus étroite que la section du câble pour que le mousqueton ne puisse sortir du câble.

Le passager introduit au départ du parcours cet anneau qui restera autour du câble de sécurité jusqu'à la fin du parcours en fin de câble.

Le deuxième mousqueton éventuel reste un petit mousqueton de sûreté traditionnel renforçant la "stabilité" de retenue à un autre point d'attache à l'un des câbles en cas de dérapage (car même étant attaché, un dérapage avec le "mou" du câble, peut selon les zones du parcours, entraîner une mini-chute pouvant aller parfois jusqu'à 1 m 50, et occasionner quelques coups et égratignures "bénins" sur les obstacles mais évitables, la personne étant aussi plus confortablement suspendue en attente d'un secours ou peut réussir à remonter d'elle-même sur le circuit plus facilement)(L'inconvénient de ce 2° mousqueton facultatif étant l'encombrement et les manipulations supplémentaires durant le parcours)

Le système d'assurance continu sur câble et avec poulie intégrée, où le dispositif d'assurance est la poulie, qui roule simplement tout le long de la ligne de vie et facilite notamment le passage sur les tyroliennes (pas de manipulation nécessaire). Ce dernier système étant le seul permettant d'avoir la ligne de vie «hors de portée», présente plusieurs avantages : Une plus grande capacité de débit des passagers par forte affluence, une augmentation des sensations sans se tenir tout en n'étant plus gênés par les câbles de maintien, et la réduction des risques de blessure.

Parcours aventure de nuit[modifier | modifier le code]

De nombreux parcs proposent aussi de plus en plus cette expérience sur plusieurs de leurs parcours, une à plusieurs fois dans l'année, en étant cette fois munis d'une lampe frontale. Les sensations sont différentes, réduisant les effets de hauteur, mais augmentant ceux de surprise et d'inattendu (pour les longues tyroliennes par exemple).

Autres activités d'adrénaline pour enfants et adultes des parcs forestiers[modifier | modifier le code]

Pour diversifier les "plaisirs" et ne pas se cantonner aux seuls parcours aventure, les parcs possèdent bien d'autres activités, qu'ils rajoutent au cours des années, pour les enfants comme pour les adultes :

  • Le "Benji-Ejection" (comme le propose Xtrem aventure à la base de loisirs de Cergy-Pontoise), genre de saut à l'élastique inversé de 18 m de haut, à l'analogue en moins haut du Reverse Bungee des fêtes foraines, mais où c'est la personne elle-même qui est catapultée vers le haut par la détente subite des élastiques, puis redescend par son propre poids, (pouvant même effectuer un "salto" avec l'habitude), effectuant ainsi plusieurs oscillations verticales successives se réduisant jusqu'à l'arrêt
  • Les matelas gonflés soit à l'air comprimé, soit à l'eau, sur lesquels l'on marche et rebondit, prenant la forme d'une bulle, ou d'autres structures gonflables où l'on peut sauter d'un raide toboggan sans se faire mal,
  • Les sauts depuis une plate-forme dans un matelas gonflé géant, d'une hauteur de 1 à 10 mètres (tel le Vertig'haut d'Aventureland)
  • Des trampolines traditionnels ou attachés pour enfants, toboggans, balançoires, ponts suspendus, Pyramide d'escalade (en sandows disposés en "toile d'araignée"), et autres aires de jeux,
  • Des jets d'eaux vaporisateurs-brumisateurs "inattendus", surtout pour l'été,
  • Les grandes aires de "filets", semblables à ceux de l'accrospeed, sur lesquels l'on marche ou que l'on traverse tout en procurant des sensations d’enfoncements ou de sauts sous les pieds,
  • Des murs d'escalade en rappel, avec plusieurs niveaux de difficulté selon la pente (entre 60 et 120°), la facilité d'accès aux prises (espacement, taille, forme) et la hauteur du mur (que l'on retrouve aussi en tant que portiques dans les parcours aventure)
  • Le Rolling-bulle (Xtrem Cergy), (d'origine asiatique) où 1 ou 2 personnes sont attachées dans une bulle géante entièrement coussinée qui dévale une pente en rebondissant, etc.
  • Un mini-golf à 18 trous (côtoyant parfois une grande aire de "golf", si la place s'y prête),
  • Un piano qui a même été mis parfois à disposition du public pour s'exercer voire "sonoriser" l'espace forestier,
  • Le Paintball, très prisé lui-aussi (mais non acrobatique)

Toutes ces activités pourraient être souvent comparées aux activités les plus "vertigineuses" de Fort-Boyard (quelques parcs possèdent d'ailleurs une activité qui imite plusieurs acrobaties du fort), à la différence qu'il n'y a pas de clé à attraper, ni de code à trouver en temps limité !

Association à une base de loisirs[modifier | modifier le code]

De plus, de nombreux parcs font partie d'une base de loisirs, où se situent plusieurs étangs ou lac, rajoutant des activités, notamment aquatiques, telles-que :

  • Rafting, Téléski nautique, Vague à surf, Running (genre de fitness libre en plein air), Blob jump (saut d'une personne sur un côté d'un matelas gonflé d'air, entraînant l'éjection dans l'eau de la personne située de l'autre côté), ainsi que :
  • Karting (pour adultes et/ou enfants), Luge d'été, Saut à l'élastique de 20 m depuis une plate-forme (Vosges, Alpes...), Carving Trikke (trottinette électrique en V), Cabanes dans les arbres, Vélos, tandems et voitures à pédales pour 6 personnes, Ballades en poney ou manèges à chevaux, Ballade en petit train touristique, etc.


La base de loisirs possède elle-même également de nombreux points de restauration, et même stands de buvettes, glaces ou gaufres..

Normes et Associations[modifier | modifier le code]

Après avoir été normalisée dans le cadre de l'AFNOR, la dénomination de l'activité parcours d'aventure en forêt (PAF) évolue vers parcours acrobatique en hauteur (PAH). Une norme européenne est publiée sous la référence NF EN 15567-1 et 15567-2 depuis mars 2008.

Les professionnels se sont organisés en Syndicat National des Exploitants de Parcours d'Aventure (SNEPA) depuis juin 2004[1]. Des associations existent au niveau européen (ERCA, IAPA) et aux USA (ACCT, PRCA) et nous remarquons de plus en plus un rapprochement entre ces différentes associations comme pour des questions de normes ou avec des conférences conjointes (SNEPA-IAPA à Strasbourg en 2011).

Pour encadrer leurs pratiques, certains se sont également rassemblés pour former le réseau Forestour qui vise à garantir un tourisme respectueux de la forêt. De manière générale, de nombreux parcours se situent dans des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF)[2].

Liste des parcs aventure[modifier | modifier le code]

Cette liste est très importante et difficile à établir, tant les parcs et même activités acrobatiques se sont multipliés de manière spectaculaire en 15 ans, face à leur succès, et relativement simples à équiper.

Même les parcs d'attractions et fêtes foraines s'en sont dotés, comme par exemple un petit parcours de tyroliennes installé au parc Astérix, ainsi qu'un petit circuit sur poteaux au Jardin d'Acclimatation ou dans quelques fêtes foraines, à l'occasion de fêtes municipales (associées parfois, à des grands sauts à l'élastique depuis une grue), ou même durant l'été pour les enfants Canal de l'Ourq à Paris.

Ils procurent en effet des sensations spécifiques de hauteur et d'équilibre, dans un genre très différent et complémentaire aux sensations d'accélérations verticales des attractions, les enfants notamment étant particulièrement friands d'adrénaline.

L'Ile de France possède déjà à elle seule de très nombreux parcs :

  • Moulin de Sannois (95) : Ecopark Aventure
  • Base de loisirs de Cergy (95) : Xtrem Aventure
  • Viarmes-Seugy (95) : Sherwood Park
  • Base de loisirs de Magny en Vexin (95) : Aventureland
  • Forêt de Nemours-Fontainebleau (77) : No Limit
  • Parc Floral de Vincennes (94) : Evasion verte (le plus proche de Paris)
  • Base de loisirs de St Quentin en Yvelines (78) : Branches & Loisirs
  • Forêt de Coubron-Bondy (93) : Plaine Forme
  • Marne La Vallée proche de Disneyland (77) : Aventure-Aventure Davy-Crockett
  • Melun (77) : Aventure-Aventure Sainte-Assise
  • Bruyères-le-Châtel (91) : Floreval,
  • Lésigny (77) ; Chichoune Accroforest
  • Epinay (93)(en intérieur, associé à l'escalade toute l'année) : Urban Evasion, etc...

Il va de soi que les parcours situés dans les parcs naturels des différentes régions de France, en montagne notamment, en parallèle des "via-ferratas", sont encore plus nombreux et bien sûr, sont tout aussi nombreux et populaires en "densité" dans de nombreux pays voisins et du monde entier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bali Seilpark 3.jpg
Bali Seilpark 2.jpg

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]