Parc zoologique de Paris

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Parc zoologique de Paris
Logo du parc zoologique de Paris
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Date d'ouverture Inauguration:
Réouverture:
Date fermeture du au
Situation 53, avenue de Saint-Maurice, 75012 Paris, France
Superficie 14,5 hectares
Latitude
Longitude
48° 49′ 56″ N 2° 25′ 07″ E / 48.832222, 2.418611 ()48° 49′ 56″ Nord 2° 25′ 07″ Est / 48.832222, 2.418611 ()  
Nombre d'animaux plus de 1 000
Nombre d'espèces 180
Accréditations Muséum national d'histoire naturelle
Site officiel http://parczoologiquedeparis.fr/

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Parc zoologique de Paris

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Parc zoologique de Paris

Le parc zoologique de Paris (couramment appelé zoo de Vincennes[1],[2]), qui fait partie du Muséum national d’histoire naturelle, est situé dans le 12e arrondissement de Paris, dans le bois de Vincennes, et couvre une superficie de 14,5 hectares. Il comporte un grand rocher artificiel haut de 65 mètres et une serre de 4 000 m2 abritant un milieu équatorial.

Devenu vétuste et trop exigu pour ses pensionnaires selon les critères du XXIe siècle, le « zoo de Vincennes » a dû être fermé le 30 novembre 2008. Les travaux de rénovation, commencés le 7 décembre 2011, s'étalent sur deux ans et demi et permettent aux enclos, entièrement revus et désormais groupés par milieux naturels, d'être aux normes modernes pour le confort des animaux, la sécurité du public et la muséologie. La réouverture a lieu le .

Historique du parc zoologique[modifier | modifier le code]

Le zoo lors de l'exposition coloniale de Paris, en 1931.

Parc zoologique de Vincennes (1932-2008)[modifier | modifier le code]

Plan du Zoo de Vincennes

Le parc zoologique de Vincennes[3] a été conçu par le géologue Paul Lemoine (directeur du Muséum national d'histoire naturelle de 1932 à 1936) en accord avec la ville de Paris. Celui-ci l'avait conçu dans son esprit bien avant sa nomination en tant que Directeur du Muséum en décembre 1931.
Inauguré le 2 juin 1934 par le Président de la République, Albert Lebrun, le zoo est construit sur le modèle innovant de celui de Hambourg par Charles Letrosne, architecte des bâtiments civils et des palais nationaux. Il fait suite au petit zoo temporaire aménagé dans le bois de Vincennes lors de l'Exposition coloniale de 1931 afin de faire découvrir au public parisien des animaux exotiques ainsi que les villages indigènes reconstitués que leurs critiques qualifieront plus tard de zoos humains. Dès le lendemain, le zoo est envahi par une foule enthousiaste et impatiente de plus de cinquante mille personnes.

Il fut construit selon le modèle architectural proposé par Carl Hagenbeck, un modèle révolutionnaire pour l'époque, qui visait à présenter les animaux sans cages, sur des plateaux, dans des fossés et des enrochements de manière à ne pas les séparer du public par des barreaux. Les loges intérieures de nombreux animaux pouvaient aussi être visitées par le public.

Très vite, il connut un grand succès auprès des Parisiens, qui pouvaient y admirer une faune spectaculaire, dans un cadre plus « naturel » que dans les anciennes ménageries telles que celle du Jardin des plantes.

Ses installations lui ont permis d'héberger de nombreux animaux, surtout des grands mammifères. Le zoo a obtenu de grands succès dans la reproduction de l'éléphant d'Asie, de la girafe du Niger et de l'okapi, tous trois menacés d'extinction dans la nature, ainsi que d'une multitude de félins, d'ours, d'antilopes et de cervidés. Il a également présenté des espèces très rares en captivité, telles le kouprey (un spécimen de 1936 à 1940, seul à avoir été élevé en Europe), l'éléphant de mer (un spécimen y a vécu une trentaine d'années), le rhinocéros indien et le panda géant (un mâle de cette espèce nommé Yen-Yen, offert dans le cadre des relations diplomatiques entre la Chine et la France, y a vécu de 1973 à 2000, ce qui représente une des plus longues durées de vie pour cette espèce en captivité).

Entrée Art déco côté Porte Dorée détruite en 2012, alors que l'entrée Saint-Mandé a en revanche été restaurée.

Toutefois, il n'a jamais présenté beaucoup d'espèces animales de petite taille, faute d'installations adaptées, et ce malgré la construction de quelques volières et l'ouverture d'une maison des lémuriens en 1986, où des groupes de lémuriens nocturnes, souvent rares, évoluaient dans une obscurité artificielle. Cette installation n'a jamais eu d'équivalent en France, et n'en a pas beaucoup ailleurs dans le monde.

À partir des années 1980, les installations du zoo se sont fortement dégradées, de par le vieillissement des enclos et des rochers en béton armé (qui avaient été conçus pour une durée de 50 ans dans les années 1930), sans qu'il n'y ait eu de plan de rénovation d'ensemble. Si le Grand Rocher, figure emblématique, avait été rénové dans les années 1990, cela n'a pas été le cas de beaucoup d'autres installations, qui ont dû être fermées au public au début des années 2000, et certains animaux (éléphants, félins, rhinocéros, ours) ont dû être déplacés hors du zoo. Devenues trop vétustes, les installations ont fermé leurs portes en novembre 2008. L’opération de rénovation lancée en 2011 dans le cadre d’un partenariat public-privé arrive à son terme en avril 2014.

La fermeture du zoo (2008-2014)[modifier | modifier le code]

Le grand rocher restauré en 1993.

Faute d'entretien, les faux rochers en treillis métalliques enduits de béton se sont effrités et sont devenus dangereux. Le Grand Rocher, symbole du parc, qui domine le bois de Vincennes, a alors été fermé plusieurs années. Dès 1993, le Gouvernement dut débloquer des crédits en urgence pour sa rénovation. Le zoo de Vincennes a vu, depuis la fin du XXe siècle, sa fréquentation fléchir (300 000 visiteurs en 2005, contre 600 000 en 2004, 800 000 en 2003, 1 000 000 en 1984, 1 500 000 en 1968).

En 2004, la dégradation des installations est si visible, que des élus se mobilisent. Laurent Lafon, maire de Vincennes et conseiller régional d'Ile-de-France, lance une pétition qui recueille des milliers de signatures en vue d'attirer l'attention des ministres sur la nécessité de rénover le zoo, menacé de fermeture pour non-conformité. En septembre 2004, L. Lafon soulève à nouveau la question du devenir de l'établissement, dans une tribune du quotidien Le Monde[4]. En décembre 2004, à l'Assemblée nationale, un député du Val-de-Marne, Patrick Beaudouin, interpelle à ce sujet François d’Aubert, Ministre délégué à la recherche[5].

Peu après, 500 000 euros sont débloqués en urgence pour les travaux de première nécessité sur les réseaux de gaz et d’électricité et sur le rocher des girafes. En 2005, le Gouvernement consacre un million d’euros à l’accueil des animaux et du public et 1,2 million supplémentaires à la volière des lémuriens et à l’accueil de nouveaux pensionnaires. Cela permet de lancer enfin la rénovation. Le coût global des travaux, qui ont débuté au premier trimestre 2007, était estimé entre 120 et 130 millions d'euros, pour une dépense finale de 167 millions. Ce plan de rénovation a mis l'établissement au niveau d'une « référence mondiale », comme l’affirme Allain Bougrain-Dubourg, président du comité scientifique.

Les fonds publics manquant, un partenariat public-privé est mis en place pour financer le chantier. Des acteurs privés assurent à 76% le financement, en échange d'un loyer temporaire correspondant approximativement au surcroît de recettes généré par l'augmentation des tarifs des entrées[6]. Ce partenariat revient à partager les recettes du zoo mais n’affecte pas le statut et les missions des personnels et des chercheurs associés, ni les missions de service public du parc (recherche, protection des espèces).

Par ailleurs, le cabinet d'architecte choisi s'est engagé à lier développement durable et respect de la condition animale, en présentant les animaux dans leurs biotopes. Ainsi, « le visiteur deviendra l'invité de l'animal qu'il rencontrera dans son univers reconstitué »[7]. Le principe du nouveau zoo n'est plus de montrer le plus possible d'animaux, mais de valoriser leur présentation dans leur biotope : européen, guyanais, malgache, africain et patagonien, selon le choix qui fut arrêté, conforme aux origines de la majorité des pensionnaires du zoo.

Les travaux proprement dits ont duré deux ans et demi, les animaux étant déplacés pendant ce temps soit à l'intérieur du périmètre du zoo (girafes), soit dans d'autres établissements du Muséum comme la ménagerie du Jardin des plantes de Paris, le centre d'écologie de Brunoy, le parc zoologique de Clères ou le parc animalier de la Haute-Touche à Obterre, soit encore dans d'autres zoos partenaires (Édimbourg, Dublin, Moscou, Montpellier...).

Les animaux ont été réinstallés au fur et à mesure de l'achèvement des enclos, volières et serre[8].

Le nouveau parc zoologique de Paris[modifier | modifier le code]

Le nouveau parc zoologique de Paris, qui fêtera ses 80 ans le , est rouvert au public depuis le . C'est le seul zoo au monde à avoir été entièrement reconstruit, à l'exception de l'entrée Saint-Mandé désormais fermée, du grand rocher, de la volière des vautours et des îlots des primates de la zone Guyane-Madagascar.

La nouvelle présentation des animaux est organisée en cinq biozones (Patagonie : 7 espèces sur 16 570 m2, SavaneSahel : 44 espèces sur 45 215 m2, Europe : 28 espèces sur 10 800 m2, Guyane : 67 espèces sur 12 530 m2, Madagascar : 30 espèces sur 9 655 m2). Deux autres biozones, réalisées sous la seule maîtrise d'oeuvre du muséum, Afrique équatoriale et Australie, seront développées ultérieurement, en excluant donc seulement l'Asie. Elle comporte également une serre tropicale de 4 000 m2 et 16 m de haut ainsi qu'une vingtaine de volières, la grande volière de 2 000 m2 évoquant le delta d'un fleuve africain, et compte 1 000 animaux de 180 espèces, dont 74 d'oiseaux, 42 de mammifères, 21 de reptiles, 17 d'amphibiens, 15 de poissons et 11 d'insectes et d'arachnides[9]. Les animaux ne pouvant bénéficier d'espaces suffisants (éléphants, ours, tigres et grands primates) ne sont pas représentés.

Le Parc Zoologique de Paris participe à 44 Programmes Européens d'Elevage représentant un quart des espèces du parc et à 19 registres généalogiques (studbooks) supplémentaires, en particuliers pour les lémuriens, pour lesquels il assure le programme de reproduction de 5 espèces gravement menacées et fait figure de référence mondiale depuis les années 1990. Le muséum mène en effet des actions dans une dizaines de réserves de Madagascar, en particulier la réserve forestière d'Antrema et l'aire protégée de la communauté Sakalava[10]. Il participe également au programme de réintroduction du lamantin en Guadeloupe, dans la baie de Grande Anse.

La clinique vétérinaire est une véritable structure hospitalière pour soigner chacun des animaux du zoo et s’adapter à leurs spécificités, notamment de taille. D’une surface de 250 m2, elle contient une zone de soins (chirurgie, imagerie), une zone d’hospitalisation et une zone d’analyse. Le parc comporte 5 cuisines, la principale étant essentiellement occupée par des zones de stockage spécifiques comprenant huit chambres froides pour les viandes, poissons, végétaux et une chambre froide dotée d’un bassin dans lequel sont stockés des bambous pour les lémuriens.

Les nouveaux bâtiments ont été réalisés par l'agence de Bernard Tschumi et l'aménagement paysager par celle de Jacqueline Osty. Au total, après conservation de 797 arbres, soit la moitié, 171 000 plants de 870 espèces, dont 3 800 dans la serre et 2 258 arbres ont été plantés, soit une augmentation de 40 % de la surface végétalisée, qui atteindra sa pleine maturité dans quelques années. Le cheminement continu de 4,2 km est ponctué de cartels et panneaux explicatifs et de points de rencontres animés par des médiateurs, pendant environ 15 mn, lors des séances de nourrissage des animaux, notamment des grands carnivores. Des kiosques d’exploration, structures légères végétalisées et semi-ouvertes, situés à la sortie de chaque biozone offrent des contenus complémentaires sur le quotidien du zoo et ses actions de recherche et de conservation à l'aide d'écrans vidéo muraux, de tables tactiles et de supports d'information et sont complétés par 4 salles pédagogiques équipées de tableaux interactifs, qui permettent d’accueillir des groupes scolaires ou associatifs pour des activités ludo-éducatives. Le parcours s'achève à son point de départ par une librairie-boutique. le parc est doté de deux restaurants, l’un situé dans le bâtiment d’entrée, l’autre dans le bâtiment avec terrasse et vue sur la plaine Sahel-Soudan et le Grand Rocher. Des points de restauration rapide sont également répartis sur le parcours, ainsi qu'une aire de pique-nique.

Pour rembourser les travaux (167 millions d'euros dont 10 du Muséum, 30 de l'État et 127 d'une société privée de multimédia)[11], les tarifs ont presque quadruplés, passant de six à vingt-trois euros, correspondant à la moyenne haute des zoos européens de même standard (31 € au zoo de Londres)[2]. Le pass annuel coûte 40 € pour les 3-11 ans, 55 € pour les 12-25 ans et 65 € pour les adultes (en 2014).


Historique des dirigeants[modifier | modifier le code]

Le soutien au zoo[modifier | modifier le code]

Le mouvement populaire pour sauver le zoo de Vincennes[modifier | modifier le code]

En septembre 2004, la ville de Vincennes met en place une pétition en ligne pour sauver le zoo[12].

Les associations de sauvegarde du zoo[modifier | modifier le code]

  • Le printemps des animaux, parrainé par l'humoriste Smaïn[13].
  • Association pour la rénovation du Bois de Vincennes (ARBVé), Saint-Mandé.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Une célèbre scène de La Grande Vadrouille (chute d’un parachutiste anglais dans le bassin aux phoques) a été tournée dans ce parc zoologique vers le milieu des années 1960.
  • Une scène célèbre du Père Noël est une ordure y a aussi été tournée ; elle apparaît vers la fin du film. On peut d’ailleurs remarquer les premiers signes de dégradation du zoo alors que le métrage date de 1983.
  • Plus récemment (en 2007), une scène du film Seuls two avec Éric et Ramzy a été tournée au pied du Grand Rocher.
  • Serge Gainsbourg a été inspiré par le zoo pour sa chanson Exercice en forme de Z[14].
  • Bénabar consacre une chanson au parc dans son album Les risques du métier. La chanson s’intitule tout simplement Le zoo de Vincennes.
  • Une bonne partie du film Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec (film) y a été tourné en 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parc zoologique - autour de Vincennes, site de la mairie de Vincennes
  2. a et b Le zoo ouvrira à nouveau ses portes en 2014 sur paris.fr.
  3. Jean de la Cerisaie, « Le parc zoologique du Bois de Vincennes vient d'être inauguré », La Nature, Soixante deuxième année, deuxième semestre, N°2932, 1er Juillet 1934, p.30-32.
  4. Le Monde Tribune de Laurent Lafon, parue dans Le Monde du 19 septembre 2004, en ligne sur http://www.mairie-vincennes.fr.
  5. « La dégradation progressive de ses équipements, donc de son fonctionnement, ont même conduit à envisager sa fermeture, temporaire ou définitive, ce qui a suscité une émotion légitime car cela signifierait la disparition d’une institution ancienne et d’un centre de recherche, d’information et de reproduction de renommée mondiale, déclara Patrick Beaudouin : voir Rénovation du zoo de Vincennes, Mardi 7 décembre 2004, en ligne sur [1].
  6. Loïc Chauveau : Le zoo de Vincennes fait peau neuve, in : Sciences et Avenir n° 806, avril 2014, pp. 60-62.
  7. Le Monde du 7 décembre 2005
  8. Les animaux s'installent au parc zoologique
  9. Parc Zoologique de Paris, dossier de presse, février 2014, site www.mnhn.fr
  10. Le Muséum à Madagascar, pp. 4, 5, 15, 21 & 22, site www.mnhn.fr
  11. Loïc Chauveau : Le zoo de Vincennes fait peau neuve, in : Sciences et Avenir n° 806, avril 2014, pp. 60-62.
  12. vincennes.fr Mouvement de soutien populaire sur http://www.vincennes.fr.
  13. Le printemps des animaux, site de l'association.
  14. Exercice en forme de Z: Zazie A sa visite au zoo Zazie suçant son Zan S'amusait d'un vers luisant D'Isidore Isou Quand zut ! Un vent blizzard Fusant de son falzar Voici zigzaguant dans les airs Zazie et son Blazer L'oiseau Des îles est pris au zoom Par un paparazzi Zigouilleur visionnaire De scherzi de Mozart Drôle de zigoto Zieuteur du genre blasé Mateur de photos osées Zazie Sur les vents alizés S'éclate dans l'azur Aussi légère que bulle d'Alka Selzer Elle visionne le zoo Survolant chimpanzés Gazelles, lézards, zébus, buses et grizzlis d'Asie L'oiseau Des îles est pris au zoom Par l'autre zèbre; bonne zigue Zazie le fusillant d'un bisou Lui fait voir son bazar Son zip et son Zippo Fendu de jusqu'à Zo

Annexe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryvonne Leclerc-Cassan, Dominique Pinon et Isabelle Warmoes, Le Parc zoologique de Paris, des origines à la rénovation, Paris, Somogy coédition Muséum national d'histoire naturelle,‎ 10 avril 2014, 296 p. (présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]