Parc national du W du Niger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Parc national du W du Niger
Image illustrative de l'article Parc national du W du Niger
Catégorie UICN II (parc national)
Pays Drapeau du Bénin Bénin
Drapeau du Niger Niger
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Coordonnées 12° 31′ 31″ N 2° 39′ 48″ E / 12.52528, 2.66333 ()12° 31′ 31″ Nord 2° 39′ 48″ Est / 12.52528, 2.66333 ()  
Superficie 10 000 km2
Création 1954

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
Parc national du W du Niger
Parc national du W du Niger *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau du Niger Niger
Subdivision Arrondissement de Say
Type Naturel
Critères (ix) (x)
Superficie 2 200 km2
Numéro
d’identification
749
Zone géographique Afrique **
Année d’inscription 1996 (20e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le parc national du W du Niger est au cœur d'un complexe naturel transfrontalier de près d'un million d'hectares géré conjointement par le Bénin, le Niger et le Burkina Faso et protégé par la convention de Ramsar.

Le parc national du W du Niger au Niger est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996 et reconnu en tant que réserve de biosphère depuis 2002 par l'UNESCO.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation des différentes zones du complexe naturel du W du Niger. Les zones 2, 3 et 4 correspondent aux parc nationaux du W du Niger situés respectivement au Bénin, Niger et Burkina Faso, tandis que la zone 1 représente le parc national béninois de la Pendjari. Notez que Hunting zone signifie « Zone de chasse » en français

Le parc doit son nom à la forme en W d'une série de méandres du fleuve Niger en ces lieux.

Vue satellite de la région mettant en évidence la forme en W du fleuve Niger
Baobabs (Adansonia digitata ) - vue prise dans le parc du W du Niger
Le lamantin ouest-africain ou Trichechus senegalensis se retrouve dans le réseau hydrographique de toute l'Afrique de l'Ouest jusqu'au Tchad. Il est capable de vivre dans une large variété de zones humides, des écosystèmes marins côtiers aux plaines d'inondations de l'intérieur, y compris lacs, fleuves et rivières.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Le parc est réputé pour ses grands mammifères et notamment : oryctéropes du Cap, babouins, buffles, caracals, guépards, éléphants, hippopotames, léopards, lions, servals et phacochères. Il constitue un abri pour la dernière population connue de Giraffa camelopardalis peralta, et un habitat pour quelques-uns parmi les derniers éléphants sauvages d'Afrique occidentale[1].

Dans les zones humides (plans d'eau et zones d'inondation, notamment du fleuve Niger), on trouve des hippopotames, des lamantins, crocodiles, guibs harnachés, buffles, éléphants, et plus d'une centaine d'espèces de poissons. Dans les forêts-galerie on trouve des reptiles tels des varans du Nil, des pythons, etc.

Les zones de forêt sèche abritent surtout une faune d'ongulés (céphalophes, hippotragues, damalisques, etc.) à laquelle elles fournissent subsistance et abris.

Les portions couvertes de savane buissonnante, que l'on retrouve surtout sur les sols peu fertiles des plateaux, abritent antilopes, éléphants, girafes, lycaons et guépards.

Le territoire du parc héberge également d'importantes populations d'oiseaux, et particulièrement nombre d'espèces migratrices. Plus de 350 espèces d'oiseaux ont été identifiées dans le parc. Nombreux oiseaux aquatiques dans les zones humides.

À signaler aussi une particularité botanique de la région du W du Niger, à savoir la présence d'importants peuplements de baobabs (Adansonia digitata). On les retrouve surtout près de ruines d'anciens villages fortifiés, ce qui pourrait signifier une origine anthropique.

Le parc, dans sa partie Nigérienne, abrite également la limite méridionale de l'extension des plateaux à brousse tigrée du Niger.

Situation actuelle et problèmes[modifier | modifier le code]

L'évaluation faite par la CENAGREF béninoise est assez inquiétante. Elle souligne le « flagrant manque d’efficacité » de la gestion de la faune et du parc, dû au manque de formation des agents, au manque de motivation, au manque d’organisation, ainsi qu'à l'insuffisance de moyens matériels.

Toujours d'après la CENAGREF, le braconnage sévit et continue à décimer les populations de grands mammifères. La transhumance conduit chaque année des milliers de têtes de bétail à l'intérieur du parc et est responsable de multiples dégradations. De plus, le besoin croissant en terres pour la production agricole (surtout le coton) amènent les populations locales à cultiver dans le parc. Ces populations ne bénéficient pratiquement pas des retombées de l'exploitation du parc ni des zones de chasse, et ont de mauvais rapports avec les forestiers. La diversité des ethnies locales compliquent l'application des mesures participatives (dangers de conflits ethniques).

Enfin la dégradation de la couverture végétale, sans être irréversible, est alarmante.

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sahara Conservation Fund (SCF) 2006-2007 (en)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :