Parc national des Virunga
| Parc national des Virunga | |||
| Catégorie UICN | II (parc national) | ||
|---|---|---|---|
| Identifiant | 1081 | ||
| Pays | |||
| Ville proche | Goma | ||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 790 000 ha | ||
| Création | 1925 | ||
| Administration | ICCN | ||
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Géolocalisation sur la carte : République démocratique du Congo |
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| Pays | |||||
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| Type | Naturel | ||||
| Critères | (vii) (viii) (x) | ||||
| Superficie | 790 000 ha | ||||
| Numéro d’identification |
63 | ||||
| Zone géographique | Afrique ** | ||||
| Année d’inscription | 1979 (3e session) | ||||
| Classement en péril | 1994 | ||||
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* Descriptif officiel UNESCO ** Classification géographique UNESCO |
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Le Parc national des Virunga, jadis Parc Albert, est le plus ancien parc national de la République démocratique du Congo et d'Afrique. Créé en 1925, il est très riche par sa faune et sa flore[1]. Des traces d'okapis y ont par ailleurs été récemment observées[2]. Le parc est situé dans l'est de la République démocratique du Congo et couvre en partie les montagnes des Virunga, près du Rwanda et de l'Ouganda. Il présente l'une des densités de population les plus élevées d'Afrique, avec plus de 400 hab./km². Il est consacré patrimoine mondial pour son exceptionnelle biodiversité.
Sommaire |
Mammifères vivant dans le parc [modifier]
- Primates :
- Cercopithèque de l'Hoest (Cercopithecus lhoesti rutshuricus), Singe argenté (Cercopithecus mitis opisthostictu), Singe doré (Cercopithecus mitis kandti), Colobe bai (Colobus badiu), Colobe d'Angola (Colobus angolens), Galago à grosse queue (Otolemur crassicaudatus), Galago de Demidoff (Galago demidovii), Gorille des montagnes (Gorilla beringei beringei), Chimpanzé nain (Pan paniscus), Chimpanzé (Pan troglodytes), Babouin anubis (Papio anubis)
- Carnivores
- Civette africaine (Civettictis civetta congica), Hyène (Crocuta germinans), Mangouste des marais (Atilax paludinosus rubescens), Lion (Panthera leo), Léopard (Panthera pardus), Serval (Leptailurus serval), Genette (Genetta genetta hintoni), Lycaon (Lycaon pictus venaticus), Mangouste rayée (Mungos mungo rossi), Chat doré africain (Profelis aurata), Poecilogale (Poecilogale albinucha doggetti), Chacal à flancs rayés (Canis adustus).
- Ongulés :
- Proboscidiens : Éléphant d'Afrique (Loxodonta african)
- Hyracoidiens : Daman arboricole (Dendrohyrax arboreus)
- Tubulidentis : Orycterope (Orycter opus afer wardi)
- Artiodactyliens : Cobe de Buffon (Kobus kob), Antilope Bongo (Tragelaphus eurycerus), Céphalophe à bande noire (Cephalophus dorsalis castaneus), Céphalophe à dos jaune (Cephalophus sylvicultor), Céphalophe de Peter (Cephalophus callipygus), Céphalophe bleu (Cephalophus monticola), Céphalophe à front noir (Cephalophus nigrifrons), Topi (Damaliscus lunatus), Hippopotame (Hippopotamus amphibieus), Chevrotain aquatique (Hyemoschus aquaticus), Antilope naine (Neotragus batesi), Hylochère (Hylochoerus meinertzhageni), Antilope sing-sing (Kobus ellipsiprymnus), Sitatunga (Limnotragus spekeii), Okapi (Okapia johnstoni), Phacochère (Phacochoerus aethiopicus), Potamochère (Potamochoerus porcus), Cobe des roseaux (Redunca redunca ugandae), Sylvicapre de Grimm (Sylvicapra grimmia), Buffle d'Afrique (Syncerus caffer), Antilope harnachée (Tragelaphus scriptus)
- Insectivores :
- Potamogale (Potamogale velox), et d'autres
- Rongeurs :
- Rat de Gambie (Cricetomys emini Cricetomys gambianus Waterhouse), Porc-épic (Hystrix africae-australis), Petit aulacode (Thryonomys gregorianus), Rat taupe (Thryonomys swinderianus) et d'autres
- Chiroptères : Chauve-souris
Oiseaux [modifier]
Tourisme généré par les gorilles [modifier]
Avec ses familles de gorilles des montagnes et ses paysages spectaculaires, le parc national des Virunga attirait autrefois les touristes fortunés. Les lodges destinés aux touristes ont été saccagés. Depuis le génocide du Rwanda, en 1994, la plus grande partie du site est fermée aux visiteurs. Les visites ont été complètement arrêtées, mais les troupes de Nkunda ont redémarré des circuits sans l'accord des autorités du parc. En Ouganda, dans le parc national de Mgahinga, et au Rwanda, dans le parc national des Volcans, qui sont adjacents au parc des Virunga, les visiteurs paient 370 euros pour passer une heure auprès de ces animaux rares, le tourisme « durable » consacré aux gorilles reste une affaire lucrative.
Gardes chargés de protéger le parc [modifier]
Le parc figure parmi les plus menacés : d'importantes populations sont déjà installées à l'intérieur de son périmètre. Ses vastes étendues, qui regorgeaient jadis d'une mégafaune impressionnante, sont étrangement vides.
Membres de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), 650 gardes forestiers sont chargés de protéger le parc et les gorilles. Ils reçoivent souvent l'aide d'ONG de défense de l'environnement.
De nombreux braconniers tuent les gorilles pour leur viande et les rebelles hutus coupent les arbres et fabriquent du charbon de bois au sein du parc, un commerce lucratif détruisant la forêt.
Depuis 1994, des groupes armés s'y sont repliés, massacrant les hippopotames à la mitrailleuse. En vingt ans, leur nombre a chuté de 29 500 à 400. Leur extinction probable risque aussi d'entraîner la disparition des poissons dans les lacs, car les hippopotames fertilisent les eaux. Seule bonne nouvelle, la population de gorilles de montagne, elle, a augmenté de 50 % dans la même période[3].
Réserves pétrolières [modifier]
Pour son malheur, il semble que le parc national des Virunga étende ses 8 000 km² de volcans, de forêts et de montagnes sur d'importantes réserves pétrolières. L'État a en effet octroyé, depuis 2009, des permis d'exploration couvrant 85 % de la superficie du parc, alors que la loi congolaise interdit toute exploration dans les Virunga. Les bénéficiaires de ces passe-droits ? Total, ENI et Soco (Royaume-Uni). Les deux premières compagnies ont assuré qu'elles ne s'aventureraient pas dans la réserve, mais la troisième qui a déjà mené des prospections par voie aérienne, paraît décidée à y pénétrer. Face à la levée de boucliers des ONG (Greenpeace, WWF...), l'État congolais fait ses calculs : royalties du pétrole ou dollars des touristes et des institutions internationales (l'Union européenne finance la renaissance du parc à hauteur de cinq à six millions d'euros par an)[4].
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
- Montagnes des Virunga
- parc national des Volcans
- Titus (gorille)
- Emmanuel de Mérode (en), actuel directeur du parc
Liens externes [modifier]
- Descriptif de l'UNESCO
- (fr) Institut congolais pour la conservation de la nature
- (fr) Mammifères des parcs nationaux du Congo
- (en) Fiche du parc sur le site UNEP-WCMC
- (en) Official Website of Virunga National Park
Bibliographie [modifier]
- Siradiou Diallo (et J. J. Arthur Malu-Malu), « Parc des Virunga », in La République démocratique du Congo aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2006, p. 184-187 (ISBN 2-86950-389-X)
- Marc Languy, Texte légal délimitant le Parc National des Virunga, WWF Fonds Mondial pour la Nature, avril 2005. (http://www.cbfp.org/tl_files/archive/thematique/rdc/wwf_virunga.pdf)
- (en) Marc Languy et Emmanuel de Mérode (dir.), The survival of Virunga, Africa's first national park, Lannoo, Tield, 2009, 350 p. (ISBN 978-90-209-6562-9)
Références [modifier]
- (fr) République démocratique du Congo : Rapport de pays pour la conférence technique internationale de la FAO sur les ressources phytogénétiques (Leipzig; 1996)
- (fr) [1]
- GEO N°403 de septembre 2012 p.102
- GEO N°403 de septembre 2012 p.102