Parc national des Virunga

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Parc national des Virunga
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 1081
Pays Drapeau de République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Ville proche Goma
Coordonnées 0° 23′ 00″ S 29° 30′ 00″ E / -0.383333, 29.5000000° 23′ 00″ S 29° 30′ 00″ E / -0.383333, 29.500000
Superficie 790 000 ha
Création 1925
Administration ICCN

Géolocalisation sur la carte : République démocratique du Congo

(Voir situation sur carte : République démocratique du Congo)
Parc national des Virunga
Parc national des Virunga *
Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Type Naturel
Critères (vii) (viii) (x)
Superficie 790 000 ha
Numéro
d’identification
63
Zone géographique Afrique **
Année d’inscription 1979 (3e session)
Classement en péril 1994
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le Parc national des Virunga, jadis Parc Albert, est le plus ancien parc national de la République démocratique du Congo et d'Afrique. Créé en 1925, il est très riche par sa faune et sa flore[1]. Des traces d'okapis y ont par ailleurs été récemment observées[2]. Le parc est situé dans l'est de la République démocratique du Congo et couvre en partie les montagnes des Virunga, près du Rwanda et de l'Ouganda. Il présente l'une des densités de population les plus élevées d'Afrique, avec plus de 400 hab./km². Il est consacré patrimoine mondial pour son exceptionnelle biodiversité.

Sommaire

Mammifères vivant dans le parc [modifier]

Oiseaux [modifier]

Bec-en-sabot

Tourisme généré par les gorilles [modifier]

Avec ses familles de gorilles des montagnes et ses paysages spectaculaires, le parc national des Virunga attirait autrefois les touristes fortunés. Les lodges destinés aux touristes ont été saccagés. Depuis le génocide du Rwanda, en 1994, la plus grande partie du site est fermée aux visiteurs. Les visites ont été complètement arrêtées, mais les troupes de Nkunda ont redémarré des circuits sans l'accord des autorités du parc. En Ouganda, dans le parc national de Mgahinga, et au Rwanda, dans le parc national des Volcans, qui sont adjacents au parc des Virunga, les visiteurs paient 370 euros pour passer une heure auprès de ces animaux rares, le tourisme « durable » consacré aux gorilles reste une affaire lucrative.

Gardes chargés de protéger le parc [modifier]

Le parc figure parmi les plus menacés : d'importantes populations sont déjà installées à l'intérieur de son périmètre. Ses vastes étendues, qui regorgeaient jadis d'une mégafaune impressionnante, sont étrangement vides.

Membres de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), 650 gardes forestiers sont chargés de protéger le parc et les gorilles. Ils reçoivent souvent l'aide d'ONG de défense de l'environnement.

De nombreux braconniers tuent les gorilles pour leur viande et les rebelles hutus coupent les arbres et fabriquent du charbon de bois au sein du parc, un commerce lucratif détruisant la forêt.

Depuis 1994, des groupes armés s'y sont repliés, massacrant les hippopotames à la mitrailleuse. En vingt ans, leur nombre a chuté de 29 500 à 400. Leur extinction probable risque aussi d'entraîner la disparition des poissons dans les lacs, car les hippopotames fertilisent les eaux. Seule bonne nouvelle, la population de gorilles de montagne, elle, a augmenté de 50 % dans la même période[3].

Réserves pétrolières [modifier]

Pour son malheur, il semble que le parc national des Virunga étende ses 8 000 km² de volcans, de forêts et de montagnes sur d'importantes réserves pétrolières. L'État a en effet octroyé, depuis 2009, des permis d'exploration couvrant 85 % de la superficie du parc, alors que la loi congolaise interdit toute exploration dans les Virunga. Les bénéficiaires de ces passe-droits ? Total, ENI et Soco (Royaume-Uni). Les deux premières compagnies ont assuré qu'elles ne s'aventureraient pas dans la réserve, mais la troisième qui a déjà mené des prospections par voie aérienne, paraît décidée à y pénétrer. Face à la levée de boucliers des ONG (Greenpeace, WWF...), l'État congolais fait ses calculs : royalties du pétrole ou dollars des touristes et des institutions internationales (l'Union européenne finance la renaissance du parc à hauteur de cinq à six millions d'euros par an)[4].

Voir aussi [modifier]

Article connexe [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

Références [modifier]

  1. (fr) République démocratique du Congo : Rapport de pays pour la conférence technique internationale de la FAO sur les ressources phytogénétiques (Leipzig; 1996)
  2. (fr) [1]
  3. GEO N°403 de septembre 2012 p.102
  4. GEO N°403 de septembre 2012 p.102