Parc national des Éléphants d'Addo

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Parc national des Éléphants d'Addo
Image illustrative de l'article Parc national des Éléphants d'Addo
Éléphants au barrage Hapoor
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 875
Emplacement Cap-Oriental, Afrique du Sud
Ville proche Port Elizabeth, Afrique du Sud
Coordonnées 33° 26′ 46″ S 25° 44′ 45″ E / -33.446111, 25.74583333° 26′ 46″ Sud 25° 44′ 45″ Est / -33.446111, 25.745833  
Superficie 1 640 km2 - [1]
Création 1931
Administration National Park Service
Site web http://www.addoelephant.com/

Géolocalisation sur la carte : Cap-Oriental

(Voir situation sur carte : Cap-Oriental)
Parc national des Éléphants d'Addo

Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud

(Voir situation sur carte : Afrique du Sud)
Parc national des Éléphants d'Addo

Le Parc national des Éléphants d'Addo (en : Addo Elephant National Park) est un parc national dédié aux éléphants d'Afrique, situé à proximité de Port Elizabeth en Afrique du Sud. Il est l'un des 20 parcs nationaux reconnus du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le parc fut fondé en 1931[1], suite aux efforts de Sydney Skaife[2], pour offrir un sanctuaire aux 11 éléphants rescapés de la région. Il accueille désormais plus de 450 éléphants, ainsi que de nombreux autres mammifères.

Etendue[modifier | modifier le code]

Le parc a été largement agrandi depuis ses débuts, pour inclure la Woody Cape Nature Reserve qui s'étend de l'embouchure de la Sundays River jusque Alexandria et une réserve marine, comprenant St. Croix Island et Bird Island, d'importants sancutaires pour des oiseaux et d'autres animaux marins. Bird Island abrite notamment la plus importante colonie du monde de Fous du Cap - environ 120 000 oiseaux - ainsi que la seconde plus importante population de manchots du Cap, la plus importante étant St Croix island. Ce qui permet d'étendre Addo National Elephant Park de 1 640 km2 à un Greater Addo Elephant National Park de 3 600 km2.

L'agrandissement signifie non seulement que le parc accueille 5 des 7 grands types de végétation d'Afrique du Sud, mais est aussi le seul parc à accueillir le Big 7, à savoir l'éléphant, le rhinocéros, le lion, le buffle, le léopard, la baleine et le grand requin blanc, dans leur habitat naturel.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le parc accueille annuellement environ 120 000 visiteurs. Environ 54 % des visiteurs viennent de l'étranger, en particulier des Pays-Bas, d'Allemagne et Grande-Bretagne.

Le camp principal comprend, outre un hébergement, une piscine, un restaurant, un point d'eau pour les animaux, et plusieurs hébergements concessionnaires privés.

Les routes de l'entrée principale et deux boucles de visite sont constituées de terre battue, et les autres pistes sont empierrées. Il existe un autre accès au sud vers la route nationale 2 à Colchester, qui permet de rejoindre le réseau existant du parc.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Elephants

Plus de 450 éléphants, plus de 400 buffles, plus de 48 rhinocéros noirs ainsi que de nombreuses espèces d'antilopes. Des lions et des hyènes tachetées ont été récemment ré-introduits dans le parc. La plus importante population de bousiers Circellium bacchus habite le parc. La flore est également variée, et constitue l'essence du système écologique de l'endroit. De nombreuses plantes sont rares voire endémiques, et courent des risques d'extinction[3].

Extinctions et surpopulations[modifier | modifier le code]

Le parc doit faire face à deux problématiques majeures : les extinctions et les surpopulations d'espèces, généralement liées. Depuis la mise en œuvre originelle de la réintroduction de grands herbivores (dont éléphants et rhinocéros noirs)[4], diverses actions ont été prise en vue de favoriser ces espèces. Finalement, il est constaté que cela se traduit par la raréfaction d'espèces spécifiques (piétinement, surconsommation, etc)[5], essentiellement du fait des éléphants du parcs. Cette menace sur les espèces se traduit par des disparations, mais aussi par des adaptations spécifiques[6], notamment par sélection naturelle. Certains biologistes affirment que les herbivores ne sont pas les seuls responsables de cette évolution[7], mais que d'autres causes diverses peuvent être invoquées. Plus de 70 espèces de plantes endémiques à l'Afrique du Sud y ont été considérées comme “vulnérables à la circulation d'éléphants”.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Addo Elephant National Park », South African National Parks (consulté le 2009-04-24)
  2. (en) « Skaife, Sydney Harold ('Stacey') (1889-1976) », Iziko Museums of Cape Town (consulté le 2009-04-24)
  3. Johnson, Katherine. “The Flora of Addo Elephant National Park: are threatened species vulnerable to elephant damage?” ‘’Biodiversity and Conservation’’Kluwer Academic Publishers, 1999, p.4
  4. Landman, M. “Relevance of elephant herbivory as a threat to Important Plants in the Addo Elephant National Park, South Africa,” ‘’Journal of Zoology’’ 2008, p.51-58
  5. Kerley, Graham. “The impacts of elephants on biodiversity in the Eastern Cape Subtropical Thickets,” ‘’South African Journal of Science’’ 2006, p.395-402
  6. Marris, Emma. “Africa conservation: making room,” ‘’Nature’’ 2008, p.860-863
  7. Knight, M.H. “Evaluating herbivore extinction probabilities in Addo Elephant National Park, South Africa,” ‘’African Zoology’’ 2006, p.13

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]