Parc national d'Iguazú

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Parc national d'Iguazú
Image illustrative de l'article Parc national d'Iguazú
Une partie des chutes d'Iguazú vue du côté argentin
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 15
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Province Misiones
Coordonnées 25° 31′ 05″ S 54° 08′ 00″ O / -25.518056, -54.13333325° 31′ 05″ Sud 54° 08′ 00″ Ouest / -25.518056, -54.133333  
Superficie 599,45 km2[1]
Création 1934
Administration Administración de Parques Nacionales (APN)
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : Argentine

(Voir situation sur carte : Argentine)
Parc national d'Iguazú
Réserve nationale d'Iguazú
Catégorie UICN VI (zone de gestion de ressources protégées)
Identifiant 4332
Superficie 76,75 km2[1]

Le parc national d'Iguazú est un parc national d'Argentine, et s'étend sur plus de 67 620 hectares. Il se trouve à l'extrémité nord-est du pays, au nord de la province de Misiones.

Créé le 9 octobre 1934 sous les dispositions de la loi nationale no 12.103, le parc est mondialement reconnu pour la beauté naturelle des chutes d'Iguaçu, et de la biodiversité de sa forêt subtropicale. De l'autre côté de la rivière Iguazú se tient la partie brésilienne du parc naturel : le parc national d'Iguaçu. Les deux parcs furent déclarés comme Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1984 et en 1986.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région du Haut-Paraná, où se trouve le parc national de l'Iguazú, présente des traces d'habitation par l'homme qui remontent à plus de 10 000 ans. On estime que vers l'an mil les Guaranis, originaires du Nord, ont fait irruption dans la région et en ont chassé les indigènes qui y vivaient alors.

Au moment de l'arrivée des Espagnols, au XVIe siècle, les Guaranis étaient en train d'agrandir leur territoire. Ils se caractérisaient entre autres par la variété de leur agriculture.

En 1542 le premier Européen, Álvar Núñez Cabeza de Vaca découvre les cataractes qui les baptise : « Saltos de Santa María ». Vers 1609 se sont établies dans la région les premières missions jésuites, qui y restèrent pendant plus d'un siècle et demi : la principale des réductions ou des villes missionnaires a été Santa Maria del Iguazú, sous souveraineté espagnole. Son emplacement est pratiquement le même que la ville brésilienne actuelle de Foz do Iguaçu.

À la fin du XIXe siècle la première expédition touristique est arrivée sur les lieux. Elle comptait parmi ses membres Victoria Aguirre, qui a donné les fonds nécessaires à la construction de la piste qui relie Puerto Iguazú (qui s'appelait au début du XXe siècle Puerto Aguirre) aux cataractes.

En 1902, le ministère de l'Intérieur d'Argentine a chargé Charles Thays de procéder à un relevé détaillé des cataractes, qui par la suite a été pris comme base pour la loi qui a créé le parc national.

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Les cataractes se trouvent sur le Rio Iguazú, qui a une longueur totale de 1 320 km jusqu'à ce qu'il se jette dans le Rio Paraná. Le confluent en question se trouve à 23 km en aval des cataractes.

La rivière a une largeur qui se situe entre les 500 et les 1 000 m tout au long de son parcours ; dans la zone du parc national elle s'élargit jusqu'atteindre 1 500 m.

Aussi bien sur les bords de la rivière que dans les nombreuses îles du delta qui se forme croissent plusieurs espèces d'arbres qui se caractérisent par leur exigence en humidité [2] : on trouve entre autres le curupay (anadenanthera colubrina), le laurier blanc (nectandra lanceolata), le mbarayú ou pin du Parana (Araucaria angustifolia), l'aguay (chrysophyllum gonocarpum ou lucumifolium) et le ceibo (erythrina crista-galli), (dont la fleur est la fleur nationale de l'Argentine) sont certaines d'elles.

Le climat de la zone permet la coexistence de forêts de curupay et de nombreux pâturages, combinaison qui n'existe que dans cette partie du pays.

Dans son ensemble, la flore arborée du parc national d'Iguazú se compose de plus de 90 espèces ; parmi les plantes caractéristiques du lieu se trouvent les ensembles de palmitos et de palo rosa (ou perobas). Ces derniers sont des arbres qui peuvent atteindre jusqu'à 40 m de hauteur, et à l'ombre desquels poussent les palmitos.

Parmi les principales espèces d'oiseaux qui habitent l'endroit, il faut citer les martinets des cascades, qui volent en traversant les interstices entre les colonnes d'eau pour se poser sur la paroi rocheuse, où souvent ils font leur nid.

Aux environs des passerelles il ne faut pas s'étonner de trouver des coatis et des exemplaires du Grand Toucan, une des cinq espèces de Toucans qui habitent le parc, on remarque aussi l'aigle féroce. Dans les parties ensoleillées des chemins, et surtout au milieu de la journée, on peut observer des geckos, du type Tropidurus, escaladant troncs et rochers.

Parmi les espèces en danger d'extinction qui logent dans le parc on doit citer le jaguar, le tapir localement connu sous le nom de mbeorí, l'ocelot, le jaguarondi, l'ours fourmilier ou tamanoir, les aigles des forêts et le Caïman à museau large ou Yacaré overo.

Accès[modifier | modifier le code]

On peut accéder au parc par voie de terre par les routes nationales RN 12 et RN 101. La localité le plus proche au parc est Puerto Iguazú, à 17 km de distance.

Par voie aérienne, il y a plusieurs vols nationaux et internationaux qui arrivent aux aéroports de Puerto Iguazú (Argentine), Ciudad del Este (Paraguay) et Foz do Iguaçu (Brésil). L'aéroport de Puerto Iguazú se trouve à 7  km du secteur des cataractes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) « Parque nacional Iguazú », sur Sistema de Información de Biosdiversidad (consulté le 7 septembre 2010)
  2. Description des espèces végétales rencontrées dans le parc naturel Urugua-í dans la province de Misiones

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]