Parc des Jardins du Monde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le jardin botanique. Pour l'association caritative, voir Jardins du monde.
Jardins du Monde
Image illustrative de l'article Parc des Jardins du Monde
La serre principale des Jardins du Monde
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Charente-Maritime
Commune Royan
Superficie 7,5 ha
Caractéristiques
Type Jardin botanique
Gestion
Ouverture au public Oui (payant)
Lien Internet Site du parc
Localisation
Coordonnées 45° 37′ 48″ N 1° 00′ 45″ O / 45.63, -1.0125 ()45° 37′ 48″ Nord 1° 00′ 45″ Ouest / 45.63, -1.0125 ()  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Jardins du Monde

Le parc des Jardins du Monde est un jardin botanique de 7,5 hectares situé à Royan, dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes, en France.

Aménagé au cœur du marais de Pousseau, un des derniers marais urbains de la côte atlantique, il se compose de plusieurs espaces thématiques. La fréquentation du parc, dont l'entrée est payante, atteint environ 100 000 visiteurs par an (97 130 visiteurs en 2007)[1].

Pour autant, handicapé par un important déficit qui le place au cœur de polémiques locales depuis plusieurs années, le parc voit son avenir sérieusement remis en question au printemps 2011, lorsque la régie chargée de sa gestion n'est plus en mesure de payer les salaires du personnel. Malgré une avance de trésorerie consentie par la municipalité, la régie se révèle incapable d'honorer la totalité de ses remboursements. La situation financière du parc devenant des plus précaires, le conseil municipal envisage la fermeture du parc « avant la fin de l'année » ou au plus tard « avant la mi-janvier [2012] »[2].

En dépit de cette mort annoncée, la société Flore sciences nature décide de se porter au secours du parc botanique. Le 26 mars 2012, elle signe avec la ville de Royan une convention d'occupation temporaire du domaine public portant sur une durée de 25 ans. Depuis lors, le parc est de nouveau ouvert au public[3].

Description[modifier | modifier le code]

Le parc doit une partie de sa renommée à ses collections d'orchidées, comptant parmi les plus importantes d'Europe. Près de 3000 spécimens croissent sous une grande serre où a été recréé un climat tropical propre à assurer leur développement. Les collections comprennent des orchidées botaniques ainsi que des orchidées hybrides, dont certaines relativement peu courantes (orchidée araignée, orchidée danseuse, psychopsis).

Une serre attenante abrite des colonies de papillons originaires du monde entier, évoluant en liberté autour des visiteurs. Comptant parmi les « vedettes » de cet espace préservé, l'attacus atlas est considéré comme un des plus grands papillons du monde (son envergure atteignant 30 centimètres).

Un espace distinct abrite une collection de bonsaï, originaires de divers pays asiatiques, ainsi qu'un jardin japonais, inspiré par les traditions bouddhistes et shintoïstes (jardin zen ou karesansui). S'étendant sur près d'un hectare, il se compose de gravier ratissé et de groupes de rochers, dont la disposition est censée apporter la sérénité et faciliter l'éveil (au sens bouddhiste du terme). Des bambous, une cascade et un bassin où évoluent des carpes koï complètent cet ensemble. À proximité du jardin japonais, le labyrinthe des brumes tente de recréer les conditions d'une forêt humide, au moyen d'un système d'arrosage formant en permanence un brouillard artificiel[4].

Avec ses pelouses d'un vert intense, ses sentiers, ses massifs de fleurs méticuleusement entretenus, sa cabine de téléphone à l'anglaise et son kiosque en bois, le jardin anglais tente de transposer un peu de la culture britannique au cœur du parc. À quelques mètres de là, l'espace méditerranéen voit se côtoyer des espèces issues des pourtours de la « grande bleue » telles que lavande, palmiers et lauriers-rose, mais aussi champs d'oliviers. C'est au centre de cet espace que trône un olivier vieux de 1800 ans. Baptisé Calig (du nom de son village d'origine, près de Valence, en Espagne), il a été planté durant l'époque romaine. Sa circonférence atteint rien moins que 7 mètres, pour un poids total de 16 tonnes[5] !

La maison du marais est un espace muséal proposant des explications sur la faune et la flore du marais de Pousseau, mais aussi des autres marais de Charente-Maritime (marais salés, marais gâts, marais doux). Des bateaux permettent de silloner les canaux du marais de Pousseau et d'en découvrir les principales espèces naturelles (oiseaux, batraciens, petits mammifères). De petites îles aménagées ont été plantées d'arbres afin de créer une forêt humide inspirée des grands marécages d'Amérique du Nord[6].

Une petite galerie marchande, aménagée à l'entrée du parc, comprend plusieurs magasins de souvenirs et un bar-restaurant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Fréquentation des différents sites touristiques en Charente-Maritime (PDF) »
  2. La mort programmée des Jardins du monde, article de Ronan Chérel paru dans Sud Ouest, édition de Royan, 25 novembre 2011
  3. « Jardins du Monde, même nom, même vocation, article de Sud-Ouest paru le 27 mars 2012 »
  4. « Balade en famille aux Jardins du Monde », sur La Charente-Maritime, Ma préférence (consulté le 20 juin 2010)
  5. « Un olivier espagnol de plus de 1 800 ans replanté dans un parc à Royan », sur lespasseurs.com,‎ 28 avril 2005 (consulté le 20 juin 2010)
  6. À découvrir au parc des Jardins du Monde

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]