Parc des Chutes-de-la-Chaudière

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Parc des Chutes-de-la-Chaudière
Image illustrative de l'article Parc des Chutes-de-la-Chaudière
La chute de la Chaudière vue d'une passerelle
Catégorie UICN III (monument naturel)
Pays Drapeau du Canada Canada
Emplacement Drapeau : Québec Québec
Lévis
Coordonnées 46° 42′ 53″ N 71° 16′ 57″ O / 46.71472, -71.2825 ()46° 42′ 53″ Nord 71° 16′ 57″ Ouest / 46.71472, -71.2825 ()  [1]
Superficie 0,52 km2[1]
Administration Ville de Lévis
Site web Parc des Chutes-de-la-Chaudière

Le Parc des Chutes-de-la-Chaudière est un parc public de Lévis, au Québec.

Les chutes de la Chaudière sont hautes de 35 mètres. Elles sont les dernières et les plus importantes chutes de la rivière Chaudière. Les chutes se retrouvent à l'extrémité nord de cette rivière qui coule sur 185 km jusqu’au fleuve Saint-Laurent.

Des aires de pic-nic ainsi que des sentiers pédestres ou cyclables, agrémentés de panneaux d'interprétation, y sont aménagés.

La passerelle est un pont suspendu long de 113 mètres et suspendue à 23 mètres au-dessus de la rivière. Les visiteurs peuvent la traverser pour observer sur les chutes et la centrale hydroélectrique.

La chute vue d'un belvédère

L'histoire[modifier | modifier le code]

Des tribus nomades aux Européens[modifier | modifier le code]

La ville de Lévis regorge d’artéfacts amérindiens remontant à plus de 10 500 ans avant notre ère. Il y a environ 8 000 à 9 000 ans, des tribus nomades ont séjourné dans le voisinage du parc des Chutes-de-la-Chaudière. En effet, de nombreux vestiges de campements ont été découverts lors de fouilles archéologiques sur le site. D'ailleurs, des artefacts sont exposés dans le bâtiment d’accueil, démontrant la diversité des objets retrouvés.

Plus récemment, soit lorsque Samuel de Champlain a exploré la rivière à partir de 1628, les Amérindiens étaient aussi dans le secteur. La rivière Chaudière étant la principale voie de communication entre la Nouvelle-Angleterre et Québec, nous savons qu'elle a été empruntée par les Abénaquis. Aussi, de 1683 à 1700, les Jésuites ont occupé la mission Saint-François-de-Sales à l'embouchure de la rivière.

Enfin, en 1775, au moment de l'invasion américaine, les soldats du colonel Benedict Arnold ont campé dans les environs des Chutes-de-la-Chaudière avant de traverser à Québec.

Un potentiel hydroélectrique[modifier | modifier le code]

Une centrale hydroélectrique a été construite en 1901 par la Canadian Electric Light Company sur le site pour tirer profit de la dénivellation des chutes et ainsi alimenter la rive sud de Québec. La puissance générée était de 1 000 kW au début et est rapidement passée à 3 500 kW.

En 1970, une crue exceptionnelle a occasionné le bris du barrage, entraînant la démolition de la centrale. Le terrain est alors devenu propriété du gouvernement du Québec, qui en a d'abord fait une halte routière, puis qui a transformé l'endroit en parc.

La reconstruction du barrage et d'une nouvelle centrale par la Société Innergex a permis la signature d'un acte de cession du parc aux villes de Charny et de Saint-Nicolas en 1998. La centrale actuelle peut générer une puissance de 24 000 kW, ce qui est suffisant pour alimenter environ 5 000 familles. Par ailleurs, une piste cyclable a été achevée en 2002.

L'opposition à la construction de la centrale hydroélectrique[modifier | modifier le code]

Vue de la centrale avec, au-dessus, le bâtiment de la prise d'eau

Une vive contestation a eu lieu à la fin des années 1990 quand le projet de reconstruire la centrale de la chute chaudière a été rendu publique. Les résidents des environs argumentaient que la nouvelle construction endommagerait irrémédiablement le paysage et porterait atteinte à l'environnement. La chaire d'études socio-économiques de l'UQAM conclut dans son rapport « Une étude de cas sur la production hydroélectrique privée » que le projet de la chute de la rivière Chaudière n'avait pas sa raison d'être puisqu'il ne sera pas rentable et que l'argent serait mieux dépensé ailleurs. Le gouvernement de l'époque a quand même décidé d'aller de l'avant avec le projet.

Les activités[modifier | modifier le code]

  • Randonnée à vélo sur une piste cyclable de 1,5 km faisant partie de la Route verte et du sentier transcanadien (niveau de difficulté : intermédiaire-difficile)
  • Randonnée pédestre sur près de 4,5 km de sentiers aménagés et bordés de panneaux d’interprétation (niveau de difficulté : facile à intermédiaire)
  • Pêche (permis obligatoire, aucune vente sur place)
  • Aire de jeux pour enfants
  • Spectacles en plein air
  • Pique-nique

Les commodités[modifier | modifier le code]

• Tables à pique-nique • Casse-croûte • Bureau d'information touristique • Stationnement gratuit • Toilettes • Aire de jeux pour enfants

L'accès[modifier | modifier le code]

Le site est ouvert du début mai à la fin octobre, de 7 h le matin jusqu'au coucher du soleil. L'accès et le stationnement sont gratuits.

Le site est accessible par l'autoroute 73, sortie 130 ou l'autoroute 20, sortie 311, puis la route 116 Ouest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Répertoire des aires protégées et des aires de conservation gérées au Québec, 1999 », sur Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs,‎ 1999 (consulté le 10 mai 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]