Parc Belmont

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45° 31′ 56″ N 73° 43′ 29″ O / 45.5322, -73.7247 () Le Parc Belmont de Cartierville, au nord-ouest de Montréal, juste à côté du pont Lachapelle, a été un parc d'attractions fréquenté entre 1923 à 1983 par le public montréalais et québécois. Pendant plusieurs décennies, le Parc Belmont a été un lieu-culte à Montréal.

Historique[modifier | modifier le code]

D'abord un simple parc champêtre situé aux abords de la Rivière des Prairies, le Parc Belmont était visité, durant la saison estivale, par les citadins en quête d'air frais et de verdure. À l'époque, Cartierville était relativement peu développé et s'y rendre en tramway était une évasion à la campagne pour ceux qui habitaient la ville.

À compter du krach des années 1930, le Parc Belmont s'est peu à peu développé pour devenir un parc d'attractions moderne. Sa trentaine de manèges, dont les majestueuses montagnes russes à charpente de bois — le Cyclone —, la maison hantée, la Souris folle et le Tapis magique, ont fait la joie de plus d'une génération d'enfants.

Outre ses manèges, le Parc Belmont présentait aussi des spectacles gratuits de casse-cou ou de haute voltige et a accueilli plus d'un sideshow, ces tentes où le visiteur pouvait jeter un œil curieux aux phénomènes humains (nains, femmes à barbe) ou aux artistes de l'extrême (avaleurs de sabre, cracheurs de feu).

Le Parc Belmont a connu ses plus belles années entre 1937 et 1967. C'est qu'en 1937, la fermeture du Parc Dominion — l'autre parc d'attractions en importance à Montréal — a laissé toute la place au Parc Belmont, qui est devenu l'unique lieu du genre dans la région montréalaise. En 1967 cependant, la tenue de l'Exposition universelle de Montréal, sur l'Île Ste-Hélène, mais surtout l'ouverture du parc thématique La Ronde, construite pour et sur le site de l'Expo 67, sont les événements qui déclenchent le déclin du Parc Belmont.

Lors de ses dernières années, le Parc Belmont a connu plusieurs revers de fortune. En 1979, un grave accident de manèges et une descente de police, qui soupçonnait le parc d'opérer des jeux d'adresse illégaux, force l'administration à fermer le parc quelques jours avant la fin de la saison. Après un changement de propriétaires et une « cure de rajeunissement » qui a obtenu un certain succès, le Parc Belmont a fermé ses portes définitivement à la fin de la saison 1983.

Actuellement, sur le site du Parc Belmont, on trouve des condominiums. Un petit espace vert a été aménagé devant ce projet domiciliaire et a été baptisé Parc Belmont.

L'administration[modifier | modifier le code]

Les fondateurs du Parc Belmont, quatre hommes d’affaires de la région montréalaise, sont Louis-Philippe Godin (52 ans, président), Léon Couture (51 ans, secrétaire-trésorier), Edgar Méthot (30 ans, directeur) et Ernest Gaudreau (50 ans, directeur). Le , ceux-ci créent la Belmont Park Company, une entreprise qui a pour fonction de gérer le parc d'attractions.

Le , une nouvelle équipe de dirigeants prend la barre du Parc Belmont. Louis-Marcel Lymburner devient le nouveau président du parc. Celui qui occupe pendant quelques années le poste de premier vice-président de la compagnie est l’entrepreneur bien connu Charles-Émile Trudeau, le père de l'ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau. Roméo Gauvreau devient le deuxième vice-président alors que Conrad Joron et Hector H. Racine occupent tous deux un poste de direction au sein de la Belmont Park Company.

Après la mort de Louis-Marcel Lymburner, Roméo Gauvreau prend la relève en tant que président jusqu'à son décès en 1967. Son fils, le major Jacques Gauvreau, lui succèdera jusqu'en 1979. Jusqu'en 1983, c'est une équipe d'hommes d'affaires avec à sa tête Paul Pappas qui gèrera le Parc Belmont.

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