Parasitaxus usta

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Parasitaxus usta (appelé aussi bois-corail ou Cèdre rabougri) est une espèce de conifère de la famille des Podocarpaceae. Il est le seul représentant du genre Parasitaxus.

Il s'agit d'un arbuste qui vit dans la forêt de Nouvelle-Calédonie en parasitant un autre conifère endémique, le Falcatifolium taxoides. On le trouve entre 100 mètres et 1000 mètres d'altitude. Il est remarquable par son absence de racines; il utilise en effet celles de son hôte auxquelles il est accroché. Ses feuilles violettes ressemblent à des petites écailles imbriquées ce qui lui donne des airs de Cèdre ou bien de corail, d'où ses noms vernaculaires.

Il a été découvert et décrit pour la première fois en 1861 par Vieillard, sous le nom de Dacrydium ustus. Il fut ensuite classé dans le genre Podocarpus sous le nom de Podocarpus ustus. Il faisait partie de la section Microcarpus, l'une des 8 sections des Podocarpes décritent par Buchholz et Gray en 1948. Il fut ensuite classé dans un genre à part, Parasitaxus, parce qu'il était l'un des seuls à avoir des feuilles en forme d'écailles imbriquées et le seul à être parasite.

La relation entre le genre Parasitaxus et les autres genres de la famille des Podocarpacées reste discutée. On a d'abord pensé qu'il devait être proche de son hôte, Falcatifolium taxoides, en raison du mode de parasitisme qui implique toujours une greffe de racines, ce qui semble demander une certaine proximité taxonomique.

Cependant, sur base de l'examen de la micromorphologie de la cuticule, il semble être plus proche d'un sous-groupe de genres anciennement regroupé dans le genre Dacrydium, à savoir les genres Manoao, Holocarpus, Lepidothamnus et Lagarostrobos; tandis que le genre Falcatifolium, lui, est plutôt proche du genre Dacrydium actuel. D'autres recherches, sur base morphologique et moléculaire, tendent à confirmer ce point de vue, et à le raprocher en particulier de Manoao et de Lagarostrobos.

Le parasitisme de Parisitaxus ne ressemble pas au parasitisme rencontré chez les angiospermermes et pourrait plutôt s'apparenter à une mycohétérotrophie.