Paralittérature

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La paralittérature désigne la littérature populaire qui est autour (le préfixe grec "para" signifiant "à côté de, autour de") de la Littérature avec une majuscule, c'est-à-dire la « grande littérature ». Cette grande littérature est constituée d'auteurs qui font figure de palmarès, ainsi on retrouvera (à travers les époques) notamment Tite-Live, les auteurs du Roman de la Rose au Moyen Âge, Rabelais et Montaigne, Voltaire, Chateaubriand, Victor Hugo...

Sommaire

[modifier] Différentes formes

Les paralittératures sont relativement nombreuses. On peut les classer en grands groupes comme :

Toutes ces littératures sont encore souvent méprisées par l'institution universitaire, sauf en ce qui concerne le fantastique, le roman historique et maintenant le roman policier mais certaines universités proposent des cours pour permettre de découvrir la littérature populaire(source 1)

[modifier] Le concept de littérarité

Le concept de littérarité est complexe. Il peut dépendre de critères internes à l’œuvre (l'inscription dans un genre, le style, le niveau de langue...) et/ou de critères externes à l’œuvre : ceux-ci vont de la richesse d'une thématique ou la liberté d'un imaginaire jusqu'aux processus par lesquels une œuvre accède à la reconnaissance voire à la consécration.

Pour la première conception de la littérarité, on peut se référer à l'essai de Gilles Philippe intitulé Sujet, verbe, complément. Le moment grammatical de la littérature française (1890-1940)[1] dans lequel l'universitaire montre l'évolution de l'épistémè littéraire au cours de cette période : la littérarité tient alors moins à des faits extérieurs au texte qu'à la grammaire, désormais considérée comme le lieu où peuvent se réaliser des choix d'auteurs et s'effectuer un travail artistique.

La définition de la littérarité par le recours à des critères extérieurs au texte amène au contraire à s'aventurer dans le domaine de la sociologie de la littérature, en analysant par exemple les procédés parfois arbitraires utilisés par "l'institution de la littérature" pour juger de la valeur d'une œuvre (voir sur ce point l'essai de Jacques Dubois, L'institution littéraire[2]).

[modifier] Bibliographie sommaire

  • Marc Angenot, Le Roman populaire. Recherches en paralittérature, Presses de l'Université du Québec, 1975, 145 p.
  • Alain-Michel Boyer, La Paralittérature, Paris, PUF, 1992, 127 p. (Que sais-je ?, n° 2673)
  • Daniel Couégnas, Introduction à la paralittérature, Paris, Le Seuil, 1992, 200 p.
  • Jacques Dubois, L'institution de la littérature, Bruxelles, Labor, 1978, 188 p.
  • Umberto Eco, De Superman au surhomme, Paris, Grasset, 1993.
  • Georges Thovéron, Deux siècles de paralittératures, Liège, CEFAL, 1996, 576 p.
  • Daniel Fondanèche (préf. Pierre Brunel), Paralittératures, Paris, Vuibert, 2005, 734 p. (ISBN 2711772144) (OCLC 300495050)  Voir aussi Gallica 2 [1]
  • Mircea Marghescou, Le concept de littérarité. Critique de la métalittérature, Paris, Kimé, 2009, 180 p.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Références

1 http: http://www.u-picardie.fr/servlet/com.univ.utils.LectureFichierJoint?CODE=1224056081271&LANGUE=0(fiche formation de l'UPJV lettres donnant des cours des

  1. Gilles Philippe, Sujet, verbe, complément. Le moment grammatical de la littérature française (1890-1940), Paris, Gallimard, « Bibliothèque des idées », 2002, 258 p.
  2. Jacques Dubois, L'institution de la littérature, Bruxelles, Labor, 1978, 188 p.
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