Paradoxurus hermaphroditus

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civette palmiste hermaphrodite, civette palmiste commune, luwak

Paradoxurus hermaphroditus

Description de cette image, également commentée ci-après

Paradoxurus hermaphroditus

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Viverridae
Sous-famille Paradoxurinae
Genre Paradoxurus

Nom binominal

Paradoxurus hermaphroditus
(Pallas, 1777)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La civette palmiste hermaphrodite[1] (Paradoxurus hermaphroditus) est une civette de la famille des viverridés et du genre Paradoxurus, qui comprend aussi Paradoxurus jerdoni (Civette palmiste de Jerdon) et Paradoxurus zeylonensis.

Description[modifier | modifier le code]

Les glandes odoriférantes de Paradoxurus hermaphroditus pennantii sont bien visibles dans cette illustration de Indian Zoology, vers 1833-1834.

Le nom commun de Paradoxurus hermaphroditus est Civette palmiste hermaphrodite — elle tient ce nom du fait que les deux sexes possèdent des glandes odoriférantes sous la queue, que l'on peut confondre avec des testicules[2] — ou Civette palmiste commune. Elle est également connue sous le nom de luwak.

La civette palmiste commune est un animal surtout frugivore, préférant des baies et des fruits pulpeux mais aussi de petits mammifères, insectes, oeufs, et reptile. Sa principale source de nourriture provient des fruits tels que les baies de café, le ramboutan et la mangue. Du point de vue écologique, cette civette joue un rôle important[Lequel ?] dans la régénération naturelle des graines de cerises de café[réf. nécessaire].

Le café kopi luwak[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kopi luwak.

Dans les excréments de ces animaux, sont récupérés les grains, non digérés mais naturellement fermentés, de kopi luwak, le café le plus cher du monde. Après séchage et torréfaction, ils donnent un breuvage moins amer que le café traditionnel avec un goût caramélisé ou chocolaté. En raison de ce mode de fabrication particulier, ce breuvage est rare, avec une production mondiale estimée à seulement 200 kg par an. Son prix peut atteindre 500 dollars le kilogramme[3], et valut un prix Ig Nobel à John Martinez de J. Martinez & Co, à Atlanta, en 1995.

Les civettes sont de plus en plus capturées dans la nature et nourries de grains de café afin de produire en masse ce mélange. Beaucoup de ces civettes sont logées dans des batteries, ce qui est contraire au bien-être animal. L'impact de la demande de ce café à la mode sur les populations de civettes sauvages constitue une menace importante, surtout que ce ne sont pas des élevages (donc pas de reproduction) et du coup il n'y pas de renouvellement de la population en captivité.

De plus la chasse de ces animaux, comme la civette palmiste[4], existe en Asie. Leur viande est appréciée essentiellement par la Chine et le Vietnam, ce qui réduit davantage leur nombre voir les menace d'extinction.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

De nombreuses sous-espèces sont décrites. Catalogue of Life en liste une trentaine[5] :

  • P. h. hermaphroditus (Pallas, 1777)
  • P. h. balicus Sody, 1933
  • P. h. bondar (Desmarest, 1820)
  • P. h. canescens Lyon, 1907
  • P. h. canus Miller, 1913
  • P. h. cochinensis Schwarz, 1911
  • P. h. dongfangensis Corbet and Hill, 1992
  • P. h. enganus Lyon, 1916
  • P. h. exitus Schwarz, 1911
  • P. h. javanica Horsfield, 1824
  • P. h. kangeanus Thomas, 1910
  • P. h. laotum Gyldenstolpe, 1917
  • P. h. lignicolor Miller, 1903
  • P. h. milleri Kloss, 1908
  • P. h. minor Bonhote, 1903
  • P. h. musanga (Raffles, 1821)
  • P. h. nictitans Taylor, 1891
  • P. h. pallasii Gray, 1832
  • P. h. pallens Miller, 1913
  • P. h. parvus Miller, 1913
  • P. h. philippinensis Jourdan, 1837
  • P. h. pugnax Miller, 1913
  • P. h. pulcher Miller, 1913
  • P. h. sacer Miller, 1913
  • P. h. scindiae Pocock, 1934
  • P. h. senex Miller, 1913
  • P. h. setosus Jacquinot and Pucheran, 1853
  • P. h. simplex Miller, 1913
  • P. h. sumbanus Schwarz, 1910
  • P. h. vellerosus Pocock, 1934
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  2. (en) The Luwak sur le site Real Kopi Luwak, consulté en avril 2013
  3. [1]
  4. « Le Courrier de la Nature n°277 », sur Société Nationale de la Protection de la Nature,‎ Septembre/octobre 2013
  5. Référence Catalogue of Life : Paradoxurus hermaphroditus (Pallas, 1777) (en)