Paradis latin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Paradis latin

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Entrée du Paradis latin en 2012

Type Cabaret music-hall
Lieu 5e arrondissement de Paris, Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 50′ 53″ Nord 2° 21′ 11″ Est / 48.848055, 2.352973
Inauguration 1802
Site web www.paradislatin.com

Le Paradis latin est un cabaret de music-hall parisien, situé 28 rue du Cardinal-Lemoine dans le Quartier latin (5e arrondissement).

Historique[modifier | modifier le code]

Doyen des cabarets de la capitale, son origine remonte à 1802, année où le Premier consul Napoléon Bonaparte fait bâtir le théâtre Latin, rue des Fossés-Saint-Victor. L'inauguration a lieu l'année suivante.

En 1830, le théâtre Latin devient un des hauts lieux hétéroclites à la mode des nuits parisiennes où se côtoient artistes, bourgeois, écrivains, poètes, journalistes, hommes politiques, intellectuels, étudiants, ouvriers, commerçants, aristocrates... Honoré de Balzac, Alexandre Dumas, Alexandre Dumas fils et Prosper Mérimée sont des habitués. Il est détruit par un incendie durant la Guerre franco-prussienne de 1870, lorsque le chancelier prussien Otto von Bismarck assiège Paris. Ses ruines calcinées subsistent pendant 17 ans.

En 1887, lors de la préparation de l'Exposition universelle de 1889, Gustave Eiffel reconstruit le théâtre en même temps que sa tour. La nouvelle salle est inaugurée le dimanche 20 janvier 1889 sous le nom de Paradis latin et affiche complet tous les soirs en présentant des revues et des ballets. Cette année de l'Exposition fut une année heureuse pour le spectacle parisien avec entre autres:la Mandragore, pièce très applaudie dont l'héroïne de la soirée fut Yvette Guilbert, (immortalisé par Toulouse Lautrec) qui depuis quelques mois était la star de la chanson et qui allait devenir l'interprète du compositeur Xanrof.

Concurrent directs du Paradis Latin, les cafés-concerts, plus nombreux que jamais, donnaient tous le même spectacle stéréotypé. On commençait des tours de chants qui produisaient invariablement devant le public, le comic-troupier, le poivrot, la gommeuse, le comique paysan, la chanteuse patriotique. Les directeurs du Paradis Latin eurent alors l'idée géniale de faire appel aux acrobates, équilibristes, jongleurs, contorsionnistes, montreurs d'ombres chinoises afin de compléter et d'enrichir leur spectacle: le premier Music-Hall était né sans porter encore le nom ignoré en France à l'époque.

La nouvelle formule ne tint que quelques saisons. En 1894, la grande salle du Paradis Latin fermait ses portes. Seule la brasserie du sous-sol conservé, animée par Chopinette, élève de Bruant mais n'en ayant ni le talent, ni l'autorité et sa clientèle en forte majorité faite d'étudiants ne lui permit pas de survivre au-delà de 1903. L'immense local devint entrepôt.

Au début du XXe siècle, Montmartre devient le quartier à la mode de Paris.

Le faïencier-verrier Charles Leune finit par acheter l'endroit pour y installer son atelier. Il est repris en 1930 par un industriel pharmaceutique qui dépose le bilan et laisse l'endroit longtemps inoccupé.

En 1973, le promoteur immobilier Jean Kriegel achète l'immeuble pour le transformer en appartements. Après avoir découvert l'existence de la salle de spectacle à l'occasion du démarrage des travaux, il décide, séduit par les lieux, non plus de réaliser l'opération immobilière initialement prévue mais de ressusciter ce cabaret mythique de 720 places selon les plans originaux d'Eiffel.

Jean-Marie Rivière, directeur artistique, assisté de l'auteur Frédéric Botton, y présente la première revue Paris Paradis le 14 novembre 1977, qui connaît un triomphe. Le Paradis latin a depuis reconquis son statut de haut lieu des nuits parisiennes.

Description[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens[modifier | modifier le code]