Parabole des dix vierges

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La Parabole des dix vierges est issue de l'évangile selon Matthieu. Elle met en image l'appel de Jésus-Christ à suivre les principes de la miséricorde, et de la charité pour atteindre le royaume divin, plutôt que l'enfer.

La Parabole des Dix Vierges sages, ou, imprudentes (1822) par William Blake, Galerie Tate.

Texte[modifier | modifier le code]

Évangile selon Matthieu, chapitre 25, versets 1 à 13 :

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure[1].

Interprétation[modifier | modifier le code]

En fait, les vases sont nos cœurs, et l'huile est l'éclat intérieur de la gloire, entendez les vertus, d'après Grégoire le Grand, et son homélie numéro 12, chapitre 1. Jean Chrysostome parle de la charité et de la miséricorde. Il faut savoir être patient et aider son prochain autant que possible, en attendant la venue de notre fin.
Jésus-Christ prend des vierges en exemple car elles n'ont pas connu le péché charnel. Pour Grégoire le Grand, elles sont le symbole de l'Église vivante qui regroupe les sages comme ceux qui le sont moins.
Dans son homélie 78, Jean Chrysostome rapproche ce passage biblique à la Parabole des talents ; il faut porter du fruit...et mon Père (le vigneron) sera glorifié : pour reprendre l'évangile selon Jean, chapitre 15.

Tableau de Hieronymus Francken Le Jeune (c.1616)

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Traduction d'après la Bible Louis Segond

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Homélies sur les évangiles de saint-Grégoire le Grand, éditions Sainte-Madeleine.

Liens externes[modifier | modifier le code]