Par la porte d'or

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Par la porte d'or

Titre original Hold Back the Dawn
Réalisation Mitchell Leisen
Scénario Billy Wilder
Charles Brackett
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Mélodrame romantique
Sortie 1941
Durée 125 minutes (2 h 05)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Par la porte d'or (Hold Back the Dawn) est un film américain réalisé par Mitchell Leisen et sorti en 1941.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un gigolo roumain, George Iscovescu, bloqué à Tijuana au Mexique par les services d'immigration américains n’a qu’un rêve, franchir « la Porte d’or » qui mène aux Etats-Unis. Il doit être naturalisé et pour cela il est prêt à tout. La providence vient en la personne d’Emmy Brown une naïve institutrice bloquée dans la petite ville mexicaine par une panne de voiture. George décide de la séduire. Très vite il l’épouse avec l'intention de divorcer une fois la frontière franchie en tant qu’américain. Ses ennuis vont commencer quand il va réaliser qu'il est réellement amoureux d'elle. Jalouse, Anita la maîtresse de George, apprend toute la vérité à Emmy.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs non crédités :

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film fut un des plus estimé de l’année avec six nominations aux Oscars[1] mais il n’en gagna aucun.
    Outre celui du meilleur film, de la meilleure actrice (Olivia de Havilland), de la photographie, de la musique et de la direction artistique, Charles Brackett et Billy Wilder furent nominés pour l'Oscar du meilleur scénario adapté. Scénaristes très cotés en ce début des années quarante, le duo avaient déjà signé huit scénarios ensemble dont La Huitième Femme de Barbe-Bleue, Ninotchka (pour lequel ils obtinrent également une nomination) et Boule de feu[2]. Brackett et Wilder avaient également scénarisés deux films du réalisateur Mitchell Leisen, La Baronne de minuit et Arise, My Love. Par la porte d'or est le troisième et dernier film du trio qui va délaisser la comédie pour le mélodrame romantique[3].
    Sur le tournage, les rapports entre Billy Wilder et Mitchell Leisen vont être plutôt houleux[2]. Wilder vit une période de frustration en subissant le manque de pouvoir des scénaristes sur leur travail: producteurs, réalisateurs et acteurs remaniant leurs textes à leur convenance. Ainsi Charles Boyer refuse de tourner la scène d’introduction où il doit confesser son histoire à un cafard[2]. La scène est supprimée à la grande fureur de Wilder[4]. Les scénaristes se vengeront en favorisant les dialogues d’Olivia de Havilland au détriment de ceux de Charles Boyer[5]. De plus, Wilder qui se plait à contempler les tournages pour alimenter ses désirs de réalisation, se voit interdit de plateau par Leisen[2]. Wilder déclarera par la suite que s’il était devenu réalisateur c’est qu’il ne voulait plus que Leisen massacre ses scénarios[6]. Il réalisera son premier film américain, Uniformes et jupons courts, l’année suivante. De son côté Leisen lui reprochera deux choses : « Il vient d’Europe centrale et il est têtu comme une mule quand on touche à son texte »[7].
  • Le film est construit en flash-back[8]. Il débute sur Charles Boyer s’introduisant sur un plateau de tournage de la Paramount Pictures pour raconter et vendre son histoire à un réalisateur[1]. La scène est réellement tournée sur les plateaux de L'Escadrille des jeunes (I Wanted Wings) avec Mitchell Leisen dans son propre rôle[3]. On peut apercevoir Veronica Lake au téléphone qui fut révélée dans ce film consacré à l’aviation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La fabuleuse histoire de la Paramount – John Douglas Eames – CELIV, p. 152.
  2. a, b, c et d Billy Wilder – Noël Simsolo – Cahiers du cinéma/Le Monde – Collection Grands Cinéastes - 2007 (ISBN 978-2-86642-505-0), p. 22.
  3. a et b 50 ans de cinéma américain par Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier – Éditions Nathan - 1991, 1995 - (ISBN 2-258-04027-2), p 622.
  4. Cinematheque.fr - Mark Rappaport
  5. Allocine.fr
  6. Bifi.fr
  7. James B. Kelly et John Schultheiss, « Deux vases de fleurs fraîches dans la loge : entretien avec Mitchell Leisen », Positif,n° 434, avril 1997, p. 94.
  8. Le guide du cinéma - sous la direction de Pierre Murat – Télérama hors série - Éditions 2009 - (ISBN 978-2-914927-09-3), p. 1137.

Liens externes[modifier | modifier le code]