Papillon La Pâture

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Papilio phorbanta

Le papillon La Pâture (Papilio phorbanta) est une espèce de lépidoptère de la famille des Papilionidae, de la sous-famille des Papilioninae et du genre Papilio dont la forme nominale est endémique de l'île de La Réunion, dans l'océan Indien.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Papilio phorbanta a été nommé par Carl von Linné en 1771[1].

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Le Papillon La Pâture

Génétique et évolution de l'espèce[modifier | modifier le code]

Chaque île de la zone possède son espèce endémique au même titre que Papilio phorbanta phorbanta toutes issues de la même souche africaine Papillo nireus[2]

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • Papilio phorbanta phorbanta endémique de La Réunion.
  • Papilio phorbanta manlius, endémique de l'île Maurice.
  • Papilio phorbanta nana Oberthür, 1879; présent aux îles Seychelles[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le Papillon La Pâture est un grand papillon de forme vaguement triangulaire possédant une courte queue qui présente un fort dimorphisme sexuel. Le dessus de la femelle est beige doré avec une ligne submarginale de taches blanches petites aux antérieures, en larges rectangles aux postérieures, alors que le dessus des mâles est noir ornementé de larges taches bleu métallique organisées en une zone médiane des antérieures et aux postérieures en une ligne submarginale et une large plage proche de la portion basale.

Chenille et chrysalide[modifier | modifier le code]

La chenille est de couleur bleu nuit puis devient verte ornée de taches jaune fluorescent[2].

Biologie[modifier | modifier le code]

Parasitisme[modifier | modifier le code]

Un fort pourcentage, jusqu'à 80 % des chenilles sont parasitées et meurent à la fin de la phase larvaire[2]. Les œufs sont parasités par des Hyménoptères, et les chenilles par des mouches, dont Carcelia evolans[3].

Période de vol et hivernation[modifier | modifier le code]

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Les plantes hôtes de sa chenille sont la liane patte poule piquante Toddalia asiatica et les Citrus cultivés[2].

Écologie et distribution[modifier | modifier le code]

Il est présent dans l'océan Indien, la sous-espèce Papilio phorbanta phorbanta dans l'île de La Réunion, la sous-espèce Papilio phorbanta manlius à l'ile Maurice et la sous-espèce Papilio phorbanta nana Oberthür, 1879 aux iles Seychelles[1].

Biotope[modifier | modifier le code]

Il réside dans la forêt primaire mais fréquente les jardins[2]. Les chenilles peuvent être rencontrées de 300 m à 1 200 m sur des Toddalia asiatica, les adultes volent entre le niveau de la mer et une altitude de 1 400 m[4].

Protection[modifier | modifier le code]

Il est protégé, il figure sur la liste rouge mondiale des espèces menacées (IUCN red list de 2008) comme espèce vulnérable (VU B1 + 2ac) et il est inscrit à l'article 2 de l'arrêté du 19 novembre 2007 fixant la liste des insectes de la Réunion protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection.

C'est donc un des trois papillons inscrits à l'article 2 : Papillon La Pâture (Papilio phorbanta), Salamide d'Augustine (Salamis augustina) et Vanesse de l'Obetie (Antanartia borbonica)[5].

Les insecticides utilisés en grande quantité sur les cultures de Citrus et dans les jardins et le parasitisme des chenilles sont les causes de la raréfaction du Papillon La Pâture[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c [1]
  2. a, b, c, d, e et f Christian Guillermet Insectes n° 130
  3. Les Papillons de la Réunion, ISBN Biotope: 978-2-914817-07-3 page 126
  4. Les Papillons de la Réunion, ISBN Biotope: 978-2-914817-07-3 page 125
  5. texte sur légifrance

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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