Pape Diouf

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Pape Diouf
Naissance 18 décembre 1951
Abéché, Tchad
Nationalité Sénégal Sénégalaise
Profession(s) Ancien président du club de football de l'Olympique de Marseille

Mababa Diouf, dit Papa Diouf ou Pape Diouf[1] est né le 18 décembre 1951 à Abéché, au Tchad. Marseillais depuis son adolescence, il a exercé les métiers de journaliste sportif et d'agent de joueurs, avant de devenir en 2004 manager général de l'Olympique de Marseille, puis président, de 2005 au 17 juin 2009.

Sommaire

[modifier] Journaliste sportif

Né au Tchad, où son père était en poste, Pape Diouf revient au Sénégal avec sa famille peu après sa naissance. Déjà passionné par le football, il débarque à Marseille à l'âge de 18 ans, avec pour injonction paternelle de devenir militaire comme son père qui s'est battu pour la France pendant la Seconde guerre mondiale. Mais Pape Diouf ne l'entend pas de cette oreille, et décide de vivre selon ses choix. Parallèlement à ses études à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[2], il multiplie les petits boulots (maçon, danseur, coursier, éboueur…) pour finalement entrer aux PTT[3]. Il abandonne alors ses études. Il y rencontre Tony Salvatori, multiple champion de France et international de chasse sous marine, employé comme lui des Postes, qui le fera entrer comme pigiste au journal La Marseillaise. Peu de temps après, il est embauché à temps plein, avec pour mission de "couvrir" l'actualité de l'Olympique de Marseille. Douze ans après son entrée au journal, il rejoint le quotidien national sportif Le Sport, lancé par Xavier Couture. Mais l'aventure tourne court car le quotidien dépose le bilan.

[modifier] Agent de joueurs

À la suite de cette déconvenue, il organisa des jubilés de joueurs en Afrique (Roger Milla, Saar Boubacar, Eusebio). De là lui vient l'idée de devenir agent de joueurs. Ses premiers joueurs sous contrat furent Basile Boli et Joseph-Antoine Bell, tous deux évoluant à l'Olympique de Marseille. Plus tard, ce fut au tour de Marcel Desailly, Bernard Lama, Sylvain Armand, William Gallas, Grégory Coupet, Laurent Robert ou encore Didier Drogba. Il était l'agent du jeune prodige marseillais Samir Nasri depuis l'âge de 13 ans.

[modifier] Dirigeant de club

En 2004, il rejoint l'Olympique de Marseille comme manager général du club, chargé des affaires sportives. Après le départ de Christophe Bouchet à l'automne 2004, il est nommé président du directoire de l'Olympique de Marseille par le conseil de surveillance du club, au sein d'un triumvirat composé également de Vivian Corzani pour l'administratif et de Philippe Meurice pour les finances[4]. En 2005 il devient président de l'Olympique de Marseille sous l'influence de l'actionnaire majoritaire, Robert Louis-Dreyfus[5].

En 2006, il est à l'origine d'une décision controversée d'aligner une équipe bis de l'Olympique de Marseille face au Paris SG pour le compte de la 30e journée de championnat de Ligue 1. Il avait en effet refusé d'envoyer l'équipe des titulaires, arguant du non-respect par les services de sécurité du PSG des normes de sécurité concernant l'accueil des supporters marseillais au Parc des Princes. Cette décision lui a attiré les foudres d'une partie du public français, de la Ligue de football professionnel et du diffuseur exclusif du championnat, Canal+ ; mais elle lui a aussi permis de faire l'union sacrée autour de lui parmi les supporters olympiens[6]. Ce match se terminera par un inattendu 0-0 au terme d'un match fermé.

Sous sa présidence, l'Olympique de Marseille progresse régulièrement dans la hiérarchie française (5ème en 2005-2006, puis 2ème en 2006-2007, 3ème en 2007-2008, et 2ème en 2008-2009), en se qualifiant très régulièrement en Ligue des Champions. Il accède également deux fois d'affilée à la finale de la Coupe de France (perdues en 2006 face au Paris Saint-Germain et en 2007 face au FC Sochaux).

Enfin, il demeure à ce jour le seul dirigeant noir d'un club évoluant en première division dans toute l'Europe. « Je suis le seul président noir d'un club en Europe. C'est un constat pénible, à l'image de la société européenne et, surtout, française, qui exclut les minorités ethniques.» Pape Diouf, le président de l'Olympique de Marseille, livre un diagnostic passablement désabusé sur l'intégration à la française[7].

En raison d'absences répétées au conseil de surveillance de l'OM ainsi que des conflits avec le président de ce conseil, Vincent Labrune et d’Eric Soccer, Robert Louis-Dreyfus décide de se séparer de Pape Diouf le 17 juin 2009 après 5 ans de présidence.

[modifier] Écrits

[modifier] Notes et références

  1. Article L'Equipe : Diouf et la France qui «exclut»
  2. (fr) « L’énigme Diouf ! » sur OM Actualités, 12 juin 2006
  3. Interview de Pape Diouf sur om.net
  4. Sport.fr
  5. L'Equipe
  6. Article de l'Humanité : La déroute du ballon rond
  7. Interview de Pape Diouf dans l'article « Le fabuleux destin de Pape Diouf », paru dans Jeune Afrique, édition du 14-20 décembre 2008

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Alain Mercier, « Pape Diouf redonne des couleurs à l'OM », Le Monde 2, n° 266, supplément au Monde n° 19954 du 21 mars 2009, p. 46-49
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