Papa Schultz

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Papa Schultz

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Bob Crane (à gauche), dans le rôle du colonel Hogan, en compagnie de Hans Conried, dans le rôle d'un officier italien

Titre original Hogan's Heroes
Autres titres
francophones
Stalag 13
Genre Sitcom sur la guerre
Création Bernard Fein
Albert S. Ruddy
Production Bernard Fein
Albert S. Ruddy
Edward H. Feldman (producteur exécutif)
Musique Fred Steiner, Jerry Fielding
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine CBS
Nb. de saisons 6
Nb. d'épisodes 168
Durée 25 minutes
Diff. originale 17 septembre 19654 avril 1971

Papa Schultz ou Stalag 13 (Hogan's Heroes) est une série télévisée américaine en 168 épisodes de 25 minutes, créée par Bernard Fein et Albert S. Ruddy. Elle a été diffusée du 17 septembre 1965 au 4 avril 1971 sur le réseau CBS.

En France, la série a été diffusée à partir du 29 juin 1987 sur Canal+ sous le titre Stalag 13, ainsi que sur RTL Télévision.
Rediffusion sous le titre Papa Schultz, à partir du 3 janvier 1991[1] sur M6.
Rediffusion sur la chaîne Virgin 17 du 4 janvier au 28 août 2010 et sur Direct 8 du 1er septembre 2010 au 1er janvier 2012 puis du 20 mars 2012 jusqu'à la fin juin 2012. Rediffusion prochaine sur 6ter du Groupe M6.

Cette série raconte les aventures loufoques de prisonniers alliés détenus au stalag 13 pendant la Seconde Guerre mondiale.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le colonel Hogan et ses hommes (les sergents américains Kinchloe et Carter, le caporal anglais Newkirk et le caporal français LeBeau) sont des prisonniers de guerre alliés de la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale. Des prisonniers un peu spéciaux : leur stalag est une base secrète d'opérations comportant tout un réseau de tunnels qui leur permettent de sortir discrètement du camp pour espionner, faire sauter des usines et des dépôts d'armes allemands, ainsi que récupérer des aviateurs alliés tombés en territoire allemand et les faire passer en Angleterre. Il leur faut passer entre les mailles du filet de la Gestapo et maintenir l'illusion que personne ne s'est jamais évadé du stalag 13.

Cette série est une parodie voulue par plusieurs acteurs jouant dans la série. Plusieurs d'entre eux ont en effet connu l'enfer des camps de concentration (John Banner, Robert Clary) ou ont fui l'Allemagne nazie avant qu'il ne soit trop tard (Werner Klemperer, fils du chef d'orchestre Otto Klemperer qui a fui les persécutions nazies).

La série a été tournée dans les studios Forty Acres de Culver City, en Californie.

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Alliés[modifier | modifier le code]

Colonel Hogan
Le colonel Robert E. Hogan de l'armée de l'air des États-Unis, matricule no 0876717, officier responsable des prisonniers, est le leader du groupe. Il est né à Bridgeport (Connecticut) et a vécu près de Cleveland (Ohio). Il a été abattu, lors d'un raid sur Hambourg, au cours d'une opération de la Luftwaffe orchestrée par le colonel Biedenbender, ce qui lui valut le grade de général (bien que Hogan ruine sa carrière en bombardant une raffinerie allemande avec son propre bombardier dans Bon voyage, général (Saison 2, épisode 1)). Au contraire du colonel Klink, Hogan est un colonel de grade trois étoiles. Le personnage a été nommé par Bernard Fein créateur de la série d'après son ami Robert J. Hogan, qui est apparu dans deux épisodes. Son nom de code dans le réseau est « Papa Ours ».

Dans l'épisode D'une pierre deux coups (Saison 3, épisode 17), il est révélé par le major Hochstetter de la Gestapo que le colonel Hogan était le commandant du 504e groupe de bombardiers qui avait été affecté au « Projet Manhattan ». Dans la réalité, la 504e de bombardiers était affectée aux opérations de la Guerre du Pacifique en 1944 et n'a jamais été envoyée en Europe, tandis que ce fut la 509e unité qui fut chargée de larguer la bombe atomique (créée dans le cadre du « projet Manhattan ») sur le Japon, en août 1945.

Sergent Kinch
Le sergent James « Kinch » Kinchloe est principalement responsable des communications (radio, télégraphe et autres formes de communications électroniques). Dans le pilote de la série, Kinchloe est présenté comme le chef d'état-major d'Hogan. En plus de son expertise en communications, on l'observe parler couramment le français avec LeBeau (sauf dans la VF). Ce fut un grand pas pour un show TV des années 1960, d'avoir un acteur noir identifié de telle manière. Dans l'épisode suivant, quand il semble que le colonel Crittendon allait être le nouvel officier responsable des prisonniers, Hogan présente Kinchloe comme chef des opérations. C'est également un talentueux imitateur, Kinchloe imite facilement les officiers allemands s'exprimant à la radio ou par téléphone. Quand Hogan avait besoin d'une empreinte strictement audio d'Adolf Hitler, les hommes ont généralement admis que Kinchloe était un meilleur choix au détriment du sergent Carter.

Kinch a vécu à Détroit où il a travaillé pour une compagnie de téléphone. Dans un épisode, il mentionne qu'avant la guerre, il a combattu dans les Goldens Gloves.

En tant que Noir en Allemagne, durant la guerre, la capacité de Kinchloe à participer à certaines opérations d'infiltration en dehors du camp est limitée. Dans une mission où les protagonistes sortaient d'Allemagne, Kinchloe joue le rôle d'un portier dans une discothèque parisienne afin de se rapprocher de la propriétaire. Il s'est également fait passer pour un prince africain (joué aussi par Ivan Dixon).

Après le départ de Dixon du show à la fin de la cinquième saison, les producteurs ont remplacé son personnage par un autre homme noir, le sergent Baker (Kenneth Washington). Les tâches confiées au sergent Baker sont identiques à celles du sergent d'état major Kinchloe. Toutefois, Newkirk a été élevé au rôle de chef des opérations. Les détails de départ de Kinch n'ont jamais été expliqués. À l'instar de Kinchloe, la couleur de peau de Baker limite sa participation aux opérations à l'extérieur du camp, mais il est en mesure d'aider le groupe sur les missions de sabotage, tout en gérant les communications.

Sergent Carter
Le sergent technique américain Andrew J. Carter (lieutenant dans l'épisode pilote) est chargé des munitions et de la fabrication de bombes. Il montre aussi des talents de chimiste et peut produire des formules selon les besoins. Carter est souvent appelé à usurper l'identité d'officiers allemands, y compris Adolf Hitler ! C'est ainsi qu'incarnant Hitler, Carter répond à un groupe d'officiers allemands en remplaçant « Heil Hitler » par « Heil moi-même ». Bien que brillant et enthousiaste dans ses spécialités, Carter montre souvent un manque de bon sens exagéré. Il a auparavant travaillé dans une pharmacie à Muncie (Indiana) ; dans un épisode, il se vante d'avoir gagné un concours de bonhomme de neige à Bullfrog (Dakota du Nord). Ses distinctions comprennent la Silver Star, la Bronze Star, la Purple Heart, la Commendation Medal et la médaille de bonne conduite. Carter a des origines amérindiennes ; son nom sioux est Petit daim agile qui traverse la grande forêt. Hovis qui était marié, a refusé de retirer son alliance pendant le tournage. Ainsi, Carter porte généralement des gants ; quand ce n'est pas le cas, sa main gauche est rarement visible à l'écran.

Caporal LeBeau
Le caporal Louis LeBeau[2], de l'armée de l'air française, matricule no 19176546, est chef-cuisinier. Il fait preuve d'un patriotisme exacerbé, qualifiant souvent les nazis de « porcs ». LeBeau est aussi un maître des opérations secrètes et a réussi à apprivoiser les chiens de garde du camp ; en conséquence, il est capable d'entrer dans leur chenil, par une entrée secrète située dans une niche, sans que les chiens ne donnent l'alarme (le générique d'ouverture le montre dans le passage secret sous la niche avec un chien à côté de lui). Il a le don de se cacher dans les espaces les plus exigus, comme le coffre-fort du colonel Klink ou des caisses. LeBeau corrompt régulièrement Schultz avec des denrées alimentaires, en particulier des strudels. Il est fréquemment qualifié de « cloporte » par Klink. Il est très habile au tir (saison 3) et sait conduire divers véhicules (y compris des tanks ou des trains à vapeur). Dans les deux premières saisons, LeBeau confectionne des uniformes et des costumes, tâche qui sera par la suite de plus en plus dévolue à Newkirk. Dans l'épisode Yvette de Paris (Saison 5, épisode 19), il est même suggéré que LeBeau ne sait pas coudre, mais il est présenté comme le créateur de la robe que Newkirk assemble. Ultérieurement, il reprend du service à la couture, aux côtés de Newkirk. LeBeau souffre d'hémophobie (peur du sang) et il est rarement vu sans son écharpe.

Caporal Newkirk
Le caporal Peter Newkirk, de la Royal Air Force, est l'escroc du groupe, tour à tour magicien, pickpocket, joueur de cartes, faussaire, bookmaker, perceur de coffres-forts et imitateur d'officiers allemands, voire même de Winston Churchill ! À au moins deux reprises, Newkirk persuade également les femmes de tromper les Allemands et de soutenir la résistance. Newkirk est un tailleur qualifié, souvent appelé à faire ou à modifier des uniformes et autres déguisements. Il est également chargé d'aider à détourner l'attention des Allemands lors des actes de sabotage. Cette série a marqué la deuxième apparition de Dawson à la télévision américaine (il était déjà apparu dans un épisode de The Dick Van Dyke Show en 1963).
Initialement, Dawson a auditionné pour le rôle de Hogan, mais le jury a estimé qu'il n'avait pas suffisamment l'accent américain pour ce rôle. Dans la version allemande, l'accent anglais prononcé de Newkirk a été remplacé par une simulation de bégaiement. Ses duos avec Carter, sa maladresse et son manque de sens commun ont souvent été utilisés pour créer un effet comique.

Colonel Crittendon
Le colonel (Group Captain) Rodney Crittendon, DSO, CBE, MC & Bar, DFC et AFC, est un officier britannique de la Royal Air Force. Il est désespérément incompétent et croise à plusieurs reprises Hogan et son groupe. Crittendon estime que la seule mission d'un prisonnier de guerre est de s'échapper. Lors de son transfert du stalag 18 au stalag 13, Hogan demande à Crittendon ce qu'il ferait s'il apprenait que des prisonniers de guerre ont été impliqués dans des missions d'espionnage et de sabotage. Crittendon répond qu'il ferait un rapport aux autorités allemandes, ce qui l'écarte définitivement des activités des prisonniers du stalag 13. Dans un des premiers épisodes, Klink le fait venir d'un autre camp afin de lui confier l'encadrement des prisonniers de guerre à la place de Hogan, supposé attirer la malchance. Crittendon est connu pour ses multiples tentatives d'évasions, qui ont toutes échoué... Il est l'auteur du Plan Crittendon, qui consiste en la plantation de géraniums sur les côtés des pistes pour égayer le retour des pilotes britanniques. Il est à noter que la traduction de « group captain » en « colonel » est impropre.

Allemands[modifier | modifier le code]

Colonel Klink

Le colonel (Oberst) Wilhelm Klink est un ancien officier de la Luftwaffe, junker descendant de l'aristocratie prussienne ; c'est un arriviste. Il est né à Leipzig dans les années 1890 et a étudié au Gymnasium (lycée) de Düsseldorf (43e diplôme de sa classe). Après avoir échoué aux examens d'entrée pour étudier le droit et la médecine, il a obtenu un rendez-vous auprès de l'empereur allemand, Guillaume II grâce à l'influence de son oncle, le barbier du Bürgermeister. Il a été classé à la 95e place et il est le seul de sa promotion qui n'a pas atteint le grade de général. Toutefois, lors d'une conversation avec le colonel Hogan, le colonel Klink signale que beaucoup de ses camarades de classe de rang supérieur ont été tués au combat ou fusillés par Hitler.

Il a un équipement d'escrime dans sa salle à manger et porte un monocle. Dans un épisode où il pense devenir riche, il affirme que non seulement l'origine de son nom remonte a 500 ans, mais que désormais, il aura la fortune qui va avec. Aviateur vétéran de la Première Guerre mondiale, Klink vit heureux la fin de sa carrière militaire, dans le confort et la sécurité relatifs inhérents à un poste de commandant de camp de prisonniers, bien que dans un épisode, il a émis le souhait de piloter de nouveau un bombardier Heinkel. Il a végété au grade de colonel pendant 20 ans avec un taux d'efficacité de trois points au-dessus de « misérable » (saison 1, épisode 4). Dans un épisode, Klink tente de flatter Schultz, homme d'affaires dans la vie civile, dans l'espoir d'être embauché comme gardien dans son usine de jouets (la plus grosse d'Allemagne) à la fin de la guerre. Klink est dépeint comme vaniteux, maladroit, bureaucrate, égoïste, plutôt que comme un mauvais nazi. Klink est aisément manipulable, faille que ne manque pas d'exploiter Hogan ; cependant, Klink ne remarque rien, même si parfois il se demande qui est vraiment à la tête du stalag 13. Pour ce faire, Hogan a recours à la flatterie et joue avec les craintes de Klink d'être envoyé sur le glacial et sanglant front de l'Est ou d'être traîné devant la Gestapo. Klink n'est guère apprécié par les soldats du camp ; lorsque la Gestapo voudra le faire fusiller pour trahison, les 82 soldats du camp se porteront volontaires pour le peloton (dont deux déserteurs revenus après avoir appris la nouvelle)...

Dans un épisode, le général Burkhalter explique à Klink qu'une alliance avec une famille influente pourrait favoriser sa promotion au grade supérieur. Or, la sœur de Burkhalter, qui est veuve, ainsi que sa nièce, arriveront bientôt au stalag 13. Klink se verrait bien épouser la jolie nièce de Burkhalter avant de découvrir que celui-ci lui destine sa rude et corpulente sœur, Frau Linkmeyer, qui devient alors le pire cauchemar de Klink. Il échappe de justesse à ce sort avec l'aide du colonel Hogan qui lui suggère de se faire muter en Russie. Quelques épisodes plus tard, nous apprendrons que deux autres commandants de stalags sous le contrôle de Burkhalter, ont également échappé à ce mariage. Dans l'épisode On a enlevé le commandant (Saison 4, épisode 15), Klink est dénigré par les deux camps : par la Résistance (parce qu'il n'est pas assez gradé pour être échangé avec le leader de groupe de la Résistance) et par la Gestapo (parce qu'il est soupçonné d'être lié au super-espion « Nimrod »).

Pendant la Première Guerre mondiale, Klink a reçu la citation au Mérite-deuxième classe (décoration fictive) des mains du général Stauffen ; un jour, ce général vient visiter le stalag 13 pour obtenir de Hogan une mallette remplie d'explosifs, dans le cadre d'un complot pour assassiner Adolf Hitler, le tout sous les yeux méfiants de Klink. Ce genre de situation est typique des scénarios dans lesquels Hogan se joue de Klink. L'un des gags récurrents de la série est Klink se faisant asperger le visage par de l'eau ; un autre gag récurrent est Klink campé en violoneux, seulement capable de jouer l'hymne de l'USAF (en réalité, Werner Klemperer était un violoniste qualifié, fils du célèbre chef d'orchestre Otto Klemperer).

Sergent Schultz
Le sergent Hans Georg Schultz, numéro de matricule 23781, est un sous-officier de la garde du camp. Il est appelé sergent dans la version française, mais est en fait adjudant-chef (Oberfeldwebel en allemand). C'est son personnage qui a inspiré le titre originel de la version française de la série. De forte corpulence, il est maladroit et très peu militaire, mais il a fondamentalement bon cœur ; lorsqu'il est confronté à des preuves d'activités secrètes des prisonniers, il regarde tout simplement ailleurs en répétant : « Je n'entends rien, je ne vois rien, je ne sais rien ! » ou tout simplement « Je ne sais rien à rien ! » afin d'éviter d'être blâmé ou surtout expédié sur le front de l'Est. Bien que généralement présenté comme incompétent, il a parfois fait preuve de courage, comme on peut le voir dans l'épisode On file à l'anglaise (Saison 3, épisode 5), où il rattrape Hogan tentant d'aider un homme à s'échapper ; il va même jusqu'à pointer son arme sur Hogan. Schultz, dans la sixième saison, reçoit une promotion temporaire au grade de commandant du stalag 13. Dans l'épisode Commandant Schultz (Saison 6, épisode 7), Burkhalter apporte une ordonnance de Berlin à tous les stalags de la Luftwaffe pour commencer la formation des agents par leurs plus hauts gradés. Schultz fait si bien le travail que Hogan et Klink doivent unir leurs forces pour discréditer Schultz et obtenir son retour au grade de sergent de la garde. Dans un autre épisode Cinéma (Saison 5, épisode 1), un cinéaste prétentieux faisant des films pour l'armée de l'air américaine (son contrat stipule que si il est capturé, il peut être échangé contre trois généraux), est envoyé au stalag 13 où il tourne une propagande cinématographique avec Schultz en commandant et Klink en sous-officier. La réalisateur a distribué les rôles en s'appuyant sur le fait que Schultz a une stature plus imposante et plus de charisme que Klink.

Comme le colonel Klink, il est vétéran de la Première Guerre mondiale. Sa ville natale est Heidelberg et, dans le civil, il est propriétaire de la plus grande usine de jouets d'Allemagne, les Jolis Jouets Allemands (la Schatzi Toy Company, dans la version originale). Dans la version allemande, il s'agit d'une fabrique de lingerie, la Schatullenkrönung. Au début de la guerre, Schultz est de nouveau mobilisé et perd le contrôle de son usine de jouets qui est convertie pour un usage militaire. Il a une femme, Gretchen (jouée par Barbara Morrison dans la saison 2, épisode 24) et cinq enfants qu'il ne voit que rarement, lors de ses permissions. Selon LeBeau, Schultz est un social-démocrate, dont le parti a été interdit par les nazis en 1933. Schultz est fréquemment écœuré par les nazis en général et par Hitler en particulier.

Schultz porte un fusil Krag-Jørgensen qu'il ne charge jamais et qu'il a tendance à égarer ou même à confier aux prisonniers quand il a besoin d'utiliser ses deux mains (« Rends-moi mon fusil ou je tire ! »). Il porte une version fictive de la Croix de fer (Saison 4) décernée par le général Kammler, un ami de la Première Guerre mondiale, qui appelle Schultz par son prénom, tandis que Schultz l'appelle lieutenant Kammler. Schultz a besoin de lunettes pour lire et est décrit par Klink comme étant « dans la quarantaine ». En réalité, Banner approchait la soixantaine.

Fräulein Helga et Fräulein Hilda
Ce sont les secrétaires successives du colonel Klink. Fräulein Helga comme Fräulein Hilda ont flirté avec le colonel Hogan. Toutes deux ont également assisté Hogan et ses hommes de diverses manières, y compris par la révélation d'informations, l'accès à des documents officiels, la fourniture d'équipements ou encore le service de manucure chez le barbier de la Résistance. Dans l'épisode Le radar général (Saison 1, épisode 24), LeBeau, sous prétexte de photos pour Hollywood, distrait l'attention du garde d'un mirador en faisant poser Fräulein Helga en maillot et drap de bain sur les marches des bureaux de Klink.

Général Burkhalter
Le général (General der Infanterie) Albert Hans « Hansy » Burkhalter est le supérieur direct de Klink dont il supporte difficilement les bavardages et l'incompétence. La confusion du général Burkhalter à propos de Klink, est un gag récurrent de la série. Il lui ordonne souvent de se taire et le menace fréquemment de l'envoyer sur le front russe, sans en avoir vraiment l'intention. En effet, étant incapable de discerner ce qui se passe réellement au stalag 13, Burkhalter considère ce camp comme exemplaire. Bien qu'au fil des épisodes, Burkhalter finisse par soupçonner Hogan d'être un prisonnier moins exemplaire qu'il n'y paraît, il préfère le ménager, au cas où le régime nazi serait renversé. Burkhalter semble mener une existence spartiate, comme tout bon officier allemand, mais en réalité, il aime la bonne vie même en temps de guerre. Burkhalter est promu général par le haut commandement entre les premier et deuxième épisodes. Son rang est équivalent à celui de général quatre étoiles dans les forces américaines.

Major Hochstetter
Le major Wolfgang Hochstetter appartient à la Gestapo. C'est un nazi convaincu qui ne comprend pas que Hogan puisse faire de fréquentes irruptions dans le bureau de Klink. Hochstetter demande souvent à Klink, à propos d'Hogan « Qui est cet homme ? » puis, d'une voix de plus en plus stridente, « Qu'est-ce que cet homme fait ici ? ». Klink le redoute, mais Burkhalter, qui méprise Hochstetter comme Klink, ne le craint pas. Dans La guerre est finie (Saison 3, épisode 21), Hogan suggère à Hochstetter de prêter sa voiture à des dirigeants de la Résistance, supposés être des responsables de l'industrie, qui l'utilisent pour s'échapper quand les supérieurs de Hochstetter arrivent. Tout au long de la série, l'insigne de grade que porte le major Hochstetter est celui d'un standartenführer SS qui se traduit par oberst (colonel) dans la Wehrmacht.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Un jour sans sexe est un jour de perdu. » (Colonel Robert Hogan)
  • « Les femmes, c'est comme les guerres, il y en a toujours une autre qui se profile à l'horizon ! » (Sergent Hans Schultz)
  • « Je n'ai rien vu, rien entendu ! » (Sergent Hans Schultz)
  • « On a beau faire, on n'a jamais réussi à se gagner une guerre. » (Sergent Hans Schultz)
  • « Vous êtes un père pour nous. » (Colonel Robert Hogan)
  • « Qu'est-ce que cet homme fait ici ? » (Major Hochstetter)
  • « Nous avons les moyens de vous faire gerber ! » (Colonel Robert Hogan)
  • « Voici l'abominable Boche des neiges ! » (Caporal Louis LeBeau)
  • « Rompez ! » (Colonel Wilhem Klink)
  • « Mettez-moi ce prisonnier au frigo ! » (Colonel Wilhem Klink)
  • « Personne n'a jamais réussi à s'évader du stalag 13 ! » (Colonel Wilhem Klink)
  • « On lui donnerait le Führer en confection ! » (Sergent Schultz)
  • « Jawohl Herr ! » (les allemands répondant aux gradés)
  • « Tous les prisonniers dans leurs baraques. » (Klink)
  • « Tout le monde dehors pour l'appel. » (Schultz)
  • « J'aurais mieux fait de me la fermer. » (Caporal Peter Newkirk)
  • « Klink on vous a enfin jugé à votre juste valeur. » (Général Burkhalter)
  • « Je ne sais rien, je ne vois rien, je n'entends rien. » (Sergent Schultz)
  • « Ne me dites rien, je ne veux rien savoir. » (Sergent Schultz)
  • « La gloire est éphémère . » (Sergent Schultz)
  • « Aussi longtemps que cet homme (Klink) vivra, tout espoir de gagner la guerre nous sera refusé. » (Major Hochstetter)
  • « Amis Boches, bonjour ! » (Colonel Hogan)
  • « Il est très dur de creuser un tunnel quand vous riez à gorge déployée. » (Général Burkalter)
  • « C'est pas petit daim agile qui faudrait l'appeler mais petit nain débile. » (Newkirk)
  • « Ah ! Comme visage pâle, je suis pâle de peur, t'imagines j'ai la trouille. » (Newkirk)
  • « Vous êtes désormais le gros ours brun qui court et qui chasse dans la prairie verte. » (Colonel Hogan)
  • « Et pourquoi pas gros Schultz qui court directement et sûrement vers les plaines glacées du front russe. » (Colonel Klink)
  • « Et dire qu'on peut même pas le scalper, c'est déjà fait ! » (Colonel Hogan)
  • « C'est contre la convention de Genève de garder un prisonnier prisonnier. » (Colonel Hogan)
  • « Ben faite une demande en trois exemplaires... Permission d'aller visiter la Russie. » (Colonel Hogan)
  • « On est la compagnie d'assurance-vie, vous pouvez ranger votre canon, mon pote. »(Colonel Hogan)

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • L'épisode pilote L'informateur n'existe pas en version française ; il est en noir et blanc alors que tous les autres épisodes sont en couleurs.
  • Malgré quelques coïncidences (dont le nom du « Sergent Schultz » et le caractère du commandant), la série Papa Schultz (Hogan's Heroes) n'est pas inspirée du film Stalag 17 de Billy Wilder (1953).
  • Le titre de la version française « Papa Schultz » rappelle le surnom donné au personnage interprété par Francis Blanche, « Papa Schulz », dans le film Babette s'en va-t-en guerre, avec Brigitte Bardot et Jacques Charrier. Les dates de diffusion laissent à penser que ce sont les traducteurs de la série qui se seraient inspirés du film.
  • Le 2 juillet 2003, au Parlement européen, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a critiqué le député européen d'origine allemande Martin Schulz en raison de sa politique intérieure. Berlusconi faisait allusion à la série Hogan's Heroes et au sergent Hans Schultz[3],[4] : « Monsieur Schulz, en Italie, un producteur est en train de faire un film sur les camps de concentration nazis... Je vous proposerai comme kapo. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Sur le pont, la marine !, une sitcom américaine de 1962 qui raconte les aventures de l'équipage d'un patrouilleur naval durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Le film de Paul Schrader Auto Focus, sorti en 2003, retrace l'histoire de Bob Crane, de son succès et de son déclin.

Après une bataille juridique de 10 ans, une nouvelle adaptation de Papa Schultz va voir le jour. Cette adaptation n'aura aucun lien avec Auto Focus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] sur humanite.fr
  2. L'orthographe française devrait être Le Beau, en deux mots, mais les créateurs américains ont choisi la version anglo-saxonne.
  3. Zineb Dryef, « Berlusconi au pouvoir : le retour d'un spécialiste en dérapages », Rue89, 15 avril 2008.
  4. « Silvio Berlusconi, à l'adresse d'un député allemand du Parlement européen », L'Expansion, 2 juillet 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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