Paola Senatore

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Paola Senatore

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Naissance 9 novembre 1949 (65 ans)
Rome (italie)
Nationalité Drapeau : Italie Italienne
Profession Actrice
Films notables Nenè
Salon Kitty
La Secte des cannibales

Paola Senatore, née le 9 novembre 1949 à Rome, est une actrice italienne[1] ayant tourné près de quarante films entre 1970 et 1985 au contenu souvent érotique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa jeunesse[modifier | modifier le code]

Paola Senatore naît en 1949 à Rome d'une mère célibataire qui a dû quitter sa Calabre natale[2]. Son enfance n'est guère heureuse, marquée par beaucoup de privations et surtout par l'absence d'un père[3] qui se fait cruellement sentir. À l'adolescence, elle fréquente un temps une institution catholique[4]. La chance semble tourner en faveur de la belle rousse aux yeux verts, quand, à vingt ans, elle a l'opportunité de fait ses débuts au cinéma.

Des débuts au succès[modifier | modifier le code]

Elle apparaît la première fois sur grand écran pour un petit rôle dans Robin Hood, l'invincibile arciere, un film de José Luis Merino. Elle joue ensuite principalement dans des films érotiques en vogue dans les années 1970, ainsi que dans d'autres films de genre (poliziottesco, thriller, horreur)[1]. Tinto Brass lui confie des rôles importants dans Salon Kitty aux côtés d' Helmut Berger et d' Ingrid Thulin et dans Action avec Luc Merenda. Elle tourne sous la direction de Marco Vicario (L'erotomane) ou encore de Mariano Laurenti (L'Infirmière de nuit et Dove vai se il vizietto non ce l'hai?), un des maîtres de la comédie érotique à l'italienne. On la trouve aussi au générique de réalisations du sulfureux Joe d'Amato comme Black Emanuelle en Amérique[5] avec Laura Gemser ou Les Amours interdites d'une religieuse avec Marina Hedman.

Elle tourne aussi en France[1], dans deux films de Claude Pierson (Donnez-nous notre amour quotidien et Un amour comme le nôtre), puis participe en 1975 à Zig Zig de László Szabó aux côtés de Catherine Deneuve et de Bernadette Lafont, avant d'apparaître enfin en 1978 dans Le Collier, le premier épisode de la série télévisée Sam et Sally. Elle tourne également en Espagne (Casa Manchada et La mujer de la tierra caliente) et en Roumanie (Cuibul salamandrelor). Ses qualités de comédienne sont reconnues quand elle interprète le rôle d'une mère soumise dans Nenè de Salvatore Samperi. Mais l'échec commercial du film ne lui permet pas de franchir un cap dans sa carrière et elle semble devoir rester confinée au cinéma bis. En 1980, elle tient, avec Janet Agren, un des rôles principaux dans le film d'horreur d'Umberto Lenzi La Secte des cannibales. Comme beaucoup d'autres icônes du cinéma « sexy », elle pose pour le magazine Playmen, pour Playboy et fait la couverture de Ciné-revue.

De la drogue au porno[modifier | modifier le code]

Mais, à la fin des années 1970 la vie privée de l'actrice va influencer très négativement sa carrière. À vingt-sept ans, elle se voit imposer un avortement par l'homme avec lequel elle vit pourtant depuis sept ans. Elle entame ensuite une liaison avec un jeune homme âgé de dix-huit ans qui lui fait découvrir les « paradis artificiels »[6]. Avec Claudio Campiglia, rencontré en 1977, son « amour toxique » elle s'enfonce dans l'addiction.

À trente-quatre ans passés, l'actrice se retrouve à nouveau enceinte. Elle qui a connu une enfance difficile souhaite surtout que son futur enfant ne manque de rien[6] et les cachets des productions érotiques de Bruno Gaburro ne suffisent plus. Avant sa consœur Lilli Carati, la dépendance à la drogue et le besoin d'argent qui en découle, la conduit donc, en 1985, à passer au « hardcore »[7]. Elle accepte de faire des séries de photos de plus en plus osées pour des revues pornographiques comme Men ou Le Ore[8]. On l'y retrouve à plusieurs reprises posant aux côtés de Karin Schubert. Puis elle tourne un film X au titre évocateur de Non stop sempre buio in sala[9] avec pour partenaire à l'écran son compagnon à la ville[10]. Dans la nuit du 14 septembre de la même année elle est arrêtée pour usage et détention de stupéfiants[9], et subit l'humiliation d'être emmenée menottes aux poignets devant des dizaines de photographes[2],[6]. Sa carrière est brisée.

Et maintenant...[modifier | modifier le code]

Elle vit aujourd'hui retirée, près de Rome et de son fils Alessio[11]. En 2011, elle a annoncé travailler à son autobiographie[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films classiques[modifier | modifier le code]

Films X[modifier | modifier le code]

Photographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Cf. IMDb
  2. a et b Paola Senatore sur Maniaco-DepréBis
  3. Senatore est le patronyme de sa mère. cf. Paola Senatore dans Moana e le altre, Vent'anni di cinema porno in Italia sur Booksgoogle.fr
  4. a et b Biographie sur le site non officiel de Paola Senatore
  5. D'Amato insère des scènes hard et le film est condamné pour atteinte aux mœurs. Paola Sanatore, qui n'y tient qu'un rôle secondaire est condamnée à 400 000 lires d'amende et à trois mois de prison avec sursis. Cf. Moana e le altre, Vent'anni di cinema porno in Italia
  6. a, b et c Moana e le altre, Vent'anni di cinema porno in Italia sur Booksgoogle.fr
  7. Elle avait jusqu'ici repoussé les avances de Joe d'Amato qui lui avait, à plusieurs reprises, proposé de tourner des films pornographiques. Cf. Moana e le altre, Vent'anni di cinema porno in Italia
  8. Cf Paola senatore sur tellusfolio.it
  9. a et b Cf Paola Senatore sur Filmscoop
  10. Elle doit avoir pour partenaire son compagnon Claudio Campiglia, mais le couple ne parvient pas à assumer les scènes hardcore et c'est finalement un ami proche qui double ces scènes avec la comédienne. Elle dira n'avoir ressenti aucune émotion, aucune excitation, avoir pris ce tournage comme un jeu érotique, avec l'argent pour seule motivation. cf. Paola Senatore dans Moana e le altre, Vent'anni di cinema porno in Italia sur Booksgoogle.fr
  11. Cf. Paola Senatore sur Wikipédia italien.
  12. Un deuxième film pornographique qui présente Paola Senatore à son générique à l'insu de celle-ci. L'actrice est en effet en prison pour détention de stupéfiants quand ce film est monté à partir de scènes réalisées pour Non stop sempre buio in sala et de séquences précédemment tournées par Marina Hedman et non utilisées. Cf. EGAFD

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrea Di Quarto et Michele Giordano, p.119-121 Moana e le altre, Vent'anni di cinema porno in Italia, éditions Gremese Editore, Rome, 1997, ISBN 9788877420671 consultable sur Google Books.fr
  • Michele Giordano, p.97-98 La commedia erotica italiana, Vent'anni di cinema sexy "made in Italy", éditions Gremese Editore, Rome, 2000, ISBN 88-8440-035-X consultable sur Google Books.fr