Panzerlied

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Le Panzerlied fait référence aux blindés (= "Panzer") allemands qui ont marqué la Seconde Guerre mondiale.

Le Panzerlied est l'un des chants les plus connus de la Wehrmacht. Il a été écrit en juin 1933 par l'Oberleutnant Kurt Wiehle alors que celui-ci se rendait à Königsbrück. Wiehle a repris l'air d'une chanson de marins, en y mettant des paroles plus appropriées à un usage dans la Panzerwaffe. À l'époque, l'Allemagne développe clandestinement son armée en dépit des interdictions dues au traité de Versailles ; il est possible de considérer ce chant comme un reflet du réarmement allemand, qui était en plein essor à ce moment-là.

Le Panzerlied a gagné en célébrité après son interprétation dans le film La Bataille des Ardennes (en 1965) avec Robert Shaw[1]. Dans la version originale du film, les personnages parlent anglais, mais cela n'empêche pas le chant d'être interprété dans sa langue d'origine.

Dans la quatrième strophe, la référence aux canons ennemis « cachés dans le sable jaune » a probablement été ajoutée pendant la campagne de l'Afrika Korps de Rommel en Afrique du nord. En effet, en 1933, il aurait été difficile de prévoir que les Panzer combattraient dans un environnement désertique.

Le Panzerlied est toujours en usage aujourd'hui dans la Bundeswehr ainsi que dans les forces armées autrichiennes.

Il a été intégré au carnet de chant de la Légion étrangère avec d'autres paroles sous le titre de Les Képis blancs, ainsi qu'au 501ème Régiment de Chars de Combat (La Marche des Chars) et a également été repris par l'armée chilienne[2]. De manière non officielle, il est utilisé par plusieurs unités motorisées et parachutistes dans l'armée italienne. On le retrouve aussi dans l'armée sud-coréenne, interprété en coréen comme chant de marche pour les unités blindées et motorisées.

L'air du Panzerlied sert d'hymne non-officiel aux descendants d'Allemands en Namibie sous le titre de Das Südwesterlied (« Chant du sud-ouest ») ou Hart wie Kameldornholz (« Dur comme l'épine d'un chameau »).

Paroles et traduction[modifier | modifier le code]

Paroles allemandes Traduction approximative
Première strophe

Ob's stürmt oder schneit, ob die Sonne uns lacht,
Der Tag glühend heiß, oder eiskalt die Nacht,
Verstaubt sind die Gesichter, doch froh ist unser Sinn,

Ja, unser Sinn,

Es braust unser Panzer im Sturmwind dahin.

Que la tempête souffle avec violence, qu'il neige ou que le soleil nous sourie.
Que le jour soit brûlant ou la nuit glaciale,
Poussiéreux sont les visages, mais réjouis sont nos sens,
oui, nos sens.
Notre char gronde dans la tourmente.

Seconde strophe

Mit donnernden Motoren, So schnell wie der Blitz,
Dem Feinde entgegen, Im Panzer geschützt.
Voraus den Kameraden, Im Kampf steh'n wir allein,
ja wir allein.
So stoßen wir tief In die feindlichen Reihn.

Avec un moteur qui fait grand bruit, rapide comme l'éclair,
Nous roulons à la rencontre de l'ennemi, protégés par le char,
devant les camarades, nous sommes seuls dans le combat,
oui, nous sommes seuls ;
nous poussons ainsi profondément dans les rangs ennemis.

Troisième strophe

Wenn vor uns ein feindlicher Panzer erscheint,
Wird Vollgas gegeben Und ran an den Feind!
Was gilt denn unser Leben, Für unsres Reiches Heer, Ja Reiches Heer?
ja Reiches Heer
Für Deutschland zu sterben Ist uns höchste Ehr.

Quand une armée ennemie apparaît devant nous,
on met plein gaz et on se lance contre elle,
Que vaut alors notre vie pour l'armée de notre empire ?
oui pour l'armée de notre empire.
mourir pour l'Allemagne est pour nous l'honneur le plus grand.

Quatrième strophe

Mit Sperren und Minen hält der Gegner uns auf,
Wir lachen darüber und fahren nicht drauf.
Und droh'n vor uns Geschütze, versteckt im gelben Sand,

Im gelben Sand,

Wir suchen uns Wege, die keiner sonst fand.

avec des obstacles et des mines, l'ennemi nous arrête,
nous en rions et ne roulons pas dessus.
aucun risque nous sommes protégés, cachés dans le sable jaune
oui, dans le sable jaune.
Nous cherchons des chemins que personne n'aurait trouvés d'habitude

Cinquième strophe

Und läßt uns im Stich einst das treulose Glück,
Und kehr'n wir nicht mehr zur Heimat zurück,
Trifft uns die Todeskugel, ruft uns das Schicksal ab,

Ja, Schicksal ab,

Dann wird uns der Panzer ein ehernes Grab.

Et si un jour, la chance infidèle nous abandonne,
nous ne rentrerons plus au pays natal.
La balle mortelle nous touche, le destin nous rappelle,
oui le destin
alors, le char devient pour nous un tombeau d'airain.


La Marche des Chars:

Qu'il pleuve, qu'il neige, ou sous un ciel ardent,
Que les nuits glaciales succèdent au soleil brûlant.
Nos visages couverts de poussière
Toujours sourient, montrant que nous sommes fiers.

refrain
Car nous sommes ceux des chars )
Soldats au béret noir ) bis


Rapides comme l'éclair, dans le fracas des moteurs
En pointe de l'attaque, nous serons toujours vainqueurs.
Et si l'ennemi nous arrête
Les chars s'infiltrent et poursuivent la conquête.

refrain

Si un soir enfin il faut que l'on succombe,
Si le char en flammes devient pour nous une tombe.
La France a fait battre nos coeurs
Mourir pour la Patrie est notre honneur.

refrain

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait du film. À l'origine, les quatre dernières lignes de chaque strophe étaient répétées, mais ce n'est pas le cas dans l'interprétation de La Bataille des Ardennes. De plus, seul la première strophe est chantée, puis répétée plusieurs fois.
  2. Parade militaire chilienne, le 19 septembre 2010).