Panzergrenadier

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Le terme Panzergrenadier, désigne à partir de 1942, l'infanterie spéciale des forces armées allemandes (Heer, Waffen-SS, et Luftwaffe) chargée d'accompagner les chars de combat.
De nos jours, le terme est toujours employé au sein de la Bundeswehr allemande, mais aussi dans les armées autrichienne et suisse, pour désigner l'infanterie mécanisée.

Panzergrenadiers en 2006.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

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Un Sturmgeschütz III et un half track de type SdKfz 251

Auparavant, les régiments chargés de ce rôle au sein des panzerdivisions, étaient appelés Schützen Regiments.

La décision d'Adolf Hitler de renommer[Quand ?] tous les régiments d'infanterie, en régiment de grenadiers, pour rendre hommage au roi prussien Frédéric II, entraîna le renommage des régiments de Schützen et des régiments d'infanterie motorisés en régiments de Panzergrenadiers. À la suite à cette évolution, les anciennes division d'infanterie motorisée (Infanterie Division (mot)) devinrent, elles, des divisions de Panzergrenadiers (Panzergrenadier-Division ou PzGrD en abrégé), gagnant au passage un soutien blindé sous la forme d'un bataillon de chars.

Du fait d'un manque chronique de chars, dans la plupart des Panzergrenadier-Divisionen, le bataillon de chars fut remplacé par un bataillon de canons d'assaut de type Sturmgeschütz III ou IV.

En 1944, une Panzerdivision comprenait normalement un régiment de chars à deux bataillons (un de chars Panther et un de chars Panzer IV) plus un bataillon de canons d'assaut et un bataillon de chasseurs de chars ainsi que deux régiments de Panzergrenadiers à deux bataillons chacun.

Une Panzergrenadier-Division comportait le plus souvent un bataillon de chars ou de canons d'assaut, un bataillon de chasseurs de chars et deux régiments de Panzergrenadiers à trois bataillons.

Équipement et armement durant la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Véhicule semi-chenillé SdKfz 251 utilisé par les PanzerGrenadiers

Pour remplir leur mission, les Panzergrenadiers bénéficiaient de moyens de transport organiques.
Une partie d'entre eux combattaient à bord de semi-chenillés comme le SdKfz 251, leurs unités prenant le qualificatif de "gepanzert" (littéralement cuirassés), et d'autres faute de moyens devaient se contenter de camions, et étaient qualifiés de "motorisiert" (motorisés).
Sur les 226 bataillons de Panzergrenadiers affectés à la Heer, Waffen-SS ou Luftwaffe en 1943, seuls 26, soit un peu plus de 10 %, étaient équipés de véhicules semi-chenillés.
Ils étaient souvent armés de façon nettement plus puissante que l'infanterie conventionnelle, équipés de nombreuses mitrailleuses MG34 ou MG 42, et d'une dotation supérieure en pistolet mitrailleurs de type MP40.
Vers la fin de la guerre, ils furent parmi les premières unités à recevoir des fusils d'assaut Sturmgewehr 44.
Au niveau de leur uniforme, ils se distinguaient par le passepoil de leurs pattes d'épaule de couleur vert pré, qu'ils avaient repris aux troupes motocyclistes, à ne pas confondre avec le vert clair des chasseurs de montagne.

Les Panzergrenadier division[modifier | modifier le code]

Sd kfz 250 de la Panzergrenadierdivision Großdeutschland en mission d'observation à Okhtyrka en Ukraine
Des panzergrenadiers dans la région d'Aachen en 1944.
Dans la Wehrmacht 

Ces divisions de panzergrenadiers, furent formées par la transformation des divisions motorisées correspondantes.

Dans la Waffen SS 

À noter que toutes les divisions blindées (Panzerdivisionen) de la Waffen SS reçurent initialement l'appellation de Panzergrenadier-Division lors de leur transformation (1re, 2e, 3e et 5e division blindées) ou de leur formation initiale (9e, 10e et 12e division blindées) et ne prirent l'appellation de Panzerdivision qu'en octobre 1943.

Ainsi, par exemple, les 1re Panzerdivision SS Leibstandarte Adolf Hitler, 2e Panzerdivision SS Das Reich et 3e Panzerdivision SS Totenkopf, qui étaient en 1942 des divisions d'infanterie motorisées furent retirées du front de l'Est dans le courant de l'année et transformées en Panzergrenadierdivisionen, dotées d'un bataillon de char. Mais elles reçurent une deuxième bataillon de char ainsi qu'une compagnie lourde de chars Tigres au cours de cette transformation et, lors qu'elles retournèrent au front en février 1943 pour être engagées dans la Troisième bataille de Kharkov au sein du SS-Panzerkorps, elles étaient en fait des divisions blindées, même si elles conservèrent l'appellation de Panzergrenadierdivisionen pendant la majeure partie de l'année, y compris durant la bataille de Koursk.

Ce fut également le cas de la 5e Panzerdivision SS Wiking transformée de division d'infanterie motorisées en Panzergrenadier-Division en 1942 puis redésignée Panzer-Division en octobre 1943 ou des 9e Panzerdivision SS Hohenstaufen, 10e Panzerdivision SS Frundsberg, 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend, formées en 1943 comme Panzergrenadierdivisionen puis redésignées Panzerdivisionen fin 1943.

L'après guerre et la Guerre Froide[modifier | modifier le code]

L'Allemagne, l'Autriche et la Suisse dotèrent leurs armées de terre d'unités de Panzergrenadiers (infanterie mécanisée).

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Un véhicule de combat d'infanterie Marder 1A3 tirant un missile Milan en 2004.
Symbole APP-6A de la 4e compagnie du 133e bataillon de Panzergrenadier (motorisé) de la Heer actuelle.

Suite à la réorganisation de la Heer à partir de 2002, le nombre de bataillons de Panzergrenadier a été réduit.
Une brigade blindée de la Eingreifkräfte (forces d'intervention) comprendra un bataillon de Panzergrenadier, tandis que les Brigades mécanisées de la Stabilisierungskräfte (forces de stabilisation) comprendra deux bataillons Panzergrenadier.
Un bataillon Panzergrenadier type est constituée d'un état-major, de trois compagnies de combat, et d'une compagnie d'entrainement.
L'armée allemande a, à partir de cette date, en service huit bataillons actifs de Panzergrenadier:

Autriche[modifier | modifier le code]

L'armée de terre autrichienne (Österreichisches Bundesheer) comporte deux bataillons de Panzergrenadiers.

Suisse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grenadiers de chars.

Les grenadiers de chars, sont des unités militaires d'infanterie blindée mécanisée incorporées dans des troupes blindées, ce corps est l'infanterie d'élite des troupes blindées de l'armée suisse. Leur formation comprend une instruction adaptée à leur fonction au sein des troupes blindées en plus de leur formation d'infanterie.

Les missions qui leur sont attribuées comprennent l'exploration armée, la défense des blindés, le nettoyage de poches de résistance, la fixation ou cassure d'un front, l'infiltration/exfiltration et les combats urbains. Un accent particulier lors de l'entraînement est mis sur la lutte antichar, le combat de localité et le combat à mains nues et avec armes tranchantes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]