Pantaléon Costa de Beauregard

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Pantaléon Costa de Beauregard
Image illustrative de l'article Pantaléon Costa de Beauregard
Fonctions
Député du Duché de Savoie
Avril 1848 – Mars 1860
Président du Conseil général de la Savoie
1860 – 1864
Successeur Charles Dupasquier
Biographie
Date de naissance 19 juin 1806
Lieu de naissance Marlieu
Date de décès 19 septembre 1864
Lieu de décès La Motte-Servolex
Nationalité Drapeau de la Savoie Duché de Savoie
Drapeau de l'Empire français Empire français

Pantaléon ou Louis Marie Pantaléon Costa[1], marquis de Saint-Genix de Beauregard, né le 19 septembre 1806 à Marlieu (Isère)[2], décédé le 19 septembre 1864 à La Motte-Servolex (Savoie), était un homme d'État savoyard[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Blason de la famille Costa de Beauregard : bandé d'or et d'azur, au chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.

Il est le fils de Henri Maurice Victor François Régis Costa de Beauregard et de Catherine Elisabeth de Quinson.

Parmi ses enfants :

Il fut l'écuyer et l'ami de Charles-Albert de Sardaigne[4].

Enfance[modifier | modifier le code]

Né au de château de Marlieu, où vit son oncle Monsieur de Murinais, en France, il revient s'installer chez ses parents au château de La Motte dans le duché de Savoie. Il étudie deux ans au Collège Royal de Chambéry[5]. Il reçoit ensuite une éducation particulière avec l'abbé Louis Rendu[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est député sarde de 1848 jusqu'à sa démission un an plus tard. Il retourne au Parlement de Turin de 1854 à 1860[3].

Chef de la droite conservatrice savoyarde, il est l'un des députés savoyards qui défendent l'identité savoyarde et la fidélité à la maison de Savoie dans une élite politique sarde majoritairement favorable à l'unification italienne. Par ailleurs, il s'engage fortement dans la défense des intérêts de l'Église catholique lors de la politique de laïcisation de l'État italien et de suppression des congrégations religieuses menée par le roi Victor-Emmanuel II de Savoie. Cette politique conduit, en partie, à la rupture de l'unité Savoie-Piémont et au soutien de l'Église catholique au rattachement de la Savoie à la France, plus respectueuse des prérogatives de celle-ci. Toutefois, il faut souligner qu'il refuse l'idée d'une séparation entre la Savoie et sa maison régnante, il l'exprime ainsi dans un discours « ... Lorsque les aigles françaises étendront leur vol redoutable sur les rochers du mont Cenis, ah ! puissiez-vous ne regretter jamais d'avoir si mal compris l'importance du dévouement des hommes généreux qui les défendent ! C'est là mon vœu le plus cher, car les affections dynastiques, les traditions, les souvenirs, chez nous, ne s'éteindront pas dans un jour... »[6].

Il refusera ainsi un siège de sénateur proposé par Napoléon III, en 1860. Cependant, la même année, il devient le premier président du Conseil général de la Savoie et le demeure jusqu'à sa mort[3].

Passion[modifier | modifier le code]

C'est également un ornithologue, archéologue, spécialisé dans la collection d'oiseaux-mouches et en a accumulé un grand nombre durant sa vie, et historien amateur. Il est d'ailleurs président de l'Académie de Savoie en 1844[7].

En 1839, le Colibri de Costa a été nommé par Jules Bourcier en son honneur. Une statue du fondeur Albert Victor Thiebaut le représentant est exposée au musée des beaux-arts de Chambéry, de même, un portrait réalisé par Benoît Molin se trouve au Musée savoisien.

Ascendance & postérité[modifier | modifier le code]

  • Fils aîné de Victor Costa de Beauregard (1779-1836) et Catherine Elisabeth de Quinson (1785-1832), Pantaléon épousa, le 12 mai 1834 à Saint François Xavier (Paris)[8], Marthe Augustine Philippine Antoinette de Saint-Georges de Vérac(1812-1884), fille cadette d'Olivier de Saint-Georges de Vérac (1768-1858), dont il eut :
    • Marie Charles Albert (1835-1909), Historien, homme politique, marié, dont postérité ;
    • Camille Josselin Marie Victor (1836-1916), marié (1864), avec Béatrix Marie Antoinette Budes de Guébriant (1840-1898), dont postérité ;
    • Armand Henri Marie Olivier (1838-1921), secrétaire d'ambassade ;
    • Gabriel Marie Paul (1839-1901), marié, le 27 mai 1869 à Saint François Xavier (Paris)[9], avec sa cousine Marie Pauline Herminie de Rougé (1845-1920), fille d'Adolphe, comte de Rougé (1808-1871) et de Marie de Saint-Georges de Vérac (1811-1886), dont postérité ;
    • Adolphe Jean Marie Camille (1841-1910), chanoine de Chambéry, refusa par deux fois l'épiscopat ;
    • Élisabeth Gasparine Marie (29 août 1842 - 18 octobre 1843) ;
    • François Marie Pantaléon (30 janvier 1844 - 19 mars 1844) ;
    • Félicie Louise Marie (1845-1893), mariée, le 3 juillet 1866 à Saint François Xavier (Paris)[1], avec Jules, marquis de Prunelé (1836-1897), dont postérité ;
    • Alix Fernande Marie (1847-1915), fille de la Charité (Soeur Mélanie) ;
    • Albert Joseph Marie Olivier (1848-1870), sous-lieutenant de lanciers mort pour la France à Sedan
    • Charlotte Marie Antoinette Stéphanie (1850-1875), mariée, le 30 mai 1872 à Saint François Xavier (Paris)[9], avec Arthur de Lancrau (1843-1904), comte de Bréon, polytechnicien (X 1862), capitaine d'artillerie, union sans postérité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 5, Grenoble, Allier Frères,‎ 1863-1966.
  2. Registre de l'état civil
  3. a, b et c Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Éditions Beauchesne, coll. Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine,‎ 1996, 2003, 441 p. (ISBN 978-2-7010-1330-5), p. 133-134.
  4. André Palluel-Guillard, La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Ouest France Université,‎ 1986 (ISBN 2-85882-536-X), p. 136.
  5. a et b Robert Fritsch, Camille Costa de Beauregard : fondateur de l'Œuvre des Jeunes du Bocage à Chambéry, 1841-1910 : chronique d'une œuvre dans la Savoie du XIXe siècle, La Fontaine de Siloé,‎ 1997, 371 p. (ISBN 978-2-84206-066-4), p. 14.
  6. Texte cité dans Geneviève Dardel, Et la Savoie devint française..., Paris, Librairie Arthème Fayard,‎ 1960, p. 57.
  7. Fiche sur Dictionnaire d'Amboise. Pays de Savoie, Éditions Amboise, 1989, 2e édition
  8. Archives de Paris, collection Mayet.
  9. a et b Registres paroissiaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]