Panneau de signalisation routière de danger en France

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Le présent article est consacré aux panneaux de signalisation de danger en France de type A.

Signalisation de la rampe de Laffrey à l'aide du panneau triangulaire de danger A16 annonçant une pente de 12 % et, plus loin, les panneaux A19, chute de pierres, et A4, chaussée glissante.

Objet de la signalisation de danger[modifier | modifier le code]

L'objet de la signalisation de danger est d'attirer de façon toute spéciale l'attention des usagers de la route aux endroits où leur vigilance doit redoubler en raison de la présence d'obstacles ou de points dangereux liés :

  • soit à la structure même de la route : virages, cassis ou dos-d’âne, chaussée rétrécie ;
  • soit à l'état de la route ou son environnement chaussée glissante, chute de pierres ;
  • soit à des dispositions adaptées à la rencontre d'autres voies de communication : pont mobile, barrière de passage à niveau ;
  • soit aux conditions de circulation des véhicules et des piétons : endroit fréquenté par les enfants, circulation à double sens succédant à une section à sens unique ;
  • soit à des dispositions ou des circonstances locales sortie d'usine, voisinage d'une carrière exploitée à la mine.

La signalisation de danger est réalisée à l'aide :

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les panneaux de danger ont la forme de triangles équilatéraux dont le côté inférieur est horizontal.

Pour les dimensions et gammes, voir : article détaillé « Panneau de signalisation routière en France »

Les panneaux permanents de danger sont à fond blanc. Les symboles et, le cas échéant, les inscriptions sont noires. Les feux du panneau A17 sont tricolores. Le symbole du panneau A24 est rouge. Les panneaux sont entourés par une bande rouge bordée elle-même par un listel blanc.

Les panneaux de danger sont obligatoirement rétroréfléchissants.

Liste des signaux de danger[modifier | modifier le code]

Il existe en France 28 signaux de danger.

Virage à droite
A1a
Virage à gauche
A1b
Succession de virages dont le premier est à droite
A1c
Succession de virages dont le premier est à gauche
A1d
Cassis ou dos d’âne
A2a
Ralentisseur de type dos d’âne
A2b
Chaussée rétrécie
A3
Chaussée rétrécie
A3a
Chaussée rétrécie
A3b
Chaussée glissante
A4
Pont mobile
A6
Passage à niveau muni de barrières
A7
Passage à niveau sans barrière
A8
Traversée de tramways
A9
Endroit fréquenté par les enfants
A13a
Passage pour piétons
A13b
Autres dangers
A14
Passage d’animaux domestiques
A15a
Passage d’animaux sauvages
A15b
Passage de cavaliers
A15c
Descente dangereuse
A16
Feux tricolores
A17
Circulation dans les deux sens
A18
Risque de chutes de pierres
A19
Débouché sur un quai ou une berge
A20
Débouché de cyclistes
A21
Aire de danger aérien
A23
Vent latéral
A24

Implantation des panneaux[modifier | modifier le code]

Distance du danger[1][modifier | modifier le code]

Les panneaux de danger, hormis le panneau A18, sont toujours implantés à une distance du danger de :

  • Hors agglomération, entre 100 et 200 m, aussi proche que possible de 150 m sur route et de 200 m sur autoroute[2], sauf difficultés spéciales sérieuses ou avantages marqués à la modifier, notamment pour améliorer la visibilité du signal ou pour tenir compte de la vitesse des véhicules
  • En agglomération, entre 0 et 50 mètres, aussi proche que possible de 50 m.

Ils ne sont complétés par un panonceau de distance M1 que si la distance d'implantation est différente de celle définie ci-dessus. On peut utiliser cette possibilité pour augmenter la distance d'implantation qui ne doit pas excéder 400 mètres hors agglomération et 150 mètres en agglomération. Le panneau est alors répété à mi-distance environ. Les deux panneaux portent dans ce cas des panonceaux de distance M1.

Côté de la chaussée[3][modifier | modifier le code]

Les signaux de danger sont normalement implantés du côté droit de la chaussée dans le sens de la circulation.

Ils peuvent être répétés de l'autre côté de la chaussée lorsque les conditions sont telles qu'il risquent de ne pas être aperçus à temps par les conducteurs auxquels ils s'adressent, comme pour les routes à plus de deux voies. Ils peuvent aussi être répétés au-dessus de la chaussée. Ils doivent alors être soit éclairés soit rétroréfléchissants[4].

Distance latérale[5][modifier | modifier le code]

Implantation d'un panneau de danger sur accotement en rase campagne
Implantation d'un panneau de danger sur accotement en agglomération

Sauf contrainte de site, la distance entre l'aplomb de l'extrémité du panneau situé du côté de la chaussée et la rive voisine de cette extrémité ne doit pas être inférieure à 0,70 m.

En rase campagne, les panneaux sont placés en dehors de la zone située en bord de chaussée et traitée de telle façon que les usagers puissent y engager une manœuvre de redirection ou de freinage dite « zone de récupération », ou leur support au minimum à 2 mètres du bord voisin de la chaussée, à moins que des circonstances particulières s'y opposent (accotements étroits, présence d'une plantation, d'une piste cyclable, d'une voie ferrée, etc.).

En agglomération, les panneaux sont implantés de façon à ce que le support gêne le moins possible la circulation des piétons.

Le support d'un signal peut aussi être implanté sur une propriété riveraine ou ancré à une façade après accord du propriétaire ou par application si cela est possible du décret-loi du 30 octobre 1935 et du décret 57180 du 16 février 1957.

Hauteur au-dessus du sol[6][modifier | modifier le code]

En rase campagne[modifier | modifier le code]

La hauteur réglementaire est fixée en principe à 1 mètre (si plusieurs panneaux sont placés sur le même support, cette hauteur est celle du panneau inférieur), hauteur assurant généralement la meilleure visibilité des panneaux frappés par les feux des véhicules.

Elle peut être modifiée en tenant compte des circonstances locales :

  • soit pour assurer une meilleure visibilité des panneaux,
  • soit pour éviter qu'ils masquent la circulation.

En agglomération[modifier | modifier le code]

Dans les agglomérations bénéficiant d'un éclairage public, les panneaux peuvent être placés à une hauteur allant jusqu'à 2,30 mètres pour tenir compte notamment des véhicules qui peuvent les masquer, ainsi que de la nécessité de ne gêner qu'au minimum la circulation des piétons.

Au-dessus de la chaussée[modifier | modifier le code]

Lorsque les panneaux sont sur portique, potence ou haut-mât au-dessus de la chaussée, ils sont fixés à une hauteur minimale correspondant au gabarit de la route auquel s'ajoute une revanche de 0,1 m pour l'entretien de la chaussée et une revanche de 0,50 m pour la protection de la signalisation.

Implantation d'un panneau de danger sur potence

Support du panneau[modifier | modifier le code]

Le panneau est fixé sur un support qui est lui-même scellé dans un massif de béton dans le sol. L'ensemble doit résister à la pression du vent pour ne pas être tordu, arraché ou rompu par des rafales. À cette fin il convient de choisir un support adapté, et de dimensionner correctement le massif de fondation en béton.

Ainsi un panneau de danger implanté en rase campagne sera fixé avec les supports (section rectangulaire ou mât) et massifs de fondation (longueur-largeur-hauteur) suivants :

Supports, massifs de fondation
Gamme longueur du côté
(en mm)
moment de flexion
(en daN.m)
classe de moment type de support Dimensions du
massif de fondation
Très grande 1 500 mm 206,8 MB 80 × 80 × 2 0,4 × 0,4 × 0,4
Grande 1 250 mm 137,4 MB 80 x 80 x 2
Normale 1 000 mm 83,8 MA 80 x 40 ou Ø 60
Petite 700 mm 38,6 MA 80 x 40 ou Ø 60
Miniature 500 mm 18,9 MA 80 x 40 ou Ø 60

Pour rappel, les panneaux de grande gamme sont utilisés sur les 2×2 voies et les très grandes gammes sur les autoroutes.

Pour les gammes « miniature » à « normale », le massif en béton est quelquefois remplacé par une cheville métallique ayant une forme spéciale, résistant à la flexion. De même quelquefois le support peut être fiché dans un fourreau, lui-même scellé dans un massif en béton. Ce fourreau permet un remplacement facile du panneau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf. Instruction interministérielle sur la signalisation routière - 2e partie - article 25
  2. Arrêté du 11 février 2008 relatif à l'approbation de modifications de l'instruction interministérielle sur la signalisation routière, 2e partie - article 25
  3. cf. Instruction interministérielle sur la signalisation routière -1re partie - article 8b-c-d-e
  4. cf. Instruction interministérielle sur la signalisation routière -1re partie - article 13
  5. cf. Instruction interministérielle sur la signalisation routière -1re partie - article 8g
  6. cf. Instruction interministérielle sur la signalisation routière -1re partie - article 9

Voir aussi[modifier | modifier le code]