Palme d'or

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Palme d'or
Image associée à la récompense
Palme d'or de 1979.

Festival de Cannes 2014
Description Meilleur film de l'année
Organisateur Festival de Cannes
Pays Drapeau de la France France
Date de création 1955
Dernier récipiendaire Sommeil d'hiver
Drapeau de la Turquie Nuri Bilge Ceylan
Site officiel http://www.festival-cannes.fr/

La Palme d'or est la récompense suprême décernée par le jury officiel du Festival de Cannes. Elle est accordée au meilleur film de la sélection officielle, élu parmi ceux en compétition.

Le symbole de la palme est tiré des armes de la ville de Cannes, tout comme le Lion d'or du Festival de Venise ou l'Ours d'or de Berlin.

Historique[modifier | modifier le code]

Le blason de Cannes avec une palme d'argent.

L'histoire de la Palme d'or commence dans les années 1950[1]. Initialement, la plus haute récompense de la manifestation s'appelle le « Grand Prix du Festival international du Film » et est décernée à un réalisateur sous la forme d'un diplôme et d'un trophée signé d'un artiste à la mode[2],[3]. En 1954, à l'initiative de Robert Favre Le Bret, les organisateurs chargent plusieurs joaillers de concevoir les plans d'une distinction reprenant, comme symbole de victoire, le motif de la palme en référence aux palmiers de la Croisette et aux blasons des armes ancestrales, conservées dans la vieille cité cannoise[1],[2]. Le projet retenu est celui de Lucienne Lazon. Une fois élaborée, la récompense prend le nom de « Palme d'or » en 1955 et revient, pour la première fois, à l'Américain Delbert Mann pour le film Marty[1]. Le nouveau prix ne fait pas l'unanimité : il est décerné jusqu'en 1963 et le conseil d'administration revient au « Grand Prix du festival » avec la formule diplôme-œuvre d'art[1],[2]. En 1975, la Palme d'or est définitivement réhabilitée mais son appellation n'est officialisée que cinq ans plus tard[1]. Elle devient le logo du festival au cours des années 1980[1].

Sa configuration évolue avec le temps : elle passe notamment d'un socle arrondi à un socle pyramidal en 1984[3]. Elle est ensuite modernisée en 1992 par Thierry de Bourqueney puis en 1997 par Caroline Gruosi-Scheufele, présidente de la joaillerie suisse Chopard qui depuis cette date, a l'exclusivité de sa réalisation ainsi que celle des deux palmettes, remises en prix d'interprétation à deux comédiens[1]. La palme pèse 118 grammes d'or jaune et mesure 13,5 centimètres de long pour 9 centimètres de large. Son coût est estimé à un peu plus de 20 000 euros[4]. Elle est travaillée à partir d'un lingot d'or 18 carats (75 % d'or et 25 % d'alliage de cuivre et d'argent), coulé à 760° dans un moule en plâtre où a été préalablement placée une copie en cire qui fond sous l'effet de la chaleur mais laisse son empreinte[5],[6]. La palme est ensuite limée, ciselée et polie puis fixée avec sa tige légèrement courbée et ses 19 folioles sculptées sur un coussin en cristal d'un kilogramme, taillé en diamant[2]. Le trophée est alors placé dans un écrin en maroquin bleu[1],[2]. Plus de 40 heures de travail sont nécessaires à sa réalisation[6]. La palme est fournie gracieusement par le joaillier qui la garde dans ses coffres jusqu'au dernier moment[2]. Une copie à l'identique est toujours conservée en cas d'accident matériel ou d'attribution ex-æquo[2]. Le nom de son récipiendaire est annoncé en dernier lors de la proclamation du palmarès[3]. En 2014, Chopard abandonne l'or recyclé habituel et se lance dans la fabrication de la première palme équitable en collaborant avec deux coopératives du désert d'Atacama, au Chili, qui acheminent des centaines de kilos de minerais vers la Suisse pour la confection de la récompense[6].

Considérée comme l'une des distinctions cinématographiques les plus importantes, son attribution comprend des enjeux artistiques, financiers et médiatiques majeurs : gage de qualité pour le public français et international, elle permet à son lauréat d'obtenir une renommée mondiale, de trouver facilement un distributeur et de multiplier par dix, voire par cent le nombre de spectateurs en salles[7]. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir les films palmés recevoir des nominations puis des récompenses lors de la Cérémonie des Oscars à Hollywood, l'année suivante (Marty, Orfeu Negro, Un homme et une femme, Le Tambour, Pelle le conquérant, La Leçon de piano, Le Pianiste, Amour...). La palme n'est allée pour l'instant qu'à une seule et unique réalisatrice dans toute son histoire : Jane Campion en 1993 pour La Leçon de piano. À cette date, sept metteurs en scène ont réussi à l'obtenir à deux reprises : Francis Ford Coppola, Bille August, Emir Kusturica, Shōhei Imamura, les frères Dardenne et Michael Haneke. À noter que le réalisateur suédois Alf Sjöberg a également obtenu deux fois la récompense suprême du Festival de Cannes, mais il ne s'agissait pas encore de la Palme d'or. Depuis 1955, dix réalisateurs français l'ont reçue dont Laurent Cantet en 2008 grâce à Entre les murs après 21 ans d'insuccès pour le cinéma hexagonal.

Lors du Festival 1988, l'interprétation de Max von Sydow est mentionnée par Ettore Scola, président du jury, pour l'attribution de la Palme à Pelle le conquérant de Bille August[8]. De même, Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, les comédiens d’Amour de Michael Haneke, sont cités par les jurés pour leur contribution fondamentale au film, en 2012[9]. En 2013, Steven Spielberg et son jury obtiennent une dérogation exceptionnelle pour que le prix co-distingue à la fois le réalisateur Abdellatif Kechiche et les deux actrices principales de La Vie d'Adèle : Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos[10].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Titre Titre original Récipiendaires Pays
1939 Pacific Express [à l'unanimité[11]] Union Pacific Cecil B. DeMille Drapeau des États-Unis États-Unis
1946 L'Épreuve Iris och löjtnantshjärta Alf Sjöberg Drapeau de la Suède Suède
Le Poison The Lost Weekend Billy Wilder Drapeau des États-Unis États-Unis
La terre sera rouge De Røde enge Bodil Ipsen et Lau Lauritzen Jr Drapeau du Danemark Danemark
La Ville basse नीचा नगर, Neecha Nagar Chetan Anand Drapeau de l'Inde Inde
Brève Rencontre Brief Encounter David Lean Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
María Candelaria Emilio Fernández Drapeau du Mexique Mexique
Le Tournant décisif Великий перелом, Velikiy perelom Fridrikh Ermler Drapeau de l’URSS Union soviétique
La Symphonie pastorale Jean Delannoy Drapeau de la France France
La Dernière Chance Die letzte Chance Leopold Lindtberg Drapeau de la Suisse Suisse
Les Hommes sans ailes Muzi bez krídel Frantisek Cáp Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Rome, ville ouverte Roma città aperta Roberto Rossellini Drapeau de l'Italie Italie
1947 Ziegfeld Follies Vincente Minnelli Drapeau des États-Unis États-Unis
Dumbo Walt Disney Drapeau des États-Unis États-Unis
Les Maudits René Clément Drapeau de la France France
Antoine et Antoinette Jacques Becker Drapeau de la France France
Feux croisés Crossfire Edward Dmytryk Drapeau des États-Unis États-Unis
1948 Pas de festival cette année-là
1949 Le Troisième Homme The Third Man Carol Reed Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1950 Pas de festival cette année-là
1951 Mademoiselle Julie Fröken Julie Alf Sjöberg Drapeau de la Suède Suède
Miracle à Milan Miracolo a Milano Vittorio De Sica Drapeau de l'Italie Italie
1952 Othello The Tragedy of Othello: The Moor of Venice Orson Welles Drapeau des États-Unis États-Unis[12]
Deux sous d'espoir Due soldi di speranza Renato Castellani Drapeau de l'Italie Italie
1953 Le Salaire de la peur Henri-Georges Clouzot Drapeau de la France France
1954 La Porte de l'enfer 地獄門, Jigokumon Teinosuke Kinugasa Drapeau du Japon Japon
1955 Marty [à l'unanimité[13]] Delbert Mann Drapeau des États-Unis États-Unis
1956 Le Monde du silence Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle Drapeau de la France France
1957 La Loi du Seigneur Friendly Persuasion William Wyler Drapeau des États-Unis États-Unis
1958 Quand passent les cigognes Летят журавли, Letjât žuravli Mikhaïl Kalatozov Drapeau de l’URSS Union soviétique
1959 Orfeu Negro [à l'unanimité[14]] Marcel Camus Drapeau de la France France
1960 La dolce vita [à l'unanimité[15]] Federico Fellini Drapeau de l'Italie Italie
1961 Une aussi longue absence [à l'unanimité[16]] Henri Colpi Drapeau de la France France
Viridiana [à l'unanimité[16]] Luis Buñuel Drapeau de l'Espagne Espagne
1962 La Parole donnée O Pagador de Promessas Anselmo Duarte Drapeau du Brésil Brésil
1963 Le Guépard [à l'unanimité[17]] Il gattopardo Luchino Visconti Drapeau de l'Italie Italie
1964 Les Parapluies de Cherbourg Jacques Demy Drapeau de la France France
1965 Le Knack... et comment l'avoir The Knack ...and How to Get It Richard Lester Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1966 Un homme et une femme Claude Lelouch Drapeau de la France France
Ces messieurs dames Signore & signori Pietro Germi Drapeau de l'Italie Italie
1967 Blow-Up Michelangelo Antonioni Drapeau de l'Italie Italie
1968 Arrêté à cause des événements de mai 68
1969 If.... Lindsay Anderson Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1970 M*A*S*H Robert Altman Drapeau des États-Unis États-Unis
1971 Le Messager The Go-Between Joseph Losey Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1972 La classe ouvrière va au paradis [à l'unanimité[18]] La classe operaia va in paradiso Elio Petri Drapeau de l'Italie Italie
L'Affaire Mattei [à l'unanimité[18]] Il Caso Mattei Francesco Rosi Drapeau de l'Italie Italie
1973 La Méprise The Hireling Alan Bridges Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
L'Épouvantail Scarecrow Jerry Schatzberg Drapeau des États-Unis États-Unis
1974 Conversation secrète The Conversation Francis Ford Coppola Drapeau des États-Unis États-Unis
1975 Chronique des années de braise وقائع سنين الجمر, Waqa'i' sanawat ed-djamr Mohammed Lakhdar-Hamina Drapeau de l'Algérie Algérie
1976 Taxi Driver Martin Scorsese Drapeau des États-Unis États-Unis
1977 Padre padrone Padre padrone Paolo et Vittorio Taviani Drapeau de l'Italie Italie
1978 L'Arbre aux sabots [à l'unanimité[19]] L’albero degli zoccoli Ermanno Olmi Drapeau de l'Italie Italie
1979 Apocalypse Now Francis Ford Coppola Drapeau des États-Unis États-Unis
Le Tambour Die Blechtrommel Volker Schlöndorff Allemagne de l'Ouest Allemagne de l’Ouest
1980 Que le spectacle commence All That Jazz Bob Fosse Drapeau des États-Unis États-Unis
Kagemusha, l'Ombre du guerrier 影武者, Kagemusha Akira Kurosawa Drapeau du Japon Japon
1981 L'Homme de fer Człowiek z żelaza Andrzej Wajda Drapeau de la Pologne Pologne
1982 Missing [à l'unanimité[20]] Costa-Gavras Drapeau des États-Unis États-Unis
Yol, la permission [à l'unanimité[20]] Yol Yılmaz Güney et Şerif Gören Drapeau de la Turquie Turquie
1983 La Ballade de Narayama 楢山節考, Narayama bushiko Shōhei Imamura Drapeau du Japon Japon
1984 Paris, Texas [à l'unanimité[21]] Wim Wenders Allemagne de l'Ouest Allemagne de l’Ouest
1985 Papa est en voyage d'affaires [à l'unanimité[22]] Отац на службеном путу, Otac na službenom putu Emir Kusturica Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
1986 Mission The Mission Roland Joffé Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1987 Sous le soleil de Satan [à l'unanimité[23]] Maurice Pialat Drapeau de la France France
1988 Pelle le conquérant Pelle erobreren Bille August Drapeau du Danemark Danemark
1989 Sexe, Mensonges et Vidéo Sex, Lies, and Videotape Steven Soderbergh Drapeau des États-Unis États-Unis
1990 Sailor et Lula Wild at Heart David Lynch Drapeau des États-Unis États-Unis
1991 Barton Fink [à l'unanimité[24]] Joel Coen Drapeau des États-Unis États-Unis
1992 Les Meilleures Intentions Den Goda viljan Bille August Drapeau de la Suède Suède
1993 Adieu ma concubine 霸王別姬, Bàwáng biéjī Chen Kaige Drapeau de la République populaire de Chine Chine
La Leçon de piano The Piano Jane Campion Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
1994 Pulp Fiction Quentin Tarantino Drapeau des États-Unis États-Unis
1995 Underground Подземље, Podzemlje Emir Kusturica Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
1996 Secrets et mensonges Secrets and Lies Mike Leigh Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1997 Le Goût de la cerise طعم گیلاس, Ta'm-e gilās Abbas Kiarostami Drapeau de l'Iran Iran
L'Anguille うなぎ, Unagi Shōhei Imamura Drapeau du Japon Japon
1998 L'Éternité et Un Jour [à l'unanimité[25]] Μια αιωνιότητα και μια μέρα, Mia éoniotita kai mia méra Theo Angelopoulos Drapeau de la Grèce Grèce
1999 Rosetta [à l'unanimité[26]] Luc et Jean-Pierre Dardenne Drapeau de la Belgique Belgique
2000 Dancer in the Dark Lars von Trier Drapeau du Danemark Danemark
2001 La Chambre du fils La stanza del figlio Nanni Moretti Drapeau de l'Italie Italie
2002 Le Pianiste The Pianist Roman Polanski Drapeau de la Pologne Pologne
2003 Elephant Gus Van Sant Drapeau des États-Unis États-Unis
2004 Fahrenheit 9/11 Michael Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
2005 L'Enfant Luc et Jean-Pierre Dardenne Drapeau de la Belgique Belgique
2006 Le vent se lève [à l'unanimité[27]] The Wind That Shakes the Barley Ken Loach Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
2007 4 mois, 3 semaines, 2 jours 4 luni, 3 săptămâni și 2 zile Cristian Mungiu Roumanie Roumanie
2008 Entre les murs [à l'unanimité[28]] Laurent Cantet Drapeau de la France France
2009 Le Ruban blanc Das weiße Band Michael Haneke Drapeau de l'Autriche Autriche
2010 Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures ลุงบุญมีระลึกชาติ ; Lung Boonmee raluek chat Apichatpong Weerasethakul Drapeau de Thaïlande Thaïlande
2011 The Tree of Life Terrence Malick Drapeau des États-Unis États-Unis
2012 Amour Michael Haneke Drapeau de l'Autriche Autriche
2013 La Vie d'Adèle [à l'unanimité[29]] Abdellatif Kechiche
[prix reçu conjointement avec ses deux actrices principales Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos ]
Drapeau de la France France
2014 Sommeil d'hiver Kış Uykusu Nuri Bilge Ceylan Drapeau de la Turquie Turquie

Récompenses multiples[modifier | modifier le code]

Par réalisateur[modifier | modifier le code]

Huit réalisateurs ont remporté deux palmes d'or :

Par pays[modifier | modifier le code]

Classement des pays récompensés par le Grand prix du festival (de 1939 à 1954 et de 1964 à 1974) puis la Palme d'or (de 1955 à 1963, et depuis 1975) :

Pays Palmes d'or Grands prix Total
Drapeau des États-Unis États-Unis 13 8 21
Drapeau de la France France 6 6 12
Drapeau de l'Italie Italie 5 6 11
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 3 7 10
Drapeau du Japon Japon 3 1 4
Drapeau du Danemark Danemark 2 1 3
Drapeau de la Suède Suède 1 2 3
Allemagne de l'Ouest Allemagne de l’Ouest 2 2
Drapeau de l'Autriche Autriche 2 2
Drapeau de la Belgique Belgique 2 2
Drapeau de la Pologne Pologne 2 2
Drapeau de la Turquie Turquie 2 2
Drapeau de l’URSS Union soviétique 1 1 2
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 2 2
Drapeau de l'Algérie Algérie 1 1
Drapeau du Brésil Brésil 1 1
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 1 1
Drapeau de l'Espagne Espagne 1 1
Drapeau de la Grèce Grèce 1 1
Drapeau de l'Inde Inde 1 1
Drapeau de l'Iran Iran 1 1
Drapeau du Mexique Mexique 1 1
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1 1
Roumanie Roumanie 1 1
Drapeau de la Suisse Suisse 1 1
Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 1 1
Drapeau de Thaïlande Thaïlande 1 1

Les Palmes d'or au box-office français[modifier | modifier le code]

Les plus grands succès[modifier | modifier le code]

Parmi les succès au box-office français les plus importants, il y a :

Les plus grands échecs[modifier | modifier le code]

Les échecs commerciaux sont à relativiser car sans le prestige ni l'attrait que représente la Palme d'or pour le public, certains de ces films n'auraient sans doute jamais pu espérer cumuler autant d'entrées même si celles-ci semblent faibles a priori[7]. De plus, le million de billets vendus en France est considéré comme un immense succès pour les films dits « d'auteur », genre auquel la plupart des palmes sont associées. De fait, certains films palmés, qualifiés de « difficiles » ou de « peu accessibles pour le grand public » et qui ont réussi à franchir le cap des 600 000 spectateurs en salles sont souvent perçus comme des succès inespérés par la presse et les distributeurs. Parmi les échecs au box-office français les plus importants, il y a :

Critiques[modifier | modifier le code]

Le choix pour la Palme d'or est critiqué pour la précellence accordée par les différents jurés aux films occidentaux[51] ou le caractère aléatoire des critères de décision, impulsés par l'actualité politique immédiate ou par une vision artistique subjective, spontanée et désordonnée[51],[52]. Les médias soupçonnent également certains présidents ou membres du jury d'avantager les cinéastes en contrat avec les mêmes studios qu'eux, de faire peser leurs amitiés personnelles dans l'élection d'un cinéaste à la récompense ou au contraire de faire valoir leurs inimitiés dans l'éviction d'un candidat sérieux au titre[53],[54].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) Site officiel du Festival de Cannes « Petite histoire de la Palme d'or », consulté le 20 novembre 2010.
  2. a, b, c, d, e, f et g (fr) Le petit Matin, « Petite histoire de la Palme d'or », consulté le 4 juillet 2011.
  3. a, b et c (fr) Gralon, « La Palme d'or : histoire d'une prestigieuse récompense », consulté le 4 juillet 2011.
  4. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1777/Cinema/article/detail/1109235/2010/05/23/La-Palme-118-grammes-d-or-pur-tres-convoites.dhtml
  5. [vidéo], Youtube « Mains et Merveilles - La Palme d'Or par Marc Couttet (TV5 Monde) », consulté le 15 septembre 2012.
  6. a, b et c « La Palme d'or, du désert d'Atacama au tapis rouge de Cannes », Le Point,‎ 22 mai 2014 (lire en ligne)
  7. a et b (fr) Le Figaro, « La Palme d'or fait souvent recette », consulté le 30 octobre 2010.
  8. Palme d'or à Bille August pour Pelle le conquérant sur ina.fr
  9. « Festival de Cannes: Amour de Michael Haneke remporte la Palme d'or », Le Nouvel Observateur,‎ 27 mai 2012 (lire en ligne)
  10. « Cannes : la palme d'or pour La vie d'Adèle », sur Le Point,‎ 26 mai 2013
  11. Pacific Express (Union Pacific) avait été sélectionné dans la compétition de 1939, lors de ce qui aurait dû être la toute première édition du Festival de Cannes, présidée par Louis Lumière. La compétition comptait parmi les films français L'Enfer des anges de Christian-Jaque, La Charrette fantôme de Julien Duvivier, La Piste du nord de Jacques Feyder et L'Homme du Niger de Jacques de Baroncelli puis, parmi les longs métrages étrangers, Le Magicien d'Oz de Victor Fleming, Au revoir Mr. Chips de Sam Wood et Les Quatre Plumes blanches de Zoltan Korda. La déclaration de guerre du Royaume-Uni et de la France à l'Allemagne nazie en septembre 1939, à la suite de l'invasion de la Pologne, provoqua l'annulation immédiate de la manifestation. Le festival ne put avoir lieu qu'en 1946, après le second conflit mondial. Pour le 55e anniversaire du festival, en 2002, un jury présidé par l'écrivain Jean d'Ormesson eut pour tâche de départager les films sélectionnés en 1939, avec 63 ans de retard. La Palme d'or fut décernée à l'unanimité et à titre posthume à Cecil B. DeMille pour Union Pacific. Judy Garland et Michèle Morgan reçurent quant à elles une mention spéciale pour le meilleur espoir féminin, respectivement pour Le Magicien d'Oz et La Piste du nord (source : site officiel du Festival de Cannes, « La Palme d'or de 1939 »)
  12. Fiche du film sur le site du Festival de Cannes et “Le Maroc était un pavillon de complaisance comme le Libéria pour un armateur” sur le site du magazine marocain Telquel
  13. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1955 ».
  14. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1959 ».
  15. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1960 ».
  16. a et b Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1961 ».
  17. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1963 ».
  18. a et b Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1972 ».
  19. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1978 ».
  20. a et b Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1982 ».
  21. Fiche du Courrier International sur Paris Texas.
  22. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1985 ».
  23. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1987 ».
  24. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1991 ».
  25. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1998 ».
  26. Site du Festival de Cannes, « Palmarès de l'édition 1999 ».
  27. Fiche Allociné sur Le Vent se lève.
  28. Fluctuanet, « Laurent Cantet remporte la Palme d'or », consulté le 29 décembre 2010.
  29. [1].
  30. Fiche AlloCiné sur Othello, consultée le 01 novembre 2012.
  31. Fiche AlloCiné sur La Porte de l'enfer, consultée le 01 novembre 2012.
  32. Fiche AlloCiné sur Marty, consultée le 01 novembre 2012.
  33. Fiche de La Loi du Seigneur sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  34. Fiche des Parapluies de Cherbourg sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  35. Fiche AlloCiné sur Blow Up, consultée le 01 novembre 2012.
  36. Fiche AlloCiné sur If..., consultée le 01 novembre 2012.
  37. Fiche du Messager sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  38. Fiche de Padre Padrone sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  39. Fiche de Sailor et Lula sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  40. Fiche du Vent se lève sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  41. http://www.filmsactu.com/film-entre-les-murs-40158.htm
  42. La Vie d'Adèle sur JP Box Office.com, consultée le 15 février 2014.
  43. Fiche AlloCiné sur Miracle à Milan, consultée le 01 novembre 2012.
  44. Fiche AlloCiné sur Mademoiselle Julie, consultée le 01 novembre 2012.
  45. Fiche de L'Affaire Mattei sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  46. Fiche de L'Épouvantail sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  47. Fiche de Conversation secrète sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  48. Fiche de Que spectacle commence sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  49. Fiche de Adieu ma concubine sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  50. Fiche du Ruban blanc sur JP Box Office.com, consultée le 01 novembre 2012.
  51. a et b (fr)City DZ Magazine, « Cannes 2010 : Les chemins tortueux de la fausse gloire », consulté le 20 novembre 2010.
  52. [vidéo] Ina.fr, « Spécial Cannes 1994 », émission animée par Serge Toubiana, consulté le 20 novembre 2010.
  53. (fr) Slate.fr, « Cinéma: les copains d'abord », consulté le 20 novembre 2010.
  54. Olivier Delcroix, « Palme d'or 2014 : Nicolas Winding Refn a-t-il barré la route à Xavier Dolan ? », Le Figaro,‎ 27 mai 2014 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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