Palinodie

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Une palinodie (du grec πάλιν (palin), de nouveau, et ὠδή (ôdê), chant) est la partie d'un texte — en général la conclusion — dans laquelle l'auteur révoque (volontairement) tout ce qu'il s'est efforcé de démontrer dans le développement. Cet effet est utilisé en littérature, théâtre ou poésie mais il est à manier avec précaution en rhétorique ; on ne peut convaincre en donnant l'impression de ne pas savoir ce que l'on veut.

Dans un discours par exemple, la palinodie crée un effet ironique :

« Toi notre collègue — énumération de tous ses défauts — nous t'aimons comme tu es. »

Un texte entier peut être qualifié de palinodie s'il contredit un premier texte du même auteur (sinon il s'agit d'un débat). Le second texte peut suivre directement le premier ou être légèrement différé (tirades de théâtre, discours entrecoupé par un autre, puis repris).

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Par extension, faire une palinodie c'est se contredire volontairement — ce qui suppose en principe une intention didactique.

Exemples[modifier | modifier le code]

  • La célèbre palinodie de Socrate dans le Phèdre de Platon (243 a - e) ;
  • Dans sa chanson « Les Filles et les chiens », Jacques Brel démontre avec conviction (et un soupçon de misogynie), que les chiens sont de bien meilleures compagnies pour l'homme que les filles, sachant que la fréquentation de ces dernières n'apporte que des amours déçues et des pleurs. Puis, en quatre vers, il conclue tout de même que :

« C´est pourtant pour les filles / Qu´au moindre matin / Qu´au moindre chagrin / On renie ses chiens. »