Palden Gyatso

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Palden Gyatso, en juillet 2000, en France

Palden Gyatso est un moine bouddhiste tibétain né à Pa-Nam dans le district de Gyangsté au Tibet en 1933. Après le soulèvement tibétain de 1959, il a été arrêté et a passé 33 ans dans les prisons chinoises. C'est un prisonnier d'opinion reconnu par la section italienne d'Amnesty International[1]

Après sa libération en 1992, il a quitté le Tibet pour un exil à Dharamsala, en Inde du nord. Depuis, il pratique le bouddhisme tibétain comme un moine libre, et témoigne de ce qu’il a vécu au Tibet en particulier dans son livre Le feu sous la neige[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Palden Gyatso est né en 1933 à Pa-Nam, dans le district de Gyangtsé, au Tibet central.

À l’âge de dix ans, il décide de devenir moine, et à seize ans, il quitte le monastère de Gadong, pour rejoindre celui de Drépoung dans la capitale tibétaine, Lhassa.

Lors du soulèvement national du peuple tibétain du 10 mars 1959, Palden Gyatso participe à la révolte du peuple tibétain.

Il sera arrêté, torturé, sévèrement battu avec des bâtons aux extrémités couvertes de clous, Palden Gyatso est condamné à 7 ans d’emprisonnement. C’est enchaîné, les mains dans le dos, qu’il passe alors les deux années suivantes. Il s'évade en 1962, mais est repris lors de son passage à la frontière avec l'Inde. Il est condamné à huit années supplémentaires d’emprisonnement. Battu des heures durant, on lui attache les mains dans le dos, et il est ainsi suspendu par les bras au plafond.

En 1976, après la mort de Mao Zedong, Palden Gyatso est « libéré », mais il reste retenu dans un camp de travail près de Lhassa. Après avoir alerté la population des exactions chinoises dans les prisons, Palden Gyatso est à nouveau arrêté et condamné à huit autres années d’emprisonnement pour ses activités « contre-révolutionnaires ».

En 1990, transféré à la prison de Drapchi, appelée aussi Prison no 1, il ne cesse d’être battu et de subir de nombreuses tortures avec électrochocs.

Libéré en 1992, Palden Gyatso rejoint la frontière népalaise, emportant avec lui les électrodes et les pièces officielles des sentences de ses trente-trois ans passés dans les prisons et camps de travail forcé.

Le moine tibétain consacre sa vie à informer le monde de ce qui se passe au Tibet, dans les prisons et dans les camps de travail. Il a pu témoigner devant la Commission des droits de l'Homme à Genève en mars 1994 et devant le Parlement français en octobre 1995.

Aujourd’hui, Palden Gyatso vit à Dharamsala où siège l'administration tibétaine en exil, et continue de témoigner en Occident comme au sein de sa communauté en exil, les répressions chinoises au Tibet. Palden Gyatso s'était déjà rendu dans la plupart des pays occidentaux dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Portugal, où ses témoignages ont bouleversé les médias et les audiences.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Palden Gyatso

  • "Le feu sous la neige" (long-métrage en anglais - sous-titrages en français en cours) :

Le site "Fire under the snow" bande-annonce

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Human Rights in China, China rights forum, 1997, p. 39 « He discovered he had been taken up as a prisoner of conscience by an Amnesty International group in Italy, »
  2. Journal Libération